Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 05.04.2006

 

À LA UNE

La question de l'intégration des immigrés

De nombreux pays d'Europe s'interrogent aujourd'hui sur leur capacité à accueillir les populations d'origine étrangère. Les tests de naturalisation se multiplient, y compris dans les pays se réclamant du 'communautarisme'. Une problématique culturelle, autant qu'économique. » suite

Extraits des publications suivantes:
Les Echos - France, Financial Times - Royaume-Uni, Der Standard - Autriche, Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Les Echos - France

"De l'avis général, les Etats-Unis sont meilleurs que l'Europe lorsqu'il s'agit d'intégrer les immigrants musulmans", remarque Stephan Richter, rédacteur en chef de l'hebdomadaire américain 'The Globalist'. "Pour bien des observateurs américains, cet échec [européen] résulte d'une erreur de politique : les Européens ont préféré des programmes d'assistance sociale à toute tentative significative d'intégration des nouveaux venus dans la société". Richter ne partage pas cette analyse. "Parmi les musulmans arrivés aux Etats-Unis, il y a un grand nombre de personnes qui, par leur éducation et leur formation, se classaient parmi les plus qualifiées dans leur pays d'origine. (...) En Europe, la situation est bien différente. La plupart des émigrés musulmans ont connu des difficultés car ils sont sans qualification, pauvres et ne parlent pas l'anglais (...) L'Amérique a adopté une politique d'immigration sélective, pas l'Europe. Voilà la différence." (05.04.2006)

Financial Times - Royaume-Uni

Le chroniqueur Martin Wolf ne s'oppose pas à l'arrivée d'immigrants peu qualifiés en Europe, mais s'interroge sur son impact économique. "Avec moins d'immigrants, l'économie progresserait plus lentement. Mais la question pour les citoyens n'est pas de savoir si ces nouveaux arrivants stimuleront l'économie, mais si cette arrivée augmentera leurs salaires. (...) L'ouverture du marché mondial est en train d'éliminer les offres d'emploi dans le secteur marchand et celui des services dans les pays riches. L'emploi des natifs non qualifiés doit augmenter dans le secteur non-marchand. Si les immigrants tirent les salaires à la baisse dans ce type d'emplois, une classe défavorisée émergera inévitablement. Cela importe-t-il ? Répondre à cette question revient à se demander si des inégalités extrêmes sont compatibles avec la démocratie." (05.04.2006)

Der Standard - Autriche

Le journal analyse les différents tests soumis aux candidats à la naturalisation au Danemark, en France, en Grèce, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne - et qui font également l'objet d'un débat en Allemagne et en Autriche. "L'Autriche envisage des 'tests de naturalisation' tels qu'ils pourraient vider des régions entières s'ils étaient appliqués aux autochtones : même les Autrichiens ne savent pas où se trouvent les 'deux célèbres retables à volets de la Haute-Autriche'", s'amuse Samo Kobenter. "C'est la principale caractéristique de ces tests : sous prétexte d'approfondir la connaissance de l'histoire et de la culture régionales, les futurs concitoyens se verront appliquer ce provincialisme stupide que l'on dénonce sans cesse dans le pays". (05.04.2006)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Heribert Prantl s'intéresse au débat sur l'intégration des enfants d'immigrés dans les écoles allemandes. "Dix règles ont été édictées pour permettre aux immigrés d'Allemagne de s'intégrer. Les politiques sont parvenus à faire appliquer beaucoup de ces règles, suite aux violences qui ont eu lieu à la Rütli-Schule de Berlin [dont les enseignants ont réclamé la fermeture]", rapporte le journaliste, en mentionnant les menaces de répression ou d'expulsion des immigrés "réfractaires à l'intégration". "Mais ces menaces ne produisent d'autre résultat que d'inciter les minorités à se réfugier dans leur différence. Le mot 'intégration' n'a toujours aucun sens pour les Allemands de souche comme pour les autres (...). L'enjeu est pourtant de taille. Il s'agit de réaliser la deuxième réunification de l'Allemagne : entre les anciens et les nouveaux citoyens, d'origine allemande ou étrangère". (05.04.2006)

RÉFLEXIONS

The Guardian - Royaume-Uni

Andrew Glyn et "l'armée de réserve" asiatique

Pour l'économiste britannique Andrew Glyn, chercheur à l'Université d'Oxford, "l'armée de réserve" que décrivait Karl Marx à la fin du XIXe siècle est en train d'apparaître sous sa forme mondialisée. "L'extraordinaire transformation économique de la Chine et de l'Inde pourrait bien réaliser les prédictions de Marx et Engels. (...) Avec des dizaines de millions de citadins sous-employés, ces pays représentent une armée de réserve d'une amplitude sans précédent. (...) Cela pourrait avoir un impact considérable sur l'emploi et les conditions de travail en Grande-Bretagne et ailleurs. Les secteurs non soumis aux délocalisations, comme la vente au détail ou l'éducation, pourraient être submergés par les demandeurs d'emploi. Les clés de la négociation tomberaient alors entre les mains du capital, à un degré jamais atteint depuis la Révolution industrielle". (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

El País - Espagne

Luis Goytisolo et les méfaits du politiquement correct

Partant du constat que le mot culture est aujourd'hui accommodé à toutes les sauces du politiquement correct – "autrefois, nous avions une politique de l'entreprise; aujourd'hui, nous avons une culture de l'entreprise; ou du graffiti; ou de la bouteille..." - l'écrivain espagnol Luis Goytisolo s'insurge : "Donner le nom de 'culture' à des choses qui en réalité n'ont rien à voir avec la culture, donner à tout cela des valeurs équivalentes a des conséquences néfastes dans le présent, et en aura encore plus dans le futur". Pour Goytisolo, il faut bien distinguer ce qui relève réellement du fait culturel de ce qui est de la mode ou de la religion. C'est est essentiel car c'est ainsi que se crée une identité. "Sans cela, comment réclamer plus de civisme à des gens qui ne comprennent rien au monde dans lequel ils vivent, qui sont incapables de se situer, qui ne savent qui ils sont¨?" (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

taz - Allemagne

La précarité, cri de ralliement des protestataires

La journal s'intéresse à la notion de "précarité", terme très à la mode aujourd'hui et qui sert désormais de formule de ralliement à différents mouvements de protestation. "La faute au sociologue français Pierre Bourdieu, lequel, en observant l'offre croissante d'emplois aléatoires et mal payés, a proposé le terme de 'précarisation' pour décrire ce processus social. Ce qui semblait encore garanti dans un monde du travail imprégné de fordisme - la protection contre le licenciement, les salaires contractuels, la sécurité sociale - ne l'est plus aujourd'hui dans un monde du travail caractérisé par les petits boulots et les stages longue durée (...). Si la notion de précarité connaît un tel succès, c'est qu'elle s'impose à l'esprit de tous ceux qui se dressent contre une marchandisation insidieuse de tous les domaines de la vie. Le travail ne préserve pas de la pauvreté - lorsque cette conclusion est apparue, on a considéré cela positivement en arguant qu'il fallait désormais être 'flexible' et 'prendre des risques'. Ce n'est que depuis que la situation s'est dégradée que l'on parle de 'précarité'". (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

La Repubblica - Italie

Les manifestants français ont gagné

L'envoyé spécial du quotidien à Paris Bernardo Valli a rencontré des jeunes manifestants en train d'écrire "un requiem" pour Villepin, pour son gouvernement et pour Chirac. "La fanfaronnade et l'imagination triomphe dans les grandes manifestations des jeunes. En deux mois, la rue a bouleversé le panorama politique et poussé les équilibres constitutionnels dans la crise. Celui qui pensait que les protestations de masse n'étaient plus à la mode et que le mot 'masse' appartenait au passé devra revoir son opinion, à la lumière des évènements français. La France n'est pas la lune mais elle est l'un des rares pays dans lequel on agit en pensant que la politique peut changer les choses (…). La présidence de la république, le gouvernement, les partis politiques de gauche et de droite et même le parlement ont été pris dans un cyclone. L'inventaire des dégâts prendra du temps. Certains sont irréparables". (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Hospodářské noviny - République tchèque

L'engagement douteux de Gerhard Schröder par Gazprom

Jan Machacek fustige l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder pour s'être mis au service de Gazprom. "Pour Schröder, le conflit d'intérêt est très clair. Non seulement son gouvernement avait encouragé la construction d'un gazoduc à travers la Baltique, mais il s'est également porté caution pour Gazprom. Cependant, l'affaire présente également une dimension géopolitique. Le contrat gazier germano-russe soumet davantage l'Europe centrale à la politique de tarification autoritaire de la Russie. Gerhard Schröder ne se moque pas seulement de la Pologne et de l'Ukraine, il soutient également Poutine contre la politique étrangère des Etats-Unis, lesquels ont fréquemment accusé la Russie de violer les Droits de l'Homme. Et quelle est la réaction de l'opinion en Allemagne ? Malheureusement, les critiques sont faiblardes, la chancelière Angela Merkel étant favorable au projet de gazoduc". (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Newsweek Polska - Pologne

La campagne électorale hongroise s'inspire de la Pologne

L'automne dernier, le parti conservateur Droit et Justice (PiS) a remporté les élections polonaises. Les conservateurs comme les socialistes hongrois instrumentalisent aujourd'hui cette victoire dans leur campagne électorale pour les législatives du 9 avril prochain, relate Jaroslaw Gizinski, responsable de la rubrique International du journal. "Comme le tracé de l'express polonais (après Varsovie, l'arrêt suivant est Budapest), les commentateurs hongrois font remarquer que les changements de régime en Hongrie ont toujours été le reflet des changements intervenus en Pologne les années précédentes. L'exemple polonais, dont s'est tant inspiré la droite hongroise au cours des derniers mois, sert aujourd'hui de contre-exemple à la gauche. Les médias de gauche accusent en effet le PiS d'être ultraconservateur, xénophobe et anti-européen". (03.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Elsevier - Pays-Bas

L'industrie automobile est un boulet

Dans l'hebdomadaire conservateur Elsevier, le journaliste Jeroen de Boer ironise sur l'agitation des Néerlandais pour tenter de sauver un millier d'emplois dans une usine de construction automobile. "Les syndicats érigent des barricades pour défendre le fabricant automobile NedCar. Le premier ministre démocrate-chrétien Balkenende doit s'entretenir avec la direction et les syndicats. La province du Limbourg à même fait appel à la Chambre des députés pour le maintien de l'emploi à NedCar. De l'agitation partout, mais les Pays-Bas ne doivent pas se faire d'illusions : l'industrie automobile n'a pas d'avenir ici. (...) La province du Limbourg et le gouvernement pourraient mieux utiliser leur énergie en attirant un entreprenariat alternatif et innovateur qui, lui, offre des perspectives pour la région. Ca n'a pas de sens de traîner un poids mort." (04.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Finance - Slovénie

Le commerce du détail à la merci des étrangers

La holding britannique Altima Global Special Situations Master Fund (AGSS) vient d'annoncer qu'elle allait racheter un quart des participations du premier détaillant de Slovénie, Mercator. Bostjan Mencinger est opposé à ce rachat, car il implique une réduction drastique de la concurrence et une atteinte à la fierté de l'économie slovène. Par ailleurs, ce serait "la première étape de la liquidation du jeune capitalisme slovène (...). Une alternative est néanmoins possible : l'AGSS pourrait servir d'intermédiaire à la holding serbe Delta, ce qui conduirait certainement à l'émergence d'un monopole géant dans les Balkans, auquel le slovène Mercator, le serbe Delta et le croate Konzum participeraient". (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Diena - Lettonie

Des énergies renouvelables problématiques

La Lettonie parle souvent de la menace d'une crise énergétique, en particulier si la Russie venait à réduire son approvisionnement ou à augmenter ses tarifs. Il est donc souvent question de recourir aux énergies renouvelables. Peteris Strautins s'est intéressé aux avantages et aux inconvénients d'une telle stratégie : "En Lettonie, la part des sources d'énergie renouvelables est l'une des plus élevées d'Europe. Elle est même trois fois supérieure aux objectifs européens pour 2010. Cependant, de nombreuses ressources sont encore inexploitées, comme la biomasse, l'énergie éolienne ou, dans un avenir plus lointain, l'énergie solaire (...). Le fait que ces énergies soient renouvelables ne signifie pas, néanmoins, qu'elles soient écologiques. La Lettonie a déjà pu en faire l'amère constatation : beaucoup de petites centrales hydrauliques ont détruit des cours d'eau et les tarifs proposés aux consommateurs sont élevés". (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Andrej Dynko et l'opposition biélorusse

"Une peine de prison, c'est un peu comme une grossesse : on n'est inquiet qu'au début et à la fin", fait remarquer Andrej Dynko. Le rédacteur en chef du magazine culturel biélorusse 'Nascha Niwa', qui purge une peine de dix jours de prison pour avoir participé aux manifestations anti-Loukachenko à Minsk, attend beaucoup de l'opposition biélorusse. "Qui sont mes codétenus ? Pour la plupart, des gens qui se retrouvent en prison pour la première fois de leur vie, des jeunes hommes entre 18 et 35 ans. Un informaticien de Minsl (né à Braslau, dans le Nord de la Biélorussie), un DJ de Mahilyu, un commerçant de Minsk (fils d'officier, né en Russie, arrivé en Biélorussie à l'âge de 17 ans) - tous sont les contre-exemples vivants de clichés nationalistes ineptes". (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Libération - France

L'Amour s'expose à la Villette

Antoine de Baecque salue l'exposition intitulée 'L'Amour comment ça va?', présentée à la Maison de la Villette, à Paris. Par des photos, des illustrations et des extraits de films, cette manifestation retrace l'évolution du lien amoureux depuis les années 70. "On pouvait craindre force sourires, gens heureux et petits oiseaux, ou au contraire grosse déprime, mélodrame et amours déçues. Arlette Farge et Rose-Marie Lagrave [qui ont conçu l'exposition] ont pris l'amour autrement : une force commune, une énergie sociale circulant entre l'intime et le collectif, ayant le pouvoir de sculpter un être ensemble fluctuant." Lafarge explique avoir sciemment sorti l'amour de la sphère intime. "C'est pourquoi on commence par le travail, l'usine, les bureaux, le conseil d'administration; l'amour n'est pas qu'un lien privé mais le produit d'une culture, d'une politique, d'une société, c'est un sentiment fortement environnant." (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

COULEURS LOCALES

Heti Világgazdaság - Hongrie

La formation des chauffeurs de taxi de Budapest

Les célèbres "taxi-hyènes", comme sont surnommés les chauffeurs de taxi de Budapest en raison de leur penchant pour les combines inavouables, vont être formés aux bonnes pratiques par les nouveaux propriétaires britanniques de l'aéroport de Budapest. A partir du mois de juillet, seuls pourront travailler à l'aéroport de Budapest les chauffeurs de taxis qui rempliront un cahier des charges précis : "Les critères de sélection sont la propreté du véhicule, la connaissance des langues étrangères, une tarification claire et fixe. En outre, seuls les chauffeurs non fumeurs pourront postuler", rapporte Hajnal Kulcsar. Le journaliste cite le responsable d'une société de taxis de Budapest qui déplore l'existence de "groupes mafieux" qui agissent impunément dans le métier. Selon Hajnal Kulcsar, le maire de Budapest devrait suivre l'exemple des nouveaux propriétaires de l'aéroport de la ville et imposer des règles strictes à l'ensemble du métier. (04.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Soir - Belgique

Compétences linguistiques ou qualités politiques ?

L'écrivain Thomas Gunzig ironise dans Le Soir à propos d'une réflexion d'une ministre régionale bruxelloise - et néerlandophone -, "mieux vaut un néerlandophone bilingue incompétent qu'un francophone unilingue hyper compétent". "Personnellement, j'aimerais un bon Premier ministre intelligent, avec un peu d'humour, gérant la 'chose publique' avec âme et conscience, humain mais aussi technicien, comprenant la Belgique et le monde, volontaire, dégagé d'angoisses politiciennes ou électoralistes, soucieux du bien commun, des acquis sociaux et rêvant de progrès. On va dire que, ça, c'est le minimum... Alors, si vous en trouvez un comme ça, même s'il ne parle que l'islandais, l'araméen ou le lingala, c'est bon, je le prends. Parce qu'un bon Premier ministre, c'est tellement rare que, s'il le fallait, on lui donnerait bien des sous-titres." (05.04.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu