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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.03.2007

 

À LA UNE

La fin de l'ère Chirac

Le président français Jacques Chirac a annoncé dimanche 11 mars qu'il ne se représenterait pas à la prochaine élection présidentielle. La presse européenne dresse un bilan critique de ses deux mandats successifs à la tête de la France. » suite

Extraits des publications suivantes:
De Standaard - Belgique, Der Standard - Autriche, Financial Times - Royaume-Uni, Les Echos - France, Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne, Lidové noviny - République tchèque, Corriere della Sera - Italie

De Standaard - Belgique

"C'est la fin de douze ans de présidence et de 45 ans de carrière politique. C'est aussi la première fois dans la Ve république qu'un président français cède volontairement le pouvoir", analyse Frank Renout, correspondant du quotidien à Paris. "Chirac n'a jamais été un idéologue. Pendant que le monde changeait, que les frontières s'ouvraient, que l'économie se libéralisait, le président a essayé de gérer aussi bien qu'il le pouvait l'héritage historique, culturel et économique français. On raconte même en plaisantant que le musée des arts primitifs de Paris, le Musée du Quai Branly, est l'unique résultat tangible de ce que Chirac a réalisé dans son propre pays. Les dernières années n'ont effectivement montré aucune idéologie, aucune vision, aucune mission pour l'avenir." (12.03.2007)

Der Standard - Autriche

Le président français sortant Jacques Chirac était apprécié pour son insolence politique, constate Stefan Brändle. Sa popularité "tient peut-être au fait qu'il n'a pas fait croire à ses électeurs qu'il suivait une orientation politique (...). Mais les Français le savaient : en se mettant en avant, Jacques Chirac mettait son pays en avant sur la scène internationale. Son programme politique, c'était la France. Jacques Chirac n'est ni de droite ni de gauche, il est gaulliste, c'est-à-dire un ardent Français. Alors qu'en 1995, sa première décision consistait à reprendre les essais nucléaires dans le Pacifique Sud malgré l'opposition internationale, il essayait il y a encore trois jours, à l'occasion de son dernier sommet européen, de vendre le parc nucléaire français comme source d'énergie renouvelable." (12.03.2007)

Financial Times - Royaume-Uni

"Beaucoup de commentateurs s'accordent à dire que le 'chiraquisme', en dehors du soutien aux agriculteurs, est un concept creux", écrit Martin Arnold. "Eternel opportuniste, [Jacques Chirac] a hésité sur beaucoup de sujets importants, dont l'élargissement de l'UE, le libre-échange, l'euro et la semaine de 35 heures. En 1995, il a promis aux électeurs qu'il mettrait fin à la 'fracture sociale' mais le chômage reste élevé parmi les ouvriers non-qualifiés et la communauté immigrée musulmane, toujours peu intégrée. (...) Pourtant, même ses détracteurs lui concèdent quelques réussites. Ils le félicitent pour avoir admis la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs sous l'occupation allemande durant la Deuxième Guerre mondiale. Et en 2003, il a poussé la 'Vieille Europe' à s'opposer à l'invasion américaine de l'Irak et a prévenu des dangers de l'unilatéralisme américain." (12.03.2007)

Les Echos - France

L'éditorialiste Françoise Fressoz considère que la présidence de Chirac a été marquée par "deux catastrophes politiques : la dissolution ratée [de l'Assemblée nationale] de 1997 et le 'non' au référendum sur le Traité constitutionnel européen, qui ont révélé la même faille. Jacques Chirac n'a pas su donner de sens à l'aventure européenne. Hier soir, il a voulu rattraper le temps perdu en lançant solennellement : 'Il est vital de poursuivre la construction européenne. C'est notre avenir qui est en jeu.' Mais que ne l'a-t-il dit plus tôt ! Le paradoxe est qu'il est difficile de trouver dans l'histoire de la République un président plus ouvert au monde. Son refus obstiné de la guerre en Irak, qui lui vaut aujourd'hui un flot d'hommages après un torrent de critiques, vient de sa volonté d'éviter à tout prix un choc des civilisations." (12.03.2007)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Michaela Wiegel fait état de "deux ruptures dans la politique étrangère de la France" pendant le mandat de Jacques Chirac. "La première rupture, le différend avec les Etats-Unis par rapport à la guerre en Irak, a été provoquée volontairement par le président français. La deuxième rupture concerne la prise de distance de la France par rapport au processus d'intégration européen (...). C'est précisément Jacques Chirac, dont la carrière politique a été très marquée par la guerre froide, qui s'est détaché dès le début de sa présidence en 1995 du modèle de pensée de cette ère pendant laquelle l'équilibre des blocs était au-dessus de tout. Pour la première fois depuis la crise de Suez de 1956, Jacques Chirac a remis en question le pacte de solidarité avec les Etats-Unis (...) en menaçant d'utiliser le droit de veto de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, en plein milieu de la crise irakienne. Les tentatives de la France de rallier à sa position les grandes puissances russe et chinoise, des partenaires européens comme l'Allemagne et la Belgique, ainsi qu'un grand nombre d'Etats d'Amérique du Sud et d'Afrique au sein d'une sorte de contre-alliance anti-américaine sont sans précédent. Toutefois, contrairement à Gerhard Schröder, qui était en pleine campagne électorale, il ne s'agissait pas pour Jacques Chirac, très expérimenté en matière de politique étrangère, de vérifier les réflexes pacifistes de ses compatriotes." (12.03.2007)

Lidové noviny - République tchèque

Le président Jacques Chirac a certes défendu l'Europe, mais il a également contribué à la bloquer, écrit Milan Rokos à propos d'un "des derniers dinosaures de l'Europe politique". Il juge ambivalent le comportement du président français à l'égard de la République tchèque."Il a certes soutenu l'élargissement de l'UE aux pays d'Europe centrale et orientale, mais lorsque les petits nouveaux se sont rangés du côté des Américains lors de la guerre en Irak, il leur a fait savoir avec arrogance qu'ils avaient 'manqué une bonne occasion de se taire'. De même, il n'a jamais vraiment goûté le libéralisme incarné par la plupart des pays de la 'nouvelle Europe'... Son successeur devra cependant faire beaucoup d'efforts pour gagner autant de visibilité que lui sur la scène politique internationale." (12.03.2007)

Corriere della Sera - Italie

Massimo Nava, correspondant à Paris du quotidien, constate que Jacques Chirac n'a pas officiellement donné son soutien à Nicolas Sarkozy, ni désigné de dauphin. "Il y a un passage dans le discours de Jacques Chirac où beaucoup ont cru voir un viatique en faveur de Sarkozy, lorsqu'il a évoqué la lutte contre la criminalité conduite avec succès (...). Mais Sarkozy s'est imposé comme un homme de rupture avec une méthode, un système, une mentalité gouvernementale très souvent ouvertement en contraste avec Chirac. Il ne pouvait donc pas en recevoir la bénédiction. En tête des sondages, Sarkozy fait l'équilibriste : d'un côté il cherche à séduire l'électorat d'extrême droite, de l'autre il veut se démarquer de Chirac en promettant aux classes moyennes la modernisation du pays et des réformes économiques". (12.03.2007)

RÉFLEXIONS

Perlentaucher - Allemagne

Adam Krzeminski à propos des relations entre l'Europe et l'islam

Le journaliste polonais Adam Krzeminski prend position dans le débat sur la manière dont les sociétés européennes doivent s'y prendre avec les musulmans radicaux et modérés. "Le conflit qui a divisé les Juifs dans l'Allemagne du XIXe siècle, entre les juifs réformés, presque nationalistes, qui regardaient de travers la foule de Juifs d'Europe orientale portant cafetan et péotes installée du côté du 'Scheunenviertel' [quartier juif] de Berlin, rappelle un peu le débat qui existe aujourd'hui autour du 'fondamentalisme éclairé' d'Ayaan Hirsi Ali. Il ne faut toutefois pas oublier que l'assimilation des juifs allemands ne les a pas protégés : les lois de Nuremberg de 1935 sont revenues sur cette assimilation et cette intégration réussies et ont conduit aux fours crématoires d'Auschwitz. L'Europe n'est pas seulement, tant s'en faut, le refuge de l'humanité et de la tolérance, comme les Français voulaient l'inscrire dans le préambule de la Constitution européenne. Elle traîne derrière elle une longue histoire de séparation, d'apartheid et de génocide." (10.03.2007)

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Le Soir - Belgique

Anne-Marie Le Gloannec juge l'Allemagne plus européenne

La Française Anne-Marie Le Gloannec, directrice de recherche au Centre d'études et de recherches internationales (CERI), a récemment signé un ouvrage intitulé 'Berlin et le monde'. Elle juge dans une interview réalisée par Dominique Berns que la vision allemande de l'Europe a changé. "Les Allemands - je parle de l'opinion publique - ont une vision plus française que naguère. Ce qui est assez intéressant à un moment où il y a un éloignement franco-allemand. L'opinion publique allemande s'est éloignée des Etats-Unis. Elle estime majoritairement que la France est la meilleure amie de l'Allemagne, que l'UE doit avoir une politique étrangère commune et que l'Europe doit jouer un rôle de contrepoids par rapport aux Etats-Unis, ce qui est tout de même une idée française au départ. C'est donc une Allemagne plus européenne sur le plan des idées, des sentiments." (12.03.2007)

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Lietuvos Rytas - Lituanie

Virginijus Savukynas juge l'évolution de la Lituanie

Le 11 mars 1990, le Parlement lituanien proclamait le rétablissement de l'indépendance du pays et s'exposait ainsi à une confrontation avec Moscou. Le journaliste lituanien Virginijus Savukynas s'interroge sur ce qui a depuis été accompli dans ce pays. "Bien entendu, la Lituanie d'aujourd'hui connaît de nombreux problèmes. Mais n'y en avait-il pas à l'époque de l'Union soviétique ? Les écarts sociaux se sont certes creusés depuis ce temps-là, et certaines personnes ne peuvent même pas s'acheter de la viande. Mais à l'époque soviétique, il n'y avait pas de viande à acheter, et on voyait des queues interminables devant les magasins (...) L'aspect le plus important, c'est la liberté. Peu importe que nous critiquions notre système politique : nous avons le droit de le faire et c'est ce qui nous rend libres. Ce n'était pas le cas à l'époque soviétique. Et peu importe que nous ayons eu des griefs contre la Lituanie ; en 17 ans, nous avons connu suffisamment de moments où nous étions fiers d'être lituaniens, et de ne plus être le satellite de je-ne-sais-quel empire." (12.03.2007)

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POLITIQUE

Die Presse - Autriche

Echec des négociations sur le Kosovo

Le médiateur de l'ONU Martti Ahtisaari a annoncé samedi 10 mars que les dirigeants de la Serbie et du Kosovo n'étaient pas parvenus à s'entendre sur son projet de statut du Kosovo, lors d'une ultime réunion en Autriche. Pour Wieland Schneider, il serait "exagéré de qualifier de négociations la dernière rencontre en date à Vienne. Car une chose était claire dès le début, même si elle n'a pas été exprimée clairement : il ne s'agissait pas de négocier le futur statut international du Kosovo, il s'agissait plutôt d'assurer la survie des groupes ethniques serbes dans un Kosovo bientôt totalement indépendant. (...) La rencontre viennoise de ce week-end n'était qu'un prélude à la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU au cours de laquelle le projet de Martti Ahtisaari sera débattu, et qui décidera du sort du Kosovo. Moscou entre en scène avec une nouvelle assurance, et n'a aucune intention de se prononcer en faveur de l'indépendance du Kosovo contre la volonté des Serbes, comme l'Occident le souhaitait. Une décision importante sur les Balkans est une nouvelle fois soumise à une guerre indirecte entre les grandes puissances." (12.03.2007)

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Correio da Manhã - Portugal

Grande manifestation contre Zapatero en Espagne

A l'appel de la droite espagnole (Parti populaire), plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi 10 mars en Espagne pour protester contre la remise en semi-liberté du détenu basque José Ignacio de Juana Chaos. Le journaliste portugais Alberto Gonçalves appelle implicitement à la démission du Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero. "La raison de la manifestation, comme on le sait, est la décision de Zapatero de libérer un psychopathe de l'ETA en grève de la faim. Mais c'est une raison symbolique, étant donné que la soumission au terrorisme est une espèce de marque de fabrique de l'actuel gouvernement, né de la peur et des malentendus du 11 mars. Ce dimanche, un autre 11 mars, la mémoire des victimes des attentats d'il y a trois ans a été honorée par un monument en verre et par la présence de 'Monsieur' Zapatero, apparemment consterné par la barbarie qui a poussé les Espagnols à l'élire. Bien que tardif, le meilleur hommage pour les victimes serait que les Espagnols reconnaissent et corrigent cette erreur. Comme nous l'avons vu samedi, nous n'en sommes pas loin." (12.03.2007)

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Népszabadság - Hongrie

L'UE trouve un accord pour lutter contre le réchauffement climatique

Lors du sommet européen de Bruxelles, les 8 et 9 mars, les chefs d'Etat et de gouvernement ont décidé de porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d'ici à 2020. László Szőcs, correspondant du quotidien à Bruxelles, estime que le moteur franco-allemand, après avoir été longtemps au point mort, semble soudainement à nouveau fonctionner. "Les Français ont fait en sorte que le potentiel de l'énergie atomique soit bien mis en avant (malgré les protestations de l'Irlande et de l'Autriche). La présidence allemande de l'UE a quand même réussi à faire concorder les positions des différents Etats membres." La perspective d'une politique énergétique commune semble pourtant encore bien loin. "Chypre a besoin d'énergie pour refroidir le pays, le Danemark a besoin d'énergie pour se chauffer. La Finlande continue d'augmenter sa production d'énergie nucléaire, et l'Allemagne la réduit. L'UE demande la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ce que l'industrie automobile allemande refuse, tandis que les voitures françaises et italiennes respectent déjà les objectifs en la matière." (10.03.2007)

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The Guardian - Royaume-Uni

Le partage des pouvoirs en Irlande du Nord sera-t-il efficace ?

Après les élections du 7 mars, le Parti unioniste démocrate (DUP, protestant) a gagné 36 sièges sur les 108 que compte l'Assemblée nord-irlandaise, contre 28 pour le Sinn Féin (principal parti catholique d'Ulster). Cependant, le journaliste Peter Preston considère que "le partage du pouvoir en Irlande du Nord n'est rien de plus qu'un vernis politique, basé sur une méfiance réciproque. (...) Oui, Ian Paisley (DUP) et Martin McGuiness (Sinn Féin), tous deux grands vainqueurs, peuvent finalement publier leurs bans. Oui, c'est enfin la dévolution. Oui, l'Irlande du Nord a voté pour des taxes faibles sur l'eau, des téléphones portables qui fonctionnent des deux côtés de la frontière, et en faveur du confort sudiste. Oui, ceci est l'héritage de Tony Blair (avec un clin d'oeil à John Major). Oui, nous pouvons nous détendre, nous déconnecter et nous concentrer sur le réchauffement global, pas sur l'atmosphère brûlante de Belfast. Et non, Nuala O'Loan [médiatrice de la police] n'est pas la bienvenue au repas de noces. (...) [Elle] a révélé comment les informateurs de la police, dans le gang des Force des volontaires d'Ulster (UVF), ont été protégés par des officiers de la gendarmerie royale d'Ulster (RUC) alors qu'ils avaient tué une dizaine, ou plus, de catholiques." (12.03.2007)

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El País - Espagne

Le gouvernement chypriote affirme oeuvrer à la réunification de l'ile

George Lillikas, ministre chypriote des Affaires étrangères, annonce dans une interview réalisée par Juan Carlos Sanz que son gouvernement souhaite aller encore plus loin après la démolition la semaine dernière d'un mur de division au cœur de Nicosie (rue Ledra) entre la partie turque de l'île et les Chypriotes grecs. "Nous avons accompli un geste de bonne volonté de manière à placer la Turquie face à ses propres responsabilités. Ce mur était un point de défense pour empêcher l'avancée des envahisseurs turcs en 1974. Désormais, ils doivent sortir de cette zone. (...) Le président de Chypre, Tassos Papadopoulos, a proposé l'ouverture de huit points de passage et la rue Ledra n'est que l'un d'entre eux. Nous voulons en ouvrir le plus grand nombre possible. Il faut commencer à rapprocher les deux communautés de l'île afin de préparer la réunification." (12.03.2007)

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MÉDIAS

Rzeczpospolita - Pologne

Les journalistes polonais protestent contre la divulgation de leur passé de collaborateur

Le 15 mars prochain, une loi entrera en vigueur en Pologne, qui obligera les hommes politiques et les journalistes, entre autres, à faire état de leur collaboration passée avec les services secrets. De nombreux journalistes connus, parmi lesquels des dissidents anticommunistes, ont protesté contre cette loi votée par le gouvernement du Parti Droit et Justice (PiS). Marek Magierowski critique cette prise de position. "Leur 'désobéissance civile' serait légitime dans un système répressif qui détruit les hommes et entrave la liberté d'expression. (...) Les journalistes créent une atmosphère générale de révolte, à laquelle sont censés s'associer tous les journalistes épris de démocratie. Quiconque n'est pas de la partie, exprime ses doutes ou - Dieu m'en garde - considère la divulgation du passé comme nécessaire, sera étiqueté comme traître à la IVe République pour le restant de ses jours." (10.03.2007)

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CULTURE

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Les pièces poétiques et politiques de Debbie Tucker Green

Patricia Benecke brosse le portrait de la dramaturge afrocaribéenne Debbie Tucker Green, qui fait actuellement fureur à Londres avec ses pièces courtes. Certaines de ses pièces, qui seront bientôt jouées à Berlin et à Munich, suscitent une polémique. "Il s'agit clairement de problématiques africaines. Un couple atteint du sida s'entretue pour la seule ordonnance à laquelle il a droit, un enfant soldat traverse l'histoire à coups de machette, Mary est condamnée à mort par lapidation. La mise en scène de Marianne Elliott réunit ces trois histoires. Le texte rapide et haché de la dramaturge a parfois posé des difficultés aux acteurs. Une question provocante était toutefois palpable dans la salle : que ferait l'Europe si les problèmes auxquels l'Afrique est confrontée arrivaient à ses portes ?" (12.03.2007)

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