Alors qu'un "brûlant été artistique" s'annonce avec la Biennale de Venise, l'Art Basel, la Documenta de Kassel et l'exposition de sculptures de Münster, le critique d'art Sebastian Preuss réfléchit aux raisons pour lesquelles l'art contemporain est devenu un phénomène de masse. "Plus que la musique classique, le théâtre ou la littérature, il mobilise un large public : des bourgeois cultivés, des punks de salon, des milliardaires des fonds d'investissement et des fonctionnaire de la Poste. (...) Mais qu'est-ce qui rend l'art contemporain, qui se veut dérangeant plutôt qu'agréable, radical plutôt que conservateur, si attirant pour les jeunes et les vieux, pour les grands et les petits bourgeois ? (...) Peu importe : le public saisit les formes et les messages de l'art avec beaucoup d'enthousiasme. Il ne se laisse pas effrayer lorsque l'art est hideux ou incompréhensible ou qu'il se moque de la curiosité de l'observateur. L'art contemporain fait partie intégrante du quotidien de tous ceux qui s'intéressent aujourd'hui à la pop, la mode et au style. (...) L'art incarne une quête inachevée d'évasion et d'insubordination, d'accomplissement personnel mais également d'appartenance à une sphère fermée à la plupart au quotidien." (12.06.2007)
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