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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 25.06.2007

 

À LA UNE

L'UE trouve un compromis sur le traité constitutionnel

L'UE trouve un compromis sur le traité constitutionnel

 

L'UE est parvenue le 23 juin à un accord en vue d'un nouveau traité européen lors d'un sommet organisé à Bruxelles. Au terme de négociations ardues, la voie est désormais libre pour mettre en oeuvre la plupart des propositions que contenait le premier projet avorté de Constitution européenne. Ce texte, qui devrait entrer en vigueur à la mi-2009, va-t-il permettre de relancer l'UE ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Le Temps - Suisse, Le Soir - Belgique, Mladá fronta Dnes - République tchèque, Diena - Lettonie, Rzeczpospolita - Pologne, Rue89 - France, Elsevier - Pays-Bas

Le Temps - Suisse

"L'UE est soumise aux mêmes aléas que ses 27 pays membres. Elle évolue en fonction des hommes qui la dirigent, des contraintes économiques et sociales subies par 500 millions d'habitants, et surtout des sacrifices que les uns et les autres sont prêts à consentir", explique Richard Werly. "Le sommet de Bruxelles, et son dénouement à suspense dominé par la surenchère polonaise, reflète de ce point de vue une nouvelle donne. A l'image - chacun dans leur style - de Nicolas Sarkozy ou d'Angela Merkel, les dirigeants européens actuels sont avant tout des pragmatiques. (...) Ils sont convaincus que la fameuse 'subsidiarité', qui permet au droit communautaire de s'imposer au niveau national, doit encore s'accompagner, pour l'heure, d'une répartition symétrique des rôles symboliques. (...) L'Europe à 27 tiendra debout si elle marche pas à pas. Quitte à frustrer ceux qui voudraient la voir courir." (25.06.2007)

Le Soir - Belgique

Pour l'éditorialiste Jurek Kuczkiewicz, le sommet a mis en avant une nouvelle génération de leaders, "capables de mouiller leur chemise" pour l'Europe, comme Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy. Mais leur engagement risque de ne pas suffire. "L'ère des divisions ne fait que commencer. Car il faut bien se rendre à l'évidence que la négociation qui a failli capoter portait sur les modalités de fonctionnement des institutions, et pas encore sur les défis essentiels de l'Europe : gouvernement économique et mondialisation, immigration, lutte contre le réchauffement climatique, sans parler de la remise en cause de la Politique agricole commune, une bombe européenne en soi, ou des élargissements... Lorsque les 27 forces divergentes que l'on a vues à l'oeuvre ces jours-ci entreront en collision sur ces dossiers vitaux, on regrettera la nuit de l'autre jour [du 22 au 23 juin à Bruxelles] comme le bon vieux temps." (25.06.2007)

Mladá fronta Dnes - République tchèque

Pour Viliam Buchert, l'UE demeure le "projet des élites" et l'opinion publique reste sur le carreau. "Les déclarations des chefs de gouvernement lors du sommet européen montrent qu'il va être de plus en plus laborieux et compliqué de parvenir à des accords en Europe. L'idée d'une intégration plus poussée n'est pas convaincante. Certes, le Vieux Continent ne connaît pas encore de stagnation mais il éprouve de la frustration étant donné l'incertitude quant à la direction à suivre. Combien de temps cette situation va-t-elle encore durer ? Jusqu'à ce que nous comprenions enfin que les Américains, les Chinois ou les Indiens vont nous doubler à toute vapeur ?" (25.06.2007)

Diena - Lettonie

Sanita Jemberga se réjouit que le sommet de Bruxelles ait débouché sur un compromis. Mais elle critique vivement la Pologne et le Royaume-Uni. "Par son comportement, la Pologne a mené la vie dure aux nouveaux membres de l'UE, car nous sommes souvent considérés comme un bloc homogène. Nos efforts communs pour faire entendre notre voix en notre qualité d'anciens pays occupés sont rendus plus difficiles lorsque des arguments aussi absurdes sont avancés au point que tout le monde préfère se boucher les oreilles à la seule évocation de la guerre mondiale [le Premier ministre polonais a revendiqué des voix supplémentaires pour la Pologne au sein des instances de l'UE en raison des quelque 5 à 6 millions de Polonais morts entre 1939 et 1945]. Le plus grave est toutefois l'arrogance absolue de la Pologne et du Royaume-Uni en ce qui concerne les intérêts communs de l'UE." (25.06.2007)

Rzeczpospolita - Pologne

Le journaliste Piotr Semka estime que les négociations à Bruxelles se sont achevées sur un compromis qui permet à la Pologne et aux frères Kaczynski de sauver la face. "La Pologne est trop grande pour être classée parmi les pays d'Europe centrale qui n'essaient pas de mener une politique ambitieuse. En revanche, elle est trop faible pour rallier politiquement ses plus petits voisins. Du fait de sa taille moyenne, ni Berlin ni Paris ne la considèrent comme un partenaire dont l'avis compte. Comment vivre malgré tout ? La Pologne l'a dit clairement : nous voulons plus que ce qu'on nous donne. Cela lui a valu les foudres des magnats de l'Union. Nous avons maintenant dix ans pour tirer parti des avantages du Traité de Nice, juridiquement contraignant. (...) La main tendue de la République tchèque et de la Lituanie est le trésor le plus précieux de cette conférence. A Bruxelles, nous avons fait notre entrée en première division européenne. Nous avons de quoi être satisfaits." (25.06.2007)

Rue89 - France

"En faisant adopter le 'mini-traité', devenu dans l'eurojargon un 'traité modificatif', Nicolas Sarkozy s'offre les apparences d'un premier grand succès de politique étrangère, et se pose en sauveur de l'Europe, ce qu'on a pu entendre à satiété samedi sur les ondes françaises", estime Pierre Haski, directeur de la publication en ligne. Il juge toutefois que "ce texte, incompréhensible pour le commun des mortels européens, porte la marque des chantages à répétition menés, dans les meilleures traditions européennes, par la Pologne et la Grande Bretagne. (…) Ce traité porte surtout l'empreinte de l'époque, c'est-à-dire une absence totale d'ambition et de perspective, un renoncement à donner à l'Europe la capacité de peser d'un poids réel dans un monde de plus en plus multipolaire, mais dans lequel l'Europe a renoncé, de fait, à être un des pôles influents." (24.06.2007)

Elsevier - Pays-Bas

Le nouveau traité est "un succès cosmétique" pour le Premier ministre des Pays-Bas, Jan Peter Balkenende, ironise l'éditorialiste Syp Wunia. Certes, il a obtenu que le texte ne s'appelle pas Constitution, mais ce "soi-disant succès de Balkenende ne concerne pas vraiment le cœur du traité (…) : le transfert de vastes domaines de compétences vers Bruxelles et Strasbourg, la perte du droit de veto dans des dossiers aussi vitaux que le droit pénal, l'immigration et l'accès des étrangers à la sécurité sociale néerlandaise. La souveraineté est, dans l'ancienne Constitution comme dans le nouveau traité européen, enlevée au profit de 'l'intérêt' de l'Union européenne. Comme si tout devenait plus démocratique quand ce n'est plus la Deuxième Chambre [chambre basse du Parlement] à La Haye mais le Parlement européen à Strasbourg qui décide de tout. La perte de compétences nationales est définitive, c'est ainsi, et sur ce point Balkenende a complètement échoué." (23.06.2007)

RÉFLEXIONS

Le Monde - France

Pierre Lévy et l'intelligence collective à l'heure d'Internet

Le philosophe français Pierre Lévy, spécialiste des nouvelles technologies, relève qu'Internet bouleverse la notion d'intelligence collective. "Nous ne sommes intelligents que collectivement grâce aux différents savoirs transmis de génération en génération. Simplement, Internet est plus puissant que l'imprimerie, la radio ou la télévision, parce qu'il permet une communication transversale et une meilleure exploitation de la mémoire collective. (...) Comme on va plus loin en voiture qu'à pied, grâce à l'exploitation de l'intelligence collective, on pensera plus loin. Je crois que l'on va pouvoir faire les choses de manière un peu plus sensée, en prenant la mesure de la diversité et de la complexité. Ma perspective politique, c'est celle du développement humain. Il faut connecter la société du savoir avec le développement humain. Cela afin que la société du savoir s'oriente vers un développement intégral qui comprenne tous les aspects de la société." (24.06.2007)

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Die Welt - Allemagne

Ayaan Hirsi Ali prend la défense de Salman Rushdie

Ancienne politicienne néerlandaise et militante des droits des femmes, Ayaan Hirsi Ali a également coécrit le film 'Submission' réalisé par Theo Van Gogh. Elle réagit à l'affaire Rushdie en estimant que l'Occident devrait exiger des excuses des musulmans pour avoir critiqué son anoblissement. "L'écrivain nigérian Wole Soyinka a raison : l'Occident fait une erreur fatale lorsqu'il laisse l'intolérance prendre le dessus. L'Occident doit monter la garde. En faisant Salman Rushdie chevalier, la Reine honore la liberté artistique et de conscience chère à l'Europe. Au lieu d'en faire le symbole du pouvoir royal perdu, elle l'érige en symbole de la liberté. Longue vie à la Reine !" (25.06.2007)

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POLITIQUE

The Independent - Royaume-Uni

Gordon Brown osera-t-il défier les Britanniques les plus riches ?

Après les propos de l'investisseur britannique Nicholas Ferguson, qui affirmait récemment qu'il payait proportionnellement moins d'impôts que sa femme de ménage, la presse anglaise demande des mesures énergiques contre les échappatoires fiscales dont savent profiter les plus riches. Pour Johann Hari, cela pourrait être le premier défi auquel devra s'atteler Gordon Brown, qui remplacera Tony Blair le 27 juin au poste de Premier ministre. "Le potentiel populiste d'une croisade internationale pour forcer les très riches à payer la part d'impôts qui leur incombe est grand. (...) C'est le nouveau socle de la politique britannique. Même les gens modérément riches s'aperçoivent avec angoisse qu'une société vraiment inégale est dangereuse pour tous. Il ne s'agit pas de s'en prendre à l'ambition mais de permettre à davantage de gens de devenir ambitieux, en utilisant l'argent du capitalisme sauvage aujourd'hui caché sur des comptes aux Bermudes pour construire de meilleures écoles et de meilleurs hôpitaux pour tous. Mais les gens les plus riches haussent le ton. (...) Gordon Brown aura-t-il le courage de passer outre leurs tentatives d'intimidation pour saisir le nouvel état d'esprit ambiant, avant que celui-ci ne se retourne également contre lui ?" (25.06.2007)

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Eleftherotypia - Grèce

Les musulmans disposent de leur propre mosquée à Athènes

Le quotidien réagit à l'inauguration le 22 juin à Athènes d'un 'centre culturel gréco-arabe' qui va servir de mosquée à la communauté musulmane. "Depuis plusieurs mois, on leur parle et on leur promet une mosquée. Mais les musulmans de Grèce n'ont jamais rien vu venir. Déterminés à prier hors des lieux insalubres de la capitale grecque, ils ont, grâce à l'aide d'un industriel saoudien, inauguré ce centre. Sa création permet de contourner la loi qui les empêche de construire un temple, mais aussi de déjouer la réticence de l'Eglise de Grèce qui gagne du temps en s'opposant depuis des années à ce projet. Pourtant, en octobre 2006, gouvernement, musulmans et Eglise étaient tombés d'accord sur un lieu dans le quartier d'Elaiona. Mais les travaux n'ont toujours pas commencé. Or, les fidèles sont de plus en plus nombreux. En effet, les crises en Irak et au Liban ont augmenté l'immigration des musulmans en Grèce, terre européenne proche de leurs pays d'origine." (25.06.2007)

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Dnevnik - Slovénie

Les "radiés" de Slovénie luttent pour leurs droits

Le 25 juin 1991, la Slovénie devenait indépendante. Igor Mekina profite de cet anniversaire pour évoquer le sort de milliers de personnes effacées des registres de population. La plupart étaient des civils originaires des autres républiques yougoslaves et ils ont perdu leur droit de résidence. Ces "radiés" n'ont cessé de lutter pour leurs droits jusqu'à aujourd'hui. "La fête nationale devrait être un jour heureux, où l'on commémore l'indépendance du peuple et de l'Etat. Ce n'est pas un phénomène isolé, car selon les estimations de l'ONU, près de deux milliards de personnes dans le monde sont apatrides ou victimes de toutes sortes de discriminations. (...) Il ne faut pas oublier que la Slovénie est certes indépendante mais qu'elle a dépassé les limites du tolérable en ce qui concerne les 'radiés'. Ils ont été victimes d'une épuration ethnique administrative et vivent encore dans notre pays sans papiers d'identité." (25.06.2007)

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MÉDIAS

Magyar Hírlap - Hongrie

L'agression d'une journaliste hongroise d'investigation

Dans la nuit du 22 au 23 juin, une journaliste d'investigation hongroise de renom a été violemment agressée à Budapest par des inconnus et grièvement blessée. Irén Kármán, âgée de 40 ans, travaille à un ouvrage sur la mafia et la corruption en Hongrie. Dans son blog publié sur le site du journal 'Népszabadság', elle ne cesse de dénoncer l'existence d'une collusion entre la mafia, les officiers de police hauts placés et les politiciens de premier plan. Selon Gyula T. Máté, "cette histoire choquante va maintenant faire les gros titres pendant une semaine. Puis un journal à sensation avancera l'hypothèse selon laquelle la journaliste n'a peut-être pas été agressée par la mafia, et que, peut-être, des problèmes financiers ou un amour déçu se cachent derrière cette agression. Peut-être a-t-elle mis tout cela en scène pour faire les gros titres. Et dans quelques mois, la journaliste racontera probablement que l'enquête policière n'a encore donné aucun résultat." (24.06.2007)

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La Repubblica - Italie

Les relations entre Tony Blair et la presse britannique

Le journaliste et écrivain italien Piero Ottone réagit aux récentes accusations portées par Tony Blair contre la presse de son pays. Ancien correspondant à Londres, Ottone analyse les changements que les journaux anglais ont connus. "Quand Tony Blair dit qu'un membre du gouvernement est, du matin au soir, conditionné par les journaux, il exagère certainement. Il est la victime d'une obsession parfaitement compréhensible chez une personne sensible à l'opinion publique. Plus qu'un Premier ministre, il donne l'impression d'être un spécialiste des relations publiques. Cela dit, la presse britannique a profondément changé, la plupart du temps en pire (...). En somme Blair exagère mais il n'a pas tous les torts. Car la presse quotidienne est devenue plus populaire et plus sensationnaliste afin de réagir à la concurrence de la télévision et d'Internet." (25.06.2007)

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SPORT

Polityka - Pologne

L'Euro 2012 va ouvrir les portes de l'UE à l'Ukraine

Pour Grigory Surkis, président de la Fédération ukrainienne de football, les championnats d'Europe de football que l'Ukraine va organiser avec la Pologne en 2012 vont représenter une immense opportunité d'ouverture de son pays à l'Europe. "Dans l'esprit de nos concitoyens, l'Europe ne sera plus quelque chose d'inconnu et d'étranger, car elle va venir jusqu'à nous dans toute sa diversité - à laquelle la plupart des Ukrainiens n'ont toujours pas accès. Tous n'ont pas encore compris la chance que nous avons, l'instrument exceptionnel que l'on nous a confié pour transformer notre pays et notre peuple dans les cinq ans à venir. Le football va s'avérer bien plus efficace que les politiciens. Après 2012, nous jouerons sur un autre terrain. On verra d'un autre oeil la candidature de l'Ukraine à l'UE. Dans cinq ans, nous accélérerons considérablement notre intégration, nous réduirons le fossé qui nous sépare de l'Europe." (22.06.2007)

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CULTURE

Diário de Notícias - Portugal

Un nouveau musée d'art contemporain à Lisbonne

A l'occasion de l'inauguration ce 25 juin à Lisbonne du musée d'art contemporain Joe Berardo, le quotidien évoque la personnalité de son mécène, un homme d'affaires portugais passionné d'art. "Les critiques ont parfois des difficultés à discuter de la valeur d'une oeuvre. Nous sommes à une époque où le prix de la signature de l'auteur compte énormément (…) L'art se nourrit de bonnes idées, de leur promotion et des affaires. Dans tous ces domaines, Joe Berardo est un expert. Il le prouve encore avec l'inauguration de son musée [cofinancé par l'Etat portugais]. Il répondra ainsi à ceux qui le toisent du regard car ils pourront apprécier la collection qu'il a acquise avec son argent (...). Le Portugal gagnerait à avoir plus d'hommes avec cette vision." (25.06.2007)

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