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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 05.09.2006

 

À LA UNE

Quelle coopération européenne sur l'immigration clandestine ?

Madrid a lancé un nouveau cri d'alarme après l'arrivée de près de 1 500 clandestins ce week-end sur les côtes des îles Canaries. Les autorités espagnoles demandent aux pays membres de l'UE de fournir plus de moyens pour lutter contre ce problème, qui touche aussi directement l'Italie et Malte. » suite

Extraits des publications suivantes:
Diario Sur - Espagne, Le Monde - France, 24 heures - Suisse

Diario Sur - Espagne

Le quotidien regrette que malgré des appels à l'aide réitérés, l'Espagne ne "pourra pas compter sur beaucoup plus de soutien de la part des institutions européennes. En raison de l'impossibilité d'avoir toutes les compétences [dans ce dossier], de l'absence de financement suffisant et de volonté politique de Bruxelles - des éléments auxquels il faut ajouter la faible influence politique de l'Espagne dans l'UE au cours des deux dernières années -, il est fort peu probable que l'on réussisse à européaniser un problème qui a pourtant une dimension transnationale réelle. (...) Conséquence logique, l'Espagne commence à durcir le ton de ses déclarations face au problème de l'immigration clandestine. Mais cela ne servira à rien si ces déclarations ne sont pas accompagnées d'une réflexion sur l'efficacité des politiques et des mesures appliquées". (05.09.2006)

Le Monde - France

"L'afflux continuel d'immigrants africains dans les îles Canaries, mais aussi à Malte et en Sicile, constitue un redoutable baptême du feu pour la nouvelle agence européenne Frontex", note le journaliste Philippe Ricard, qui s'est rendu à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE samedi 2 septembre à Lappeenranta, en Finlande. "La mission de Frontex est de coordonner les efforts de coopération entre les Vingt-Cinq aux frontières extérieures de l'Union. Encore faut-il que des moyens soient mis à sa disposition. (...) L'agence doit consacrer pour le moment l'essentiel de ses effectifs - 65 personnes - aux deux missions menées en Méditerranée. (...) Les responsables de Frontex regrettent que seule une poignée d'Etats membres - l'Italie, le Portugal, l'Allemagne, la Finlande, et la France - aient répondu à leurs sollicitations pour venir en aide aux autorités espagnoles". (05.09.2006)

24 heures - Suisse

Selon Brunson McKinley, directeur général de l'Organisation internationale des migrations (OIM) interviewé par Aude Marcovitch, "il ne s'agit pas d'une explosion du nombre de migrants, mais d'une plus grande visibilité de leurs tentatives pour entrer en Europe. Peu à peu, l'UE a fermé les voies traditionnelles d'entrée sur son territoire [notamment le détroit de Gibraltar], poussant les passeurs à utiliser des routes plus périlleuses. Avec les conséquences dramatiques que l'on connaît. (...) La majorité de ces travailleurs migrants ne souhaitent pas s'établir dans le pays hôte, ils veulent gagner de l'argent, épargner et rentrer chez eux. (...) Nous pensons qu'il faut se diriger vers un système de migrations choisies. Il existe des vides de main-d'œuvre dans de nombreux secteurs économiques en Europe : la santé, la construction, l'agriculture, la restauration. Il s'agit donc d'organiser les migrations en fonction des besoins des pays hôtes". (05.09.2006)

RÉFLEXIONS

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Slavoj Zizek et les films sur le 11 septembre

A l'occasion des sorties des films 'United 93', de Paul Greengrass, et 'World Trade Center', d'Oliver Stone, qui marquent le cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le philosophe slovène Slavoj Zizek se demande où en est le monde, cinq ans après. Les deux films "témoignent d'une grande réserve, tant dans leur position que dans la représentation du contexte politique. Ni les passagers du vol United 93, ni les policiers du World Trade Center, ne saisissent le contexte des événements. Ils se retrouvent soudain victimes d'une situation effroyable qu'ils doivent gérer au mieux. Ce défaut de 'classement cognitif' joue un rôle central : les deux films montrent des gens ordinaires marqués par l'irruption brutale dans leur vie d'une histoire représentée de manière abstraite, telle une réalité invisible mais douloureuse (...). Le message idéologico-politique de ces films réside justement dans l'absence de message politique. Et cette absence naît d'une confiance aveugle dans le gouvernement américain : 'Lorsque l'ennemi attaque, chacun doit faire son devoir, c'est tout (...)'". (05.09.2006)

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La Stampa - Italie

Giovanni De Luna et la génération 1968

Lors d'un discours devant les militants de son parti (UMP), le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a sévèrement critiqué la génération de mai 1968, qu'il accuse d'être à l'origine de la débâcle de l'école. Giovanni De Luna, professeur d'Histoire à l'université de Turin, accuse le leader politique français d'instrumentaliser cyniquement l'idéologie de l'époque, la liberté sexuelle, le soutien au maoïsme et au castrisme, les comportements insouciants... Il explique ce qu'est devenue cette génération en Italie, et sa difficulté à laisser la place aux jeunes. "Pour les soixante-huitards, la jeunesse avait une dimension existentielle, dégagée des contraintes imposées par l'état civil (...). Les militants de 68 n'ont jamais su comment dire adieu à leur jeunesse, il en a dérivé une sorte de sortilège qui les a condamnés à rester toujours jeunes, comme prisonniers d'un passé qui ne passe pas. Cette éternelle jeunesse rend plus difficile la rupture, et risque de mettre un frein au relais naturel entre les jeunes et les vieux". (05.09.2006)

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POLITIQUE

Népszabadság - Hongrie

Les Etats-Unis et l'Europe de l'Est pendant la Guerre froide

Dans le cadre du débat entourant le cinquantième anniversaire du soulèvement antisoviétique, la Hongrie se penche sur le rôle que les Etats-Unis ont joué. Les Américains n'entendaient aucunement empêcher la division de l'Europe pendant la Guerre froide, selon la thèse développée par Charles Gati, historien à l'université John Hopkins (JHU), dans son dernier ouvrage intitulé 'Les illusions perdues'. L'historien américain d'origine hongroise John Lukacs partage ce point de vue. "En dépit d'une hostilité franche et souvent exagérée à l'égard du communisme, le gouvernement d'Eisenhower [président américain] et Dulles [secrétaire d'Etat] n'avait nullement l'intention de changer quoi que ce soit au découpage de l'Europe. Au contraire : la répression brutale du soulèvement hongrois de 1956 par l'Union soviétique les arrangeait". Selon John Lukacs, les Américains auraient pu proposer à Moscou "de retirer leurs troupes d'un pays d'Europe de l'Ouest ou du Sud en échange du retrait des troupes soviétiques de Hongrie. Cette alternative était connue d'Eisenhower, mais non souhaitée". (02.09.2006)

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Le Figaro - France

L'engagement opportun de la Turquie au sein de la FINUL

Le Parlement turc se réunit ce mardi 5 septembre en session extraordinaire pour décider de l'envoi de troupes au Sud-Liban aux côtés des Européens. "Cet engagement rappelle à l'Europe que la Turquie est un allié utile", explique la chercheuse britannique Kirsty Hughes, auteur d'un rapport sur les négociations d'adhésion entre la Turquie et l'UE, dans un entretien avec Alexandrine Bouillhet. "Cela démontre, à ceux qui en doutent, l'intérêt d'avoir un grand pays musulman au sein de l'Union européenne. On a souvent affirmé que la Turquie était un pont entre l'Orient et l'Occident. Cette image est un peu galvaudée, mais elle correspond à une réalité. (...) En prenant cette décision, malgré l'opposition de la rue, le gouvernement turc a certainement en tête la volonté d'améliorer le climat des négociations avec l'Union, déplorable depuis six mois". Le Parlement européen a en effet adopté, lundi 4 septembre, un rapport très critique sur l'avancée des réformes en Turquie. (05.09.2006)

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Delfi - Lituanie

La coopération russo-européenne en question

L'UE envisage de signer un 'Traité fondamental' avec la Russie en 2007 [qui remplacerait l'actuel Accord de partenariat et de coopération], une option défendue par la Finlande et l'Allemagne qui veulent renforcer la coopération russo-européenne. Arunas Grazulis rappelle que cet objectif est loin de faire l'unanimité au sein de l'UE, comme l'a rappelé le ministre finlandais des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères qui s'est déroulée ce week-end à Lappeenranta. De nombreux pays européens de l'Est mettent en avant les dangers de la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. "La Lituanie n'est pas seule - elle fait partie de ce 'bloc' qui possède une certaine expérience des relations avec la Russie. Les diplomates lituaniens vont avoir fort à faire pour convaincre leurs partenaires européens. Or, le temps joue contre nous (...). Dès aujourd'hui, la Lituanie doit énoncer ses priorités et se chercher activement des alliés avant la rencontre informelle des dirigeants européens prévue en octobre". (05.09.2006)

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The Economist - Royaume-Uni

L'approche néerlandaise du multiculturalisme

A l'occasion de la sortie du dernier ouvrage de Ian Buruma ('Murder in Amsterdam'), qui évoque le meurtre du documentariste néerlandais Theo van Gogh par un extrémiste musulman, l'hebdomadaire consacre un éditorial à la tolérance aux Pays-Bas. "D'ici 2020, les minorités ethniques deviendront majoritaires dans les quatre villes de la conurbation du Randstad (Amsterdam, La Haye, Rotterdam et Utrecht). En préservant leur tradition de tolérance, les Néerlandais ont, à l'instar des Britanniques, adopté le 'multiculturalisme' envers les immigrés, contrairement aux Français qui ont toujours prêché 'l'assimilation'. Pim Fortuyn [leader populiste assassiné en 2002] a remis cela en cause. Il ne l'a pas fait pour des motifs racistes (en tant que gay déclaré, il a toujours parlé avec affection des jeunes Marocains) ni même parce que, comme il le déclarait, 'les Pays-Bas sont pleins'. Son argumentation consistait plutôt à dire que ceux qui habitent son pays devraient apprendre à se conformer à ses moeurs culturelles et sociales, et se faire virer s'ils s'y refusent. Ce message visait les musulmans, dont les attitudes envers les femmes, les homosexuels et la liberté d'expression sont, disons, anti-néerlandaises." (05.09.2006)

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Rzeczpospolita - Pologne

Projet d'installation d'une base américaine en Pologne

D'après les informations du quotidien, les Etats-Unis ont choisi d'installer une base de leur système de bouclier anti-missiles en Pologne. En contrepartie, Washington pourrait cofinancer la construction d'oléoducs et de gazoducs entre l'Asie centrale et la Pologne et livrer des missiles Patriot au gouvernement de Varsovie. Le député de l'opposition Bronislaw Komorowski, de la Plate-Forme civique (PO, libéraux), appuie la stratégie du gouvernement. "La Pologne doit développer son propre système de défense anti-missiles. Les négociations sur la création d'une base américaine sont une bonne occasion d'en poser les fondements. Ce doit être une priorité absolue du gouvernement polonais. Si les Américains installent une base en Pologne, il faudra que quelqu'un se charge de sa sécurité. Si ce ne sont pas les missiles Patriot américains, ce seront les F-16 polonais. L'obtention de ce système de défense est un test de l'efficacité de la politique étrangère polonaise". (05.09.2006)

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Der Standard - Autriche

La réforme du système de santé autrichien

Depuis plusieurs semaines, le débat sur la réforme du système de santé autrichien accapare l'agenda politique avant les élections législatives [organisées le 1er octobre 2006]. Pour Alexandra Föderl-Schmid, "l'Autriche n'est pas un cas isolé. D'autres pays européens connaissent la même évolution démographique et le même problème de prise en charge des personnes âgées. Mais alors que tous les autres pays européens ont choisi d'aborder la crise de façon pragmatique, l'Autriche - les yeux rivés sur l'échéance électorale à venir - a opté pour la voie populiste, supposément populaire (...). Sept des quinze Etats membres de l'UE [avant l'élargissement de 2004] ont ouvert en grand leur marché de l'emploi. Le reste des pays se sont contentés de l'entrebâiller. Face à la pénurie de personnel de santé, la France, la Belgique et les Pays-Bas ont eu l'intelligence de faire d'emblée du domaine de la santé une exception. L'Autriche aurait pu suivre la même voie si les problèmes existants avaient fait l'objet d'un débat transparent dès le printemps. Le fait que l'Autriche ait opté, bien que tardivement, pour cette possibilité soutenue par la Commission européenne, témoigne d'un certain bon sens, même en période électorale". (05.09.2006)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Création en Allemagne d'un fichier antiterroriste centralisé

Après des années de lutte, les ministres de l'Intérieur de la République fédérale et des Länder sont tombés d'accord sur la création d'un fichier antiterroriste commun, censé faciliter la coopération des autorités dans la lutte contre le terrorisme. Peter Carstens ne cache pas sa déception. "Pendant des années, les ministres de l'Intérieur se sont battus sur le moindre détail de ce fichier (...). Des aspects importants de la lutte anti-terroriste font l'objet d'un traitement désordonné - les droits des étrangers, les critères de naturalisation, les rapports avec les concitoyens musulmans. Le fait que les ministres de l'Intérieur prennent des décisions sur la collecte de données, la surveillance vidéo, la législation sur la sécurité aérienne et maritime ou la recherche de suspects, ne signifie pas que la ministre fédérale de la justice [Brigitte Zypries] et ses homologues des Länder soient d'accord. Et cela ne veut pas dire que le Conseil constitutionnel ne peut pas intervenir. Pour obtenir quelque chose en Allemagne, il faut l'imposer dans les institutions, les partis et les groupes d'intérêt. C'est également valable dans le combat contre le terrorisme, qui ressemble fort à une guerre de position entre bureaucraties. La politique a longtemps omis de diriger et de canaliser la lutte antiterroriste". (05.09.2006)

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ÉCONOMIE

Tribune de Genève - Suisse

Une entreprise suisse instaure un quota de travailleurs étrangers

Arthur Grosjean estime que la décision de l'enseigne de grande distribution Migros de limiter le nombre d'employés étrangers brise un tabou en Suisse. "En instaurant un quota de 10 % à l'embauche des frontaliers et en l'assumant publiquement, Migros Genève a lancé un beau pavé dans la mare politique. Et ses conséquences n'ont pas tardé à se faire sentir. Désormais, une majorité de partis, notamment à droite, déclarent les chômeurs genevois prioritaires par rapport aux travailleurs venus de France voisine. (...) Ce discours est maintenant accepté par l'ensemble de la droite. Etonnant, dans la mesure où le credo libéral tend plutôt à ne s'attacher qu'aux compétences professionnelles des travailleurs indépendamment de leur provenance. Pourquoi ce changement de cap ? Parce que le chômage ne se résorbe pas rapidement à Genève alors que l'économie carbure." (05.09.2006)

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MÉDIAS

Trybuna - Pologne

Embauche controversée à la radio publique polonaise

Fin mars, l'essayiste Stanislaw Michalkiewicz avait provoqué un scandale en prononçant un commentaire antisémite sur Radio Maryja, station ultra-catholique proche du gouvernement. Une enquête pour injure et diffamation avait été ouverte avant d'être suspendue. La station publique Polskie Radio vient d'embaucher le journaliste incriminé. Marek Edelman, dernier dirigeant encore vivant du soulèvement du ghetto juif de Varsovie (1943), s'insurge violemment contre ce choix. "En prenant la décision d'engager un commentateur comme Monsieur Michalkiewicz, la station Polskie Radio se couvre de ridicule. La suspension des enquêtes à son encontre, au motif que ses propos ne représenteraient qu'une 'atteinte limitée à la société', est un scandale. Hélas, ce n'est pas le premier. Les tribunaux et les procureurs ne cessent de suspendre des enquêtes sur la propagation d'opinions antisémites. Je pense qu'ils sont partiaux et qu'ils se placent du côté des forces réactionnaires, et non du côté des gens normaux". (05.09.2006)

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SPORT

Kathimerini - Grèce

La leçon de l'équipe grecque de basket-ball

Après le brillant parcours lors du championnat du monde de basket de la Grèce, qui s'est inclinée en finale contre l'Espagne, le journal analyse les clés du succès dans une compétition internationale. "Le succès et la défaite n'ont rien à voir avec les gènes ou la taille d'un pays. De nos jours, les David ne perdent pas forcément. Ils gagnent lorsqu'ils ont des objectifs clairs et qu'ils travaillent en équipe. (...) Les Grecs ont atteint la finale car tous ont travaillé dur et de manière organisée. Les dirigeants et les joueurs ont su tirer profit de leur expérience internationale. Ils ne se sont pas contentés de parler des 'individualités de la Grèce' : ils ont étudié la manière utilisée par les autres équipes pour gagner, et l'ont appliquée. La victoire de vendredi [face aux Etats-Unis en demi-finale] représente un message qui dépasse cadre sportif. Nous pouvons obtenir de bons résultats dans le domaine de l'éducation, du tourisme, de l'économie, en procédant de cette manière, en réalisant un travail d'équipe planifié". (05.09.2006)

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CULTURE

El País - Espagne

Stephen Frears et la monarchie britannique

Le réalisateur britannique Stephen Frears a présenté au festival de la Mostra de Venise son film 'The Queen' ('La reine') consacré aux relations entre Elizabeth II et le Premier ministre Tony Blair. Interviewé par Daniela Creamer, il explique que Blair espérait "pouvoir faire changer les choses. Mais cela ne s'est pas déroulé comme il pensait. Et il s'est comporté comme un pantin lors des cinq dernières années. Il a commencé son mandat en manifestant son désir de faire des réformes, avec l'idée de moderniser l'Angleterre, mais est ensuite devenu un conservateur convaincu et fasciné par la Reine. (...) [La monarchie] est une institution absurde et antique. D'une certaine manière, la reine Elisabeth II a réussi à la faire fonctionner et c'est pour cela que les Britanniques la respectent et l'apprécient beaucoup. Cependant, je crois que les choses changeront drastiquement quand elle mourra". (05.09.2006)

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