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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.04.2007

 

À LA UNE

L'Ukraine retient son souffle

La Cour constitutionnelle ukrainienne a choisi mercredi 11 avril de repousser au 17 avril sa décision sur la légitimité de la dissolution du Parlement décrétée par le président Viktor Iouchtchenko le 2 avril dernier. Ce délai peut-il permettre d'aboutir à une solution politique négociée ? Cette crise est-elle due à une lutte de pouvoirs entre oligarques ou bien montre-t-elle que ce pays est sur la voie de la démocratie ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Diena - Lettonie, Lietuvos Rytas - Lituanie, Die Zeit - Allemagne, Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

Diena - Lettonie

Réagissant au report de la décision de la Cour constitutionnelle ukranienne, Askold Rodins estime que le président ukrainien a désormais plus de chances de son côté. "Les deux parties ont annoncé qu'elles respecteraient la décision de la Cour, quelle qu'elle soit. Le président bénéficie ainsi d'une position plus favorable. Si la dissolution du Parlement est reconnue comme légitime, il y aura automatiquement de nouvelles élections. Sinon, on reviendra à la situation initiale. Après tout, un président a le droit à l'erreur. En revanche, il n'est pas question d'élections présidentielles anticipées, comme le réclame l'opposition. Elles ne sont prévues qu'en cas de décès, de condamnation, de démission du président, ou s'il ne peut plus assurer ses fonctions pour raisons de santé. Viktor Iouchtchenko n'entre dans aucun de ces cas de figure." (12.04.2007)

Lietuvos Rytas - Lituanie

Pour Egidijus Vareikis, l'avenir de l'Ukraine va se jouer une fois de plus dans la rue. Et encore une fois, il s'agit de savoir si le pays appartient à l'Est ou à l'Ouest. "L'Ukraine indépendante est déchirée entre les vestiges de l'ancien empire russe et la perspective de l'intégration européenne. En même temps, il se bat pour définir sa propre identité. Rien d'étonnant à ce que l'évolution de l'Ukraine soit suivie avec beaucoup d'attention chez nous car ce pays représente un facteur d'intégration géopolitique qui peut influer sur l'avenir de l'intégration européenne." (12.04.2007)

Die Zeit - Allemagne

Pour Johannes Voswinkel, "la dissolution du Parlement décrétée la semaine dernière est la mesure politique la plus courageuse que Viktor Iouchtchenko ait prise depuis la révolution orange." Il a ainsi réagi à la débauche massive des députés de l'opposition orange. "La politique ukrainienne demeure donc un savant mélange de mélo et de polar. Les groupes de pouvoir régionaux des différentes holdings de Donetsk, Dnipropetrovsk et de Kiev influencent le pays depuis 1991, et se sont morcelés au fil des ans. Pour eux, ce sont les intérêts économiques qui sont en jeu, pas vraiment l'idéologie. Le contraste entre le pro-occidental Iouchtchenko et le prorusse Ianoukovitch est exagéré et permet aux deux camps de mobiliser leurs partisans. En vérité, le conflit divise les élites et les partis, les protagonistes ne se distinguent que par l'ardeur de leur pro-occidentalisme. Toutefois, même la concurrence politique usant de moyens déloyaux pourrait conduire à long terme à un système démocratique pouvant équilibrer les intérêts divergents." (12.04.2007)

Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

Alors que 10 000 partisans du Premier ministre Viktor Ianoukovitsch manifestent dans la capitale ukrainienne contre la dissolution du Parlement par le président Viktor Iouchtchenko, l'ex-président polonais, Aleksander Kwasniewski, et le vice-président polonais du Parlement européen, Marek Siwiec, ont entamé des pourparlers avec les deux adversaires. Le quotidien polonais publie un commentaire d'Anne Applebaum, journaliste au 'Washington Post', dans lequel elle écrit que "la Pologne a un grand rôle à jouer en Ukraine. Tout d'abord, parce qu'elle soutient l'indépendance de l'Ukraine et qu'elle contrebalance la position des Etats plutôt prorusses tels que la France et l'Allemagne. Varsovie pourrait exercer des pressions sur Bruxelles, afin de resserrer ses rapports diplomatiques avec Kiev et de prendre ses décisions indépendamment de ses relations avec la Russie." (12.04.2007)

RÉFLEXIONS

The Times - Royaume-Uni

Pour Anatole Kaletsky, le XXIe siècle est plutôt tranquille

"Jamais dans l'histoire de l'humanité la vie n'a été aussi prévisible, sûre et stable - au moins pour cette large minorité de la race humaine qui vit dans les pays développés capitalistes de l'Europe de l'Ouest, de l'Amérique du Nord et de l'Asie du Sud-Est", écrit l'économiste et journaliste anglais Anatole Kaletsky. "Comparés aux bouleversements du début du XXe siècle, les défis que nous rencontrons aujourd'hui - que ce soit en tant que familles et individus ou comme sociétés ou nations - sont presque risibles. Les psychologues qui nous disent que les témoins d'accident ont besoin de soutien psychologique ont-ils oublié les survivants de l'Holocauste et les prisonniers de guerre en Birmanie ? (...) Les hommes politiques peuvent-ils honnêtement parler de la menace terroriste actuelle de la même manière que de la menace du communisme ou du nazisme à laquelle faisaient face les générations précedentes ? Tout ceux qui font de telles comparaisons insultent notre intelligence, tout comme nos courageux ancêtres." (12.04.2007)

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Der Standard - Autriche

Ilia Troïanov et la complexité de l'identité européenne

Pour l'écrivain allemand d'origine bulgare Ilia Troïanov, qui enseigne actuellement à Vienne, l'UE et l'Europe ne doivent pas être mises sur le même plan. "L'UE a la prétention de construire une identité européenne, ce qui est absurde. Par exemple, quiconque ayant un minimum de bon sens doutera sérieusement de l'appartenance de l'Ukraine à l'identité européenne. En même temps, la tentative de définir la tradition européenne comme chrétienne est une fumisterie. Un exemple des plus banals : la partie la plus occidentale de l'Europe, à savoir l'Espagne, a non seulement été dominée par l'islam pendant 800 ans, mais également par une multiculturalité tout à fait exceptionnelle et par une tolérance religieuse qui en fait rêver plus d'un aujourd'hui. L'identité de l'Europe est infiniment plus diverse et complexe que le débat politique actuel veut bien l'admettre." (12.04.2007)

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POLITIQUE

Elsevier - Pays-Bas

L'UE veut se rapprocher des pays de la mer Noire

Paul de Hen, correspondant de l'hebdomadaire à Bruxelles, relate que l'UE a lancé mercredi 11 avril une nouvelle initiative de coopération avec les pays de la mer Noire, territoire qui jouxte l'UE depuis l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie cette année. "La région fourmille de conflits en suspens. (...) En Moldavie, il y a la région séparatiste de Transdniestrie. En Géorgie, deux régions souhaitent se séparer. L'Arménie garde sa frontière avec la Turquie fermée et a un désaccord territorial avec l'Azerbaïdjan. En Ukraine, le parti pro-occidental, qui souhaite adhérer à l'UE, est embourbé depuis des années dans une lutte de pouvoir permanente avec le parti pro-russe. (...) L'UE ne peut pas se soustraire à des problèmes si proches. De plus, les territoires de la mer Noire sont économiquement intéressants, car ils ont des matières premières et ils constituent des zones de transit pour le pétrole et le gaz naturel." (12.04.2007)

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El Periódico de Catalunya - Espagne

L'Espagne s'inquiète après les attentats perpétrés au Maghreb

"Les attentats perpétrés mardi à Casablanca et hier [11 avril] à Alger montrent que l'organisation Al-Qaida est en pleine action au Maghreb", estime le quotidien. "Cette escalade terroriste est particulièrement inquiétante pour l'Espagne. Pas seulement à cause de la proximité géographique, mais surtout en raison du fait que les groupes salafistes opérant dans ces pays ont des ramifications ici. Ce n'est pas par hasard qu'il existe des liens entre les attentats de Casablanca de 2003 et de Madrid en 2004. Il y a beaucoup de Maghrébins assis sur le banc des accusés dans le cadre du procès des attentats du 11 mars, et c'est dans cette même nébuleuse de groupes radicaux qu'il faut chercher les réseaux de recrutement dans les villes espagnoles de jeunes prêts à aller s'immoler en Irak. (...) La coopération policière entre l'Espagne et ses voisins du Sud est fondamentale. Comme le sont les politiques d'aide au développement à destination de sociétés en retard dans lesquelles les jeunes sont stimulés par de l'islamisme radical." (12.04.2007)

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taz - Allemagne

Un Conseil de coordination des musulmans voit le jour en Allemagne

En Allemagne a été créé mercredi 11 avril un Conseil de coordination des musulmans, une entité qui réunit quatre organisations. Daniel Bax se félicite de la création de ce conseil, et ce même s'il est loin de représenter tous les musulmans vivant dans le pays, "tout comme les syndicats ne représentent pas tous les travailleurs, et les églises ne représentent pas tous les chrétiens." Mais "si [les musulmans] parlent 'd'une seule voix' à l'avenir, ils poseront alors les questions importantes : qui doit dispenser les cours de religion musulmane ? Et qui représentera 'les musulmans' au Conseil de l'audiovisuel ? Pour toutes ces questions, la politique allemande a besoin d'un interlocuteur musulman, selon le droit civil ecclésiastique. Elle en a maintenant un. Il était pratiquement inévitable que le nouveau Conseil de coordination représente la fraction plutôt conservatrice des musulmans, mais ce n'est pas si tragique. Il s'agit après tout de musulmans auxquels l'éducation religieuse de leurs enfants tient à coeur. Ne vaut-il pas mieux qu'ils les envoient suivre des cours de religion musulmane dans les écoles publiques plutôt que dans des écoles coraniques qui ne sont soumises à aucun contrôle ?" (12.04.2007)

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The Guardian - Royaume-Uni

Les élections au Pays de Galles méritent davantage d'attention

Le quotidien s'intéresse aux élections qui désigneront le 3 mai les membres de l'Assemblée galloise. "Il ne reste au Pays de Galles que le rôle du petit frère négligé, dans la série récente d'élections dans les pays celtes. Alors que la tentation nationaliste de l'Ecosse passionne et que le vote en Irlande du Nord pour le partage du pouvoir est tout simplement historique, la campagne électoral galloise a été pratiquement complètement ignorée en Angleterre et s'est révélée d'un intérêt limité, même pour les électeurs qui sont censés y participer. (...) La troisième élection depuis la dévolution, il y a une décennie [les Gallois ont voté en 1997 pour la création de cette Assemblée], a été jusqu'à présent une affaire calme et courtoise - ce qui ne veut pas dire qu'elle n'aura pas un dénouement dramatique. (...) Mis au défi par sa géographie et par ses forts liens économiques et culturels avec l'Angleterre, le Pays de Galles n'a pas encore trouvé une unité politique. Mais l'Assemblée a sa fierté, même si les électeurs sont découragés par les querelles entre partis qui vont s'accroître au vu de l'incertitude de l'issue du scrutin." (12.04.2007)

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ÉCONOMIE

La Libre Belgique - Belgique

La France pousse l'Europe dans la voie du libéralisme

Alexandre Defossez, assistant à l'Institut d'études juridiques européennes (IEJE) de l'Université de Liège, regrette le manque d'engagement européen des candidats à la présidentielle française. "L'analyse des propositions des différents candidats à la présidentielle dévoile la réalité d'un euroscepticisme galopant. La France doit donc s'interroger sérieusement sur son engagement européen, faute de quoi aucune solution ne sera trouvée. Face à la montée en puissance de pays émergents, comme l'Inde, la Chine ou le Brésil, les partenaires européens de la France risquent d'adopter des solutions économiques radicales pour faire face aux enjeux de demain. Paradoxalement, le 'non' français [à la Constitution européenne], qui avait notamment pour objectif de rejeter le libéralisme réel ou supposé de l'Union, pourrait donc bien la pousser encore plus dans cette voie faute d'une alternative crédible et étayée." (11.04.2007)

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SPORT

Adevărul - Roumanie

Le football roumain victime du hooliganisme

Malgré de nouvelles mesures de sécurité et des réglementations plus strictes, les violences restent fréquentes dans les stades de football roumain. La semaine dernière, des supporters de l'équipe nationale 'Steaua' ont frappé un caméraman et détruit sa caméra. Ovidiu Nahoi commente l'affaire. "La violence provient de la société. Le football roumain est frappé par ce phénomène, parce que la violence fait la loi en Roumanie : dans ce pays, seuls ceux qui parlent et se comportent brutalement ressortent gagnants. (...) Les stades sont un lieu propice à l'aggressivité, ils créent des occasions, incitent à commettre des actes violents et en leur sein, les auteurs de troubles ne courent pratiquement aucun risque. (...) Le football roumain n'a pas de solution contre la violence, parce que les dirigeants de clubs la représentent et l'entretiennent." (12.04.2007)

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CULTURE

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Un manuel d'histoire crée la polémique en Grèce

Amalia van Gent rapporte qu'un nouveau manuel d'histoire publié par le ministère grec de l'Education suscite l'agitation. L'Eglise orthoxe reproche aux promoteurs du manuel d'histoire, destiné aux élèves de sixième, et conçu par l'historienne Maria Repoussi, d'idéaliser les relations greco-turques et de passer sous silence le rôle de l'Eglise orthodoxe sous l'empire ottoman. C'est volontaire, pense la journaliste. "Par exemple, Maria Repoussi et son équipe ont décidé d'ignorer la légende de 'l'école secrète' dans le nouveau livre. Selon cette légende du XIXe siècle, la langue et la culture grecque n'ont survécu que grâce aux ecclésiastiques orthodoxes, qui ont passé outre une interdiction de l'empire ottoman et ont éduqué secrètement les enfants dans les églises et les monastères. Le tableau du célèbre peintre Nikolaos Gysis, qui représente un pope à la barbe blanche lisant un livre à une fillette et à un petit garçon à la lumière d'une bougie, a marqué plusieurs générations de Grecs. Il n'a toutefois pas grand chose à voir avec la réalité historique. En effet, les écoles grecques n'étaient pas interdites sous l'empire ottoman." (12.04.2007)

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ABC - Espagne

L'engagement des intellectuels dans la politique espagnole

Le chroniqueur Manuel Martín Ferrand réagit à la publication d'un manifeste signé par plus de 3 500 intellectuels espagnols dans lequel le Parti Populaire (PP, conservateur, opposition) est durement critiqué. "Quelle personne âgée de plus de cinquante ans n'a pas été signataire de l'un des documents (...) qui circulaient pendant la période du franquisme ? L'originalité des nouveaux signataires, le dernier cri en matière de manifestes, est de diriger ses attaques contre l'opposition et non, selon les canons contestataires, contre le pouvoir. (...) [Ils] jugent inadmissible de faire du terrorisme 'l'axe de l'opposition' et, sans mentionner le fait que le terrorisme soit l'axe de la politique gouvernementale, ils attaquent le PP, qu'ils ne citent pas, et incitent à se rendre aux urnes pour soutenir le PSOE [le Parti socialiste espagnol]. (...) Quelque chose de grave se produit dans une démocratie quand les intellectuels n'ont pas de voix ou n'en donnent que pour signaler 'les exagérations et les manipulations' du principal parti d'opposition." (12.04.2007)

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The Malta Independent - Malte

L'UE mise sur la culture pour préserver la paix

L'eurodéputé maltais David Casa, membre du Parti nationaliste (PN), vante le système européen de financement de projets culturels. "Différents programmes ont été lancés pour tenter de savoir ce qui nous rend Européens, en visant à diffuser ce thème de manière holistique. Ces programmes proposent des financements pour des projets qui relient les gens, en leur faisant partager leurs expériences et leur identité. Parmi ces programmes, on trouve Culture, Comenius, Jeunesse... Ces programmes offrent l'opportunité aux citoyens européens de partager leur identité entre eux, mais également, dans certains cas, avec des citoyens de pays tiers. (...) Il ne s'agit pas d'isoler chaque culture pour la préserver, mais plutôt de la revitaliser en allant contre toute ségrégation ou retranchement culturel, de manière à éviter les conflits. C'est ce que l'UE tente de faire en finançant ces projets. C'est un moyen vital pour maintenir la paix et l'unité du monde." (12.04.2007)

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COULEURS LOCALES

Heti Világgazdaság - Hongrie

Le quotidien d'une ville divisée

Outre Berlin, plusieurs petites villes et villages d'Europe centrale ont été divisés par une frontière au XXe siècle. En 1920, le traité de Trianon a attribué une partie de la ville de Sátoraljaújhely, aujourd'hui hongroise, à la Tchécoslovaquie de l'époque [aujourd'hui la Slovaquie]. Cette partie de la ville se nomme Slovenské Nové Mesto. "Le maire Ján Kalinic ne parle pas hongrois, mais il lui tarde que les frontières disparaissent, parce que les enfants peuvent enfin se rendre à l'école sans passeport et sans accompagnement", rapport János Irházi. "Le poste frontière rappelle encore Berlin coupée en deux : les contrôles coupent la rue en deux et la frontière ne peut être passée que de jour et à pied. (...) Le réseau d'égouts a été modernisé en collaboration avec trois villages hongrois et deux villages slovaques. La ville divisée s'essaie également à la protection commune contre les catastrophes : lorsque la neige a coupé Sátoraljaújhely du monde, les Slovaques on traversé la frontière pour la déblayer." (11.04.2007)

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La Stampa - Italie

La Sicile mérite-t-elle de faire partie de l'Italie ?

L'écrivain sicilien Alfio Caruso, dénonce les disfonctionnements de la Sicile et se demande si elle peut encore prétendre appartenir à l'Italie. "Soixante ans de mauvaise gestion de l'autonomie régionale ont renforcé la certitude que ce qui vaut pour le reste de l'Italie ne vaut pas pour la Sicile (...). Mais cette Sicile, dans laquelle sept médecins sur dix sont surveillés par la justice, dans laquelle le président de région est sur le point d'être condamné pour connivence avec la mafia, dans laquelle le tribunal administratif régional de Catane défie le bon sens pour protéger son équipe de football [en autorisant les supporters à assister aux matchs malgré la mort d'un policier le 2 février], dans laquelle chaque appel à la responsabilité est immédiatement taxé de conjuration nordiste (...). Cette Sicile est-elle encore italienne ?" (12.04.2007)

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