Depuis que le président russe Vladimir Poutine a ouvertement critiqué le projet américain de bouclier antimissile lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, en février dernier, le débat fait rage en Allemagne. Tandis que la chancelière Angela Merkel (CDU, chrétiens-démocrates) plaide en faveur de l'intégration du bouclier dans le système de l'OTAN, Kurt Beck, vice-chancelier et chef du SPD (sociaux-démocrates), met en garde contre une nouvelle course à l'armement. Pour Stefan Kornelius, ce débat "consiste à déterminer si la Russie est notre amie ou notre ennemie, car le comportement de Moscou nous donne le sentiment qu'il est urgent de trancher. La discussion tourne autour de l'armement ou du désarmement, le SPD donnant l'impression qu'il faut maintenant empêcher une deuxième guerre froide. Il concerne la prochaine division de l'Europe (après la guerre en Irak), parce que les Etats voisins satisfont de manière souveraine leur besoin de sécurité. Et comme toujours en Allemagne, il s'agit de tout ou rien, de la guerre ou de la paix, ou tout au moins d'un point de rupture de la coalition. Car la guerre en Irak a montré à quel point le pays s'échauffe facilement lorsqu'on aborde des questions épineuses liées à la politique de sécurité nationale." (20.03.2007)
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