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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 06.12.2006

 

À LA UNE

L'élargissement de l'espace Schengen

Les ministres de l'Intérieur de l'UE ont trouvé un compromis dans le conflit sur l'élargissement de l'espace Schengen : les contrôles aux frontières seront supprimés vers la fin de 2007 pour les pays ayant adhéré à l'UE en 2004, à l'exception de Chypre. La future frontière extérieure de l'UE sera-t-elle sûre ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Hospodářské noviny - République tchèque, Pravda - Slovaquie, Magyar Hírlap - Hongrie

Hospodářské noviny - République tchèque

C'est avec circonspection qu'Adam Cerny commente l'adoption laborieuse d'un compromis sur l'élargissement de l'espace Schengen. "Ce débat est un exemple manifeste d'instrumentalisation de problèmes techniques à des fins politiques. Les difficultés posées par la base de données centralisée, censée traiter les informations en provenance de tous les pays membres, existent bel et bien. Mais ces problèmes pourraient être résolus... si seulement les politiques le voulaient bien. Pourquoi les anciens et les nouveaux pays membres de l'UE ont-ils eu autant de mal à se mettre d'accord sur un compromis ? Parce que la suppression des contrôles aux frontières a valeur de symbole. Or, ce n'est que lorsque les Tchèques, les Polonais ou les Slovaques pourront entrer librement en Allemagne qu'ils auront le sentiment de ne plus être des Européens de deuxième catégorie". (06.12.2006)

Pravda - Slovaquie

"On ne peut pas accuser les anciens Etats membres d'avoir mené les autres pays en bateau sur la question de l'espace Schengen", commente Daniela Balazova, avant de rappeler que, d'après le rapport d'évaluation de l'UE, la Slovaquie doit encore accomplir des efforts considérables dans la protection de sa frontière avec l'Ukraine. "Naturellement, les anciens pays membres que sont l'Allemagne et l'Autriche auraient préféré que les contrôles aux frontières ne soient supprimés qu'en 2009. Mais, après tout, ces deux pays ouvrent déjà leur marché du travail aux Européens de l'Est. Néanmoins, si la Slovaquie souhaite être prise au sérieux dans ces pays, elle doit corriger ses propres défauts dès que possible". (06.12.2006)

Magyar Hírlap - Hongrie

La Hongrie est un petit pays, mais une longue partie de sa frontière constitue la frontière extérieure de l'UE. Le journal se félicite de l'élargissement de l'espace Schengen, mais rappelle que la base de données centralisée présente des failles face auxquelles l'UE semble hésitante. "Les voyageurs se plaignent souvent des mesures de sécurité draconiennes en vigueur dans les aéroports et les ports américains. Or, les attentats du 11 septembre 2001 ont été la conséquence de mesures de sécurité et de contrôles d'entrée insuffisants (...). Outre l'éventualité de telles catastrophes, la contrebande et la petite criminalité représentent également une menace. Il aurait même dû être impossible de transporter du polonium 210 radioactif (...). Grâce à la décision d'autoriser la libre circulation des personnes, les Hongrois ne seront plus considérés comme des Européens de deuxième catégorie. Toutefois, il serait préférable que les défaillances techniques actuelles soient résolues et que l'UE ne coure ainsi aucun risque". (05.12.2006)

RÉFLEXIONS

Neatkarīgā - Lettonie

Zanda Arnicane et le souvenir de l'ère soviétique

La Lettonie se demande si elle doit publier le contenu des archives des services secrets soviétiques conservées sur son territoire après l'indépendance du pays. Certains redoutent une nouvelle chasse aux sorcières quand d'autres affirment que les archives les plus compromettantes se trouvent, de toute façon, à Moscou. L'essayiste Zanda Arnicane appelle à la modération. "Un peuple qui n'accepte pas son passé n'a pas d'avenir. Les problèmes de conscience nuisent au développement (...). La grande question que pose le débat sur la publication des archives est celle du jugement de l'époque soviétique. Pour autant, ces montagnes d'archives ne devraient pas nous aider beaucoup. D'ailleurs, que ferons-nous des agents démasqués ? Devons-nous les mépriser et les mettre au ban de la société ? D'aucuns affirment qu'il était possible de ne pas adhérer au Parti et de ne pas participer aux actions collectives. Mais que faire des milliers de gens qui ont cédé à la pression et ont rejoint le Parti dans l'espoir d'améliorer leurs conditions de vie ? Quelle est la différence entre l'arriviste de l'ère soviétique et l'arriviste d'aujourd'hui ?" (06.12.2006)

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Open Democracy - Royaume-Uni

Fred Halliday conteste la légitimité du Vatican

Fred Halliday, professeur de relations internationales à la London School of Economics (LSE) considère que le débat autour de la visite du pape en Turquie démontre "l'acceptation et l'utilisation par le monde dans son ensemble d'une extraordinaire imposture. Celle-ci réside dans le fait qu'un ensemble de bâtiments situés dans le centre de Rome et dirigés par un clergé archaïque et secret, dont le travail quotidien ne respecte aucun principe de la démocratie, de l'égalité entre les sexes ou de la transparence, qui n'a aucune idée de ce que sont la responsabilité ou la liberté d'expression, soit autorisé à avoir une telle influence, et même tout simplement à exister. Ces derniers temps sous Ratzinger, et pendant des années sous son prédécesseur Karol Wojtyla, cette entité médiévale surévaluée a pu exercer un rôle dans la politique des Nations unies, sur des sujets d'une importance cruciale." (06.12.2006)

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El País - Espagne

José Manuel Sánchez Ron se range parmi les "assassins de l'avenir"

L'universitaire espagnol José Manuel Sánchez Ron, professeur d'histoire des sciences à l'Université autonome de Madrid (UAM), critique l'attitude irresponsable de la communauté internationale dans la lutte contre le réchauffement climatique. "Il n'existe pas de pire crime que celui d'empêcher ceux qui ont, en principe, une vie devant eux pour se construire une biographie. (...) Quand je vois dans les journaux ces photographies de glaciers qui ont disparu en une période de temps ridicule, à peine celle d'une vie humaine, ces clichés d'espèces animales qui agonisent devant nos yeux, avant de s'éteindre, je ressens une douleur pratiquement insupportable. Pas pour moi, mais pour nos descendants. Mais je souffre encore plus de contribuer à ce comportement indigne et criminel. On se souviendra de moi comme l'un des membres de cette tribu mondiale d'assassins. Des assassins de l'avenir". (06.12.2006)

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POLITIQUE

Rzeczpospolita - Pologne

Le 'Triangle de Weimar' aide au dialogue européen

Le sommet tripartite du 'Triangle de Weimar' a réuni mardi 5 décembre en Allemagne la chancelière Angela Merkel, le président Jacques Chirac et son homologue polonais Lech Kaczynski. De nombreux commentateurs déplorent que cette rencontre n'ait produit aucun résultat concret, les trois pays ne partageant toujours pas le même point de vue sur l'adhésion de la Turquie à l'UE. Piotr Buras, du Centre des relations internationales, analyse pourtant différemment la situation. "Ce nouveau sommet du 'Triangle de Weimar', attendu depuis longtemps, est une bonne chose. C'est un nouveau signal indiquant que les conflits et l'agitation qui marquaient les relations germano-polonaises ces derniers temps se sont apaisés. Le 'Triangle de Weimar' est une belle occasion pour la Pologne de rencontrer les grandes puissances européennes et de leur exposer clairement notre point de vue. D'autres membres de l'Union, par exemple l'Espagne, ne bénéficient pas de telles opportunités. Le fait que le président polonais ait proposé d'organiser leur prochaine rencontre en Pologne est un signe encourageant pour l'avenir". (06.12.2006)

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De Volkskrant - Pays-Bas

La décoration controversée des casques bleus néerlandais

Le ministre néerlandais de la Défense Henk Kamp a décoré lundi 4 décembre les soldats du 'Dutchtbat III', le bataillon de casques bleus responsable de la protection de Srebrenica au moment de la chute de l'enclave musulmane en 1995. Le gouvernement bosniaque et les familles des quelques 8000 victimes du massacre ont vivement protesté. "Il faudrait rappeler, pour éviter les malentendus, que les victimes ont été assassinées par les militaires serbes. Ceux-ci ont été et restent les principaux coupables de ce crime de guerre, en particulier le général Mladic, toujours en cavale, et son protecteur politique Karadzic", note le quotidien dans son éditorial. "Les frustrations chez les militaires néerlandais sont compréhensibles. La plupart d'entre eux, comme l'a expliqué Kamp, ont tenté d'agir en conscience et d'exécuter leur tâche du mieux qu'ils pouvaient. Mais le fait d'avoir été les victimes collatérales d'une force qui les dépasse ne prouve en rien une prestation exceptionnelle, et ne mérite pas une décoration. On peut comprendre l'incompréhension des véritables victimes." (06.12.2006)

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Hufvudstadsbladet - Finlande

La Finlande ratifie la Constitution européenne

La Finlande fête ce mercredi 6 décembre l'anniversaire de son indépendance. Björn Mansson se demande pourquoi le Parlement finlandais a choisi, à la veille de cette date symbolique, de devenir le seizième pays européen à ratifier le Traité constitutionnel européen. "Dans le monde actuel, la souveraineté de tous les pays et de tous les peuples est limitée. Jamais l'interdépendance entre pays n'a été aussi grande, et pas seulement sur le plan économique. De grands défis mondiaux, tels que la protection de l'environnement, appellent des réponses transnationales. La question est donc de savoir comment appliquer ces réponses. L'adoption de règles du jeu claires dans le cadre fixe de structures démocratiques semble le plus indiqué. Le projet constitutionnel n'est pas exempt de défauts. Mais la Finlande estime qu'il constitue la meilleure solution pour régler les relations entre les pays membres et pour que les petits Etats soient mieux entendus." (06.12.2006)

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The Guardian - Royaume-Uni

Des syndicats polonais en Grande-Bretagne

"Pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, un syndicat composé uniquement de travailleurs étrangers a vu le jour en Grande-Bretagne", note le journaliste Duncan Campbell. Environ 200 000 Polonais travaillent légalement sur le sol britannique. "La création de branches polonaises à Southampton et Glasgow, et le lancement d'autres filiales dans le pays au cours des prochaines semaines, pourrait avoir un effet revitalisant pour tout le mouvement syndical britannique. Ces créations devraient aider à briser les barrières entre les nouveaux arrivants et ceux qui ne les perçoivent que comme de la main d'oeuvre utilisée pour nuire aux travailleurs locaux. (...) Il n'est pas difficile d'imaginer pourquoi certains travailleurs polonais sont tentés de consulter les nouvelles sections en langue polonaise des sites Internet syndicaux, et comparer leurs fiches de paie à celles de leurs collègues britanniques. Car après la disparition du sentiment d'ivresse provoqué par le fait de gagner cinq fois plus que le salaire moyen en Pologne, beaucoup d'entre eux réalisent que le coût de la vie ici absorbe une grande partie de leur revenus".  (06.12.2006)

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Le Soir - Belgique

La Croatie veut compléter le puzzle européen

Le président croate Stjepan Mesic insiste dans une interview réalisée par Philippe Regnier sur la nécessité de différencier la question controversée de l'adhésion de la Turquie de la poursuite du processus d'élargissement européen aux pays des Balkans. "Cela ne devrait pas être un obstacle à l'accélération de l'adhésion de la Croatie. Nous appartenons à des régions différentes et les standards que nous avons adoptés sont différents. La Croatie fait partie du puzzle européen, mais c'est une petite pièce. Par contre, la Turquie est grande, et une grande partie du pays ne se trouve pas sur le continent européen. Aucun voisin de la Turquie n'a de vocation européenne, alors que tous nos voisins sont soit membres de l'UE, soit aspirent à le devenir." (06.12.2006)

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ÉCONOMIE

Phileleftheros - Chypre

Chypre espère adopter l'euro en 2008

Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a estimé mardi 5 décembre que Chypre se trouve à "l'avant-garde" des pays candidats à l'euro. Et même si elle ne remplit pas encore tous les critères requis, l'île espère rejoindre la zone euro en 2008. Pour le quotidien, la déclaration d'Almunia constitue "un nouveau pas vers l'Europe qui ravit les autorités chypriotes. Le seul bémol concerne les investisseurs étrangers, qui avaient trouvé dans l'île un véritable paradis fiscal européen, notamment pour les sociétés offshore implantées dans le pays depuis quelques années. Point de passage entre le Moyen Orient et l'Europe, l'île est réputée par son régime fiscal des plus attirants. Or, elle va devenir un pays européen comme les autres. ( ...) Chypre a un an pour se mettre au diapason monétaire européen". (06.12.2006)

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Le Monde - France

Le retard européen en matière d'innovation

"L'Europe décroche en matière de recherche-développement (R & D)", constate l'éditorial du quotidien en référence aux prévisions de l'OCDE rendues publiques lundi 4 décembre. "Le rattrapage du retard européen était inscrit dans l'Agenda de Lisbonne pour faire de l'Union 'l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010'. Mais rien n'a été fait depuis. (...) Comment trouver les financements pour enfin passer la R & D de 2 % à 3 % du PIB européen ? Augmenter le budget européen ? Tous les pays s'y refusent. Sortir ces dépenses du pacte de Maastricht, comme certains le proposent en France ? Les autres pays refusent. Prendre sur les crédits de la politique agricole commune (PAC), qui absorbe encore 40 % du budget communautaire, alors que ceux de la recherche ne représentent que 6 % ? C'est la France qui refuse qu'on touche à la PAC. L'Europe de la technologie et de l'innovation tourne en rond, enlisée, alors que les autres accélèrent." (06.12.2006)

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CULTURE

Népszabadság - Hongrie

Les intellectuels de Belgrade contre la censure

Le film chinois 'Summer Palace', de Lou Ye, a finalement pu être projeté au Festival international du film d'auteur de Belgrade, alors que l'ambassade chinoise avait demandé au ministère serbe de la Culture de l'empêcher. Le film a d'abord été déprogrammé avant d'être projeté à la suite de protestations. Nándor Pilcz salue le courage des Serbes. "Les artistes de Belgrade ont déclaré que même Tito ne se serait pas immiscé dans la programmation d'un festival de cinéma (...). La presse serbe a révélé la responsabilité de l'ambassade chinoise, qui souhaitait empêcher la diffusion des images du massacre de la place Tian'anmen en 1989. Même les hautes sphères gouvernementales serbes ont déploré cette tentative de censure. Pourtant, tout un chacun sait en Serbie que le gouvernement escompte un veto de la Chine à l'indépendance du Kosovo au Conseil de sécurité de l'ONU (...). Le gouvernement est aujourd'hui très fier de montrer Belgrade comme un bastion de la liberté artistique. Aucun de ses membres ne s'est pourtant rendu à la projection de 'Summer Palace'." (06.12.2006)

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La Stampa - Italie

La 'Flûte enchantée' vue par Alessandro Baricco

L'écrivain italien Alessandro Baricco a réécrit sous une forme comique et moderne les récitatifs de la 'Flûte enchantée', de Mozart, qui datent de la fin du XVIIIe siècle. Cette nouvelle version, qui sera présentée à Turin le 12 décembre prochain, fait déjà couler beaucoup d'encre. Le journaliste et écrivain Vittorio Sabadin estime que Baricco a pris un très gros risque. "Ce sera comme toujours au public de décider, on ne peut pas émettre de jugement sans avoir vu le spectacle. Mais la Flûte enchantée de Mozart qui va être présentée à Turin ne peut pas ne pas alimenter commérage et médisance. Il faudrait que l'auteur soit plus présent pour expliquer les situations qui ne sont pas claires et qui, disons-le, laissent un peu perplexes. Il ne peut pas en être autrement au vu de la nouveauté introduite par Baricco, qui sait bien le risque que court celui qui cherche à innover dans des opéras considérés par le public comme une chose sacrée et inviolable". (06.12.2006)

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COULEURS LOCALES

Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

Les affaires de moeurs, la démocratie et la monarchie

En ce moment, la Pologne s'intéresse de près à une affaire de moeurs impliquant le vice-Premier ministre et ministre de l'Agriculture Andrzej Lepper. Les anciennes collaboratrices de l'homme politique l'accusent de n'avoir accordé des postes au sein de son parti Autodéfense (Samoobrona) qu'en échange de faveurs sexuelles. Les médias évoquent même la chute possible du gouvernement Kaczynski. "La façon dont le public réagit à cette affaire de moeurs dans les hautes sphères politiques en dit long sur le pays", observe le philosophe français Guy Sorman. "Ce type de réaction permet de voir si un pays est chrétien et démocratique. Dans le cas de la France, la réponse à ces deux questions est 'non'. Le président socialiste François Mitterrand avait deux femmes, a entretenu de nombreuses maîtresses pendant des années sur les deniers de l'Etat et avait un enfant adultérin. Il n'en faisait pas mystère, et pourtant, cela n'a donné lieu à aucune indignation morale ni aucun scandale de grande ampleur (...). Nous avons une élection présidentielle mais, en réalité, c'est un roi que nous élisons. Le peuple français estime que le président doit jouir des mêmes privilèges qu'un roi. Et celui-ci a droit, comme le sait chaque enfant, à des frasques amoureuses". (06.12.2006)

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