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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 23.04.2007

 

À LA UNE

La France choisit un duel droite-gauche

La France choisit un duel droite-gauche

 

Nicolas Sarkozy, candidat de la droite, a remporté dimanche 22 avril le premier tour de l'élection présidentielle française (31,2 % des voix) devant Ségolène Royal, candidate du Parti socialiste (25,8 %). La presse commente le duel qui les opposera lors du deuxième tour, ainsi que l'émergence du centriste François Bayrou (18,5 %) et le déclin du candidat d'extrême droite Jean-Marie Le Pen (10,8 %). » suite

Extraits des publications suivantes:
The Independent - Royaume-Uni, Libération - France, Le Temps - Suisse, Svenska Dagbladet - Suède, Polityka Online - Pologne

The Independent - Royaume-Uni

Le quotidien considère que les résultats sont rassurants car "les partisans des grands partis n'ont pas considéré comme acquis le succès au premier tour, une autosatisfaction qui avait en partie permis au Front national de réaliser un coup lors du dernier scrutin. La France a abordé cette campagne avec le sérieux qu'elle méritait. La participation a été la plus élevée depuis vingt-cinq ans. Comme lors des dernières grandes échéances électorales en Italie et en Allemagne, les électeurs ont parfaitement compris que leur vote comptait, et ils s'en sont servi. Contrairement à ce qu'annonçaient les Cassandres, la démocratie se porte on ne peut mieux. (...) Au bout du compte, les électeurs ont rejeté la solution qui se rapprochait le plus du maintien du statu quo. Après avoir un temps flirté avec l'autorité apaisante du candidat centriste, François Bayrou, ils l'ont remis à sa place, la troisième. (...) Ils [Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy] offrent deux idées très différentes de la France. Mais ils ont en commun une vision moderne de la France et du monde. De tous les aspects rassurants de l'élection d'hier, c'est le plus rassurant de tous." (23.04.2007)

Libération - France

"La France a sauvé la gauche", se félicite Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du quotidien. "La France a choisi la clarté. Une droite franche affrontera au second tour une gauche qui doit faire le pari du renouveau. Ce duel salutaire est celui de toutes les démocraties modernes. La France a inventé la configuration droite-gauche pendant la Révolution. Fidèle à elle-même, elle a jugé que l'outil pouvait encore servir, dans un monde où la question sociale et celle de la liberté individuelle face aux pouvoirs restent les deux grands marqueurs de la civilisation des droits de l'homme. La vaste mobilisation civique survenue dans une nation qu'on disait désabusée, fatiguée de la classe politique, ajoute encore à l'aveuglante clarté de la volonté populaire. Au-delà du souvenir douloureux de 2002 [Jean-Marie Le Pen avait obtenu 16,8 % des voix au premier tour de la présidentielle], les Français ont voulu que s'ouvrent devant eux deux chemins, nettement dessinés sur la carte de l'Histoire." (23.04.2007)

Le Temps - Suisse

"Aucun candidat surprise, aucune péripétie de dernière minute ne sont venus troubler un duel qui repose sur des forces sociales et historiques profondes", constate l'éditorialiste Sylvain Besson. "L'aspect moins positif de ce vote est que la France apparaît profondément divisée. Les scores élevés de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, l'élimination de François Bayrou reflètent une faille souterraine entre deux France, qui ne se parlent guère et ne se comprennent plus. (...) L'opposition des projets de société, ostensiblement revendiquée par les vainqueurs, donne l'impression que ces deux France ne vivent plus dans le même monde. Cela promet une bataille épique en vue du second tour. Et quelques difficultés pour le prochain président, ou la prochaine présidente, qui aura la lourde tâche de faire avancer un pays coupé en deux." (23.04.2007)

Svenska Dagbladet - Suède

Que le nouveau président soit Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal, la fin de l'ère Chirac représente, selon le quotidien, une chance réelle pour la poursuite du développement de l'UE. "Ce n'est que lorsque la France aura un nouveau président que l'on pourra compter sur une reprise des négociations sur la Constitution européenne. Aussi bien Nicolas Sarkozy que Ségolène Royal étaient dans le camp du 'oui' lors du référendum sur la Constitution [en mai 2005] et leur position n'a pas changé depuis. Nicolas Sarkozy souhaite régler rapidement cette question. Selon lui, une première solution pourrait être de se mettre d'accord sur les points déjà approuvés par l'ensemble des pays de l'UE. Ségolène Royal s'est exprimée en faveur d'un nouveau référendum et est d'avis que quelques petites modifications dans le Traité pourraient faire changer d'avis de nombreux Français. Le premier tour des élections a marqué un tournant pour le pays. La porte est désormais ouverte à une nouvelle collaboration au sein de l'UE." (23.04.2007)

Polityka Online - Pologne

Adam Szostkiewicz espère que Nicolas Sarkozy va remporter le second tour des élections présidentielles. "On ne peut qu'envier les Français. Ils avaient le choix : Sarko, Ségo, Bayrou, Le Pen - les options étaient claires, c'est ce qui fait le sel de la démocratie. On peut les envier parce que des candidats de la droite et de la gauche sont arrivés en tête - et pas deux candidats de droite comme cela a été le cas chez nous avec Lech Kaczynski et Donald Tusk. Une situation si claire incite à faire un choix, mobilise les électeurs, ce qui sert la démocratie. (...) Si j'étais français, je voterais pour Nicolas Sarkozy dans l'espoir qu'il réussisse à créer une nouvelle droite post-Chirac et post-de Gaulle qui soit à la hauteur des défis du XXIe siècle en France et dans le monde. Ce serait également important pour la Pologne. Notre droite pourrait prendre exemple sur la droite française et laisser en paix les fantômes du passé." (23.04.2007)

RÉFLEXIONS

La Libre Belgique - Belgique

Francis Fukuyama et l'exportation du modèle démocratique

Le quotidien reprend une tribune diffusée par le site Project Syndicate dans laquelle le politologue américain Francis Fukuyama se défend d'être l'idéologue de la politique étrangère des Etats-Unis. "'La fin de l'histoire et le dernier l'homme' [paru en 1992] n'a jamais été liée à un modèle américain spécifique d'organisation sociale ou politique. A l'instar d'Alexandre Kojève, le philosophe franco-russe qui a inspiré mon raisonnement de départ, je crois que l'UE reflète plus précisément que les Etats-Unis d'aujourd'hui ce à quoi ressemblera le monde à la fin de l'histoire. La tentative de l'UE de transcender la souveraineté et les pouvoirs politiques traditionnels en établissant un État de droit transnational s'inscrit davantage dans un monde 'post-historique' que la croyance persistante des Américains en Dieu, en la souveraineté nationale et en leur armée." (23.04.2007)

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La Vanguardia - Espagne

Pour Antoni Puigverd, le livre n'a plus la même valeur

La Catalogne célèbre chaque 23 avril la Sant Jordi (Saint Georges) : les femmes reçoivent des fleurs tandis que les hommes se voient offrir des livres. Le journaliste espagnol Antoni Puigverd saisit cette occasion pour dénoncer le diktat commercial sur la littérature. "La soumission de la valeur originale (le livre comme message culturel) à la seule valeur dominante (l'adoration du marché) est une caractéristique contemporaine. (...) On peut dire que les arguments de la rentabilité ont toujours été déterminants. Mais cela ne l'a jamais été de manière aussi flagrante qu'aujourd'hui. (...) Ces derniers temps, la pression du marché a été tellement forte qu'elle a complètement balayé la notion de contrepoids culturel. Les lois du marché imposent au livre une dynamique plus compétitive qu'à n'importe quel autre produit industriel. Le livre est un produit fragile sur le plan commercial, car il n'est pas indispensable de lire pour vivre. Par conséquent, les éditeurs qui travaillaient auparavant par passion doivent maintenant se plier à la réalité économique ou bien disparaître." (23.04.2007)

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POLITIQUE

România Liberă - Roumanie

Le président roumain ne démissionnera pas

Contrairement à ce qu'il avait annoncé, le président roumain Traian Basescu ne démissionnera pas. Il a été destitué le 19 avril par le Parlement qui l'accuse d'avoir enfreint la Constitution. Le peuple va devoir se prononcer par référendum d'ici un mois sur son départ du pouvoir. "L'importance du 19 avril ne réside pas seulement dans le fait que Traian Basescu puisse être le premier président suspendu dans l'UE : en effet, les élites du pouvoir, qui forment la diabolique trinité partis politiques - économie - médias, ont également fait tout leur possible pour lui clouer le bec. Malgré son caractère versatile, Traian Basescu est devenu le seul espoir de réforme pour les Roumains au cours des dernières années. L'UE doit toutefois s'interroger sérieusement sur les chances de mener à bien ces réformes, le conflit avec les élites ayant déjà pris des proportions gigantesques. La Roumanie ne reviendra pas rapidement à la normalité après ce putsch parlementaire." (23.04.2007)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

L'UE doit soutenir les réformes en Roumanie

Karl-Peter Schwarz considère la suspension du président roumain Traian Basescu comme un "putsch pseudo-parlementaire" qui vise à revenir sur les réformes de la justice. "Paradoxalement, les voix hostiles qui se sont élevées contre la Roumanie lors de la dernière phase de son adhésion, dans une Europe fatiguée par les vagues d'élargissement successives, ont été d'un grand soutien pour les réformes. La Commission européenne a dû faire preuve de fermeté et s'est rangée avec le Président aux côtés de la ministre de la Justice, qui a pu ainsi faire adopter une législation anticorruption bien plus sévère que dans n'importe quel autre pays de l'UE. (...) La leçon qui doit toutefois être tirée des procédés employés là-bas est applicable à tout pays qui se trouve encore dans l'antichambre de l'UE. Des réformes qui n'auraient pu aboutir sans la pression de l'UE peuvent être annulées dès que ces pressions ne se font plus sentir. Les clauses de protection intégrées aux traités d'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie ne sont pas suffisamment dissuasives." (23.04.2007)

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Der Standard - Autriche

L'affaire de l'assassinat du procureur Buback rebondit en Allemagne

L'enquête sur l'assassinat voilà 30 ans du procureur général Siegfried Buback par l'organisation terroriste Fraction armée rouge (RAF) pourrait être rouverte. Selon de nouvelles révélations journalistiques, ce ne serait pas Christian Klar, qui a déposé un recours en grâce et se trouve encore sous les verrous, qui aurait tiré les coups mortels, mais Stefan Wisniewski, aujourd'hui en liberté. "Maintenant qu'il apparaît que l'Office fédéral pour la protection de la Constitution était en possession de ces mêmes informations depuis les années 80, le trentième anniversaire de 'l'automne allemand' [des attentats et leur répression ont failli déstabiliser le pays à l'automne 77] ne doit pas se réduire à une cérémonie du souvenir", estime Birgit Baumann. "Les hommes politiques et les enquêteurs doivent faire feu de tout bois pour que la vérité éclate au grand jour. Car il n'y a pas prescription lorsque la tragédie humaine s'accompagne d'une telle dimension politique. Les méthodes de la RAF étaient impitoyables. Mais l'Etat allemand s'est également violemment défendu et ce faisant, il peut avoir commis de graves erreurs. Il peut exiger (à raison) des membres de la RAF qu'ils contribuent à rechercher la vérité, mais il doit lui-même donner l'exemple." (23.04.2007)

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ABC - Espagne

L'Europe ne doit pas tolérer l'intolérance

Les ministres européens de la Justice ont trouvé jeudi 19 avril un compromis sur une législation visant à lutter contre le racisme et la xénophobie au moyen de sanctions pénales communes. Le quotidien espagnol se réjouit de cette initiative. "La lâcheté morale constatée face au nazisme et au fascisme, quand les premiers symptômes se faisaient sentir, ont été le début du chemin de la sujétion qui a finalement conduit à l'horreur totalitaire. On ne peut pas commettre l'erreur de confondre tolérance et passivité. Spécialement sur le terrain des attitudes et des expressions qui peuvent favoriser la banalisation de la xénophobie, et, avec elle, l'incitation à la haine et la violence raciale, ethnique et religieuse. (...) L'Europe essaie ainsi de préserver sa continuité en tant que société ouverte et plurielle. Etre intolérant envers les intolérants doit devenir une pratique de salubrité sociale indispensable si les Européens veulent rester fidèles à eux-mêmes." (23.04.2007)

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Diena - Lettonie

L'UE doit condamner les crimes du stalinisme

Le projet de législation européenne contre le racisme et la xénophobie prévoit également la pénalisation de la négation des génocides, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Askolds Rodins déplore que les crimes du régime stalinien ne figurent pas sur cette liste. "La raison est que ces crimes n'ont donné lieu à aucun jugement international jusqu'à présent. Après tout, la Commission européenne a approuvé la nécessité d'organiser une consultation sur les exactions de l'armée rouge dans les 'territoires libérés' à l'époque de Staline. Au cours des vingt dernières années, beaucoup d'encre a coulé à ce sujet en Lettonie, avec des déclarations telles que 'le monde ne nous comprend pas' ou 'notre histoire est mal interprétée'. Il apparaît maintenant que nous ne sommes plus les seuls, car l'Estonie, la Lituanie et la Pologne s'y mettent également. Nous avons aujourd'hui la possibilité d'attirer l'attention de la justice internationale sur l'un des régimes totalitaires les plus sanguinaires de l'histoire." (23.04.2007)

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Público - Portugal

Le danger de l'adhésion de la Turquie à l'UE

Le sociologue portugais André Freire s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'UE. "Un des arguments en faveur de l'adhésion de la Turquie est celui de l'irréversibilité du processus. Pourtant, l'adhésion turque présuppose le respect de quatre conditions, établies en 1987 par le Parlement européen, et qui sont loin d'être réunies, bien au contraire : la reconnaissance du génocide des Arméniens et de la République de Chypre ainsi que le retrait des militaires turcs de l'île, le respect des droits de l'homme et la reconnaissance des minorités musulmanes non-sunnites. L'instauration de liens plus étroits entre l'UE et la Turquie est fondamentale, afin de combattre le radicalisme islamique. La pleine intégration de la Turquie, sans intérêt pour l'UE comme pour elle-même, entraînerait le risque de porter le radicalisme au sein de l'Europe, ce qui fragiliserait l'Union et la mettrait en péril. Il serait préférable de discuter sérieusement d'un 'partenariat privilégié'." (23.04.2007)

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The Times - Royaume-Uni

Les Britanniques pourront-ils ratifier la Constitution européenne ?

"Le Traité constitutionnel, qui doit être renégocié lors du sommet européen de Berlin en juin, centralisera le pouvoir encore plus, en l'ôtant aux parlements nationaux élus pour le donner à des bureaucrates non élus", écrit le chroniqueur William Rees-Mogg. "Tony Blair affirme maintenant que le Royaume-Uni n'a pas besoin d'organiser un référendum, car la version révisée du Traité n'impliquera pas de changements constitutionnels. Il ne peut pas en être sûr, du moins pas avant d'avoir négocié à Berlin. (...) Quelles sont les véritables raisons de ne pas faire de référendum ? Elles sont simples et contraignantes. Les défenseurs du Traité constitutionnel pensent qu'ils perdront le référendum. Ils pensent que les électeurs britanniques voteront 'non' et ils ne sont pas prêts à prendre ce risque. (...) La bureaucratie de l'UE est devenu un fardeau pour les nations européennes. Le Traité constitutionnel ne ferait qu'empirer les choses. On a promis un référendum aux Britanniques. L'électorat devrait rappeler au parti travailliste sa promesse, ou lui faire payer un prix électoral élevé." (23.04.2007)

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Upsala Nya Tidning - Suède

La Russie fait obstacle à la protection de l'environnement

Le quotidien déplore que l'enclave russe de Kaliningrad utilise la mer Baltique comme un cloaque - avec des conséquences catastrophiques pour l'environnement. Depuis dix ans, la Suède s'efforce de construire une station d'épuration dans la région, mais sa réalisation se heurte à des normes de construction grossières et à la bureaucratie russe. "Le pays dégage des revenus exceptionnels de la vente du pétrole et du gaz, qu'il exploite impudemment à des fins politiques. La Russie se comporte comme si elle n'avait aucune responsabilité dans cette affaire, et fait, en outre, obstacle aux mesures de protection de l'environnement. C'est un comportement arrogant et présomptueux qui doit être porté à la connaissance de tous, afin que la Russie paie le prix politique de son impudence." (23.04.2007)

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MÉDIAS

Le Monde - France

La liberté de l'internaute en péril en France

Le quotidien s'alarme de la préparation par le gouvernement français d'un décret d'application de la 'loi sur la confiance dans l'économie numérique'. Il obligerait les opérateurs à conserver les données personnelles des internautes (mots de passe, pseudonymes, numéros des cartes bancaires, contributions sur les forums ou blogs) pendant un an, pour qu'elles puissent être consultées par les services de renseignement. "En fait de confiance, c'est de menaces pour les libertés qu'il s'agit. (...) La lutte contre le terrorisme et le crime en général - un impératif bien sûr - ne justifie pas de faire de la société française une société de surveillance. Les libertés publiques sont un bloc. La liberté numérique, pour nouvelle et déroutante qu'elle soit, obéit aux mêmes règles. Elle interdit de transformer les éditeurs de sites en 'indics' et ceux qui les fréquentent en sujets orwelliens." (21.04.2007)

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CULTURE

Die Welt - Allemagne

Le peintre tchèque Kecir a-t-il vraiment existé ?

Alors que les oeuvres du peintre cubiste tchèque Bohumil Samuel Kecir trouvent preneurs en République tchèque, en Allemagne et en Autriche, il semblerait que cet artiste, comme le rapporte Hans-Jörg Schmidt, n'ait jamais existé. "La vie vraisemblablement inventée du peintre Kecir se lit facilement dans un pays comme la République tchèque, dont les racines ne lui permettent pas véritablement de définir son identité : le maître est né en 1904 en Moravie. Il serait juif par sa mère. (...) Pendant l'occupation de la Bohême et de la Moravie par les nazis, la Gestapo l'aurait arrêté à plusieurs reprises et l'aurait emprisonné dans un camp de concentration. Non seulement l'artiste aurait été traumatisé par les horreurs qu'il aurait vues, mais les communistes, ennemis de l'art, l'auraient envoyé dans un établissement psychiatrique à Brno après la guerre. (...) Une telle tragédie fait battre le coeur des collectionneurs occidentaux. Qui ne veut pas être le propriétaire de l'oeuvre d'un Tchèque oublié, un cubiste par dessus le marché ?" (23.04.2007)

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