Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 16.04.2007

 

À LA UNE

Le pouvoir russe malmène l'opposition

Le président russe Vladimir Poutine a décidé d'employer la force pour dissoudre ce week-end des manifestations à Moscou et Saint-Pétersbourg qui ne réunissaient pourtant que quelques milliers d'opposants au Kremlin. Etant donné la suprématie incontestée de Vladimir Poutine, les journaux européens se demandent quelles sont les raisons de cette violente réaction. » suite

Extraits des publications suivantes:
Neue Zürcher Zeitung - Suisse, La Repubblica - Italie, Der Standard - Autriche, ABC - Espagne

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Reinhard Meier s'interroge : pourquoi le Kremlin a-t-il réagi par le "déploiement impressionnant d'une police spéciale armée jusqu'aux dents" devant "les manifestations des groupes de l'opposition, petits et hétérogènes en comparaison, des mécontents et des dissidents politiques ? Sans cette intervention de la police, l'opinion publique nationale et étrangère n'aurait pas remarqué ces manifestations. Les stratèges du Kremlin ont fait en sorte que ce ne soit pas le cas. L'objectif est de faire croire aux citoyens russes que la stabilité du pays défendue par Vladimir Poutine pourrait bien être compromise par des forces irresponsables, afin de leur suggérer qu'il est d'autant plus urgent de voter pour le pouvoir en place lors des prochaines élections [les législatives ont lieu en décembre 2007]." (16.04.2007)

La Repubblica - Italie

L'éditorialiste Sandro Viola revient sur les manifestations contre le pouvoir organisées en Russie. "Ce qui se déroule actuellement dans les grandes villes de Russie est très éloigné de ce qui s'est passé en Georgie et en Ukraine entre 2003 et 2005. La révolution de la rose et la révolution orange étaient en fait des marches triomphales (...). Rien de comparable donc avec les manifestations étriquées qui se succèdent depuis les premiers jours d'avril. Et comme si cela ne suffisait pas, celui qui tient le pouvoir à Moscou n'est pas un autocrate vacillant comme l'étaient Chevardnadze à Tbilissi et Koutchma à Kiev. A Moscou le pouvoir est entre les mains de Poutine, qui ne vacille pas et n'est pas du tout discrédité. Il est même très populaire : entre 70 et 80 % des Russes se disent contents d'être gouvernés par lui, l'ancien chef des services secrets. Un pourcentage que l'ensemble des gouvernants des pays occidentaux ne peuvent imaginer qu'en rêve". (16.04.2007)

Der Standard - Autriche

Pour Eduard Steiner, les quelque centaines de personnes qui manifestent à Moscou et à Saint-Pétersbourg ne peuvent pas faire oublier le fait que la pays n'a plus d'opposition. Il fait toutefois la réflexion suivante. "La vie politique et la lutte entre les blocs ne sont morts qu'au sens où la politique occidentale les entend. La lutte a bien lieu. Elle n'est que très peu visible, parce que ceux qui tirent les ficelles sont cachés derrière de grands murs. Les turbulences qui se manifestent avec l'accumulation de meurtres motivés pour des raisons politiques ou économiques laissent présager de son caractère implacable. Les surprenants licenciements qui ont touché des postes à responsabilités témoignent également des points marqués par certains groupes. Les liens étroits existant entre politique et économie sous le règne de Vladimir Poutine leur ont permis de constituer une nouvelle catégorie d'oligarques. La fin de son mandat  en mars 2008 se révèle très angoissante pour eux. Une année turbulente s'annonce." (16.04.2007)

ABC - Espagne

"Les récentes interventions des forces de l'ordre à Moscou et Saint-Pétersbourg sont le symptôme d'une agitation politique en Russie dont l'ampleur n'a probablement jamais été aussi grande depuis 1991, lorsque s'est produit l'effondrement de l'URSS", estime le quotidien. "Voilà quinze ans que les Russes avancent sur la voie de la démocratie, mais ils donnent malheureusement l'impression de tourner en rond et de revenir inévitablement au point de départ, là où réapparaissent automatiquement les réflexes autoritaires du Kremlin. (...) Poutine n'a pas été au cours de ses deux mandats le démocrate dont la Russie a besoin. Il n'a même jamais essayé de se donner cette image. Il lui reste encore quelques mois pour servir de la meilleure façon son pays, en permettant au moins que la société russe puisse élire librement un nouveau président [en mars 2008]. Mais étant donné ce que l'on a vu ce week-end en Russie, ce n'est pas ce que Poutine a en tête." (16.04.2007)

RÉFLEXIONS

Libération - France

Eric Hobsbawm explique la 'réinvention' de l'histoire

Dans une interview menée par Eric Aeschimann, l'historien britannique Eric Hobsbawm considère que "la décolonisation a vu la création de nouveaux Etats dépourvus d'histoire, ou bien avec une histoire qu'ils ne veulent pas accepter. Plus récemment, la fin de la guerre froide a provoqué une espèce de dégel de l'histoire telle qu'elle avait été établie à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il y a des révisions historiques un peu partout qui s'imposent ou que l'on tente d'imposer. Tout cela a ouvert un espace extraordinaire pour une réinvention de l'histoire, largement mythologique, parce que ces histoires-là ne sont pas écrites par les historiens, mais par les gouvernements, les mouvements, les organisations, les groupes de pression. (...) Une nation n'existe que par sa relation au passé. (...) Dès lors, il n'est pas étonnant qu'un groupe ethnique ou prétendument ethnique qui tente d'établir son identité se mette à inventer son histoire." (14.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Temps - Suisse

Ian Buruma et l'assimilation des musulmans en Europe

L'écrivain néerlandais Ian Buruma se penche dans une tribune publiée par différents quotidiens européens sur la perception de l'islam à travers le Vieux-Continent. "La peur de l'islam et des immigrants pourrait mener à l'adoption de lois non libérales. (...) Le problème aujourd'hui est que les valeurs des Lumières sont parfois utilisées de façon très dogmatique contre les musulmans. Elles sont devenues en fait une forme de nationalisme, 'nos valeurs' contre 'les leurs'. On ne défend pas les valeurs des Lumières parce qu'elles sont 'notre culture' mais parce qu'on les estime justes. Confondre ainsi culture et politique revient à tomber dans le même piège que les adeptes du multiculturalisme. Avec de graves conséquences : en nous mettant à dos les musulmans d'Europe, nous pousserons davantage de gens à rejoindre la révolution islamiste. Nous devons tout faire pour encourager les musulmans d'Europe à s'assimiler aux sociétés européennes. C'est notre seul espoir." (16.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Hospodářské noviny - République tchèque

La Pologne vit une révolution conservatrice

"Interdiction du divorce, restriction de l'avortement, introduction de l'uniforme scolaire : même si la première proposition n'a aucune chance de passer et que l'interdiction de l'avortement a été rejetée par le Parlement vendredi dernier, la révolution conservatrice atteint actuellement de nouveaux sommets en Pologne," écrit Martin Ehl. "Les critiques disent que les frères Kaczynski exercent une politique anachronique, fondée sur le nationalisme, ce qui est contreproductif à l'époque de la coopération internationale. Résultat, une grande partie de la population se détourne de la politique. (...) Les frères Kaczynski dépendent de leur partenaire de coalition nationaliste et ultracatholique, la Ligue des familles polonaises, qui vise le même groupe d'électeurs. Tous les thèmes évoqués plus haut émanent du chef de la Ligue et vice-Premier ministre Roman Giertych. Il égraine ses propositions controversées l'une après l'autre, tandis qu'en toile de fond, le deuxième partenaire de la coalition, le populiste Andrzej Lepper [du parti Samoobrona] est en retrait à cause d'une série de scandales." (16.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Monde - France

La perception de la Pologne à l'étranger

Kerry Longhurst et Marcin Zaborowski, chercheurs spécialistes de l'Europe, dénoncent les critiques systématiques contre la politique des frères Kaczynski, Président et Premier ministre polonais. "La Pologne est, sans conteste, un pays socialement très conservateur - sa population est catholique à 90 %, plus de 60 % des Polonais vont à la messe chaque dimanche et un quart d'entre eux vivent et travaillent à la campagne. Quel que soit le parti politique au pouvoir, le gouvernement polonais resterait conservateur dans un contexte européen. (...) Ce gouvernement croit en un Etat fort, en un renouveau moral et en une politique étrangère affirmée. Mais reconnaissons qu'il est maladroit sur le plan diplomatique et se moque de la façon dont il est perçu à l'étranger. Prenons garde que nos critiques ne se fondent uniquement sur les aspects sensationnalistes de la politique polonaise. Par bien des aspects, les frères Kaczynski ne font qu'essayer de s'inspirer de la France gaulliste." (14.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

El País - Espagne

Le scandale de la corruption immobilière en Espagne

Le quotidien salue la récente publication par la Commission des pétitions du Parlement européen d'un rapport dénonçant le manque de contrôle du développement urbanistique des côtes espagnoles. "Le cauchemar de la corruption et de l'incompétence que décrit ce document est absolument exact, comme le montrent les accusations de corruption qui défilent tous les jours devant les tribunaux. (...) [Les raisons de cette situation] sont connues depuis longtemps sans pour autant que les administrations se soient montrées capables de freiner la corruption immobilière qui a détruit la confiance de tant de citoyens dans les autorités locales et qui menace de miner la crédibilité dans d'autres instances démocratiques. Et le plus grave est que tout cela présente l'Espagne aux yeux de l'Europe comme une société qui accepte la fraude cadastrale, la construction sauvage et la destruction de l'environnement." (16.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Cyprus Mail - Chypre

La montée de la criminalité à Chypre

"Les chiffres du ministère de la Justice publiés ce mois-ci montrent une nouvelle hausse du nombre de crimes commis à Chypre", remarque le quotidien. "Le changement social et la prospérité ont beaucoup amélioré la vie et les opportunités de la plupart des gens dans ce pays. Mais ils apportent aussi avec eux des maux qui sont le fléau de toute société occidentale, un cocktail explosif d'échec de la famille, de délinquance croissante et de drogue. En vérité, Chypre connaît maintenant l'un des taux de mortalité dû à la consommation de drogue les plus élevés d'Europe. (...) Pendant ce temps, l'infrastructure globale de l'Etat reste figée dans un modèle qui remonte aux temps où le crime était quasiment inexistant. (...) Nous avons encore le temps de lutter contre cette situation. Nous connaissons les tendances en Grèce et ailleurs, les dangers qui nous attendent. Jusqu'à maintenant, nous n'avons fait que réagir après les crimes. Utilisons l'opportunité que nous possédons encore pour les prévenir, en nous attaquant à l'exclusion sociale qui génère les criminels de demain." (15.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Erdogan en route vers la présidence turque ?

Le dépôt des candidatures à l'élection présidentielle organisée fin avril en Turquie vient de débuter. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, du parti national-conservateur AKP issu de la mouvance islamiste modérée, n'a pas encore dit s'il se présentera, mais un front se forme déjà contre son éventuelle candidature. Pour Kai Strittmatter, le problème est ailleurs. "Les kémalistes [opposés à la candidature d'Erdogan], héritiers autoproclamés du fondateur de la République. Mustafa Kemal Atatürk, constituent la vieille élite de la Turquie. Ceux qui ont dirigé et saccagé le pays pendant plusieurs dizaines d'années craignent maintenant d'être évincés du pouvoir. (...) On remarquera que les musulmans conservateurs ne sont pas les seuls à soutenir l'AKP. Il trouve également des sympathisants dans le camp des entrepreneurs d'Istanbul, des libéraux, des pro-européens et des minorités turques. Tout cela montre que la Turquie n'a jamais été aussi ouverte et aussi démocratique qu'aujourd'hui, après quatre années de gouvernement AKP." (16.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

The Economist - Royaume-Uni

La perspective d'une indépendance écossaise se rapproche

L'hebdomadaire considère que "le royaume est tout sauf uni alors que se profilent des élections régionales et locales. (...) 'Il n'y a plus que 30 jours pour sauver la dévolution' [système d'autonomie], a affirmé Jack McConnell cette semaine. Le Premier ministre écossais a ouvert le feu pour le compte des travaillistes dans la campagne pour l'élection du Parlement écossais le 3 mai. Par une étrange coïncidence, elles auront lieu deux jours après le 300e anniversaire de l'union formelle entre l'Ecosse et l'Angleterre. Jack McConnell a toutes les raisons de s'inquiéter. Les sondages les plus récents donnent une avance considérable au Parti nationaliste écossais (SNP), qui prône l'indépendance, sur le parti travailliste. Ceux qui ont été critiqué il y a quelques années pour avoir prévenu que la dévolution était davantage une autoroute vers la sécession qu'une solution au sentiment séparatiste, ont de quoi rire. L'union est-elle réellement en péril si l'Ecosse devient la première des quatre nations qui composent le Royaume-Uni à reprendre sa liberté ? Pas si le Parti travailliste l'en empêche." (12.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Vasabladet - Finlande

L'Europe du Nord va-t-elle profiter du changement climatique ?

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) de l'Onu a publié vendredi 6 avril son deuxième rapport sur le climat. Selon ce rapport, certaines régions de l'hémisphère nord pourraient tirer profit du réchauffement climatique à court terme. Viveca Dahl ne voit pas là une raison de se réjouir. "Qui ne souhaite pas réduire sa facture de chauffage ? Qui a quelque chose à redire à des étés plus longs ? Le réchauffement climatique est bénéfique, car il nous rend service. Il n'est donc pas utile de réfléchir plus loin. Mais le rapport du GIEC [IPCC en anglais] contient un mot qui pèse très lourd : la famine. Lisez-le encore une fois et imprégnez-vous en bien : la famine. Car c'est la conséquence des longues périodes de sécheresse et des inondations dévastatrices. Je le répète : le réchauffement climatique présente des avantages à court terme pour une partie de la population déjà privilégiée - et augmente le risque de famine pour les autres." (16.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Élet és Irodalom - Hongrie

L'automate joueur d'échecs de Wolfgang von Kempelen exposé à Budapest

Une exposition sur l'inventeur, architecte et écrivain austro-hongrois Wolfgang von Kempelen (1734-1804), se tient actuellement à Budapest. Dans un entretien réalisé par László J. Győri, József Mélyi, conservateur de l'exposition, considère que ses inventions de von Kempelen était très en avance sur leur temps. "Von Kempelen avait inventé l'automate joueur d'échecs : il s'agit d'une poupée habillée en Turc, dont les coups sont dirigés au moyen d'un mécanisme ingénieux par une personne dissimulée à l'intérieur. Dans les années 1780, von Kempelen est parti en tournée avec son Turc mécanique et l'a présenté à James Watt, avec lequel il a évoqué le perfectionnement de la machine à vapeur. C'est comme si une personne ayant conçu un robot génial rencontrait aujourd'hui de grands chercheurs en génétique pour débattre de l'intelligence artificielle. L'automate joueur d'échecs n'était qu'un pur divertissement. En réalité, von Kempelen était davantage intéressé par la construction d'une machine parlante, c'est-à-dire la mise au point d'un mécanisme pouvant reproduire la voix humaine." (13.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

COULEURS LOCALES

Cotidianul - Roumanie

Les hooligans de l'Eglise orthodoxe

Depuis plusieurs siècles, l'église orthodoxe célèbre la guérison miraculeuse d'un aveugle après Pâques. Razvan Mihai Vintilescu demeure sceptique devant le spectacle qui se déroule annuellement dans les églises et les monastères de Roumanie : des centaines de milliers de croyants se pressent autour de l'eau bénite et se battent entre eux. "La tradition s'arrête là où commence l'hypocrisie. L'eau bénite lave le sang, guérit les cocards, atténue les douleurs causées par les coups de poings dans le ventre. Car un croyant doit supporter tout cela s'il veut goûter au saint breuvage. Voilà pourquoi les croyants se rouent de coups année après année - comme dans un rituel barbare. La religion s'arrête là où commence l'aveuglement. La foi des croyants n'est pas jugée suffisamment forte, si, avide de sainteté, ils ne foulent pas le dos des autres de la semelle de leurs chaussures. (...) Il s'agit là de hooliganisme religieux. Comme pour un match de football, les croyants sont prêts, pour un maillot brandi dans les tribunes, à lancer des torches sur le terrain et à se battre." (16.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Postimees - Estonie

L'armée balte marche en ordre dispersé

Depuis leur adhésion à l'OTAN le 1er avril 2004, les trois Etats baltes, à savoir l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, veulent former une armée commune - mais pour l'instant, ce n'est encore qu'un projet. Pour le journal estonien, la Lettonie retarde le projet. "Naturellement, ce projet ambitieux n'est pas simple à mettre en oeuvre, mais il s'est avéré de manière 'surprenante' que les véhicules blindés de l'Estonie et de la Lituanie n'ont strictement rien à voir les uns avec les autres, ce qui pose d'énormes problèmes logistiques. Quant à la Lettonie, elle n'en possède aucun et n'envisage même pas d'en acquérir. Par ailleurs, elle doit augmenter les effectifs de son armée, qui s'élèvent actuellement à 5 000 hommes, d'au moins 200 hommes qui intégreraient le nouveau bataillon. Une armée balte sans les Lettons serait encore plus étrange qu'un bataillon dans lequel chaque compagnie circulerait avec ses propres véhicules." (16.04.2007)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu