Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 02.05.2006

 

À LA UNE

Quelle politique d'immigration en Europe?

La question de l'immigration est âprement débattue dans la plupart des pays européens. Différents journaux insistent sur la nécessité de définir des critères précis dans ce domaine et analysent les initiatives visant à mettre en place une politique de sélection des immigrés. » suite

Extraits des publications suivantes:
Le Soir - Belgique, Alternatives économiques - France, The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Le Soir - Belgique

L'avocat George-Henri Beauthier réagit à la dernière modification du droit d'asile en Belgique, le 21 avril, et au refus du gouvernement belge de proposer une régularisation des sans-papiers. "Est-il saugrenu, dans un Etat démocratique, de demander que l'entrée, le séjour et l'éloignement d'étrangers fassent l'objet d'un débat de fond pour aboutir à une politique d'immigration claire et à des règles édictées pour être respectées ? Ce débat est refusé. Ce ne sont pas des bouts de ficelles législatifs, ni les déclarations ministérielles musclées, qui permettent de résoudre une question vitale pour la société : comment, avec qui, sur quelles valeurs, vivre ensemble ? Chaque année, cette impéritie politique fait grossir les rangs des clandestins. (...) Nous sommes plongés dans l'arbitraire le plus absolu, gangrène de la démocratie. (...) L'urgence commande des règles simples." (02.05.2006)

Alternatives économiques - France

Le Parlement français doit examiner du 2 au 5 mai le projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration. "Nicolas Sarkozy veut relancer une immigration de travail 'choisie' [une option officiellement abandonnée en 1974] tout en restreignant les droits des autres immigrants", rappelle le journaliste Franck Seuret. Celui-ci estime que le projet "risque d'exacerber les tensions sociales sans même atteindre ses objectifs en matière d'immigration économique (...) Contrairement à ce que pourrait laisser croire l'empressement de Nicolas Sarkozy à légiférer en la matière - il en est à sa deuxième loi en moins de trois ans -, la France n'est pas du tout, aujourd'hui, un pays d'immigration massive. Elle est même devenue l'Etat européen où la croissance démographique dépend le moins de l'arrivée d'étrangers. A un an de l'échéance présidentielle, les motivations du ministre de l'Intérieur sont avant tout électoralistes". (02.05.2006)

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

"Il est intéressant de comparer l'attitude de George Bush [favorable à la mise en place d'un programme de travailleurs temporaires excluant l'octroi de la citoyenneté aux immigrants illégaux], avec le slogan du ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy : 'Aimez-la France ou quittez-la'", note le quotidien conservateur dans son éditorial. "M. Sarkozy, lui-même descendant d'immigrés, est tout sauf un agitateur du Front National, mais il est favorable à l'expulsion des immigrés illégaux qui ont transformé les banlieues en ghettos cauchemardesques. (...) Ce qui nous ramène à la question intrigante : le problème de l'immigration en Grande Bretagne doit-il être résolu à la manière de M. Bush ou de M. Sarkozy ? La réponse est que le gouvernement travailliste ne nous aura pas laissé le choix. (...) Le gouvernement serait incapable de contrôler l'immigration, même si l'Union européenne lui en donnait la possibilité..." (02.05.2006)

RÉFLEXIONS

Der Standard - Autriche

Prantner juge la sociale-démocratie obsolète

Le journaliste Christoph Prantner se demande ce que les sociaux-démocrates européens ont encore de social-démocrate. "Après plus de 100 ans de mouvement ouvrier, l'Europe est entièrement sociale-démocratisée et la sociale-démocratie semble être devenue obsolète. Depuis l'implosion du communisme, qui l'a privée de son statut de libératrice, elle est victime d'un désenchantement sévère. Alors que les conservateurs se montrent ouvertement favorables à l'Etat social et le réforment pour servir leurs objectifs, les socialistes apparaissent désormais comme des réactionnaires sans autre ambition que celle de défendre le statu quo. Voilà bien dix ans que l'on attend le grand renouveau idéologique. A la place, ils combattent les dérives de la mondialisation en recourant à des concepts confus, comme celui de 'néolibéralisme'". (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

The Guardian - Royaume-Uni

Poirier et les intellectuells britanniques

Agnès Poirier, journaliste française basée à Londres, réfute les arguments de Timothy Garton Ash qui affirmait la semaine dernière dans les colonnes du 'Guardian' que 'la rive gauche de la Tamise [South Bank] était certes moins élégante que celle de la Seine, mais bien plus vivante sur le plan intellectuel'. "Vous pensez que l'Europe n'a plus d'intellectuels simplement parce vous ne pouvez trouver leurs livres ? Réfléchissez mieux. Devinez combien de livres vendus dans les librairies britanniques sont des traductions ? Juste 3%, ce qui signifie que la plupart de la production intellectuelle mondiale n'est jamais n'est jamais lue ou discutée en Grande-Bretagne. Si Camus, Borges, Calvino, Bourdieu, Foucault, Grass et Havel étaient aujourd'hui de jeunes intellectuels, ils ne seraient pas traduits en anglais. (...) L'impérialisme rampant de la langue anglaise contribue à l'érection d'une tour d'ivoire, ce dont les habitants ne sont pas conscients." (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

La Libre Belgique - Belgique

De Smet et l'idéologie raciste du négationnisme

François de Smet, vice-président du Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (MRAX) basé à Bruxelles, estime que le négationnisme est l'une des pires formes du racisme. "Un génocide n'est pas un massacre comme un autre, parce qu'il relève de la planification d'une politique d'extermination délibérée d'un peuple, et est donc toujours basé sur une idéologie xénophobe. Il n'y a pas de lutte contre le racisme sans rappel constant de ce à quoi il mène dans sa phase terminale: l'annihilation physique de l'autre en tant qu'autre. C'est pour cette raison que le négationnisme est une restriction légitime de la liberté d'expression: permettre, demain, qu'on puisse librement approuver ou nier l'existence des génocides des Juifs, des Tutsis et des Arméniens contribue inévitablement à légitimer, indirectement, l'idéologie qui a permis ces massacres." (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Monde - France

Serge Michel et les 'deux mondes' français

Le journaliste suisse Serge Michel fait le bilan de son "immersion" en région parisienne pour le journal 'L'Hebdo', qui a été décidée voilà six mois après les violences en banlieue. "S'il ne faut retenir qu'une leçon, la voici : il y a deux mondes, un des chaque côté du périphérique. Paris, siège du pouvoir, silo des élites, carrousel lumineux, convergence de toutes les voies de chemin de fer, de toutes les carrières, de toutes les ambitions françaises. Banlieue, territoire ignoré, mal aimé, rivage ingrat où s'échouent certaines trajectoires, d'où ne décollent jamais d'autres. (...) Osons la comparaison : c'est Berlin-Ouest contre Berlin-Est, avec le périph' dans le rôle du Mur. A l'Ouest, une société de consommation qui se donne des airs enjoués. (...) A l'Est, les cafés ferment tôt et il n'y a rien à faire ensuite que de traîner en bas de l'immeuble ou rentrer chez soi." (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Lidové noviny - République tchèque

L'influence politique de l'Europe de l'Est

"A première vue, il ne s'est pas passé grand chose depuis notre adhésion à l'UE voilà deux ans", écrit le ministre tchèque des Affaires étrangères Cyril Svoboda. "Les Tchèques ne sont pas devenus plus riches du jour au lendemain et ne se sont pas non plus précipités à l'Ouest pour y travailler. Les entreprises n'ont pas été malmenées par la concurrence, et la devise nationale est restée stable. Les changements n'ont pas été ceux d'une révolution, mais d'une évolution. Quoi qu'il en soit, l'adhésion des pays Baltes et des pays d'Europe centrale a apporté une bouffée d'air frais à l'Europe (...). Nous sommes parvenus à convaincre les autres Etats membres de mener une politique de fermeté à l'égard des régimes totalitaires, comme Cuba ou la Biélorussie. Notre expérience de la dictature nous permet de mieux comprendre ces problèmes". (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Diena - Lettonie

L'influence de l'UE sur les Lettons

Pour Peteris Strautins, le "retour de la Lettonie en Europe", il y a deux ans, a renforcé le sens des valeurs de ses habitants. Cela se traduit par une hausse des salaires, mais également par une plus grande courtoisie. "Ce serait encore mieux si ce phénomène était le fruit d'un idéalisme pur et de convictions profondes, mais c'est le résultat qui compte. L'explication est simple : les gens sont d'autant plus estimés qu'ils sont rares. Or, depuis deux ans, les Lettons ont la possibilité de vivre et de travailler à l'étranger - et ont ainsi moins de moyens de pression sur leurs compatriotes. Si nous ne voulons pas répondre aux besoins et aux souhaits des autres, ils peuvent tout simplement nous tourner le dos, qu'ils soient collègues de travail, amis ou concubin". (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Sme - Slovaquie

L'affaire Mladic et l'adhésion de la Serbie à l'UE

"Le délai pour livrer le criminel de guerre Ratko Mladic au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de La Haye a expiré [le 30 avril]", rappelle Mirek Toda, pour qui la Serbie se trouve aujourd'hui "dans une situation très délicate". En effet, l'UE a  menacé de suspendre les négociations avec Belgrade. "Cet ultimatum n'était pas le premier que l'UE posait à la Serbie. Mais l'Union s'était jusqu'à présent à chaque fois laissée persuader qu'il fallait laisser une chance de plus à Belgrade. Aujourd'hui, la Serbie n'a plus beaucoup d'illusions à se faire. L'UE n'a plus le choix. Sans l'extradition de Mladic (et celle de Radovan Karadzic), l'adhésion à l'Europe des 25 est exclue". (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Público - Portugal

L'amélioration des relations transatlantiques

Pour la chroniqueuse Teresa de Sousa, le dossier du nucléaire iranien constitue un test dans l'optique de la consolidation des relations entre les Etats-Unis et l'Europe. "Jusqu'à présent, les Etats-Unis et l'UE ont maintenu un front uni en apparence inébranlable face à l'Iran. Une réalité qui s'explique, en premier lieu, par l'acceptation par les trois grands d'Europe (Allemagne, Royaume-Uni et France) du fait que les négociations directes avec le régime de Téhéran n'ont mené nulle part. En second lieu, cela signifie aussi, sur un plan plus général, que l'Europe a décidé de ne plus ouvrir de fronts de friction avec Washington après la mauvaise expérience irakienne. En Iran ou en Palestine, tel est le nouveau mot d'ordre des chancelleries européennes." (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Berlingske - Danemark

La culture danoise du débat et l'Europe

"L'intérêt danois pour l'Union européenne est devenu très concret", constate le journal après un débat qui a réuni 400 citoyens et des responsables politiques danois et européens à Odense. "L'UE doit se consacrer aux questions supranationales comme la lutte contre le terrorisme international ou l'environnement. Ses principaux obstacles sont l'opacité des travaux de Bruxelles et le protectionnisme des Etats membres. La Constitution doit permettre d'y remédier en apportant plus de transparence. Peut-être les autres pays ont-ils quelque chose à apprendre du Danemark : ici, non seulement les élus sont proches de leurs citoyens, mais il existe une longue tradition de débat". (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Corriere della Sera - Italie

La formation du gouvernement italien

Après l'élection mouvementée vendredi 30 avril de Franco Marini à la présidence du Sénat, Romano Prodi doit franchir une nouvelle étape difficile, la formation de son gouvernement. Plusieurs membres des différents partis de sa coalition ont fait connaître leur volonté d'occuper des ministères de premier plan. "Les discours d'intronisation des présidents des deux chambres, ont montré à quel point étaient différentes les cultures politiques et les choix stratégiques à l'intérieur du centre-gauche", explique l'éditorialiste Angelo Panebianco. "Deux voies s'ouvrent à Romano Prodi : donner vie à un gouvernement avec une forte empreinte progressiste (...) ou choisir de suivre une voie plus libérale qui rassurerait les marchés et les interlocuteurs internationaux".  (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

MÉDIAS

Népszabadság - Hongrie

Peter Nadas et les photographes de presse

A l'occasion de l'inauguration d'une exposition de photographies de presse à Budapest, l'écrivain hongrois Peter Nadas a prononcé un panégyrique du métier de photographe de presse, que publie le journal. "Le métier de photographe n'est pas fondamentalement différent de celui de plombier. Mais leur métier est également une vocation, un mode de vie (...). Les photographes n'ont pas le droit de prendre les malheurs des autres à la légère. Bien sûr, ils ne doivent pas se laisser mourir de faim au milieu des victimes de la famine. Ils ne doivent pas non plus se mettre en première ligne. Mais ils doivent poser pour les gens qu'ils rencontrent les dernières questions, les plus importantes. Pour préserver leur intégrité psychique, ils mettent souvent leur intégrité physique en danger". (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La périphérie européenne au cinéma

"Le jeune cinéma européen (...) découvre les régions périphériques du continent. Les contrées presque oubliées et souvent à demi-abandonnées deviennent des centres d'intérêts qui permettent de voir les possibilités d'avenir, mais également les failles, de la construction européenne", écrit Hans Schifferle à propos du festival de cinéma 'Crossing Europe' qui s'est déroulé à Linz, en Autriche. "Le cinéma finlandais est peut-être celui qui reflète le mieux l'esprit actuel du cinéma européen : c'est le cinéma périphérique par excellence (...). La Finlande et le cinéma finlandais passeraient presque pour un désert exotique, hors de l'espace et du temps, souvent déprimant, plein d'ennui. En même temps, il offre de petits espaces dans lesquels les idées et les opportunités peuvent germer". (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

COULEURS LOCALES

Die Presse - Autriche

Ce qu'un Autrichien doit savoir

En Autriche, comme dans d'autres pays européens, on débat actuellement des tests auxquels doivent être soumis les immigrés désireux d'acquérir la nationalité. A la lecture d'un questionnaire sur les personnalités autrichiennes, l'historienne Anna Siegmund a pu se rendre compte de ce que les Autrichiens sont censés savoir, comme par exemple le lieu de naissance d'Arnold Schwarzenegger, et voir ainsi quelles questions ne sont pas posées. "On ne leur parle pas de scientifiques de renom ou de grands peintres comme Klimt, Schiele ou Kokoschka. Les érudits ne sont mentionnés que lorsqu'ils ont fait la publicité d'une marque de chaussures. L'oeuvre de Mozart n'est pas abordée, même en cette année anniversaire, pas plus que celle de Sigmund Freud. Nul besoin pour être Autrichien, semble-t-il, de connaître Grillparzer, Schubert, Beethoven, Wittgenstein ou Otto Wagner. Visiblement l'Autriche n'a pas non plus de Prix Nobel, ni de grand architecte ou de philosophe". (02.05.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu