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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 11.01.2006

 

À LA UNE

Le programme nucléaire iranien

La décision de l'Iran de lever les scellés posés par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans trois centres de recherche nucléaire aggrave le conflit qui l'oppose aux Occidentaux. La reprise des négociations de l'Union européenne avec Téhéran, prévue le 18 janvier, sera au coeur de la rencontre des ministres des Affaires étrangères français, allemand et britannique, qui se déroulera le 12 janvier. » suite

Extraits des publications suivantes:
Libération - France, Die Presse - Autriche, Pravda - Slovaquie, Lidové noviny - République tchèque

Libération - France

"Les négociations que la 'troïka' de l'UE devait renouer avec l'Iran le 18 janvier sont plus que compromises par la décision de Téhéran de reprendre ses activités nucléaires", constate Patrick Sabatier. "Le régime des mollahs a choisi l'escalade, en y allant à petits pas, et dans le brouillard, sur le but ultime de sa progression. (…) L'Iran a le droit de développer un programme nucléaire en tant que membre du traité de non-prolifération, droit qu'il prétend vouloir faire reconnaître. Mais le vrai problème est que, outre son agressivité, il a dissimulé l'installation de Natanz et la réalité de ses activités avant d'être pris la main dans le sac aux armes nucléaires. (…) Les mollahs continueront de manoeuvrer pour s'approcher de l'arme atomique, tant qu'ils n'auront pas à craindre de tomber dans le gouffre de la confrontation". (11.01.2006)

Die Presse - Autriche

Selon Christian Ultsch, le moment est venu pour l'Europe de changer de position sur l'Iran : "Les menaces en l'air n'empêcheront pas l'Iran de se doter de l'arme atomique. Les négociateurs de l'Union européenne ont eu le temps de s'en rendre compte. Atermoyer sans cesse, de peur de provoquer une escalade du conflit, ne fait que conforter les provocateurs. Même si ce n'est pas dans ses gènes, l'Europe doit faire preuve de fermeté. Dans le cas contraire, elle devra ramper derrière les Américains, et n'aura pas le droit de gémir". (11.01.2006)

Pravda - Slovaquie

Miloslav Surgos raille la réaction européenne à la décision de l'Iran de reprendre son programme nucléaire. "L'Union européenne prévient, par l'intermédiaire de son président, Wolfgang Schüssel, que des sanctions sont encore possibles. De telles menaces ne peuvent que faire sourire Téhéran, qui les considère comme un signe de faiblesse. Lorsque Jörg Haider, un homme au final inoffensif, est arrivé au pouvoir en Autriche, la réaction de l'Union européenne a été immédiate et excessive. Ahmadinejad est autrement plus dangereux que Haider, et pourtant, l'Europe se contente de mises en garde quand il faudrait des actes". (11.01.2006)

Lidové noviny - République tchèque

Face à la reprise du programme nucléaire iranien, Oliver Meier, de l'Institut hambourgeois de recherche sur la paix et la politique de sécurité, estime que les Etats-Unis doivent s'impliquer davantage. "Les États-Unis doivent changer leur position. Au lieu de brandir la menace d'un conflit armé, ils feraient mieux de réfléchir aux offres qu'ils pourraient faire à l'Iran. Pour les Européens, il est aujourd'hui très difficile de poursuivre des négociations avec l'Iran. Si la question du programme nucléaire iranien était placée entre les mains du Conseil de sécurité des Nations Unies, cela ne signifierait en aucun cas la fin du processus diplomatique. Pour l'instant, l'important est d'éviter une escalade du conflit. Il ne faut pas qu'un camp réagisse aux décisions de l'autre camp par des décisions plus extrêmes encore". (11.01.2006)

RÉFLEXIONS

Le Point - France

Les racines chrétiennes de l'Europe

"Le socle de l'Europe est chrétien", affirme l'historien Elie Barnavi, ancien ambassadeur d'Israël en France, dans une interview réalisée par Elizabeth Lévy. "Le substrat, la véritable infrastructure des nations, ce sont la culture commune, la langue commune, les épreuves partagées. On n'échappera pas à l'Histoire en la niant. Car le résultat, c'est que l'Europe est sûrement une réalité économique, peut-être un projet politique, pour certains un choix idéologique, mais pas une entité culturelle, pas quelque chose de charnel. On n'a pas envie de coucher avec cette Europe-là. (…) Dire que l'Europe a des racines chrétiennes ne signifie pas qu'elle doit rester chrétienne jusqu'à la fin des temps. Mais le socle doit être puissant pour pouvoir supporter le choc des ajouts. Or l'élargissement a été mené sous la pression morale et politique des nouveaux arrivants avant que l'approfondissement soit complet". (11.01.2006)

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New Statesman - Royaume-Uni

La lutte contre le terrorisme menace les libertés

Le journaliste et écrivain John Pilger prétend que "la liberté se meurt" en Grande-Bretagne, en accusant le gouvernement d'utiliser la lutte antiterroriste comme un prétexte pour supprimer les désaccords, avec la complicité tacite de la BBC et des médias les plus influents. "Entre le 11 septembre 2001 et le 30 septembre 2005, 895 personnes au total ont été arrêtées en vertu du Terrorism Act. Seules 23 ont été poursuivies pour des délits couverts par cette loi. Quant aux vrais terroristes que sont les auteurs des attentats du 7 juillet et leur cerveau présumé, leurs identités étaient connues du MI5 [les services secrets opérant sur le territoire britannique], et pourtant rien n'a été fait. Et Blair veut donner aux services de sécurité davantage de pouvoir. Après avoir contribué à dévaster l'Irak, le voilà en train de mettre à mal la liberté dans son propre pays. (...) Si l'on y regarde de près, on comprend qu'un ordre violent et non démocratique est imposé par ceux dont l'action n'est pas très différente de celle des fascistes." (11.01.2006)

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POLITIQUE

Times of Malta - Malte

L'immigration clandestine, un défi pour l'UE

Le journal salue le fait que les Pays-Bas aient accepté d'accueillir une trentaine d'immigrés clandestins qui se trouvaient dans des centre de rétention situés sur l'île. Il s'agit "d'un premier pas dans la résolution d'un problème auquel est confronté le pays depuis plus d'un an. Cela montre le bien-fondé, dans ce douloureux dossier, de la position du gouvernement [de Malte], qui a cherché à placer les difficultés liées à l'afflux de demandeurs d'asile et d'immigrants clandestins dans un contexte continental. Il a expliqué que Malte, en raison de sa petite taille et de sa forte densité de population, ne pouvait absorber qu'une faible quantité d'immigrants. Il fallait persuader l'UE que la situation qui s'est développée ces deux dernières années ne concerne pas seulement Malte. Les demandeurs d'asile et l'immigration illégale en Méditerranée sont un défi pour l'UE". (11.01.2006)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Les différences de critères pour les immigrés

Le torchon brûle entre la Belgique et les Pays-Bas, rapporte le journal. Depuis près de deux ans, les Pays-Bas ont introduit des lois très strictes sur le regroupement familial des immigrés. Les demandeurs doivent ainsi disposer de revenus suffisamment élevés pour permettre à leur épouse de les rejoindre. "Au cours des dernières années, la Belgique est devenue une véritable alternative pour les Néerlandais d'origine étrangère", relate le journal. "Contrairement aux Pays-Bas, la Belgique ne fait pas de différence entre ses propres citoyens et les ressortissants du reste de l'espace européen". Les immigrés s'installent en Belgique où ils font venir leurs parents, leurs petits-enfants et leurs grands enfants. "Les Pays-Bas, eux, ne permettent qu'à la femme de rejoindre son époux". (11.01.2006)

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Dagens Nyheter - Suède

Les caricatures de la discorde

Selon le journal suédois, le gouvernement danois a fait ce qu'il devait faire en soutenant le Jyllands Postens - et donc la liberté de la presse et la liberté d'expression - dans la querelle qui a suivi la publication de caricatures du prophète Mahomet : "À ce sujet, le gouvernement n'a pas laissé de place au doute. Sa position devrait recevoir l'approbation et le soutien des autres pays européens. En revanche, il est un autre défi que le gouvernement danois, à l'instar des autres gouvernements européens, n'est pas encore parvenu à relever : celui d'ancrer dans les esprits l'idée d'une société ouverte. Une partie des musulmans résidant dans les pays européens a en effet du mal à se positionner dans cette société ouverte". (11.01.2006)

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The Guardian - Royaume-Uni

Blair veut plus une société plus courtoise

"En tant qu'exercice visant à restaurer la confiance dans le gouvernement, la croisade du 'respect' contre les comportements anti-sociaux n'a pas fait mouche", estime le quotidien, en référence à la dernière campagne de Tony Blair pour restaurer la courtoisie dans la société britannique en sanctionnant les comportements grossiers par de lourdes amendes et en imposant des cours de discipline aux parents de délinquants. "Il n'y a rien de plus difficile pour un gouvernement que de changer les comportements humains. Lutter contre l'incivilité - voisins bruyants, ados rebelles et loubards du samedi soir - est moins sérieux mais bien plus difficile que de s'attaquer au terrorisme. (...) Pour atteindre ce but, toutefois, un principe fondamental doit être inversé : celui de la charge de la preuve. Si l'on vous arrête tard dans la nuit avec mille livres en poche, gare à vous! (...) M. Blair a lancé un dangereux assaut contre les libertés fondamentales. Les députés et les tribunaux ne doivent pas lui permettre de réussir." (11.01.2006)

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La Repubblica - Italie

Manifestation contre la révision de la loi sur l'avortement

Milan attend samedi 14 janvier des milliers de femmes qui viendront des quatre coins de l'Italie - à pied, en bus, en train ou en avion - pour protester contre la révision de la loi sur l'avortement et le fait que les mouvements pro-vie aient été reçus par les députés. La journaliste et écrivaine Cinzia Sasso s'insurge contre la régression de la condition féminine dans son pays : "Au moment où le gouvernement espagnol lance une campagne pour le partage des tâches domestiques et que la Norvège rend obligatoire le chiffre de 40% de femmes dans les conseils d'administration des entreprises, en Italie, la hiérarchie ecclésiastique et les forces politiques catholiques en sont à lancer une offensive pour remettre en question une loi, pourtant approuvée en 1978". (11.01.2006)

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ÉCONOMIE

Magyar Hírlap - Hongrie

Le conflit gazier russo-ukrainien

Après le conflit gazier qui a opposé l'Ukraine à la Russie, l'Europe cherche des moyens de réduire sa dépendance au gaz naturel russe. L'économiste Miklos Hegedüs défend un autre point de vue : "Les Européens ne devraient pas considérer cette dépendance, qui est après tout mutuelle, comme une faiblesse (...). Les consommateurs et les producteurs sont interdépendants. La perspective d'une fermeture du robinet russe est aussi peu plausible qu'une attaque nucléaire (...). Par ailleurs, les alternatives coûtent beaucoup de temps et d'argent et nuiraient, de ce fait, à la compétitivité de l'Union européenne". (09.01.2006)

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Neatkarīgā - Lettonie

L'inflation officielle

Le Bureau letton des statistiques annonce un taux d'inflation de 7% pour 2005 - un record dans l'Union européenne. "C'est pour les habitants de Riga que la hausse des prix a été la plus sensible, même si les salaires y sont plus élevés", explique Juris Paiders. Si les prix de l'immobilier et des locations ont particulièrement augmenté, "la hausse est en grande partie imputable à l'annonce de l'introduction prochaine de l'euro". L'augmentation du prix du gaz, de 20%, et de celui du pain, de 17,6%, montre bien, notamment aux plus pauvres, que "le taux officiel d'inflation a été volontairement sous-estimé et qu'il s'agit là d'une manoeuvre politique, car les prix ont en réalité augmenté de bien plus de 7%". (11.01.2006)

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CULTURE

Die Welt - Allemagne

L'année Mozart

Manuel Brug relate avec effroi ce que réserve la ville de Salzbourg pour "l'année Mozart", qui célèbre le 250e anniversaire de la naissance du compositeur : "Le véritable enfer Mozart nous guette : Le musée 'Next to Mozart', le 'Miracles Wax Museum', inauguré récemment, avec ses escaliers roulants au milieu du baroque, et cinq étages qui engloutiront bientôt ceux pour qui l'attente devant l'installation réalisée par Robert Wilson était trop longue. La version locale du musée de cire de Madame Tussaud propose, sur 2400 mètres carrés de cartons et d'agglo un condensé du vieux Salzbourg à l'aide de 77 personnages, dont certains sont parlants, de l'archevêque à l'arracheur de dents, baignant dans un environnement sonore lourdement pédagogique et un feu d'artifices d'animations multimédia. On peut y écouter les cris de la Reine de la Nuit et subir, dans un fracas métallique, l'épreuve du feu et de l'eau de la Flûte enchantée". (11.01.2006)

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De Volkskrant - Pays-Bas

L'Europe et le dialogue interculturel

"Une Europe forte défend aussi la diversité culturelle. Il n'y a pas de contradiction entre intégration européenne et diversité culturelle", explique dans un entretien Bernard Foccroulle, président d'Opéra Europe (un réseau de 97 opéras nationaux en Europe). Interrogé sur les frontières culturelles de l'Europe et l'élargissement vers la Turquie, il estime: "Nous devons apprendre à mieux connaître l'islam. Mais le dialogue interculturel va au-delà du dialogue interreligieux. Cela concerne aussi la relation entre l'Est et l'Ouest, entre la culture des jeunes et des vieux, entre le centre et la banlieue. Avec le dialogue, vous arrivez à pacifier une ville, pas parce que tout le monde aime la même chose mais parce que tout le monde apprend à accepter les différences". (11.01.2006)

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El Mundo - Espagne

Volker Schlöndorff et le cinéma européen

Le réalisateur allemand Volker Schlöndorff, interviewé par Quico Alsedo, à l'occasion de la sortie en Espagne de son dernier film 'Le neuvième jour', estime qu'il n'est pas possible de parler de cinéma européen. "Il n'existe pas vraiment vu qu'il n'a cessé de perdre du terrain depuis les années 1970 : 90% du cinéma est contrôlé par de grandes compagnies, c'est-à-dire par les Etats-Unis, et 10 % par l'industrie nationale, qui ne comporte aucune caractéristique européenne". (11.01.2006)

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COULEURS LOCALES

De Morgen - Belgique

Le symbole nazi à l'usage des supporters hollandais

"Les Pays-Bas ont lancé sur le tard les représailles pour la Seconde guerre mondiale", ironise le quotidien à propos du nouveau gadget vestimentaire en vogue dans le monde du football. "C'est ce que constateront les Allemands en voyant les supporters néerlandais débarquer dans leur pays lors de la Coupe du monde de football. Une entreprise néerlandaise a conçu un nouvel attribut, spécialement pour les tribunes hollandaises : un casque nazi en plastique orange. Depuis qu'elle a mis en vente le produit sur Internet il y a deux semaines, 15.000 exemplaires ont déjà été vendus, soit la moitié du stock. Weno Geerts, son créateur, prétend qu'il s'agit d'une plaisanterie et que le casque est un symbole contre la violence dans le football. Une plaisanterie qui n'est pas au goût de la Fédération royale de football hollandais qui a condamné l'initiative". (11.01.2006)

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Tribune de Genève - Suisse

Le dialecte alémanique en vogue

Le quotidien réagit au succès rencontré dans le pays par le schwyzerdütsch (le dialecte alémanique), un phénomène sur lequel le Forum Helveticum, une association pour la promotion du dialogue confédéral, vient de publier une série d'études. "Très à la mode, le dialecte suisse alémanique supplante de plus en plus la langue de Goethe. (…) Inquiétant, avertit Forum Helveticum. Surtout si l'on considère que les jeunes quittant tôt l'école présentent parfois des lacunes handicapantes. Et que dire des difficultés rencontrées par les minorités linguistiques du pays et les étrangers face au suisse allemand. Alors, le dialecte, une prison? Peut-être. Mais la cure de jouvence que connaît ce parler peut également être considérée comme une chance. (…) La diversité linguistique, compliquée et chaotique, a certes un coût. Mais c'est également le prix d'une réelle richesse culturelle". (11.01.2006)

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