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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 04.09.2006

 

À LA UNE

Le retour en grâce de l'Europe

L'Union européenne sera le principal contributeur de la nouvelle Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), avec plus de 7000 militaires déployés dans la région. Cet engagement, que prévoit la résolution 1701 des Nations unies, permet à l'Europe de retrouver une certaine crédibilité sur la scène internationale. » suite

Extraits des publications suivantes:
L'Hebdo - Suisse, L'Express - France, Delo - Slovénie, La Repubblica - Italie

L'Hebdo - Suisse

"L'Europe revient en force au Moyen-Orient", souligne Jacques Pilet dans sa chronique hebdomadaire. "Avec ses 7 000 à 8 000 hommes dans le minuscule Liban-Sud, elle portera la responsabilité de l'opération onusienne. Quelle réponse à ceux qui, depuis si longtemps, gémissent ou ricanent sur l'insignifiance des Européens dans le monde ! (...) Il y a une logique profonde à ce retour. Nous sommes les plus proches voisins de ce théâtre brûlant. Nous sommes capables d'une approche qui ne soit pas seulement militaire mais politique. Avec, espérons-le, toute l'intelligence que devrait nous avoir donnée l'histoire. Désormais, il ne peut plus y avoir de règlement du conflit moyen-oriental sans l'aide de l'Europe. (...) Cela dit, cet engagement est à hauts risques. Que fera la FINUL renforcée si Tsahal reprend les hostilités ? Tirer sur des Israéliens ? Cela paraît impensable. Et si le Hezbollah reprend ses provocations ?" (04.09.2006)

L'Express - France

Le chroniqueur Bernard Guetta juge que le Moyen-Orient représente une "chance de rebond" pour l'Europe. "On la disait morte, peu susceptible, en tout cas, de ressusciter avant longtemps. Entre sa panne institutionnelle et ses innombrables divisions, l'Union européenne avait tout, c'est vrai, d'un rêve perdu, mais la voilà soudain épine dorsale de la force d'intervention au Sud-Liban, occupant une place que personne d'autre qu'elle ne pouvait ou ne voulait prendre. (...) Quelles conclusions en tirer ? La première est qu'une seule superpuissance ne suffit décidément pas. (...) Il faut être au moins deux, en fait plus, mais deux au moins, pour organiser ce siècle, et seule l'Europe est, à la fois, assez proche et différente de l'Amérique. La deuxième conclusion est que l'Union perdra cette chance de s'imposer en acteur mondial si elle ne sait pas profiter de cette occasion pour augmenter ses capacités militaires." (04.09.2006)

Delo - Slovénie

"L'Union européenne va-t-elle enfin sortir de l'ombre ?" s'interroge Bozo Masanovic en référence à l'engagement militaire européen au Liban. "Même si cela peut sembler cynique, le fait de se poser en intermédiaire de premier plan dans le sauvetage politique du Liban est une occasion inespérée pour l'UE (...). L'acceptation de cette intervention renforce la volonté des Européens de s'affirmer en acteurs importants de la scène internationale devant les Etats-Unis. Cet engagement devrait mettre du baume au coeur de l'Union, dont les ambitions étaient jusque-là peu réalistes, et qui ne s'est pas encore remise de l'échec du Traité constitutionnel". (04.09.2006)

La Repubblica - Italie

Grâce à sa situation géographique, l'Italie a un rôle à jouer. A condition de ne pas s'éparpiller, elle peut faire office de pont entre l'Union européenne et le Moyen-Orient, estime le journaliste et écrivain spécialiste de l'islam, Renzo Guolo. Et de citer : "la mission au Liban, l'intense activité diplomatique dans le conflit israélo-palestinien, le souhait de participer au groupe 5+1 qui traite du nucléaire avec Iran, le nouvel intérêt pour l'Egypte, charnière entre le Maghreb et les pays du Moyen-Orient et pays clé pour l'avenir de la région (...). L'Italie redécouvre la Méditerranée et le Moyen-Orient comme lieux clés de sa politique étrangère et de sa sécurité nationale. Notre pays est à la croisée des anciens et des nouveaux conflits, des fondamentalismes, des migrations de masse et de la possible prolifération des armes nucléaires (...). Pour pratiquer une politique d'apaisement, il faut une concertation et une répartition des rôles et des devoirs avec les autres pays européens." (04.09.2006)

RÉFLEXIONS

El Correo - Espagne

La prise de conscience de Günter Grass

Les écrivains espagnols Miguel Escudero et Blanca Alvarez défendent l'attitude de l'écrivain allemand Günter Grass, qui n'a révélé que récemment son passé de Waffen SS. Ils comparent sa situation à celle d'un jeune Espagnol qui se serait engagé dans l'armée sous la dictature de Franco. Selon leur analyse, entre ceux qui confessent et ceux qui oublient, il y a une différence : la conscience. Comme le soldat espagnol qui pleure à l'heure de la retraite en repensant à l'époque où il s'est engagé, "Günter Grass a confessé s'être engagé dans sa jeunesse, à 15 ans, au milieu de l'horreur. Un geste contre l'oubli, comme une demande de pardon pour les erreurs passées. (...) N'oublions pas que chez nous d'anciens dirigeants au passé franquiste profitent de leur retraite de ministre, pour 'services rendus à la nation'." (04.09.2006)

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Les Echos - France

Ralf Dahrendorf et la "fin des Lumières"

Dans un article diffusé par l'association Project Syndicate, le sociologue allemand Ralf Dahrendorf explique que le succès rencontré par le populisme est dû à une crise des partis politiques. "Le temps est loin où la vie politique des vieilles démocraties était dominée par deux grands partis, l'un d'orientation sociale-démocrate et l'autre proche du centre droit. (...) Le déclin des partis reflète le déclin des classes. Le prolétariat et la bourgeoisie ont disparu. Ils ont été remplacés par une classe moyenne, encadrée d'un côté par une élite constituée des très riches et de l'autre par un sous-prolétariat. La structure même de la société s'est fragilisée. (...) Les dirigeants populistes proposent des solutions qui font fi de la modération que l'on trouve dans les politiques centristes et dans un internationalisme qui cherche à promouvoir la paix et la prospérité. On peut se demander si l'on assiste non pas à la fin de l'Histoire, mais à la fin d'une période éclairée, peut-être même à la fin des Lumières". (04.09.2006)

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POLITIQUE

Lidové noviny - République tchèque

Un gouvernement conservateur en République tchèque ?

La crise politique tchèque vient d'atteindre un nouveau palier. Pour autant, un dénouement n'est pas encore d'actualité. Le Président Vaclav Klaus doit nommer aujourd'hui un cabinet minoritaire dirigé par le Premier ministre conservateur Mirek Topolanek. Cependant, on est en droit de se demander si le cabinet survivra au vote de confiance du Parlement. Pour Martin Zverina, "l'objectif du Parti démocratique civique de Topolanek est clair : organiser de nouvelles élections. Un rejet du gouvernement par le Parlement pourrait être considéré comme une première étape". Toutefois, Vaclav Klaus a toujours la possibilité de charger l'ancien Premier ministre Jiri Paroubek, perdant des élections, de former le gouvernement en cas d'échec de Topolanek et même en l'absence de nouvelles élections - il ne manque qu'une voix aux sociaux-démocrates et aux communistes pour obtenir la majorité. "Le danger serait alors que les sociaux-démocrates aillent pêcher des voix à droite et forment un gouvernement avec les communistes pour les quatre années à venir". (04.09.2006)

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Trybuna - Pologne

Horst Köhler critiqué par Jaroslaw Kaczynski

Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a violemment critiqué l'apparition du président allemand Horst Köhler à la journée des expulsés allemands. "Cela s'inscrit dans une série d'événements inquiétants qui ont eu lieu en Allemagne récemment", a commenté Kaczynski quelques heures après le discours de Köhler, dans lequel le président allemand a appelé au renforcement du dialogue entre l'Allemagne et la Pologne. Malgorzata Barwicka condamne le comportement du Premier ministre polonais. "Pour Jaroslaw Kaczynski, la participation de Köhler à la rencontre de l'Association des expulsés est un événement inquiétant. Il est à parier qu'il n'a pas entendu le discours de Horst Köhler (...). Il faut vraiment faire preuve de mauvaise volonté pour ne pas y voir un nouvel appel au dialogue avec la Pologne, comme Berlin le répète depuis plusieurs mois à notre adresse. Dans les relations humaines et interétatiques, on ne peut pas se contenter de parler, il faut aussi écouter". (04.09.2006)

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La Libre Belgique - Belgique

La Belgique modèle de tolérance

Dans une interview réalisée par Stéphanie Bocart et Christian Laporte, le ministre-président de Bruxelles, Charles Picqué, réagit aux propos controversés d'Yves Leterme, ministre-président de la Flandre, tenus le 17 août dans les colonnes du quotidien français 'Libération'. "Dire que la Belgique n'a pas de valeur en soi, c'est oublier qu'elle est historiquement l'incarnation d'un pragmatisme bon enfant qui a rendu possible un esprit de tolérance et une gestion des diversités. C'est même cela qui a fait la valeur ajoutée d'une Belgique qui anticipait la construction européenne... Leterme a franchi une ligne rouge en affichant à l'étranger une hostilité communautaire qui fragilise déjà tellement notre image internationale. C'est très mauvais pour l'image de la Belgique. Et de la Flandre qui fait montre de peu de tolérance." (04.09.2006)

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The Times - Royaume-Uni

L'exemple démocratique suisse pour le Royaume-Uni

La chroniqueuse Saira Kahn s'intéresse à un système où la population est moins détachée de la politique qu'au Royaume-Uni. "La Suisse a un taux de participation politique plus élevé que n'importe quelle autre démocratie avancée. Dans les enquêtes internationales, les scores de la Suisse en termes de satisfaction des votants sont impressionnants. De nombreux observateurs considèrent que c'est la conséquence directe du système de démocratie directe. Les citoyens suisses ont le droit de demander un référendum sur n'importe quel sujet à condition de recueillir suffisamment de signatures. (...) Je suis convaincue que le Royaume-Uni devrait s'inspirer du système suisse. C'est la solution à la crise croissante de légitimité à laquelle sont confrontés nos dirigeants politiques. Le monde a changé. Le Royaume-Uni est une société perfectionnée du XXIe siècle, mais nous devons encore nous accommoder d'un système démocratique limité et indirect datant du XIXe siècle." (04.09.2006)

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Postimees - Estonie

L'Estonie cherche à jouer un "plus grand rôle"

D'après Enn Soosaar, si les huit pays d'Europe de l'Est qui sont entrés récemment dans l'Union européenne et dans l'OTAN ont fait de nombreux progrès, il n'y a pas eu de véritable bond en avant. "L'Estonie a joué un rôle majeur dans la chute de l'Union soviétique et dans les changements qui ont suivi. Notre Révolution en chantant soutient la comparaison avec la Révolution de velours en République tchèque et la chute du Mur de Berlin. Plus tard, le rôle de pionnier du pays dans l'application de réformes courageuses a ouvert la porte de l'UE et de l'OTAN à de nouveaux pays, ainsi que l'avaient prévu initialement Bruxelles et Washington. Aujourd'hui, l'Estonie a besoin de retrouver la volonté d'entreprendre. Le défi est aussi sérieux qu'il est séduisant : l'Estonie pourrait retrouver un rôle important". (04.09.2006)

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ÉCONOMIE

Diena - Lettonie

Débat sur la pénurie de main d'oeuvre en Lettonie

La Lettonie, et plus particulièrement sa capitale Riga, commencent à souffrir cruellement de la pénurie de main d'oeuvre. Or, contrairement à l'Estonie et à la Lituanie proches du plein-emploi, la Lettonie possède encore un taux de chômage de près de 7%. La proportion de non-Lettons dans la population étant supérieure à 30%, le projet de faire appel à la main d'oeuvre étrangère, par exemple ukrainienne, est vivement controversé. Pour Mareks Niklass, l'immigration n'est pas l'instrument approprié. "Nous avons à notre disposition d'autres solutions que nous n'avons pas encore sérieusement envisagées. La Lettonie souffre d'une productivité faible, équivalente à un tiers de celle des anciens pays membres de l'UE. Dans les domaines tels que l'agriculture et le travail du bois, le seul moyen d'être compétitif est de conserver des bas salaires. Plus les salaires seront élevés, plus dure sera la concurrence pour les chefs d'entreprise. La seule façon pour eux d'augmenter la productivité est de renoncer à une utilisation extensive de la main d'oeuvre et de miser moins sur le travail manuel, et plus sur la mécanisation". (04.09.2006)

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SPORT

El Mundo - Espagne

L'Espagne championne du monde de basket-ball

Le chroniqueur Jorge de Esteban se réjouit de la victoire de l'Espagne contre la Grèce (70 à 47) lors du championnat du monde de basket-ball dimanche 3 septembre. Il considère cette victoire comme la preuve que l'Espagne doit rester une nation et ne pas céder aux velléités régionalistes du Pays basque ou de la Catalogne. "Cette équipe de jeunes espagnols issus de différentes communautés autonomes, a montré que le maillot rouge qu'ils portent a un sens pour eux et pour leurs milliers de fans. Ils ont montré que dans un sport collectif, l'union est plus forte que les individualités. (...) Ils ont prouvé qu'il ne peut y avoir qu'une sélection espagnole et non pas basque ou catalane, comme le voudraient ces régions. Ils ont montré à quel point il est ridicule que l'hymne national espagnol n'ait aucune parole, de peur de heurter les sensibilités nationalistes, nous empêchant ainsi de chanter lorsque l'Espagne remporte une victoire internationale." (04.09.2006)

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CULTURE

Gazeta Wyborcza - Pologne

Une exposition en mémoire des Juifs polonais

L'exposition photographique 'Images des Juifs polonais. Je vois encore leurs visages', organisée par la fondation Shalom, ouvre le festival de culture juive de Varsovie. L'exposition a parcouru l'Europe, les Etats-Unis et Israël au cours des dix dernières années. Dorota Jarecka recommande de la visiter. "En 1994, Golda Tencer (responsable de la fondation et directrice du théâtre juif de Varsovie) a appelé les Polonais à envoyer à la fondation des photographies de juifs polonais prises avant-guerre. Le résultat a dépassé toutes les espérances, avec l'envoi de plus de 9 000 photographies. Elles témoignent du doux rythme de la vie quotidienne, de l'école, du travail. Beaucoup d'images ont été prises en studio, d'autres à l'air libre ou à la maison. Tous les clichés, y compris ceux qui ont été pris avant la guerre, parlent de l'Holocauste. Lorsque c'est possible, ils sont accompagnés d'un nom ou d'une courte biographie du sujet, de son auteur ou de son dépositaire. La plupart sont des portraits de personnes qui ont été assassinées. Cette exposition est un recueil de mémoire". (04.09.2006)

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COULEURS LOCALES

The Guardian - Royaume-Uni

Le déclin de la cravate

"La proportion d'hommes qui achètent une cravate pour aller travailler a considérablement diminuée de 70 % en 1996 à seulement 56 % actuellement," révèle un rapport cité par Kathryn Hughes. Elle analyse "le déclin de l'équivalent vestimentaire de l'appendice, un morceau de tissu complètement désuet, et hérité d'une phase bien plus ancienne de l'évolution. Le rejet de la cravate sort symboliquement l'homme de la zone de combat et le place dans une position permanente de neutralité. Cela est apparemment préjudiciable dans une cour de justice, ce qui explique pourquoi les procureurs et les avocats achètent plus de cravates que les autres hommes. Cependant, dans un environnement d'équipe comme dans une agence de pub, ou même dans un centre d'appels téléphoniques, c'est probablement une bonne chose que les gens ne se sentent pas constamment en situation de duel. (...) En refusant d'être noués de cette manière, les membres des professions 'post-industrielles' signalent que leur monde est celui de la démocratie interactive et sans hiérarchie." (04.09.2006)

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CHOUX DE BRUXELLES

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La répartition des subventions européennes

Alexander Hagelüken soutient la dernière initiative de la Commission européenne, qui vise à obliger l'ensemble des pays européens à publier le montant des subventions dont ils bénéficient. Le journaliste critique la frilosité du ministre allemand de l'Economie Michael Glos vis-à-vis du projet. "Pour la première fois, Bruxelles veut publier les noms de tous les bénéficiaires de subsides. La révélation d'anomalies en Grande-Bretagne démontre les avantages de la transparence : la reine d'Angleterre et un nombre indéterminé de comtes perçoivent plusieurs centaines de milliers de livres pour leurs terres. Et les groupes alimentaires touchent des sommes encore plus colossales de Bruxelles. La donne ne devrait pas être différente en Allemagne et en France. Les millionnaires touchent des millions de subsides : la prise de conscience par l'opinion publique de cette réalité devrait enfin donner lieu à un véritable débat. Ce ne sont pas les petits agriculteurs qui profitent le plus des chèques de l'Europe, mais les entreprises et les grands propriétaires terriens". (04.09.2006)

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