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À la une de mercredi, 25. janvier 2012


La dotation du fonds de secours fait débat

Lagarde demande au moins 250 milliards d'euros de plus pour les pays en crise. (© dapd)

Dans la dispute relative au renforcement du Mécanisme européen de stabilité (MES), la chancelière allemande Angela Merkel a réitéré mardi son opposition. La directrice du FMI, Christine Lagarde, et le Premier ministre italien, Mario Monti, demandent de leur côté plus de 500 milliards d'euros. Les pays en crise n'auraient pas besoin de tout cet argent s'ils épargnaient vraiment, estiment certains commentateurs. Pour d'autres, seuls des gros chiffres sont susceptibles de crédibiliser le sauvetage de l'euro.


Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

La Grèce ne mérite pas l'argent du MES

Tandis que l'Italie et le FMI ont indiqué vouloir doter le Mécanisme européen de stabilité (MES) de plus de 500 milliards d'euros, l'Allemagne hésite. A juste titre, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui demande la mise en œuvre de réformes avant de débloquer des fonds : "Pourquoi le fonds de secours 'permanent' devrait-il être renforcé si les Grecs, les Irlandais, les Portugais, les Espagnols et les Italiens épargnent et réforment autant qu'on ne cesse de le prétendre ? L'Allemagne a de bonnes raisons d'hésiter à approuver l'extension demandée du MES jusqu'à 1.000 milliards d'euros. La politique de sauvetage de l'euro, pas vraiment réussie jusque-là, ne vient pas appuyer la thèse selon laquelle les marchés se laissent impressionner par de gros chiffres. … Les élites d'Athènes semblent ne pas être disposées à se passer de leurs propres avantages, ni à lutter contre la corruption et la fraude fiscale. L'UE paiera de toute façon même si la Grèce ne fait rien. Et qui met-on au pilori ? A qui demande-t-on 'plus d'Europe' ? A la BCE et aux pays forts, Allemagne en tête." (25.01.2012)


Il Sole 24 Ore - Italie

Pas d'argent sans promesses tenues

Un fonds de secours fortement doté est une condition indispensable pour obtenir des aides supplémentaires auprès des partenaires internationaux, juge le journal économique Il Sole 24 Ore, approuvant ainsi la position de la directrice du FMI, Christine Lagarde : "Montre-moi l'argent et je te croirai. Cette requête propre à Thomas l'incrédule est typique des marchés financiers. Elle se fait malheureusement plus pressante en raison des promesses non tenues par l'UE. Il y a déjà deux mois, les dirigeants politiques annonçaient que le volume du Fonds européen de stabilité financière (FESF) pourrait être porté jusqu'à 1.000 milliards d'euros grâce à l'effet de levier et autres mécanismes financiers. Mais réaliser la multiplication miraculeuse des pains n'est pas donné à tout le monde. La promesse n'a pas été honorée. L'heure de vérité est maintenant venue. Si l'Europe veut pouvoir compter sur l'aide du FMI et du G20, et c'est son désir le plus cher, elle devra montrer qu'elle est capable de fournir la meilleure prestation financière possible." (25.01.2012)


Der Standard - Autriche

Les atermoiements néfastes de l'Autriche

La ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter (ÖVP), encore opposée lundi à l'accroissement de la dotation du Mécanisme européen de stabilité (MES), est revenue mardi sur sa position et juge désormais cette éventualité "envisageable" et "consensuelle". Ces revirements permanents nuisent aussi à l'UE, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Le gouvernement autrichien croit manifestement pouvoir encore dissimuler la gravité de la situation au moyen de demi-vérités et de formules d'apaisement. Cette stratégie a été démasquée au plus tard au moment du fiasco grec, pour lequel aucune promesse n'a encore été honorée. Les programmes d'aide se succèdent tandis que les chances de remboursement s'amenuisent. Ce qui est vraiment préoccupant, c'est que ces manœuvres de diversion nuisent non seulement à la crédibilité du gouvernement - même si celui-ci s'en charge très bien avec sa politique intérieure - mais aussi à la confiance dans l'Union dans son ensemble." (25.01.2012)


» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 25. janvier 2012

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