À la une de vendredi, 25. février 2011
Le prix du pétrole inquiète l'économie
Le prix du pétrole ne cesse d'augmenter en raison des troubles en Afrique du Nord. Le baril de Brent a atteint brièvement les 120 dollars, soit le niveau le plus haut depuis deux ans et demi. Les révolutions ont leur prix, estime la presse européenne, qui appelle à sortir du pétrole.
Diário Económico - Portugal
Le combat pour la liberté dans le monde arabe est salué dans le monde entier mais a une conséquence désagréable, constate le journal économique Diário Económico : "La beauté de la révolution a son prix, et non des moindres : 100 dollars. C'est le prix moyen du baril de pétrole depuis le début de l'année - jusqu'à hier. Car le baril de Brent se négociait jeudi aux alentours de 120 dollars. Les tensions dans les pays arabes - les plus grands exportateurs d'or noir dans le monde - sont une bombe à retardement qui menace d'exploser à tout moment. Les marchés redoutent un nouveau choc pétrolier, comme cela s'est déjà produit à cinq reprises. … C'est peut-être une région plus restreinte qui se trouve cette fois-ci au cœur des tensions, mais les répercussions se feront ressentir partout - jusqu'au Portugal." (25.02.2011)
» article intégral (lien externe, portugais)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Troubles / incidents, » Economie, » Portugal, » Mondial, » Proche et Moyen Orient
Die Presse - Autriche
La Libye exportant moins voir plus du tout de pétrole, on assiste à une augmentation des prix du pétrole brut, de l'essence, du diesel et du fioul. Ce n'est toutefois pas une raison pour paniquer, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse, qui préconise une transformation de l'économie : "La situation va de nouveau s'apaiser à moyen terme. Car quel que soit le nouvel homme fort en Libye, celui-ci continuera d'échanger pétrole contre dollars. Mais à long terme, il y aura de nouvelles crises. Car le pétrole provient majoritairement de pays dont la stabilité politique n'est pas gravée dans la roche. En outre, la demande - cf. Chine et Inde - augmentera plus vite que l'offre. Un joli cocktail pour de nouveaux chocs pétroliers. L'objectif doit donc être de sortir du pétrole, même si son prix retrouve des cours normaux. Cet objectif n'est pas une absurdité écologiste et les sceptiques du climat devraient aussi s'y rallier. Car la seule autopréservation constitue la meilleure des motivations." (25.02.2011)
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Europe, » Libye
Tous les textes disponibles de » Jakob Zirm
Les Echos - France
Suite aux troubles en Libye, les prix du pétrole sur les marchés de matières premières ont augmenté de 20 pour cent en une semaine. Le journal économique Les Echos aurait préféré que l'on subventionne les sources d'énergie renouvelable plutôt que d'assumer cette majoration des prix du pétrole : "Au sortir d'une crise qui a quelque peu bouleversé l'ordre des priorités, reléguant le développement durable à l'arrière-plan, cela redonne à tous la conscience de la finitude des énergies fossiles, comme de la nécessité de promouvoir les énergies renouvelables. Avec cette hausse des prix des hydrocarbures, nous commençons donc à acquitter, sous une autre forme, cette vertueuse taxe carbone. … A la différence du produit de cet impôt français mort-né, qui aurait pu alimenter les investissements publics dans les énergies alternatives, celui de l''impôt libyen' ira remplir les caisses des Etats producteurs de pétrole, au Moyen-Orient. Au moins s'agit-il, pour certains, désormais, de démocraties naissantes." (25.02.2011)
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Mondial, » Libye
Tous les textes disponibles de » Jean-Françis Pécresse
» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 25. février 2011