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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 07.05.2007

 

À LA UNE

Nicolas Sarkozy peut-il réformer la France ?

Nicolas Sarkozy peut-il réformer la France ?

 

Le candidat de la droite Nicolas Sarkozy a remporté le 6 mai l'élection présidentielle française avec 53,06 % des voix, contre 46,94 % pour la candidate socialiste Ségolène Royal. La presse européenne se demande si Nicolas Sarkozy, qui a fait campagne sur le thème de la 'rupture', sera en mesure d'appliquer son programme. » suite

Extraits des publications suivantes:
Der Standard - Autriche, El País - Espagne, Die Welt - Allemagne, De Volkskrant - Pays-Bas, La Tribune - France, Hospodářské noviny - République tchèque, Le Courrier - Suisse

Der Standard - Autriche

"Dans son discours électoral, Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le défenseur d'une idéologie méritocratique, qui célèbre la concurrence, l'initiative personnelle, l'ascension sociale et l'élite de la société", analyse Christoph Winder. "Bien que les opposants de Nicolas Sarkozy aient tout tenté pour le stigmatiser comme un dangereux néolibéral de type américain, (...) les Français ont choisi le changement. (...) Reste à savoir dans quelle mesure Sarkozy a l'intention de tenir sa promesse de 'résoudre la crise morale de la France', et s'il sera en situation de le faire. La tâche est déjà immense, de l'immense déficit public au problème des banlieues, en passant par l'intégration insuffisante des jeunes au marché du travail. Pour pouvoir s'attaquer à ce travail herculéen, Nicolas Sarkozy doit devenir le président de tous les Français qu'il affirme vouloir être. Il doit pour cela adopter un style politique plus intégrant que celui qu'il a adopté jusqu'à maintenant." (07.05.2007)

El País - Espagne

Le quotidien rappelle que Nicolas Sarkozy aura du mal à appliquer son programme si son parti ne gagne pas les prochaines élections législatives. "Toute l'Europe a longtemps attendu la France. Elle peut encore attendre jusqu'à juin si cela permet à ce pays, qui joue un rôle clef, de retrouver sa vitalité intellectuelle, économique et sociale. Il faut espérer que Sarkozy parvienne, avec ses réformes, à sortir la France du trou dans lequel elle est tombée toute seule. Le nouveau président a déclaré que la France 'est de retour dans l'Europe', et ce avec un esprit protectionniste à peine dissimulé. Il ne veut pas soumettre la Constitution européenne au vote des Français. Il milite en faveur d'un mini-traité. Il est possible que cela soit la seule solution. Mais il faut cependant défendre le plus possible les points du texte original qui constituent une avancée. Une Europe forte a besoin d'une France en forme. Mais cette dernière a également besoin d'une UE dotée d'une véritable capacité de décision." (07.05.2007)

Die Welt - Allemagne

Le politologue français Alfred Grosser craint que le nouveau président français Nicolas Sarkozy obtienne davantage de pouvoir que Jacques Chirac n'en avait - notamment si son parti remporte les législatives en juin prochain."Nicolas Sarkozy indique clairement qu'il souhaite un Etat au-delà des partis. Toutefois, il serait le président d'une République dans laquelle tous ceux qui se mettraient à son service recevraient les postes clés dans la police et l'administration. (...) Nicolas Sarkozy affirme que le président jouera un rôle plus important, mais c'est déjà le cas depuis longtemps, même si la Constitution prévoit le contraire. Cette dernière accorde peu de pouvoir au président, notamment dans le cas d'une cohabitation. Le Premier ministre a alors le champ libre en ce qui concerne la politique économique et sociale, comme cela a été le cas entre 1997 et 2002, lorsque Lionel Jospin était le Premier ministre de Jacques Chirac. Mais dès que le président obtient la majorité parlementaire, il devient véritablement tout-puissant." (07.05.2007)

De Volkskrant - Pays-Bas

"Ces élections constituent un réveil politique réjouissant à voir en France", estime le quotidien hollandais. "Dans la plupart des capitales européennes, c'est essentiellement avec satisfaction que ce résultat a été accueilli. Non seulement parce que Sarkozy veut éviter un référendum au sujet d'une nouvelle version fortement abrégée de la Constitution européenne, mais aussi, et peut-être surtout pour cela, parce qu'il a un profil beaucoup plus réformateur et plus volontaire que Royal. Les réformes socio-économiques sont plus que nécessaires en France, un pays qui imprime le rythme du train-train européen. Evidemment, le mot réforme est exprimé plus facilement qu'il n'est mis en pratique, surtout en France, où la rue arrive souvent à bloquer ce qui a été décidé dans l'arène politique." (07.05.2007)

La Tribune - France

"En portant Nicolas Sarkozy à l'Elysée, les Français ont fait un choix puissant, en toute connaissance de cause et pour que la France change en profondeur", estime l'éditorialiste François-Xavier Pietri. "Le choix de Nicolas Sarkozy, l'homme qu'on a tenté d'habiller d'un costume aux relents douteux, qui viennent d'être balayés d'un revers de main par les Français, est lourd de sens. Car, s'il y a bien une chose que l'on peut reconnaître à ce candidat, c'est d'avoir annoncé la couleur. Celle d'une droite enfin décomplexée, modernisée, débarrassée de la peur tétanisante de l'électeur ou de la rue, cette sourde crainte qui, peu à peu, a enserré Jacques Chirac dans un filet fait à la fois d'immobilisme et de versatilité. (...) Osons le mot : c'est un projet en rupture. Et c'est cette rupture que les électeurs ont clairement choisie hier. Reste, maintenant, à la mettre en oeuvre." (07.05.2007)

Hospodářské noviny - République tchèque

La tâche ne sera pas facile pour le nouveau président français Nicolas Sarkozy, écrit Lenka Zlamalova. "La rue devrait constituer son principal opposant. Les grèves, les manifestations et les voitures brûlées font partie intégrante du combat politique français. C'est la rue qui a balayé toutes les tentatives de réforme jusqu'à présent. En 1995, une grève a paralysé le pays entier pendant plusieurs semaines en réaction aux projets de réforme du Premier ministre de droite Alain Juppé. L'année dernière, les étudiants ont occupé Paris lorsque le Premier ministre Dominique de Villepin a voulu réformer les contrats de travail pour les jeunes. Nicolas Sarkozy a toutefois un avantage sur ces deux hommes : il est le président. Les deux autres n'étaient que chefs de gouvernement. Mais il est difficile pour le moment de prévoir comment Nicolas Sarkozy se comportera face à plusieurs millions de grévistes." (07.05.2007)

Le Courrier - Suisse

"L'occasion était trop belle de moderniser, du moins en apparence, la vie politique française en élisant une femme à la tête de l'Etat. Nicolas Sarkozy l'a balayée avec un score de 53 %. Le successeur de Jacques Chirac cherchera à prouver qu'il est capable de 'rompre' avec le style de son père politique, figé douze années durant dans une présidence distante et stérile. Mais jusqu'ici, le candidat Sarkozy a seulement eu à feinter la nouveauté plutôt qu'à l'assumer", explique Fabio Lo Verso, en doutant fortement de sa volonté de réformer la France. "Nicolas Sarkozy réclamait la 'rupture' durant sa campagne. C'est une France étriquée, arrogante et donneuse de leçons, inconsciente de son rétrécissement social et hantée par l'obsession sécuritaire qu'il s'apprête à façonner. Dans la droite ligne de son prédécesseur." (07.05.2007)

RÉFLEXIONS

Gazeta Wyborcza - Pologne

Pour Witold Gadomski, la migration est le moteur de l'Europe

Le journaliste polonais Witold Gadomski défend les petits Etats européens et plaide en faveur d'une flexibilité accrue en Europe. "L'un des principes fondamentaux de l'UE est la liberté de circulation, qui permet notamment de s'installer et de travailler dans n'importe quel autre pays européen. Pourquoi si peu d'Européens la mettent-ils à profit ? Cela est dû à la diversité des langues et des cultures, au fait de se sentir étranger, mais également à la difficulté de s'élever socialement dans un autre pays. L'UE n'est encore qu'un bric-à-brac de 27 Etats dont les gouvernements pratiquent une politique visant à satisfaire des intérêts particuliers. Les partis politiques tirent profit du ressentiment nationaliste. Les grandes nations européennes - la France et l'Allemagne - ne voient pas ce que leurs voisins plus petits et plus pauvres peuvent leur apporter. Une véritable intégration de l'UE ne sera possible que lorsque l'on assistera à un vaste mouvement migratoire du peuple européen - dans une mesure bien plus importante que les mouvements de travailleurs issus d'Europe de l'Est auxquels on assiste actuellement." (05.05.2007)

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The Guardian - Royaume-Uni

Pour Madeleine Bunting, l'athéisme est à la mode

La chroniqueuse et auteure britannique Madeleine Bunting analyse le prosélytisme anti-religieux qu'elle a perçu dans différents livres. "C'est un phénomène extraordinaire dans l'édition : l'athéisme vend. (...) Richard Dawkins reste sur la liste des meilleures ventes des deux côtés de l'Atlantique depuis 'The God Delusion', sorti l'automne dernier à la suite du succès de Daniel Dennett avec 'Breaking the Spell'. (...) Les livres sont fidèles à leurs titres provocateurs : Leur but est de déverser leur mépris de la croyance religieuse - ils veulent l'éradiquer. (...) Le danger est que l'agression et l'hostilité envers la religion dans toutes ses formes (...) empêchent d'avancer sur des questions réellement intéressantes qui ont récemment émergé dans le débat entre la foi et la science. La permanence et la quasi-universalité de la religion sont un des casse-tête persistants des partisans de la théorie de l'évolution. (...) Les scientifiques affirment que la foi est un produit dérivé du développement de notre imagination, ou une façon d'améliorer les mécanismes du lien social. Cela fait-il de la religion une étape qui a joué un rôle important dans l'évolution mais qui n'a plus d'utilité, une sorte d'appendice ?" (07.05.2007)

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POLITIQUE

Financial Times - Royaume-Uni

Le paysage politique britannique après les élections régionales

Le quotidien dresse un panorama de la politique britannique après les élections régionales locales du 3 mai, en constatant que la situation est "plus complexe et beaucoup plus intéressante" que la simple humiliation du Parti travailliste prédite par une grande partie de la presse et des sondages. "On observe un repli du Parti travailliste, sans percée décisive du Parti conservateur, un recul inexpliqué des démocrates libéraux et au Nord, une belle avancée du Parti nationaliste écossais (SNP). Il n'obtient cependant pas de mandat pour l'indépendance [le SNP a gagné 47 des 129 sièges du Parlement écossais]. En résumé, après une décennie de domination travailliste, la politique britannique est à nouveau disputée. Il était temps. Les principaux messages semblent être : les travaillistes peuvent compter sur un résidu de bonne volonté, peut-être parce que les électeurs savent que M. Blair, très impopulaire en raison de la guerre en Irak, s'en va enfin ; il n'y a pas de désespoir national au point d'élire les conservateurs, mais ils sont revigorés par la direction décoiffante de David Cameron ; et les démocrates libéraux de Sir Menzies Campbell ont bêtement manqué une opportunité de faire une percée." (04.05.2007)

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Dnevnik - Bulgarie

La Bulgarie interpelle Moscou sur le retour des archives secrètes

La Bulgarie exige que des documents secrets emportés par l'armée soviétique à Moscou pendant la Deuxième guerre mondiale lui soient restitués. Christo Christov commente l'affaire. "Jusqu'à aujourd'hui, seul un gouvernement bulgare avait soulevé la question du retour des archives de Moscou : le gouvernement de Dimitar Iliev Popov, en 1991. (...) A cet égard, cette nouvelle demande, formulée 16 ans après, est un pas important dans la bonne direction. L'expérience internationale montre que de telles affaires - lorsqu'il s'agit d'archives et d'événements historiques délicats - ne peuvent être résolues que par la voie politique et par les instances supérieures de l'Etat. Cela s'est révélé clairement dans la décennie qui a suivi la chute de l'Union soviétique, lorsque le président russe Boris Eltsine a remis à son homologue polonais Lech Walesa des documents sur le massacre de 15 000 prisonniers de guerre polonais à Katyn en 1940. (...) Il est un peu étrange que si peu de 'patriotes' parmi les politiciens bulgares aient cherché à obtenir auprès de Moscou des documents sur leur propre histoire." (07.05.2007)

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Público - Portugal

Le 'souverain' de Madère plebiscité

Alberto João Jardim, qui dirige l'île portugaise de Madère depuis 30 ans, avait provoqué des élections anticipées afin de protester contre la loi de Finances du gouvernement. L'éditorialiste Almícar Correia constate que ce pari risqué s'est transformé en plébiscite dimanche 6 mai, sa formation politique (le Parti social-démocrate) ayant obtenu 33 des 47 sièges de l'Assemblée régionale. "La 40e victoire électorale de l'éternel président s'explique plus par le vote de protestation contre la Loi de Finances [qui rééquilibrait les aides publiques] que par le choix d'une assemblée. (…) Exiger de Lisbonne plus d'argent - Madère est déjà la deuxième région la plus riche du pays - est un argument inépuisable et populaire auprès de l'électorat de l'île. Avec ce résultat, Jardim a réussi ce qu'il voulait : prolonger son mandat jusqu'en 2011. (…) Il y est arrivé seul, et ce malgré les dépenses excessives de campagne ou les accusations de détournement de fonds publics à des fins électorales dont il a fait l'objet." (07.05.2007)

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Balsas - Lituanie

La Lituanie se porte bien au sein de l'UE

Jonas Cicinskas se demande dans quelle mesure la Lituanie a évolué depuis son adhésion à l'UE européenne voilà trois ans. "Nous sommes encore loin d'être sortis de l'ère 'post-soviétique' mais les changements ont commencé. Cela concerne surtout notre position géopolitique. Nous nous trouvons à la périphérie de l'UE, mais faisons désormais partie des structures économiques et politiques de l'Europe occidentale. Notre Etat et ses politiciens peuvent désormais se faire davantage entendre, leurs décisions ont plus d'impact que celles de la Lituanie indépendante de l'entre-deux-guerres ou d'avant l'adhésion à l'UE. Le libre-échange avec les membres de l'UE a attiré des investisseurs de tous horizons et nous rend plus prospères." (07.05.2007)

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Kathimerini - Grèce

La distorsion des frontières européennes

"La Turquie n'est pas en Europe mais en Asie, a déclaré Nicolas Sarkozy lors du débat qui l'a opposé [le 2 mai 2007] à sa rivale socialiste Ségolène Royal. En d'autres termes, l'Asie mineure, berceau du saint du IIIe siècle après JC à qui le candidat [victorieux] à la présidentielle doit son prénom, n'appartient pas à l'Europe", note le journaliste Machalis N. Katsigeras. "Il y a donc la vision gaullienne de l'Europe, de l'Atlantique jusqu'à l'Oural, l'Europe catholique des croisés, l'Europe chrétienne de la Sainte-Alliance, la nouvelle Europe d'Hitler, la Nouvelle Europe dessinée à Bruxelles par les défenseurs de l'élargissement... Les frontières de l'Europe, particulièrement à l'Est, n'ont jamais été claires. La géographie pourrait certes apporter des réponses mais des facteurs historiques, anthropologiques et culturels compliquent le sujet." (05.05.2007)

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CULTURE

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Un opéra 'horizontal' construit sur un fjord en Norvège

Matthias Hannemann rapporte qu'un gigantesque opéra conçu par le cabinet d'architectes Snøhetta devrait être construit à Oslo d'ici à un an. "Après Göteborg et Copenhague, (...) c'est au tour d'Oslo de réclamer une nouvelle forteresse culturelle. C'est l'effet Bilbao version nordique. (...) Mais qu'est-ce qui intéresse l'égo idéaliste d'une nation qui se considère comme le dernier bastion de la paix et de la justice ? L'opéra n'aura une valeur symbolique pour les Norvégiens, ont jugé les architectes de Snøhetta, que s'il se passe de formes 'verticales et masculines' et se révèle d'un abord facile. (...) Mais comme toujours, l'architecture de Snøhetta aspire à une symbiose avec le paysage. La nouvelle bibliothèque d'Alexandrie est plantée dans la terre telle un frisbee futuriste. L'Institut de Neurobiologie de la Méditerranée (Marseille) se fond parfaitement dans son environnement. L'ambassade norvégienne de Berlin est intégrée à un vaste complexe et construite sur un rocher apporté tout spécialement de Norvège. Ce projet d'opéra construit sur le fjord, qui coûtera quatre milliards de couronnes, veut être perçu comme l'expression d'une 'monumentalité horizontale'." (07.05.2007)

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Le Soir - Belgique

Une pièce permet aux enfants de donner leur vision du monde

Catherine Makereel s'intéresse à la pièce 'That night follows day' proposée à Bruxelles dans le cadre du Festival des Arts qui se déroule actuellement à Bruxelles. "L'Anglais Tim Etchells dirige carrément une quinzaine d'enfants gantois de 8 à 13 ans pour déformater notre regard sur l'éducation. Pendant une heure, les jeunes acteurs témoignent avec une lucidité déstabilisante de ce que les parents font ou croient faire pour eux. (...) Les parents transmettent leur morale, leur vision du monde, à coups de 'ceci est bien, ceci est mal' comme on peint un tableau pointilliste. (...) Si la surprise de cette pièce réside dans le contraste entre le jeu mignon qu'on attendait et le discours adulte de ces enfants, ce qui marque surtout, c'est la métaphore qu'elle livre sur la société et son formatage des esprits. Face à la pensée unique, aux discours dominants, nous sommes tous des enfants !" (07.05.2007)

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COULEURS LOCALES

Pravda - Slovaquie

Le hockey sur glace divise Tchèques et Slovaques

Sur un terrain de hockey sur glace, Tchèques et Slovaques oublient leur traditionnelle amitié. Les deux pays se sont rencontrés lors des éliminatoires des championnats du monde, à Moscou. Petr Sabata, rédacteur en chef tchèque du journal slovaque, explique le dilemme. "Nous avons entendu beaucoup de bonnes nouvelles ces derniers jours sur les relations entre Tchèques et Slovaques. A l'occasion du festival d'été consacré à Shakespeare et organisé dans les villes de Brno, Bratislava et Prague, des troupes mixtes ont réuni des acteurs slovaques et tchèques. A Prague, les députés ont voté la création d'une autorité de recherche sur les régimes totalitaires, apparentée à l'institut slovaque pour la mémoire du peuple. Slovaques et Tchèques se rappellent avec satisfaction qu'ils sont membres de l'UE depuis déjà trois ans. Et voilà qu'arrive la mauvaise nouvelle : nos relations vont de nouveau se détériorer à cause du hockey sur glace. En effet, on ne peut faire match nul aux championnats du monde." Et effectivement, les Slovaques ont battu samedi 5 mai les Tchèques 3 buts à 2. (07.05.2007)

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