L'enquête sur l'assassinat voilà 30 ans du procureur général Siegfried Buback par l'organisation terroriste Fraction armée rouge (RAF) pourrait être rouverte. Selon de nouvelles révélations journalistiques, ce ne serait pas Christian Klar, qui a déposé un recours en grâce et se trouve encore sous les verrous, qui aurait tiré les coups mortels, mais Stefan Wisniewski, aujourd'hui en liberté. "Maintenant qu'il apparaît que l'Office fédéral pour la protection de la Constitution était en possession de ces mêmes informations depuis les années 80, le trentième anniversaire de 'l'automne allemand' [des attentats et leur répression ont failli déstabiliser le pays à l'automne 77] ne doit pas se réduire à une cérémonie du souvenir", estime Birgit Baumann. "Les hommes politiques et les enquêteurs doivent faire feu de tout bois pour que la vérité éclate au grand jour. Car il n'y a pas prescription lorsque la tragédie humaine s'accompagne d'une telle dimension politique. Les méthodes de la RAF étaient impitoyables. Mais l'Etat allemand s'est également violemment défendu et ce faisant, il peut avoir commis de graves erreurs. Il peut exiger (à raison) des membres de la RAF qu'ils contribuent à rechercher la vérité, mais il doit lui-même donner l'exemple." (23.04.2007)
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