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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 13.06.2007

 

À LA UNE

L'immigration met à l'épreuve la solidarité européenne

L'immigration met à l'épreuve la solidarité européenne

 

Réunis mardi 12 juin à Luxembourg, les ministre européens de l'Intérieur n'ont pas soutenu une proposition maltaise visant à répartir entre les 27 Etats membres les immigrants clandestins sauvés en mer. La presse européenne commente ce refus. » suite

Extraits des publications suivantes:
Times of Malta - Malte, El País - Espagne, Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Times of Malta - Malte

"La proposition faite par Malte aux Etats membres [par le biais de Tonio Borg, vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur] de partager le fardeau, lorsque des immigrants illégaux sont sauvés dans la zone de recherche et de sauvetage (RSS) internationale ou des eaux d'un pays tiers, a reçu hier un accueil tiède de la part des ministres de l'UE", note le quotidien. "[Borg] a proposé un accord entre les Etats membres, selon lequel les immigrants illégaux sauvés en mer par des bateaux enregistrés dans l'UE dans la zone RSS d'un Etat non membre qui refuse d'assumer ses responsabilités, seraient répartis entre les membres de l'UE de manière proportionnelle et selon un système pré-établi. Il a aussi proposé que (...) le nombre d'immigrants ainsi reçus soit déduit du quota d'immigrés/ réfugiés sur lequel un pays d'accueil de l'UE peut se mettre d'accord avec le UNHCR [Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés]." (13.06.2007)

El País - Espagne

"L'UE semble être décidée à freiner le flux de l'immigration clandestine en renforçant les contrôles aux frontières, mais surtout en exigeant une plus grande intégration culturelle et sociale de la population étrangère et en rendant plus difficiles l'obtention des titres de séjour ou les dépôts de demandes de nationalité", explique le quotidien. Il dresse une liste des réformes opérées en ce sens en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. "L'UE n'a, par contre, pas accepté la demande de Malte de créer un mécanisme pour répartir entre tous les Etats membres les immigrants sauvés en haute mer. Durement touchée par l'immigration clandestine, l'Espagne est l'un des rares pays à comprendre cette initiative. Mais comme les 27 n'ont pas trouvé d'accord, il serait préférable pour le gouvernement de la Valette d'imiter celui de Madrid en négociant des accords de rapatriement avec les pays africains d'où proviennent ces personnes." (13.06.2007)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le quotidien allemand se montre très critique envers la politique européenne sur l'immigration clandestine. "L'Europe est définitivement fermée. Le nombre de demandes d'asile qui pouvaient être déposées en Europe a diminué d'un tiers au cours des dix dernières années ; en Allemagne, le nombre de demandeurs d'asile n'a jamais été aussi bas depuis 1984. Bien loin de Berlin, sur les côtes de l'Andalousie, des réfugiés morts ou vivants sont déposés sur le rivage. Et les eaux de Malte charrient des bateaux chargées d'hommes à moitié morts de soif. (...) La devise de la politique européenne des réfugiés est la suivante : loin des yeux, loin du coeur. Le plus souvent, les réfugiés africains qui parviennent à rejoindre l'Europe ne dépassent pas Malte. Mais les pays d'Europe centrale ne pensent pas du tout à établir des quotas pour se partager ces réfugiés et permettre ainsi une sorte de répartition des charges. Ce système vient une nouvelle fois d'être rejeté. Malte reste seule." (13.06.2007)

RÉFLEXIONS

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Wim Wenders donne sa vision de l'Europe

Dans un essai, le réalisateur allemand Wim Wenders mène une réflexion sur l'Europe et sur l'utilité des arts pour lui donner vie. "Après la suprématie (vraisemblablement nécessaire) de l'économie au cours d'une ère qui touche maintenant à sa fin, l'Europe doit une fois de plus réaliser une utopie ! Le maintien de la justice sociale, la préservation de la paix et de la liberté, le respect des droits de l'homme et la lutte pour la santé de notre planète malade en font certainement partie. Mais au cours de la prochaine ère, tout cela ne pourra pas être réalisé uniquement avec des moyens politiques et économiques. Et pour pouvoir exister aux yeux des Européens, l'Europe doit maintenant se définir à partir de ce qu'elle a de plus original : la diversité merveilleuse, chaotique, sans pareil de sa culture !" (13.06.2007)

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La Libre Belgique - Belgique

Xavier Zeegers s'interroge sur l'utilité de la culture

Le chroniqueur Xavier Zeegers dénonce la volonté d'accumuler des connaissances culturelles. "Nous sommes tous confrontés à ce dilemme : plus j'en sais, plus je veux en savoir, et plus je m'y mets, plus la chose paraît vaine, comme l'horizon reculant sans cesse. (...) La bonne réaction consiste peut-être à ne pas courir derrière la culture comme un chien après une voiture, se fixer quelques objectifs raisonnables, et même ne pas l'idéaliser. Elle n'est peut-être qu'un art d'agrément et rien de plus. Est-il prouvé, malgré l'opinion convenue, que la culture est ce phare qui nous aide à dissiper les obscurités du monde et à avancer ? Que les livres, les spectacles, les créations en tous genres sont des barrages contre la barbarie ? Allons donc! L'Allemagne était le pays le plus éduqué, le plus épris de culture. Et cela n'a rien empêché du tout.(...) La culture pour quoi faire ? La culture pour 'nous' faire, disait Paul Valéry. Et j'ajouterai : pour s'amuser ensemble. Tout simplement." (13.06.2007)

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POLITIQUE

L'Hebdo - Suisse

La Suisse, un membre passif de l'UE

Selon un sondage récent, "il n'y a plus que 17 % des Suisses qui pensent que le pays doit devenir membre de plein droit de l'UE", regrette la chroniqueuse Chantal Tauxe. Pourtant, "avec les accords bilatéraux, la Suisse s'est constitué un statut non avoué de membre passif de l'UE. Nous collons à l'acquis communautaire, chaque fois que notre intérêt le commande, c'est-à-dire presque tout le temps puisque les besoins de l'économie sont notre seule boussole. Nous enregistrons dans nos lois les dispositions décidées par l'UE, comme si elles émanaient de notre génie propre, feignant d'en ignorer l'origine. Nous payons la cotisation, certes moins que si nous étions membres. Mais nous ne décidons rien. Nous ne proposons rien. Nous nous complaisons dans une posture de nains de jardin politiques. Alors que nous prétendons, par ailleurs, avoir tant à dire à l'UE et au monde sur la démocratie, le respect des minorités, les droits humains..." (07.06.2007)

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Observator Cultural - Roumanie

Vladimir Tismaneanu reçoit des menaces de mort

L'historien américano-roumain Vladimir Tismaneanu, qui dirige une commission historique sur l'élucidation des crimes du communisme roumain, a reçu début juin des menaces de mort. Vladimir Tismaneanu vit aujourd'hui aux Etats-Unis. Au vu des détails qui figure dans ces menaces, écrites dans un style qui rappelle celui de l'ancienne police secrète, la Securitate, l'historien pense que l'auteur serait le parti d'extrême droite Romania Mare. "La presse roumaine m'a attaqué violemment plusieurs fois et j'ai également reçu des e-mails contenant des propos antisémites et haineux. Mais aucun n'était aussi violent que ces récentes menaces de mort. (...) Je n'ai reculé devant aucune répression au cours de ces 25 dernières années. (...) Mais j'ai quitté la Roumanie car les mensonges me faisaient souffrir." (13.06.2007)

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Népszabadság - Hongrie

Un rideau de fer environnemental

En France, l'écologiste Nicolas Hulot a réussi à convaincre les politiciens de la nécessité d'un superministre chargé de surveiller les effets de la politique sur l'environnement. Il a fait signer un 'pacte écologique' à tous les candidats à la présidentielle, y compris Nicolas Sarkozy. Le sociologue hongrois Gábor Eross aimerait que son pays agisse de la même manière. "Il existe encore aujourd'hui un rideau de fer en Europe en ce qui concerne la politique environnementale, bien que tous les Européens soient localement concernés par le changement climatique. La République tchèque, où les écologistes font partie du gouvernement, est la seule exception. (...) Le gouvernement hongrois va bientôt réaliser, lors des élections législatives de 2010, que les électeurs, qui ne se satisfont plus d'un mois de retraite complémentaire ou ne sont pas enthousiasmés par la modernisation comme une fin en soi et par les infrastructures en béton armé, auront pour la première fois un rôle à jouer. (...) Ces nouveaux électeurs respectueux de l'environnement sont des citadins : des intellectuels, des retraités qui font la queue pour prendre des bus surchargés et des étudiants qui veulent faire du vélo tranquillement." (13.06.2007)

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Berlingske - Danemark

La politique d'immigration suédoise met-elle l'Etat social en danger ?

Le journal commente les déclarations du Parti du peuple danois (extrême droite) qui pense que le système social suédois va bientôt s'effondrer en raison des nombreux réfugiés que compte le pays, à tel point que des "réfugiés sociaux" suédois pourraient débarquer au Danemark. "Du point de vue danois, il est évident que les Suédois, avec leur nombreux immigrants - ils détiennent actuellement le record d'Europe en matière d'accueil des Irakiens - vont devoir relever un immense défi au cours des années à venir. (...) Le chef du gouvernement suédois a mis en garde contre une société 'des deux tiers', dans laquelle le dernier tiers serait composé d'immigrés vivant dans un monde parallèle (...) En même temps, les Démocrates suédois [DS, extrême droite] ont réalisé un bon résultat aux dernières élections législatives. On va bien voir si la Suède ne va pas bientôt fixer des limites." (13.06.2007)

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The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Un crime d'honneur émeut l'Angleterre

Banaz Mahmoud, une jeune femme d'origine kurde irakienne, a été assassinée l'année dernière par sa famille au Royaume-Uni pour s'être éprise d'un homme d'origine kurde iranienne. Lundi 11 juin, son père a été reconnu coupable d'avoir ordonné le meurtre. "Les crimes d'honneur sont en train d'augmenter ici et en Europe", note la journaliste Jan Moir. "L'honneur d'une femme peut être considéré comme un bien de la famille, quelque chose qui confère un statut et le respect. Du point de vue des hommes, bien sûr. D'après l'organisation des droits des femmes kurdes et iraniennes (IKWRO) (...), les femmes kurdes musulmanes, dans l'espace confiné de leur société, n'ont aucun droit humain, même pas celui de vivre. (...) Nombreuses sot celles qui ont payé de leur vie le fait de tomber amoureuse de quelqu'un qui leur était interdit, ou pour avoir voulu divorcer, ou toute chose censée apporter la honte sur leur famille. Il paraît incroyable que certains de ces abus se produisent sur le sol britannique et visent des citoyens britanniques." (13.06.2007)

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ÉCONOMIE

Le Jeudi - Luxembourg

Le Luxembourg a le droit de défendre ses intérêts dans l'UE

Lors d'une récente réunion des ministres européens des Finances, le Luxembourg s'est opposé à une réforme de la TVA sur les services électroniques. Jean-Claude Juncker, Premier ministre et ministre des Finances du Luxembourg, entend ainsi protéger son pays qui, grâce à un taux de TVA moins élevé, a su attirer de gros opérateurs comme les Américains AOL, Apple ou Skype. "Il s'agit d'un veto politique qui laisse pour l'instant la porte ouverte à des négociations qui pourraient être finalisées sous présidence portugaise [juillet à décembre 2007]", relève Jacques Hillon. "La situation n'est donc pas encore complètement bloquée mais elle est inhabituelle dans la forme pour un pays comme le Luxembourg. Mais après tout, l'Europe fonctionne de cette manière, de blocages plus ou moins importants en compromis. Ce n'est pas forcément le chemin le plus court, mais s'il est acceptable qu'un grand pays remette en cause ce qui a été adopté par une majorité d'autres Etats membres, il est logique qu'un petit pays défende ses intérêts." (07.06.2007)

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CULTURE

Mediapool.bg - Bulgarie

Les Etats-Unis commémorent les victimes du communisme

Les Etats-Unis ont déclaré le 12 juin jour de commémoration des victimes du communisme. A cette occasion,le président américain George W. Bush a posé la première pierre d'un mémorial. Wessela Iliewa déplore que cette initiative n'émane pas de l'ONU ou de l'Europe, mais d'une fondation américaine. "Le fait de tomber sur une fosse commune où qu'on aille dans son pays est douloureux. Dans le même temps, on a l'impression de marcher parmi les morts lorsque l'on perçoit la froide indifférence des vivants envers la vérité historique, dont seules deux décennies nous séparent. La question se pose de savoir comme on doit parler du communisme, des criminels et des victimes. Ce 'comment ?' a certainement plusieurs réponses. Mais il n'y a qu'une seule réponse à la question originale, fondamentale de savoir s'il faut en parler : absolument." (13.06.2007)

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Postimees - Estonie

Un monument pour les victimes du communisme en Estonie ?

Demain, les Estoniens, les Lettons et les Lituaniens vont commémorer le 14 juin 1941 - date à laquelle des dizaines de milliers de citoyens de l'Union soviétique ont été déportés en Sibérie dans des wagons à bestiaux. Alors que les Etats-Unis posent la première pierre d'un monument à la mémoire des victimes du communisme, le journal estonien exige un monument similaire en Estonie. "Demain est un jour de deuil, au cours duquel nous allons penser aux victimes du 14 juin - mais à quel endroit déposer nos fleurs pour ces dizaines de milliers de victimes innocentes ? Les Russes ont leur statue de bronze, qui a même eu droit à une visite du Premier ministre estonien, les Juifs ont leur propre monument, mais pas les Estoniens. Où pouvons-nous célébrer la mémoire des citoyens de notre ville tombés sous les bombardements, des partisans et des réfugiés noyés dans la mer Baltique ?" (13.06.2007)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'Art Basel est ouverte

Philipp Meier s'est rendu à la foire de l'art de Bâle. Ses conclusions sont les suivantes : "les découvertes sont de plus en plus rares, le commerce règne, et les valeurs sûres du marché se négocient ici. Ce qui se vend sur les 300 stands est un art très prisé et hors de prix, principalement conçu pour les habitations privées. Les exposants ont laissé les expériences à la section Art Unlimited avec les oeuvres encombrantes et à la section Art Statements avec les dernières tendances, qui sont réunies pour la première fois dans une même salle. (...) Les personnes gênées par le remue-ménage de la foire peuvent se réfugier ici pour méditer sur la valeur de leur trophées artistiques devant la gigantesque boucle sans fin de Mark Wallinger, intitulée 'Forever and Ever'." (13.06.2007)

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MÉDIAS

The Guardian - Royaume-Uni

Blair critique la couverture médiatique de la politique au Royaume-Uni

Le journaliste Peter Wilby répond à un discours sur le rôle des médias que Tony Blair a prononcé au Reuters Institute mardi 12 juin. "Blair sous-estime énormément le rôle joué par les hommes politiques dans l'évolution de la couverture médiatique de la politique. Son discours hier était un événement rare : il n'avait pas été donné aux médias à l'avance. Mais pensez au nombre de fois où vous voyez des reportages annonçant ce qu'un ministre 'doit dire aujourd'hui'. C'est une évolution récente. (...) Il fut un temps où les annonces importantes devaient être présentées d'abord au Parlement (ou au moins au gouvernement) et était jalousement gardées jusque là. Les fuites offrent aux ministres des avantages substantiels. Ils peuvent divulguer l'information partiellement. Ils peuvent la divulguer à certains journalistes seulement, qui peuvent être considérés comme dignes de confiance ou au moins reconnaissants pour leur article. (...) Ils peuvent organiser des fuites avant que les critiques potentielles aient la possibilité de rendre un verdict documenté. (...) La difficulté avec le discours de Blair est le problème de l'oeuf et de la poule. Qu'est ce qui est arrivé d'abord :la pression de l'information en continu ou bien les tentatives de manipulation orchestrées par les hommes politiques grâce aux informations ?" (13.06.2007)

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COULEURS LOCALES

El Mundo - Espagne

L'Espagne veut donner de la voix

'Marcha real', l'hymne national de l'Espagne, n'est pas chanté. Plusieurs partis politiques veulent remédier à cela en ajoutant des paroles, une initiative soutenue par de nombreux sportifs espagnols qui ne supportent plus de devoir rester muets. Pour le professeur de droit Jorge de Esteban, "un hymne sans paroles est une aberration nationale. Non seulement parce que dans le monde actuel, les quelque 200 pays de notre planète ont des paroles à chanter, mais parce qu'un hymne sans parole est comme une voiture sans essence : il n'a pas de raison d'exister. (...) Mais il faut maintenant s'attaquer à l'épineuse question des paroles, sans lesquelles on n'a qu'un demi-hymne. (...) Si ce sont les partis politiques qui gèrent cette initiative, ils ne vont jamais se mettre d'accord, comme le prouvent les tentatives précédentes par le passé. Et c'est pour cela que l'idée de laisser le Comité olympique espagnol se charger de la rédaction de ces paroles me semble bien." (11.06.2007)

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