Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 13.09.2006

 

À LA UNE

La volte-face de Madrid sur l'immigration

L'arrivée continue de clandestins en provenance d'Afrique a conduit le gouvernement espagnol à adopter un nouveau discours en matière d'immigration. Accusé d'avoir créé un 'effet d'appel' dans le pays, il affirme ne plus vouloir procéder à des régularisations massives d'immigrés en situation irrégulière. » suite

Extraits des publications suivantes:
Tribune de Genève - Suisse, Diario Sur - Espagne, Die Welt - Allemagne, Financial Times - Royaume-Uni

Tribune de Genève - Suisse

Gustavo Kuhn relève le changement de ton des autorités espagnoles. "L'Espagne a besoin d'immigrés, répétait-on inlassablement à Madrid, défendant ainsi la régularisation collective, en février 2005, de quelque 580 000 sans-papiers employés dans l'économie souterraine. Les études confirmaient : le pays doit son 'boom économique' à ses nouveaux arrivants. Sans eux, pas de 'croissance galopante'. Sans eux, l'Espagne accuserait même une récession, affirmait dernièrement un rapport de la banque Caixa Catalunya. Comme presque partout en Europe d'ailleurs. Mais le choc des images aura été plus fort que le poids des données. La vague, sans précédent, des 'cayucos', qui ont débarqué en un mois et demi quelque 5000 'Subsahariens' sur les plages des Canaries a eu un impact très fort". (13.09.2006)

Diario Sur - Espagne

Pour le quotidien, "le brusque revirement du gouvernement en matière d'immigration est dû au fait que les sondages commençaient à refléter le mécontentement de l'opinion publique par rapport à la gestion désastreuse de l'un des problèmes qui inquiète le plus la rue. (...) Il ne fait pas de doute que la capacité d'assimilation des étrangers d'une société comme la nôtre n'est pas illimitée, et qu'à partir d'une quantité déterminée l'intégration devient impossible. Si on envisage le problème sous cet angle, on arrive à la conclusion que la fermeté face à l'entrée de clandestins est, en ce moment, indispensable. Et on comprendra ainsi plus facilement qu'il faut préparer des mesures fortes afin de garantir que l'immigration puisse devenir, à l'avenir, un phénomène contrôlable par l'administration et pour parvenir à ce que les pays de départ collaborent en alimentant les flux selon les possibilités offertes par le marché du travail". (13.09.2006)

Die Welt - Allemagne

"Le gouvernement espagnol est resté trop longtemps inactif face à la transformation des îles Canaries en plaque tournante de la traite des êtres humains", critique Manfred Pantförder. "Au cours des dernières années, y compris sous le gouvernement Aznar, l'Espagne a fourni des papiers à plusieurs centaines de milliers d'immigrés clandestins. Zapatero souhaite aujourd'hui mettre un terme à ces régularisations, et cherche pour cela l'appui du Parti populaire de l'opposition. Cette nouvelle action commune aux socialistes et aux conservateurs, qui se sont combattus farouchement ces dernières années, montre bien tout l'impact d'une immigration désordonnée sur le climat social. La nouvelle politique de tolérance zéro souhaitée par Zapatero est d'urgence nécessaire pour l'Europe. Car les îles Canaries sont la nouvelle porte d'entrée des immigrés pour accéder à l'ensemble de l'UE". (13.09.2006)

Financial Times - Royaume-Uni

"De l'Ouest londonien au Rio Grande, en passant par les îles Canaries, plus personne ne croit que les hommes politiques ont la capacité ou la volonté de réglementer l'immigration", note Gideon Rachman, rédacteur en chef du service étranger. "Nous avons toutes les raisons d'être sceptiques. Aux Etats-Unis, le renforcement des frontières a rendu plus difficile, dangereuse et coûteuse l'entrée illégale sur le territoire – mais n'a apparemment pas modifié les chiffres en profondeur. En 2005, l'Espagne a accordé l'amnistie à plus de 500 000 immigrés clandestins. Il semble que cela ait encouragé davantage de désespérés à mettre la barre sur les côtes espagnoles. Et maintenant les Espagnols parlent d'expulser en masse. (...) La réponse appropriée ne consiste pas à demander hypocritement que l'on sévisse contre l'immigration. Elle est de créer plus de voies pour l'immigration légale d'ouvriers en tout genre. Sans vraiment le vouloir, c'est ce qu'a fait l'UE lors de son dernier élargissement aux pays d'Europe de l'Est." (12.09.2006)

RÉFLEXIONS

The Guardian - Royaume-Uni

A. Sivanandan et les sociétés multiculturelles

"Utiliser les mots 'intégration' et 'assimilation' comme synonymes ne revient pas seulement à faire un mauvais usage de la langue et à confondre les concepts, mais également à dissimuler certaines pratiques", écrit A. Sivanandan, directeur de l'Institute of Race Relations (IRR), basé à Londres. "L'intégration permet la coexistence des cultures minoritaires avec la culture majoritaire. L'assimilation suppose l'absorption des cultures minoritaires par la majorité. Le but de l'assimilation est de former une société monoculturelle, voire monoconfessionnelle. L'intégration, au contraire, vise à constituer une société multiculturelle et pluraliste. Allant à l'encontre de sa propre histoire, le Royaume-Uni a pris exemple sur le modèle d'une Europe monoculturelle et s'est abaissé au 'nativisme', en fusionnant le multiculturalisme avec le culturalisme et l'ethnicisme, l'assimilation avec l'intégration, et en vantant les valeurs britanniques au point d'exclure toutes les autres. Il a ainsi dessiné une société monolithique et un Etat centralisé." (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Rzeczpospolita - Pologne

Elzbieta Isakiewicz défend le patriotisme polonais

La journaliste et écrivain polonaise Elzbieta Isakiewicz répond aux détracteurs du patriotisme polonais. "La vieille Europe nous apprend à nous comporter en égoïstes car une telle attitude contribue au bien-être de la Communauté. Les essayistes n'ont pas lieu de verser des larmes et les responsables politiques n'ont pas lieu de lever les bras au ciel lorsque nous essayons d'obtenir quelque chose pour nous. Ils n'ont pas lieu non plus de répéter à la population de ne pas faire la mauvaise tête à l'Europe au motif que c'est mesquin, malavisé et que cela affaiblit notre position. Le projet de Constitution européenne n'était pas seulement néfaste pour la Pologne mais également pour l'ensemble de l'Europe. Il a donc fini à la corbeille car la domination de quelques Etats sur les autres était une bombe à retardement qui menaçait de faire sauter le processus d'intégration. Les membres frustrés et humiliés de l'Union la feront exploser tôt ou tard. La lutte pour les intérêts nationaux fait partie intégrante de la vie de la communauté et lui garantit une existence pacifique. Les Allemands et les Français ont le droit de défendre leurs intérêts, les Estoniens et les Polonais aussi". (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

El País - Espagne

Eduardo Lourenço loue le pacifisme européen

L'écrivain portugais Eduardo Lourenço analyse le rôle de l'Europe face à "l'empire occidental" américain. "'L'impuissance' européenne n'est pas seulement un élément négatif dans la perspective des relations entre les Etats-Unis et l'Europe. Cette 'impuissance' est aussi une sorte de sagesse tardive émanant d'un continent qui, après plusieurs péripéties suicidaires, est devenu le continent de la paix par excellence. C'est un continent de paix active, et non pas une zone protégée des conflits qui se tient à l'écart des maux qui touchent le monde, notamment de ceux qui affectent les zones dans lesquelles l'Europe a des responsabilités historiques impliquant des devoirs éthiques. Les Etats-Unis (...), qui ont tendance à intervenir chaque fois plus ouvertement sur le destin de la planète, présument de leurs forces. Car ils ne peuvent pas réaliser leur 'mission' providentielle sans l'accord implicite et le soutien de l'Europe, et ce même si elle ne semble être que leur subordonnée". (11.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Libération - France

Joseph E. Stiglitz dénonce le "verrouillage du savoir"

'Un autre monde, contre le fanatisme du marché', le nouvel ouvrage de l'Américain Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d'économie en 2001, est consacré aux dérives de la mondialisation. Son auteur explique à Christian Losson pourquoi les droits de propriété intellectuelle sont "parmi les pires dérives du capitalisme actuel. Parce qu'il est question de vie ou de mort, comme on le voit dans la lutte pour des copies de médicaments à bas prix. Les hommes ou les brevets ? La faute originelle : avoir laissé aux ministres du Commerce et aux multinationales le soin de façonner 'les trips' [les accords sur les droits de propriété intellectuelle touchant au commerce] en 1994. La propriété intellectuelle est intégrée au commerce, pas à l'environnement ni aux normes de travail. (...) Le libre accès au savoir - les tenants de l'architecture ouverte, comme Linux ou Mozilla le savent - tient du bien public mondial ! Une obligation morale". (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Les Echos - France

Le succès du blairisme en France

"Il y a quelque chose de paradoxal à voir aujourd'hui Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se disputer les dépouilles de Tony Blair au moment même où celui-ci se voit poussé vers la sortie par les siens, à mi-parcours de son troisième mandat", remarque Pierre de Gasquet dans une analyse. "Pourquoi le blairisme se vend-il soudainement mieux à l'export que sur son propre marché ? Sans doute parce que le champion du New Labour - même s'il se retrouve aujourd'hui en rupture de ban avec une partie de sa propre famille - reste encore perçu, à juste titre, comme un rénovateur en matière de communication politique. En se posant en sympathisants déclarés du pragmatisme blairiste, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal espèrent sans doute se démarquer de tout sectarisme en se donnant une image 'moderne'. Quitte à encourir le reproche des zigzags idéologiques ou du discours flou". (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Sme - Slovaquie

Une fausse agression a ravivé les tensions magyaro-slovaques

Les tensions nationalistes entre la Slovaquie et la Hongrie se sont envenimées récemment après l'agression présumée d'une étudiante slovaque d'origine hongroise. Elle avait déclaré avoir été attaquée par deux hommes qui lui reprochaient de parler hongrois dans la rue. Or, selon la police slovaque, cette agression n'a jamais eu lieu et l'étudiante aurait menti aux enquêteurs. Le Premier ministre slovaque Robert Fico a réagi aussitôt au rapport de police en déclarant que son gouvernement était victime d'une manipulation grossière. Pour sa part, le Parti des Hongrois de Slovaquie (SMK) remet l'enquête de la police en question. Pour Peter Javurek, "si les deux camps avaient déclaré dès le départ qu'ils étaient déterminés à combattre toute forme de racisme et de nationalisme - indépendamment de cette agression - la situation aurait été plus claire (...). Le problème reste la présence du chef du Parti national d'extrême droite, Jan Slota, au sein de la coalition de Robert Fico". (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Magyar Hírlap - Hongrie

Les rivalités nationalistes entre la Hongrie et la Slovaquie

Le journal hongrois commente les affirmations de la police slovaque, selon lesquelles l'agression d'une étudiante d'origine hongroise en Slovaquie n'était qu'une invention. Il rappelle que cet incident n'est pas le premier. L'hostilité qui règne d'un côté comme de l'autre est un triste spectacle que le gouvernement slovaque ne devrait pas tenter de maquiller. L'information révélée hier "va étayer la position officielle de la Slovaquie, selon laquelle les extrémistes des deux pays sont conjointement responsables de la crise. Le nationalisme slovaque ne serait qu'une réponse justifiée aux agressions hongroises. Toutefois, ce n'est pas la première agression raciste des extrémistes slovaques à l'encontre de la minorité hongroise. Le risque est que les victimes soient présentées comme des coupables ou des provocateurs". (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'inculture politique de la Hongrie

La nouvelle politique d'austérité de la Hongrie soulève des vagues dans le pays, le gouvernement et l'opposition s'accusant mutuellement de chercher à tromper les électeurs. Ulrich Schmid profite de l'occasion pour critiquer la politique hongroise. "Les adversaires se renvoient les reproches de fond. Ce cynisme déclaré semble être devenu caractéristique de la scène politique hongroise. Laszlo Akar, président du centre de recherche économique GKI, le confirme indirectement en affirmant qu'aucun parti ne peut remporter d'élections en Hongrie sans faire de promesses intenables. Tout parti qui dérogerait à ce principe prendrait de gros risques, comme l'ont clairement montré les années du postcommunisme. Dans un tel contexte, il est intéressant de voir que ces mêmes électeurs hongrois qui se font volontiers duper considèrent la classe politique comme une clique de menteurs et se détournent souvent de la politique. Se pourrait-il qu'une atmosphère aussi troublée soit la cause de la détresse des Hongrois, classés parmi les peuples les plus malheureux d'Europe dans une étude de la European Evaluation Society ?" (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Diena - Lettonie

Revalorisation du salaire minimum en Lettonie

Le gouvernement letton a décidé d'élever le salaire mensuel minimum de 130 à 170 euros par mois. Peteris Strautins trouve la mesure pertinente et rejette la critique selon laquelle elle risque d'attiser une inflation déjà record. "La lutte contre l'inflation ne doit pas être réalisée sur le dos des bénéficiaires du salaire minimum. Ce serait perfide et improductif. Le salaire mensuel moyen letton se situe autour de 430 euros par mois, et le salaire minimum ne représentera donc que 40 % de cette somme. Le principal risque d'une revalorisation du salaire minimum est l'exclusion des personnes les moins productives du marché du travail, ce qui entraînerait une hausse du chômage. Toutefois, un coup d'oeil sur les autres pays nous apprend qu'à ce niveau de salaire, le risque est faible". (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Gazeta Wyborcza - Pologne

Paris a perdu sa communauté artistique

Le Centre Pompidou, à Paris, consacre une exposition à l'artiste polonais Pawel Althamer, qui a également choisi d'inviter onze jeunes artistes de la région parisienne à présenter leurs oeuvres. Dans un entretien avec Dorota Jarecka, Pawel Althamer dénonce l'élévation des artistes au rang de stars. "Aujourd'hui, l'art est dominé par le vedettariat. D'un côté, on a les grands artistes, promus par les galeries et exposés par les grands musées. De l'autre, des artistes moins connus qui cherchent à les approcher. Le concept d'intégration est inconnu de ce milieu qui ne tolère que la coexistence, la solitude et la concurrence. Mon projet a pour objectif de renouer avec l'esprit bohème qui a quasiment disparu aujourd'hui. Je ne cherche pas à rassembler les snobs de Paris constitués en enclave inaccessible, mais à réunir un groupe d'amis qui se connaissent bien et s'aident mutuellement. Comme à l'époque des impressionnistes ou de Picasso. Cette tradition autrefois vivace en France a disparu aujourd'hui". (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

taz - Allemagne

La mort de l'historien Joachim Fest

L'auteur Alexander Cammann rend hommage à Joachim Fest, essayiste et biographe de Hitler. "Avec lui, la République perd son intellectuel conservateur le plus influent, qui incarnait comme nul autre la citoyenneté allemande après 1945 (...). Son intérêt obsessionnel pour la dictature nazie, développé dans de nombreux livres et essais, ne visait en aucun cas la disculpation, mais se voulait plutôt comme un programme de vaccination à destination de la bourgeoisie allemande : raconter Hitler pour exhorter les gens à ne jamais courber l'échine". Le journaliste souligne également le rôle considérable joué par Joachim Fest dans "la politisation et la revalorisation des rubriques d'opinion dans les médias allemands. Pendant vingt ans, il a marqué les débats intellectuels du pays au travers d'articles publiés dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). La 'querelle des historiens' (Historikerstreit) de 1986 sur la comparaison du nazisme et du stalinisme en est l'exemple le plus connu". (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

La Repubblica - Italie

La Biennale d'architecture de Venise

La Biennale d'architecture de Venise, qui s'est ouverte le week-end dernier, est consacrée cette année au thème "Ville, architecture et société". L'architecte italien Vittorio Gregotti se réjouit de ce choix. Il estime qu'il est temps de mettre fin aux cités invivables, à l'expansion sans fin des métropoles, particulièrement celles du tiers monde, et qu'il est préférable d'améliorer l'architecture déjà existante. "La cohésion sociale peut être améliorée grâce à une bonne planification urbaine (...), une bonne architecture, un bon système de transports, des formes urbaines compactes et supportables, des espaces publics bien dessinés. Tout cela, ajouté à une bonne gouvernance, peut contribuer à construire une meilleure société". (13.09.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu