Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 05.10.2006

 

À LA UNE

L'Irlande du Nord espère la fin du terrorisme

Une commission indépendante chargée de surveiller l'évolution des groupes paramilitaires en Irlande du Nord a publié mercredi 4 octobre un rapport dans lequel elle estime que l'Armée républicaine irlandaise (IRA) a abandonné toute activité terroriste. Londres et Dubin espèrent que cette étape ouvre la voie à un règlement définitif du conflit nord-irlandais. » suite

Extraits des publications suivantes:
The Irish Times - Irlande, The Independent - Royaume-Uni, El País - Espagne

The Irish Times - Irlande

"Ce remarquable état des choses démontre qu'il y a une vraie chance pour qu'une percée soit faite si les principaux acteurs politiques font preuve de bonne volonté au cours des sept prochaines semaines," souligne le quotidien. "Les réactions après la publication hier du rapport le confirment. Dublin et Londres sont emballés par ces résultats. Le Premier ministre Bertie Ahern y a vu un signe de la 'plus grande importance', soulignant que la situation a radicalement changé pour le mieux. Le Premier ministre britannique Tony Blair pense que 'la campagne de l'IRA est terminée.' (...) Les partis [catholiques et protestants] doivent être pleinement conscients qu'il n'y a pas que la patience d'Ahern et de Blair qui peut s'épuiser si la volonté politique vient à manquer. L'opinion publique en Irlande du Nord est désenchantée par les querelles et tergiversations incessantes entre eux. S'ils n'arrivent pas à s'entendre, ils perdront la sympathie du public." (05.10.2006)

The Independent - Royaume-Uni

Le journaliste David Mckittrick, qui couvre l'Irlande du Nord depuis 1971, croit que le rapport de Commission indépendante de surveillance (IMC) "met en lumière de façon fascinante comment l'IRA se détourne du terrorisme - parfois contre l'avis de certains de ses membres. L'IMC ouvre une fenêtre sur la manière avec laquelle les forces policières, militaires et sécuritaires irlandaises et britanniques examinent les activités de l'IRA. Ses rapports, forts en éléments de renseignement, sont maniés avec précaution. Mais le dernier d'entre eux dresse un portrait crédible de la transformation engagée par l'IRA, une organisation qui a tué environ 1 800 personnes au cours des dernières décennies. (...) Cette synthèse dense n'a pas été accueillie avec un appui unanime dans la communauté républicaine élargie, suscitant tensions et méfiance. Mais le rapport conclut en affirmant que la direction de l'IRA ne bifurquera pas et qu'elle sera capable de faire face aux désaccords." (05.10.2006)

El País - Espagne

Le quotidien tire des leçons de l'engagement de l'IRA à poursuivre sa lutte "par des moyens pacifiques et démocratiques. Cela ne signifie pas seulement ne pas tuer, cela veut aussi dire renoncer à menacer de le faire à nouveau dans le but d'obtenir des avantages politiques et accepter les règles du jeu démocratique, y compris celle de la pluralité de la société nord-irlandaise. On peut tirer des enseignements utiles de cette situation pour les négociations avec l'ETA [Organisation séparatiste basque]. Ce ne sont pas les institutions qui doivent s'adapter aux exigences du nationalisme violent. C'est à cette mouvance de renoncer à toute forme contrainte pour pouvoir participer à des institutions au sein desquelles elle pourra défendre ses idées de la même façon que les autres partis. Pour que ce processus ne capote pas, il faut réussir à combiner la disposition à écouter avec une attitude ferme face au chantage". (05.10.2006)

RÉFLEXIONS

Magyar Hírlap - Hongrie

Adam Michnik et le danger populiste

Dans une interview conduite par Zsolt Ivan Nagy, Adam Michnik, directeur de la publication du quotidien polonais 'Gazeta Wyborcza', dresse un bilan politique des quinze dernières années en Europe de l'Est. "Il y a certaines choses que nous ne sommes pas parvenus à contrôler, et nous n'avons pas su convaincre nos sociétés du danger que représente la nouvelle vague de populisme. Le populisme peut avancer indifféremment derrière le masque postcommuniste ou anti-communiste. Il arrive même que des populistes anti-communistes déterminés s'allient avec les populistes postcommunistes, comme cela a été le cas récemment en Pologne. C'est une triste époque pour l'ensemble du groupe de Visegrad [qui réunit la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque et la Hongrie]. Il nous faut établir un diagnostic clair de la situation et chercher un moyen de convaincre nos populations des mensonges du populisme. Or, seuls les intellectuels sont capables de mener à bien ce travail de persuasion". (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Der Standard - Autriche

Josef Kirchengast et le rôle des populistes dans une démocratie

"Les populistes sont un sismographe indispensable à la démocratie", écrit le chroniqueur autrichien Josef Kirchengast en référence aux succès obtenus par les populistes en Europe de l'Est et de l'Ouest. "Non seulement ils révèlent les problèmes en les exagérant, mais ils attirent l'attention sur des déficits démocratiques, notamment la relation dégradée entre les citoyens et leurs représentants. C'est pour cette raison que les démocraties européennes, de l'Est comme de l'Ouest, ont tant de mal avec les populistes. A l'Ouest, le problème toujours plus pressant de l'immigration et de l'intégration alimente les discours populistes. A l'Est, ce sont surtout les répercussions économiques et sociales des transformations qui ont suivi l'effondrement du communisme. Mais si les problèmes diffèrent, les solutions retenues pour venir à bout du populisme sont identiques. L'exclusion, l'intégration et la récupération des idées forment l'essentiel des tactiques censées désamorcer les mouvements populistes. Elles se recoupent en partie. Toutes ont en commun d'avoir une portée limitée, quand elles ne sont pas contre-productives". (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Monde - France

Daniel Barenboïm défend le rôle de l'art dans la société

Le quotidien reproduit une tribune, déjà publiée par d'autres médias, du chef d'orchestre israélien Daniel Barenboïm qui regrette la déprogrammation par le Deutsche Oper Berlin de l'opéra 'Idoménée' par crainte d'offenser les musulmans. "L'art n'est ni moral ni immoral, ni édifiant ni offensant ; c'est notre réaction devant lui qui le rend tel ou tel dans notre esprit. Notre société considère de plus en plus la controverse comme un élément négatif ; pourtant, les différences d'opinion et la différence entre le contenu et la perception qu'on en a constituent le fondement même de la créativité. (...) En nous censurant nous-mêmes sur le plan artistique par peur de choquer un groupe particulier d'individus, (...) nous insultons de fait l'intelligence d'un grand nombre de musulmans en les privant de la possibilité de démontrer leur maturité intellectuelle." (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Lietuvos Rytas - Lituanie

L'Europe, un modèle d'intégration

"Chaque nouvel élargissement de l'UE réveille le débat sur les frontières de l'Europe", commente Egidijus Vareikis, qui s'intéresse à l'entrée prochaine de la Roumanie et de la Bulgarie. "On en a rarement parlé jusqu'à présent, mais l'intégration européenne fait l'admiration des autres continents. Jusqu'à présent, aucun projet d'intégration de ce type n'a vu le jour ailleurs qu'en Europe de l'Ouest, malgré toute l'énergie déployée par certains pour y parvenir (...). L'Europe est une entité politique et économique unique qui s'appuie plus sur des valeurs universelles que sur la géographie. C'est pourquoi l'Ukraine, la Turquie ou d'autres pays pourraient, un jour, devenir membres de l'Union européenne". (04.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Vasabladet - Finlande

La social-démocratie européenne en crise ?

Dennis Rundt se demande si une crise générale de la social-démocratie européenne ne serait pas en train de se dessiner après la défaite électorale des sociaux-démocrates en Suède. "Les sociaux-démocrates européens se trouvent face à un dilemme idéologique. La mobilité individuelle et sociale, ainsi que l'augmentation du niveau de vie, ont conduit les travailleurs à tourner le dos à la politique des classes. La social-démocratie est née de l'organisation d'une classe ouvrière qui voulait changer la société. Or, c'est l'inverse qui s'est produit. Ce sont la société et le capitalisme qui ont changé la classe ouvrière. Celle-ci n'est plus aujourd'hui foncièrement progressiste, et se montre même réactionnaire sur de nombreux sujets, tels que l'immigration ou la liberté de circulation. Les élections qui ont eu lieu récemment au Danemark, en Allemagne ou en Suède révèlent ce dilemme - et témoignent d'un recul de la vieille social-démocratie européenne". (04.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Rzeczpospolita - Pologne

Les relations russo-polonaises

La politologue russe Irina Kobrinska, membre de l'Académie des sciences russe, étudie les stratégies choisies par la Pologne et la Russie dans leurs relations bilatérales. "Nos relations ne devraient pas changer dans un avenir proche. Ce seront toujours les relations d'un grand pays d'Europe de l'Est, membre de l'UE et de l'OTAN, avec une puissance continentale qui n'appartient à aucune de ces structures. La Russie ne prendra pas le risque de mettre en péril ses relations avec ces organisations pour nuire à Varsovie. En revanche, il est absurde que Varsovie monte Washington et surtout Bruxelles contre la Russie". (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Hospodářské noviny - République tchèque

Le rôle de Vaclav Havel dans la vie politique tchèque

La presse tchèque commente abondamment le soixante-dixième anniversaire de Vaclav Havel, qui fut président de la Tchécoslovaquie puis de la République tchèque. Le journaliste Petr Fiser salue avant tout le fait que l'ancien homme d'Etat ne se contente pas de jouer les figures morales de par le monde, mais continue à peser sur la scène politique nationale. "Depuis son retrait de la présidence, Vaclav Havel pose un regard d'observateur extérieur sur la politique et la société tchèque". En matière de politique intérieure, le plus grand succès de Vaclav Havel a été l'entrée des Verts au parlement. "Par son engagement, il n'a pas seulement soutenu un parti qui partageait ses vues sur l'avenir, mais aussi un mouvement qui malmène les poids lourds de la vie politique. Les Verts ont tenu le rôle que Havel attendait d'eux". (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Soir - Belgique

Le poids de l'extrême droite sur la scène politique belge

Le parti nationaliste flamand Vlaams Belang (VB) devrait effectuer une nouvelle percée lors des élections municipales qui auront lieu dimanche 8 octobre en Belgique. Interviewé par Michel Grodent, l'écrivain belge Yves Wellens analyse la montée en puissance de ce parti d'extrême droite. "Le paradoxe, c'est que même dans l'opposition, le VB est d'une puissance disproportionnée et que son discours imprègne en profondeur la vie politique. On se satisferait déjà d'un dimanche électoral moins noir que les précédents ! Il est certain qu'un grand nombre de barrières morales et mentales sont tombées en quelques années, et qu'un retour à l'ordre se conjugue ouvertement avec une régression de l'humain. Je suis effaré par le mépris partout affiché pour la pauvreté, les perdants et les laissés-pour-compte (...)." (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Corriere della Sera - Italie

La crise chez Airbus entraîne la chute d'un rêve européen

Airbus, fleuron de l'industrie européenne, est en crise. Son PDG, Christian Streiff, a annoncé que les surcoûts liés à un nouveau retard dans la livraison de l'avion géant A380 auraient des conséquences sociales et industrielles inévitables. Le journaliste Danilo Taino craint de voir la fin d'un rêve européen. "L'ennui avec les fleurs qui ornent la boutonnière de l'industrie européenne, et celle d'Airbus en particulier, c'est qu'elles sont artificielles, en plastique (...). Et l'annonce faite par son président que son projet le plus ambitieux, l'avion géant A380, aurait encore du retard est un désastre. Ce défi technologique, surtout voulu par Paris et Berlin pour contrecarrer l'hégémonie américaine de Boeing, finit dans le sable. Et il entraînera derrière lui licenciements et changement de stratégie." (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Crise politique et économique en Allemagne

Afin d'amortir l'impact sur l'Allemagne de la crise que traverse actuellement Airbus et sa société mère EADS, le gouvernement fédéral envisage de soutenir l'avionneur. "C'est le meilleur moyen d'accentuer le chaos", commente Marc Beise. "Un pays qui semblait sorti de l'ornière après plusieurs années difficiles et qui annonçait une croissance supérieure à 2 % pour 2006 se retrouve aujourd'hui sous le feu des critiques dans les pages économiques et politiques des journaux (...). Il  n'existe aucun précédent permettant de prouver que l'intervention de l'Etat dans les affaires d'une entreprise - surtout une entreprise en crise - est salutaire sur le long terme. Les problèmes que connaît Airbus actuellement sont d'origine politique. Naturellement, le gouvernement fédéral ne peut rien faire pour les erreurs de câblage et autres déboires techniques. En revanche, il peut faire quelque chose pour remédier à la direction chaotique et la complexité des structures de l'entreprise". (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

MÉDIAS

Malta Today - Malte

Le droit à la satire de la presse maltaise

L'hebdomadaire critique l'indignation disproportionnée du Parti travailliste maltais suite à la publication d'une caricature dans le 'Malta Times'. "Sa réaction rappelle celle des musulmans aux dessins danois de Mahomet. La demande du parti d'opposition adressée au quotidien de retirer la caricature ne se justifie pas. (...) Il s'agit de toute évidence d'une erreur de jugement. Tout responsable politique réagissant à une caricature s'expose au ridicule, voire plus s'il exige des excuses. (...) C'est la pire manière possible de traiter avec la presse. Il n'y a rien d'incorrect ou d'inhabituel pour un quotidien d'adopter une position politique, rien d'extraordinaire à une caricature ridiculisant une personnalité politique, car, après tout, c'est leur marque de fabrique. Enlevez aux dessins de presse le droit de provoquer et de tourner en dérision ces personnalités et vous en retirez le sens. Les meilleurs dessinateurs de presse à l'étranger sont connus pour leurs attaques cruelles et incessantes contre des responsables politiques, pour leurs caricatures impitoyables et potentiellement offensantes." (01.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Du lierre pour le Cavalier bleu

Voilà 14 ans, la galerie Lenbachhaus de Munich, qui expose entre autres des tableaux du Cavalier bleu [mouvement artistique allemand né en 1911], créait le scandale en abandonnant les murs blancs. Aujourd'hui, elle renouvelle l'opération en demandant à quatre artistes de décorer les parois pour donner une nouvelle vie aux tableaux. "Opération réussie, le patient est sorti du coma", constate Birgit Sonna. "On a même droit à une dentelle florale façon papier à fleurs. Le moins que l'on puisse dire est que la tapisserie noire et blanche de Thomas Demand exige un certain temps d'adaptation : l'artiste a choisi d'entourer les peintures prismatiques d'August Macke [1887-1914] d'une forêt de feuilles de lierre. Symbole d'immortalité, ce bouquet sylvestre fait penser à la photo de presse du lieu d'un crime. Curieusement, en consacrant du temps à l'examen de la pièce, on finit par voir ces éléments de verdure comme un voile de crêpe noire". (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Libération - France

Le musée du Louvre en mission diplomatico-commerciale

"Peut-on gérer un musée comme une marque de luxe ?", s'interroge l'éditorialiste Gérard Dupuy alors que la France négocie un partenariat commercial avec Abou Dhabi pour y créer un musée sous le label Louvre. "Des institutions aussi prestigieuses que le musée Guggenheim ou la Tate Gallery sont allées très loin dans le mimétisme entrepreneurial. Issus d'une tradition différente et dotés de budgets publics importants, les musées français restent bien en retrait, même si les logos des sponsors commencent à y grignoter les cimaises. (...) En réalité, envoyer le Louvre en service diplomatique commandé [à Abou Dhabi] est aussi absurde, et aussi contraire à sa vocation intellectuelle, que de le traiter comme une multinationale de la parfumerie ou des dentelles. Il est bon qu'entre le quai d'Orsay [siège du ministère français des Affaires étrangères] et le musée d'Orsay demeure un voile d'ignorance". (05.10.2006)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu