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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.06.2007

 

À LA UNE

Le statut du Kosovo dans l'impasse

Le statut du Kosovo dans l'impasse

 

Washington espère que les Nations unies se prononcent rapidement sur le statut de la province serbe du Kosovo pour laquelle ils souhaitent l'indépendance. Opposée à cette option, la Russie menace de brandir son veto à l'ONU. La presse européenne analyse cette situation diplomatique complexe et se penche sur les conséquences d'une éventuelle indépendance du Kosovo. » suite

Extraits des publications suivantes:
Süddeutsche Zeitung - Allemagne, ABC - Espagne, Le Monde - France, Népszabadság - Hongrie

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Pour Marc Hoch, de nouvelles négociations sur le statut du Kosovo seraient "inutiles". "Elles ne feraient que retarder une solution pourtant urgente au problème du Kosovo. Le plan Ahtisaari [émissaire spécial de l'ONU] propose une indépendance sous contrôle mais les Russes rejettent totalement cette solution en arguant qu'elle créerait un précédent qui encouragerait les milliers de Kosovo que compte la planète à se désolidariser de leur mère patrie. Mais que signifie un précédent ? La situation du Kosovo est unique, car la province est placée depuis 1999 sous l'autorité de l'ONU. De facto, elle est donc indépendante depuis longtemps. Deux millions d'Albanais avec leur propre langue, leur propre culture, leur propre gouvernement cohabitent dans la province avec 100 000 Serbes. Mais les Albanais n'ont aucune affinité avec la Serbie, qui leur a injustement ôté tous leurs droits pendant une bonne partie du XXe siècle. Le Kosovo est un cas unique." (12.06.2007)

ABC - Espagne

"Quand l'Alliance atlantique, au nom de la communauté internationale, a bombardé en 1999 la Serbie en guise de représailles aux atteintes commises contre la majorité albanaise du Kosovo, personne n'a dit que ces bombes montraient le chemin de l'indépendance", explique le quotidien. "Pourtant, huit ans après, on est arrivé à un point où l'indépendance est présentée comme la seule alternative possible pour une situation à laquelle on n'a trouvé aucune solution. (...) Il n'est pourtant pas certain que l'indépendance soit la meilleure option, voire même la moins mauvaise. Cela entraînerait automatiquement un 'nettoyage ethnique' de la minorité serbe, qui ne pourrait pas espérer être protégée par ceux qui ont clairement opté pour la communauté albano-kosovare. Et l'indépendance, surtout si elle est proclamée unilatéralement, risquerait d'entrer en conflit avec le droit international. Car l'ONU n'a jamais avalisé la sécession d'une partie d'un territoire contre la volonté d'un Etat souverain reconnu internationalement." (12.06.2007)

Le Monde - France

Le quotidien met en doute la viabilité de "l'échange de bons procédés" que le président français Nicolas Sarkozy a proposé à la Russie, en marge du G8. "Vladimir Poutine reconnaîtrait que l'indépendance du Kosovo est un 'processus inéluctable'. En contrepartie, la déclaration d'indépendance serait reportée de six mois. Pendant ce temps, Kosovars et Serbes seraient incités à discuter pour trouver un accord sur un 'meilleur' statut. (...) Sur le fond, la proposition française n'a de sens que si la Russie lève ses objections à l'indépendance du Kosovo. Dans le cas contraire, il y a fort à parier que le temps n'arrangera rien dans la mesure où, pendant des mois, Serbes et Kosovars se sont déjà livrés à un dialogue de sourds sous l'égide de M. Ahtisaari. La Russie a, jusqu'à maintenant, entretenu l'intransigeance de Belgrade. Elle ne changera d'avis que si les Serbes sont eux-mêmes prêts à sacrifier des mythes historiques sur l'autel de leur entrée dans l'Europe." (12.06.2007)

Népszabadság - Hongrie

C'est avec déception que le gouvernement kosovar a appris que les Etats du G8 n'étaient parvenus à aucun accord la semaine dernière sur la question du statut du Kosovo. Pour Endre Aczél, "même si la Russie insiste pour que le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une décision, Vladimir Poutine sait que les velléits d'indépendance des Albanais du Kosovo ne pourront pas être retardés indéfiniment. L'obstination de la Russie peut être imputée en partie à des raisons de politique intérieure - le mouvement séparatiste tchétchène - et en partie des à des raisons stratégiques : à Tirana, le président Bush [lors d'une visite réalisée le 10 juin] a évoqué avec des politiciens albanais, macédoniens et croates l'adhésion de plusieurs pays des Balkans à l'OTAN. Moscou, en déduit que le cercle politico-militaire autour de la Russie - par le biais de l'élargissement de l'OTAN, des bases militaires américaines de la mer Noire et du projet de bouclier antimissile en Pologne et République tchèque, ne va cesser de se resserrer." (12.06.2007)

RÉFLEXIONS

Berliner Zeitung - Allemagne

Sebastian Preuss analyse l'enthousiasme du public pour l'art contemporain

Alors qu'un "brûlant été artistique" s'annonce avec la Biennale de Venise, l'Art Basel, la Documenta de Kassel et l'exposition de sculptures de Münster, le critique d'art Sebastian Preuss réfléchit aux raisons pour lesquelles l'art contemporain est devenu un phénomène de masse. "Plus que la musique classique, le théâtre ou la littérature, il mobilise un large public : des bourgeois cultivés, des punks de salon, des milliardaires des fonds d'investissement et des fonctionnaire de la Poste. (...) Mais qu'est-ce qui rend l'art contemporain, qui se veut dérangeant plutôt qu'agréable, radical plutôt que conservateur, si attirant pour les jeunes et les vieux, pour les grands et les petits bourgeois ? (...) Peu importe : le public saisit les formes et les messages de l'art avec beaucoup d'enthousiasme. Il ne se laisse pas effrayer lorsque l'art est hideux ou incompréhensible ou qu'il se moque de la curiosité de l'observateur. L'art contemporain fait partie intégrante du quotidien de tous ceux qui s'intéressent aujourd'hui à la pop, la mode et au style. (...) L'art incarne une quête inachevée d'évasion et d'insubordination, d'accomplissement personnel mais également d'appartenance à une sphère fermée à la plupart au quotidien." (12.06.2007)

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La Libre Belgique - Belgique

Pour Vincent Calay, Bruxelles doit appartenir à tous les Européens

Vincent Calay, professeur à l'Université libre de Bruxelles, estime que les initiatives visant à européaniser encore plus la capitale belge ne vont pas assez loin. "Personne ne semble songer que définir Bruxelles comme capitale de l'Europe, ce n'est pas uniquement revisiter son statut de capitale fédérale en déclin et parvenir à faire tenir debout ce qui reste de la Belgique, ni proposer un produit sexy montrant à des touristes caricaturés une image édulcorée des relations entre Bruxelles et l'Europe. (...) Définir Bruxelles comme capitale de l'Europe, c'est penser que s'organise une appropriation de la ville à distance par un public européen, c'est donc accepter que ce ne sont pas les seuls Bruxellois qui bénéficient d'un droit de regard sur le destin de la Ville, mais l'Europe entière ! (...) C'est ouvrir la ville à une appropriation nouvelle et alternative qui s'éloigne des clichés du 'Bruxelles a décidé'." (09.06.2007)

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POLITIQUE

Sega - Bulgarie

La Bulgarie se réjouit du soutien américain

Le président américain George W. Bush a achevé lundi 11 juin sa tournée européenne par une visite à Sofia, où il a été reçu par le président bulgare Guéorgui Parvanov. Tous les deux ont formulé le souhait d'inclure la Bulgarie dans le projet américain d'implantation d'un bouclier antimissile sur le sol européen. Pour Boïko Lambovski, cette visite est le signe que la Bulgarie est sortie de son isolement. "Nous nous sommes engagés dans la Deuxième guerre mondiale en qualité d'alliés d'une puissance et en sommes sortis alliés d'une autre. Nous avons été embarqués dans la guerre froide en tant qu'alliés de cette autre puissance, et en ressortons maintenant alliés d'une troisième puissance, dont le président nous a assuré son soutien en ce qui concerne la libération des infirmières détenues en Libye et le commerce. Il n'y aucune raison de se réjouir, mais il n'y a non plus aucune raison de condamner ce pragmatisme. Nous pouvons considérer cette visite comme le symbole d'une transition réussie." (12.06.2007)

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Latvijas Avīze - Lettonie

L'unité difficile des Etats baltes

Le Premier ministre estonien Andrus Ansip a entamé le 11 juin une visite à Riga. Les discussions pourraient être difficiles, avance Dainis Lemensonoks, car la Lettonie ne s'est pas précipitée pour soutenir l'Estonie lors du conflit avec la Russie au sujet du 'Soldat de bronze'. "Auparavant, la Lettonie se posait en avocate de la collaboration baltique et avait extrêmement peur de se retrouver seule face à la Russie. En revanche, les Estoniens avaient l'espoir d'accéder à la communauté nordique via un rapprochement avec la Finlande. Quant aux Lituaniens, ils ont misé sur la Pologne pour intégrer l'Europe centrale. Depuis que la Lettonie fait partie de l'OTAN et a d'autres alliés, ses craintes se sont calmées. Les Etats baltes se montrent toujours soudés lorsque leurs propres intérêts ne sont pas en jeu. Le conflit déclenché par Andrus Ansip autour du 'Soldat de bronze' a mis les trois pays face à un problème. Non seulement leurs relations avec Moscou ont été mises à l'épreuve, mais également leurs relations avec Bruxelles." (12.06.2007)

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La Vanguardia - Espagne

La classe politique espagnole fait corps face au défi d'ETA

Le quotidien estime que le face-à-face, lundi 11 juin, entre le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero et Mariano Rajoy, président du Parti populaire (PP), peut enfin laisser espérer un dialogue constructif sur la question du terrorisme basque. "Ce n'est plus l'heure des reproches, mais celle d'établir des ponts entre le gouvernement et le principal parti d'opposition. (...) [Les deux hommes] semblent être tombés d'accord sur un point : l'objectif est désormais de vaincre ETA [organisation séparatiste basque]. C'est ce que leur demandait la société espagnole. La fin du cessez-le-feu annoncée par l'organisation terroriste [le 5 juin] a amené les socialistes et les membres du PP à mettre de côté leurs différences, de manière à restaurer une confiance et à rétablir un dialogue permettant une unité d'action face à ETA. (...) De par son attitude, ETA ne laisse pas d'autre possibilité que l'action policière et judiciaire." (12.06.2007)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

Lech Walesa publie sur internet son dossier secret

Dimanche 10 juin, Lech Walesa, ex-leader de Solidarnosc et ancien président polonais (1990-1995), a publié sur Internet un dossier de 500 pages que la police secrète communiste SB avait constitué sur lui. Ces documents, qui proviennent de l'Institut de la mémoire nationale (IPN), sont en sa possession depuis deux ans. La SB avait réuni plus de 70 volumes sur Lech Walesa mais les plus importants ont été détruits. Dans un entretien réalisé par Krzysztof Katka, Lech Walesa explique sa démarche. "Je ferme les yeux et offre ces papiers au monde - les gens doivent les lire et se forger leur propre opinion. (...) Je veux enfin comprendre pourquoi ma victoire a été possible. Ai-je été aidé par un ange ou par un démon ?" Il ne souhaite pas publier une liste en sa possession comportant le nom de quelque 1 000 collaborateurs des services secrets qui l'ont espionné, "parce que chaque cas est différent. Je n'ai pas la force de les attaquer, de les blesser. Evidemment, on va certainement me reprocher de les épargner, mais que puis-je faire ? Des prêtres figurent dans cette liste, et même un évêque." (12.06.2007)

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Le Temps - Suisse

Le déclin du Front National en France

Après le faible score du Front national aux élections législatives en France (4,3 %), Sylvain Besson estime que Nicolas Sarkozy a réussi à affaiblir le parti de Jean-Marie Le Pen en récupérant ses thématiques favorites "délinquance, immigration, 'identité nationale' et poids excessif de l'Etat. (...) La leçon est d'importance pour les pays européens, qui sont tous confrontés à des formes plus ou moins virulentes de populisme. Il vaut mieux prendre au sérieux les préoccupations des citoyens, même lorsqu'elles sont politiquement incorrectes, plutôt que de se réfugier dans un antifascisme verbal, sans doute bien intentionné mais tragiquement 'inefficace sur le terrain'. Il vaut mieux proposer des solutions, même si elles sont critiquables et parfois démagogiques, que supposer que l'extrême droite disparaîtra par la simple vertu de quelques condamnations morales. C'est pour l'avoir compris que Nicolas Sarkozy est devenu président." (12.06.2007)

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ÉCONOMIE

Der Standard - Autriche

La recherche et le développement stagne en Europe

Michael Moravec constate que pour la première fois depuis la Deuxième guerre mondiale, la croissance de la productivité du travail est plus faible en Europe qu'aux Etats-Unis. Il avance une explication pour cela. "La recherche perd du terrain et ses résultats sont moins bien exploités. (...) Si la Commission obtient que chaque pays de l'UE investisse 3 % de son PIB dans la recherche et le développement, un véritable gaspillage des ressources s'annonce. Il est absurde de sortir l'arrosoir pour cultiver partout le même niveau de recherche. La recherche de pointe ne concerne pas tous les domaines et toutes les universités de l'Indiana et du Nebraska. Ainsi, Il serait ridicule d'exiger que Malte, Chypre, l'Estonie ou la Bulgarie investissent 3 % dans la recherche alors que leurs infrastructures souffrent de sévères lacunes. (...) Toutefois, il est difficile de limiter la recherche de pointe à quelques Etats membres offrant les meilleures conditions et les meilleurs rendements, car la recherche de pointe est également une affaire de prestige." (12.06.2007)

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Diário de Notícias - Portugal

Les dangers de la libre-circulation des travailleurs

Au lendemain de la publication d'une enquête sur l'exploitation de travailleurs portugais par des agences d'intérim aux Pays-Bas, le quotidien déplore l'absence de règles encadrant la circulation des travailleurs dans l'espace européen. "Comme on trouve toujours des gens qui profitent de la situation de fragilité dans laquelle se trouvent logiquement les gens qui émigrent, et qui, pour cette raison, hésitent à porter plainte contre ceux qui les exploitent, il faut que les Etats agissent. (...) Des pays comme le nôtre ou les Pays-Bas ont l'obligation de faire plus. Ils pourraient ainsi obliger les entreprises d'intérim à communiquer le nom des recrues aux consulats respectifs, permettant ainsi une plus grande vigilance. Si rien n'est fait, une partie de la libre circulation des travailleurs de l'UE ne pourra qu'entraîner de la fraude." (12.06.2007)

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CULTURE

New Statesman - Royaume-Uni

Une exposition à la Tate Modern sur Dali et le cinéma

Le critique cinématographique Christopher Bray commente une exposition de la Tate modern intitulée 'Dali et le film' qui s'intéresse à la relation entre le cinéma et le travail du surréaliste andalou. "Certaines des rêveries daliniennes (le terme est de ce grand égotiste lui-même) les plus puissantes se retrouvent dans le cinéma. Les images fixes, même les images fixes immergées dans le flot psychique du jeune Dalí, ne peuvent jamais être davantage que des instantanés tirés d'un rêve. Pour un voyage conscient le long de la 'route royale vers l'inconscient' de Sigmund Freud, il faut des images en mouvement. (...) Aucune autre forme d'art n'a jamais été capable d'exprimer aussi concrètement les associations abstraites de nos vies ensommeillées. (...) 'Les meilleurs films', a un jour dit Dalí, 'sont ceux que l'on peut percevoir les yeux fermés'. Toute personne qui a eu la malchance de voir le servile 'Portrait de Laurence Olivier dans le rôle de Richard III' peint par Dali en 1955 et exposé à la Tate Modern pourra confirmer que cela vaut aussi pour les pires peintures." (12.06.2007)

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COULEURS LOCALES

Politiken - Danemark

La liberté des Danois de vivre dangereusement

Le journal se penche sur l'opinion largement répandue au Danemark selon laquelle la politique restrictive des Suédois, Finlandais et Norvégiens en matière d'alcool et de tabagisme rend leur vie triste et morne. "Cette politique que les Danois méprisent tant présente pourtant un atout, et même un avantage considérable : près de la moitié de la population vit dix ans de plus. Et elle présente également un avantage en ce qui concerne le nombre d'années que les gens peuvent vivre sans souffrir de maladie grave. Nous autres, Danois, défendons notre droit de vivre une mauvaise vie ; nous voulons fumer, boire et manger de manière irresponsable. (...) La solution à la situation actuelle n'est pas d'abolir les libertés personnelles. Les Suédois fument, boivent et mangent également. Mais les produits mauvais pour la santé sont plus chers et plus difficiles à se procurer, la publicité est mois envahissante et les produits sains sont moins chers." (11.06.2007)

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La Repubblica - Italie

La baignade est devenue un luxe en Italie

"Puis-je entrer regarder la mer et faire quelques pas sur la plage ? Certainement Monsieur, il suffit de payer 14 euros." Cette réponse a été faite à Jenner Meletti, auteur d'un reportage sur l'accès aux plages italiennes. Rares sont celles où il est possible de se baigner gratuitement. "Pour une journée passée sur une plage près de Gênes, un couple sans enfants dépensera sans utiliser de cabine, 66 euros, et l'endroit ressemble plus à une cimenterie qu'à une plage. Plus de mille cabines les unes à côté des autres et, partout, des sièges de plastique blanc, tellement rapprochées que l'on peut lire le journal sur l'épaule de son voisin (…). La loi qui exige que les concessionnaires des plages laissent un accès gratuit est pourtant sans équivoque. La terre et le sable appartiennent à tout le monde." (12.06.2007)

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CHOUX DE BRUXELLES

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

La présidence tournante de l'UE, un anachronisme

Roland Rudd, fondateur du groupe Business for New Europe (BNE), considère que "si on veut faire une métaphore qui illustre un aspect très étrange du fonctionnement de l'UE, imaginons ce que donnerait une rédaction en chef tournante au [quotidien britannique] Daily Telegraph. Elle changerait tous les six mois, permettant aux journalistes d'accéder chacun leur tour à la plus haute fonction. Et tant que nous jouons à être équitables, assurons-nous que le journal ne prenne aucune position claire sur les grandes questions internationales du moment et donne le titre de correspondant international au premier venu. 'Ce n'est pas une bonne manière de gérer un journal', diriez-vous. Et vous auriez raison. Ce n'est pas non plus une garantie de succès pour diriger une entreprise, ou une organisation, comme l'UE. Alors pourquoi les projets pour mettre fin à un tel anachronisme se heurtent-ils à un concert de protestations ? Une présidence élue (renouvelable tous les 30 mois) n'est-elle pas préférable à une présidence tournante entre tous les Etats membres chaque semestre ?" (12.06.2007)

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