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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 25.10.2006

 

À LA UNE

La liberté de circulation des travailleurs en Europe

La Grande-Bretagne et l'Irlande se trouvaient jusqu'à présent à l'avant-garde de l'UE en matière d'ouverture de leur marché du travail. Ils avaient été les premiers en 2004 à ouvrir leurs portes aux immigrés des nouveaux pays membres. Aujourd'hui, ils se veulent plus restrictifs envers la Roumanie et la Bulgarie, qui entreront dans l'UE en 2007. A l'inverse, la Pologne, qui a profité de la liberté de circulation des travailleurs, souhaite devenir à son tour une terre d'accueil. » suite

Extraits des publications suivantes:
The Independent - Royaume-Uni, Irish Examiner - Irlande, Gazeta Wyborcza - Pologne, Süddeutsche Zeitung - Allemagne

The Independent - Royaume-Uni

"Les peurs colportées par la presse populiste nous a conduit à cela", déplore le quotidien. "Depuis des années, elle annonce que nous sommes 'inondés' d'immigrants en provenance d'Europe de l'Est et le gouvernement affaibli a fini par se plier à ses volontés. Il est important de rappeler que si nous attirons autant d'immigrants, c'est parce que notre économie se développe. Et il est regrettable que le gouvernement ne semble pas le comprendre. (...) Mr Reid [ministre britannique de l'Intérieur] envisage de contenir le nombre de travailleurs non qualifiés. C'est de la discrimination. La majorité des travailleurs immigrés accomplissent des tâches que les Britanniques de souche refusent de faire. (...) Sans ces travailleurs non qualifiés, l'économie connaîtrait de sérieuses difficultés. (...) Le résultat le plus probable est que ceux qui viendront malgré tout finiront par travailler au noir. Ils risquent d'être exploités et de ne pas payer d'impôts. L'hystérie déclenchée par le gouvernement sur l'immigration affaiblit notre économie et constitue une insulte inutile à l'égard de nos nouveaux voisins européens". (25.10.2006)

Irish Examiner - Irlande

"A tout point de vue, la décision du gouvernement de ne pas ouvrir complètement le marché du travail irlandais aux immigrés bulgares et roumains après leur entrée dans l'UE va à l'encontre de l'esprit européen", juge le quotidien. "Il faut cependant reconnaître que la République n'avait pas le choix après l'annonce de restrictions par la Grande-Bretagne. Comme l'Irlande est le seul autre pays anglophone de l'UE, elle risquait de provoquer un flux migratoire en ouvrant ses portes. (...) Il ne fait pas de doute que l'économie a progressé avec l'arrivée de travailleurs étrangers [après l'adhésion de dix nouveaux pays à l'UE en 2004] qui représentent désormais 10 % de la population active du pays. Après avoir choisi de baisser la herse, le gouvernement doit maintenant respecter sa promesse de répondre aux besoins d'intégration des travailleurs immigrés et de leurs proches. L'Irlande, qui compte 250 000 travailleurs étrangers, a un devoir impérieux de traiter leurs demandes en matière de couverture sociale et d'éducation." (25.10.2006)

Gazeta Wyborcza - Pologne

Le gouvernement polonais a annoncé qu'il allait ouvrir son marché du travail au 1er janvier 2007. Witold Gadomski salue cette décision. "Nous allons désormais faire profiter les pays plus pauvres que nous des bienfaits de l'Europe. L'arrivée de travailleurs étrangers est une bonne nouvelle pour notre économie. Des milliers de Polonais, dont beaucoup sont qualifiés, travaillent aujourd'hui en Angleterre ou en Irlande et enrichissent ces deux pays. Dans quelques mois, l'économie polonaise s'enrichira à son tour grâce à la main d'oeuvre étrangère. Bien sûr, il sera difficile d'éviter complètement les tensions et les conflits. A Londres, tout le monde ne voit d'ailleurs pas l'afflux de Polonais d'un très bon oeil. Cependant, je suis persuadé que nous nous ferons vite à cette nouvelle situation, que nous saurons voir ses avantages et que nous serons capables d'accueillir comme il se doit les nouveaux arrivants". (25.10.2006)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Klaus Brill constate que les barrières à la liberté de circulation des travailleurs au sein des frontières européennes ont un impact assez faible. "Toutefois, le tableau n'est pas homogène, y compris pour les pays d'accueil. Ainsi, les Tchèques émigrent peu. (...) En revanche, 170 000 Slovaques ont déjà quitté leur pays, dont 36 000 pour la Grande-Bretagne et 15 000 pour l'Irlande - mais la majorité, 75 000, pour la République tchèque. Et près de deux millions de Roumains travaillent d'ores et déjà, avant même l'entrée de leur pays dans l'UE, dans un des 25 pays membres. D'après les chiffres du gouvernement de Bucarest, 1,3 million d'entre eux seraient employés légalement (...). Ces données montrent bien que les mouvements migratoires européens constituent un processus historique inexorable, accéléré par l'existence d'un fossé entre l'Est et l'Ouest (...). Aujourd'hui, des immigrés venus de Biélorussie, d'Ukraine, et même du Viêtnam et de Chine - dont beaucoup sont diplômés - vivent en République tchèque ou en Slovaquie (souvent illégalement). Ils fuient la misère, attirés par des pays où l'on mange à sa faim et où les salaires sont supérieurs. Face à leur détermination, les barrières sont d'une efficacité limitée". (25.10.2006)

RÉFLEXIONS

Libération - France

Abdennour Bidar répond à Robert Redeker

Le professeur de philosophie Abdennour Bidar s'adresse à son collègue Robert Redeker, menacé de mort après avoir publié une tribune dans laquelle il qualifiait de 'maître de haine' le prophète Mahomet. "Au lieu de cette image délirante du Prophète, j'aurais souhaité que vous fondiez votre perception de l'islam sur l'observation des individus de culture musulmane que vous rencontriez certainement tous les jours autour de vous avant votre tragédie, et qui peuplent aujourd'hui la communauté française (...). Ces musulmans avec lesquels nous vivons au quotidien, la plupart aussi laïques, citoyens et consommateurs que nous, ressemblent-ils vraiment à ce 'Mahomet' que vous imaginez comme un barbare de série B ? (...) Je suis toujours interloqué par la puissance d'autosuggestion de tous ceux qui croient voir les armées du Prophète derrière chaque Arabe, faisant de l'extrémisme islamique l'activité 'naturelle' du musulman, sa pratique aussi généralisée que clandestine !" (25.10.2006)

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La Repubblica - Italie

Marc Lazar compare les gauches européennes

"Il y a au sein de la gauche européenne un renversement de tendance, le vent de l'inventivité qui soufflait dans les années 90 du Nord vers le Sud ayant pris la direction inverse", relève l'historien et sociologue français Marc Lazar, professeur à l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Paris. Selon lui, malgré leur faiblesse actuelle, les gauches du Nord de l'Europe laisseront des traces profondes. "Avec 35,2% des voix, la gauche suédoise a enregistré [lors des dernières législatives] son pire résultat depuis 1920. Au Royaume-Uni, Tony Blair bat des records d'impopularité. La gauche en Europe du Sud traverse au contraire une phase stimulante (...). A dire vrai, le contraste entre la dérive de la gauche suédoise et britannique et la vitalité du Sud n'est pas nouveau (...). Au pouvoir dans les années 70, [les gauches du Sud] ont su faire des réformes mais sont restées fragiles et vulnérables à la droite. Dans le Nord, les fruits des choix politiques des partis de gauche sont si impressionnants que l'opposition ne pourra pas les démanteler". (25.10.2006)

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POLITIQUE

Népszabadság - Hongrie

L'opposition hongroise réclame un référendum

Le leader de l'opposition hongroise Viktor Orbán a proposé l'organisation d'un référendum sur les projets de réformes et les mesures d'austérité du gouvernement. Pour le commentateur Károly Lencsés, il s'agit d'une manoeuvre tactique. "En posant habilement la question du référendum, l'opposition tente de remettre en question le programme du gouvernement. Or, si le référendum a lieu sous la forme proposée, les clauses de la Constitution sur la gouvernance du pays n'auront plus lieu d'être". Károly Lencsés se réfère au juge constitutionnel István Lövétei, qui reproche à l'opposition de vouloir "poser des questions trop techniques aux citoyens. Ces questions devront être simplifiées à l'extrême et les citoyens ne pourront y répondre que par oui ou par non (...). Or, selon István Lövétei, de telles questions ne feraient jamais l'objet d'un référendum dans les autres pays européens. Même en Suisse, qui détient le record mondial du nombre de référendums, les citoyens ne répondent qu'à des questions concernant l'avenir du pays à long terme et seulement lorsque la réponse peut être univoque : par exemple sur l'adhésion à l'UE ou sur l'ouverture des frontières aux immigrés". (25.10.2006)

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Hospodářské noviny - République tchèque

L'image dégradée de l'Europe de l'Est

Jan Machacek estime que les scènes d'échauffourées qui ont éclaté en Hongrie à l'occasion du 50e anniversaire du soulèvement de 1956 montrent l'Europe de l'Est sous un mauvais jour. "Nous autres, habitants de l'Europe de l'Est, sommes des gens curieux. Nous qui avions autrefois Havel et Walesa nous retrouvons aujourd'hui avec des nationalistes, des populistes et des menteurs, des émeutes et des 'élections dans la rue', une situation qui rappelle le Mexique ou l'Argentine. On a un peu vite oublié qu'il s'est passé la même chose à Paris l'année dernière. Nous autres Tchèques ne devrions pas nous bercer d'illusions : la nouvelle vague d'irrévérence nous touche aussi. Nous ne pouvons pas en vouloir aux Hongrois. Ils méritent notre reconnaissance et notre admiration pour le soulèvement de 1956. Nous n'avons pas le droit de nous moquer. Si n'y a pas de manifestations violentes chez nous, ce n'est pas à cause d'une culture politique 'supérieure', mais plutôt à cause de notre mentalité. Les Hongrois aiment le goulasch épicé quand nous préférons la quenelle, plus fade. Nos politiques sont-ils pour autant moins menteurs et moins corrompus que les Danubiens ?" (25.10.2006)

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Le Soir - Belgique

Le Parlement européen peut-il débattre du processus de paix en Espagne ?

L'organisation d'un débat ce mercredi 25 octobre au Parlement européen sur le processus de paix engagé entre Madrid et les séparatistes basques soulève de nombreuses critiques en Espagne. Mikel Buesa, président du collectif civique de résistance au terrorisme 'Foro Ermua', condamne cette initiative dans une interview réalisée par Emmanuelle Steels. "Il s'agit d'un débat profondément antidémocratique. La résolution qui doit y être votée envisage d'octroyer une reconnaissance à l'ETA [organisation séparatiste basque] en tant qu'interlocuteur légitime. Si le Parlement européen l'approuve, l'ensemble de l'UE se retrouvera du même coup impliquée dans le conflit. Il s'agit d'un débat espagnol, que l'on ne peut étendre au reste des Etats membres. Si les terroristes avaient déposé les armes, les circonstances seraient différentes." (25.10.2006)

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El Diario Vasco - Espagne

L'Espagne ne doit pas oublier qu'elle appartient à l'Europe

Le journaliste espagnol Antonio Papell approuve le fait que le Parlement européen débatte ce mercredi 25 octobre du processus de paix en Espagne. "L'Europe n'est pas une sphère étrangère au sein de laquelle l'Espagne mène une politique étrangère mais un espace particulier auquel elle appartient, et dans lequel elle développe son processus interne. En d'autres mots, il ne s'agit pas d'un agent externe qui nous manifeste sa solidarité mais de la structure quasiment fédérale à laquelle nous appartenons. (...) La représentation espagnole risque de proposer aujourd'hui aux eurodéputés un décevant spectacle de désunion, si le bon sens ne parvient pas à prendre le dessus. On peut certes comprendre la distance critique de l'opposition vis-à-vis du gouvernement et de sa gestion du processus de paix [avec l'ETA], mais l'activisme destiné à torpiller ce processus s'avère, lui, incompréhensible (...)". (25.10.2006)

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Dagens Nyheter - Suède

Deux nouveaux ministres pour la Suède

Le gouvernement suédois dirigé par le conservateur Frederik Reinfeldt est désormais au complet. Suite à la démission de deux ministres dix jours après la formation du nouveau cabinet, Sten Tolgfors a été nommé ministre du Commerce et Lena Adelsohn Liljeroth ministre de la Culture. Tous deux maîtrisent parfaitement leur sujet, à tel point que le journal se demande dans son éditorial pourquoi Reinfeldt avait nommé initialement deux personnalités de second plan. "Lena Adelsohn Liljeroth s'occupe des questions culturelles depuis longtemps, pour le meilleur et pour le pire. Elle connaît bien le monde de la culture. Du coup, elle échappe à la méfiance et aux attaques dont faisait l'objet sa devancière démissionnaire, Cecilia Stegö Chilò. Si Reinfeldt avait pour ambition de revoir la politique culturelle du pays, on voit mal ce que les deux nominations ont en commun." (25.10.2006)

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Corriere della Sera - Italie

Prodi obtient un accord sur la réforme des retraites

Dans le but de réduire l'important déficit budgétaire italien, le gouvernement Prodi prévoit pour 2007 une réforme des retraites complémentaires. Au terme d'un accord conclu le 23 octobre entre les syndicats et le patronat, les travailleurs italiens pourront choisir de transférer leurs cotisations à un organisme public. L'économiste italien Michele Salvati juge que la réforme en cours manque de lisibilité. "La partie la plus facile de la tâche consiste à nettoyer la loi de finances de ses incongruités. La plus difficile consiste à donner, dans les pourparlers avec les syndicats, une idée claire de la position du gouvernement sur les retraites et l'emploi public (...). Pour changer le jugement politique sur cette loi de finances et ce gouvernement, nous avons besoin d'un acte de courage : au moins un document qui précise les objectifs que ce gouvernement 'ouvert à la discussion' entend poursuivre." (25.10.2006)

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MÉDIAS

Sme - Slovaquie

L'état de la liberté de la presse dans le monde

"La liberté de la presse n'est pas au mieux de sa forme dans le monde. Et cela ne vaut pas seulement pour des régimes répressifs comme la Corée du Nord, le Turkménistan ou l'Erythrée, où elle est constamment réprimée", écrit Mirek Toda à l'occasion de la publication du classement annuel de la liberté de la presse dans le monde réalisé par Reporters sans frontières (RSF). "La Russie, où a été abattue récemment la journaliste Anna Politkovskaïa, est retombée du jour au lendemain au niveau de la dictature biélorusse. La situation s'est également dégradée dans certains pays de l'Union européenne, ce qui n'aurait normalement pas dû arriver. La Pologne a enregistré le recul le plus spectaculaire. D'après RSF, l'arrivée au pouvoir des frères Kaczynski a entraîné le retour de la censure. Les journalistes qui critiquent le catholicisme y tombent en disgrâce, comme ceux qui s'en prennent aux dirigeants du pays. Le journal allemand 'tageszeitung' en a par exemple fait l'expérience en publiant une satire du président Lech Kaczynski". (25.10.2006)

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Życie Warszawy - Pologne

La liberté de la presse vue par la Pologne

La Pologne est le pays européen le plus mal noté du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF). Elle occupe la 58e place au niveau mondial. L'organisation critique notamment l'amende infligée en mars 2006 à Jerzy Urban, rédacteur en chef de l'hebdomadaire satirique 'Nie'. Jerzy Urban avait qualifié le Pape Jean-Paul II, alors malade, de "cadavre ambulant" dans les pages de son journal. A propos de cette affaire, la présidente de l'Association polonaise des journalistes, Krystyna Mokrosinska, estime que les reproches de RSF sont exagérés. "C'est un jugement subjectif de personnes qui ont une vision différente, plus libérale, de la liberté d'expression et de la liberté des médias. Cette posture très libérale néglige le fait que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres (...). Je crois qu'il ne faut s'immiscer dans les affaires internes d'un pays, ce que fait précisément RSF. J'ai beaucoup d'estime pour cette organisation et je partage son opinion dans de nombreux cas. Toutefois, je pense que chaque pays doit avoir le droit à sa propre façon de procéder, et à sa propre culture". (25.10.2006)

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ÉCONOMIE

The Times - Royaume-Uni

La Cour des comptes européenne critique les dépenses de l'UE

"Chaque année la Cour des comptes européenne (CCE), après un examen minutieux du budget de l'UE, annonce qu'elle ne peut approuver les dépenses", constate le quotidien en référence au rapport rendu public mardi 24 octobre par l'institution basée au Luxembourg. "Chaque année, on reproche vertement aux institutions de Bruxelles de frauder, de faire preuve de largesse et d'incompétence. Certains Etats membres, la Grande-Bretagne en tête, appellent la Commission européenne à renforcer ses procédures, mettre à jour ses logiciels et instituer un système comptable qui établisse clairement dans son bilan l'actif et le passif. (...) Anticipant les critiques, la Commission européenne a déjà préparé sa réponse. Elle repose de façon basique sur le fait que l'injustice est inhérente au système. Dans une communauté de 25 nations au sein de laquelle diffèrent les systèmes comptables autant que les degrés d'honnêteté et de transparence, il est particulièrement difficile de rendre compte efficacement de chaque dépense." (25.10.2006)

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CULTURE

Berliner Zeitung - Allemagne

Le festival de littérature interdisciplinaire 'Kosmopolis'

"Que n'existe-t-il à Berlin un lieu où l'on pourrait avoir une réflexion interdisciplinaire sur la littérature !", déplore Brigitte Preissler à l'occasion du festival 'Kosmopolis' de Barcelone, un événement culturel moderne et novateur. "On y rencontre une clientèle jeune, belle et soucieuse de la mode, un peu comme au Popkomm (salon de l'industrie musicale) en Allemagne. A Barcelone, les visiteurs sont des stagiaires. Pour le directeur du festival, Juan Insua, il s'agit "'de donner lieu à un discours libéral, sans frontières'. Pour ce natif d'Argentine, le livre n'est pas passé de mode. Simplement, il faut rapprocher les formats traditionnels des formats novateurs. Ce concept de littérature ouverte trouve visiblement un puissant écho à Barcelone. Les visiteurs se pressent pour écouter le physicien et créateur de jeux vidéos Chris Crawford parler du potentiel narratif des jeux. Celui-ci apprend au public présent à intégrer les mathématiques et la programmation dans ses activités artistiques - car tout bon artiste se doit de connaître les technologies rébarbatives". (25.10.2006)

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COULEURS LOCALES

Le Vif/L'Express - Belgique

La Wallonie isolée sur le plan linguistique

L'hebdomadaire dénonce le "désastre linguistique" qui caractérise la communauté francophone de Belgique. "Comment parler de redressement de la Wallonie, de technopoles et de technologies de pointe quand la majorité de la population est unilingue ? (...) Dans un monde de plus en plus multilingue, 57 % des Wallons ne parlent que le français, selon une étude récente de Victor Ginsburgh (ULB/UCL) et de Shlomo Weber (UCL) appelée 'La dynamique des langues en Belgique'. C'est beaucoup plus que la moyenne européenne des monolingues (44 %), d'après l'Eurobaromètre 2006. Autre exemple : la proportion de Wallons susceptibles de s'exprimer en anglais ne dépasse par 16 %. Mais 4 Bruxellois et plus de 5 Flamands sur 10 en sont capables. (...) Ginsburgh et Weber sont convaincus que, 'sur le plan international, les Wallons resteront dès lors sérieusement isolés'". (25.10.2006)

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