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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 09.07.2007

 

À LA UNE

La politique économique de Sarkozy critiquée

La politique économique de Sarkozy critiquée

 

Nicolas Sarkozy s'est invité à la réunion des ministres européens des Finances, qui se tient lundi 9 juillet à Bruxelles. Il vient y défendre ses positions en matière fiscale et économique. Cette participation exceptionnelle d'un chef du gouvernement à une réunion ministérielle soulève plusieurs interrogations, relève la presse européenne. » suite

Extraits des publications suivantes:
Les Echos - France, Le Temps - Suisse, Financial Times - Royaume-Uni, Handelsblatt - Allemagne

Les Echos - France

"Le rendez-vous que Nicolas Sarkozy a ce soir à Bruxelles, à l'Eurogroupe, est sans doute un des plus importants qu'il ait eu à affronter depuis son entrée à l'Elysée", avertit Dominique Seux. "Le chef de l'Etat (...) a décidé d'expliquer et de défendre sa politique économique devant un auditoire qui est loin, c'est un euphémisme, d'être acquis à sa cause. (...) La France est depuis trop longtemps hors des clous pour être crédible auprès de ses partenaires. Elle réclame en permanence un gouvernement économique de la zone euro, mais fait bande à part sur ses comptes publics en refusant de profiter des périodes de croissance pour accélérer son désendettement et reconstituer des marges de manœuvre pour les périodes de ralentissement. (...) Pour la première fois cette année, la France devrait être, selon un rapport présenté le 13 juin à Bruxelles, le pays européen ayant le plus haut niveau de dépenses publiques (53,2 % du PIB) de l'Union à 27." (09.07.2007)

Le Temps - Suisse

La présidence française suscite plusieurs inquiétudes en Europe, affirme Sylvain Besson. "Devant les ministres des Finances de l'Union, Nicolas Sarkozy aura sans doute recours à son argument choc : il a été élu pour tenir ses promesses, notamment celle de 'rendre 68 milliards d'euros aux Français'. Mais cela risque de ne pas dissiper le scepticisme des grands argentiers européens. Ceux-ci se demandent comment la France peut à la fois baisser ses impôts et augmenter certaines dépenses publiques, comme la recherche, tout en réduisant sa dette et son déficit. Ils aimeraient également savoir quelles réformes structurelles Nicolas Sarkozy a en tête pour rendre l'économie française plus performante à long terme. Autant de questions qui promettent de faire du rendez-vous de Bruxelles un moment très animé." (09.07.2007)

Financial Times - Royaume-Uni

Le quotidien consacre son éditorial au risque couru par Nicolas Sarkozy en participant à la réunion des ministres des Finances lundi 9 juillet à Bruxelles. "Il faudra attendre de voir ce que le président a à dire. Mais il ne peut pas tout avoir. Il veut que les ministres des Finances jouent un plus grand rôle en matière de veille fiscale et pour la politique monétaire. Et lorsqu'ils se mettent d'accord à propos d'une stratégie fiscale, il demande immédiatement qu'une exception soit faite pour la France. (...) La volonté de Sarkozy de mener des réformes économiques en France est admirable. Mais il doit faire attention à ne pas le faire de manière à s'aliéner ses partenaires européens. C'est très bien d'être hyperactif. Il doit aussi cependant également savoir jouer le rôle du diplomate comme celui de la dynamo." (09.07.2007)

Handelsblatt - Allemagne

Michael Scheerer se désole pour la ministre française des Finances Christine Lagarde, dont la réputation a dû prendre un coup après l'auto-invitation de Nicolas Sarkozy à Bruxelles. "Le signal est clair : le nouveau maître de l'Elysée préfère régler lui-même les affaires vraiment importantes. Toutefois, son égotisme va forcément lui poser des problèmes à terme. Depuis sa récente élection, le président français a déjà remis en question les négociations d'adhésion de l'UE avec la Turquie, a secoué les fondements de la Banque centrale européenne et s'attaque maintenant au Pacte de stabilité. Il est temps que ses partenaires contraignent Supersarko à ralentir." (09.07.2007)

RÉFLEXIONS

La Repubblica - Italie

Hans Magnus Enzensberger interroge les rapports entre science et littérature

Le poète et écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger, interviewé par Andrea Tarquini, se penche sur le rapport entre la culture littéraire et la culture scientifique. "Depuis le XIXe siècle, les deux disciplines ne cessent de s'éloigner. Avant, les hommes de lettres étaient aussi des scientifiques, tels que Thomas Mann. De nos jours, de nombreux écrivains sont trop paresseux pour s'intéresser au monde réel. Il n'y a pas assez de romans qui nous parlent de science ou d'économie. Par contre, on trouve plein de romans d'amour, de biographies... Cherche-t-on à écrire 'Madame Bovary' mieux que Flaubert ? Ne vaut-il pas mieux ouvrir les yeux sur le monde ? (...) Je ne veux pas dire aux écrivains ce qu'ils doivent faire, car la curiosité envers les sciences doit être un plaisir. Je la souhaite, car on en a besoin." (09.07.2007)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Pour Imre Kertész, l'Europe représente la liberté de connaissance

Le prix Nobel de littérature Imre Kertész s'entretient avec Jörg Path au sujet des 'gouffres de l'apocalypse' en Europe, tels qu'il les a décrits dans son discours prononcé à la conférence 'Perspektive Europa' organisée à Berlin début juin. "Je ne donnerai pas d'arguments politiques. La politique, c'est comme le football : chacun croit y comprendre quelque chose. Mais je crois que les gouffres ne se sont pas refermés, pas même en Yougoslavie. Et il peut s'en ouvrir partout. Les récentes attaques terroristes à Londres ont montré à quel point tout est fragile : la civilisation, la vie quotidienne. Il faut avoir conscience de l'aspect dramatique de la vie. Chaque jour, chaque moment. L'Europe est une belle entité, sage et forte, depuis l'époque de la Grèce antique. Je crois que l'Europe représente ce qu'aucune civilisation ne peut représenter : la liberté de connaissance. La liberté pure et simple. Il ne faut pas la trahir." (09.07.2007)

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POLITIQUE

Népszabadság - Hongrie

La Gay Pride de Budapest marquée par la violence

Samedi 7 juillet, la parade homosexuelle 'Gay Pride' de Budapest s'est terminée par des incidents violents : des membres du parti d'extrême droite 'Jobbik' ont attaqué les manifestants pacifistes. Beaucoup d'entre eux ont été grièvement blessés et ont dû être transportés à l'hôpital. György Bugyinszki commente l'affaire. "Tous les politiciens qui prétendent bassement et sournoisement qu'il s'agit d'une 'affaire privée' sont responsables. Ils ne veulent pas admettre que le mouvement gay et lesbien lutte pour la dignité de 5 à 10 % de la population." György Bugyinszki critique aussi les partis qui ont omis de condamner la violence de l'extrême droite. "Je les accuse de mettre en danger de mort des dizaines, des centaines de milliers de personnes, juste parce que celles-ci défendent ce qu'elles sont." (09.07.2007)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Vers une 'guantanamoïsation' de l'Allemagne ?

Le ministre allemand de l'Intérieur Wolfgang Schäuble n'est plus un opposant avisé du terrorisme, mais de ceux qui le pratiquent, affirme Heribert Prantl à la lumière des nouvelles propositions du ministre pour lutter contre le terrorisme. Wolfgang Schäuble projette notamment d'interdire à ceux qui mettent en danger l'Etat de droit d'utiliser des téléphones portables et Internet, et de modifier la Constitution afin de rétablir la peine de mort pour les terroristes. "Wolfgang Schäuble fait peur. Le ministre parle comme si l'Allemagne ne pouvait trouver son salut qu'en se transformant en un Etat détenteur du permis de tuer - c'est-à-dire par la mutation de l'Etat de droit en un régime d'extralégalité légale. Il prône la réflexion et pratique le contraire ; il met en garde contre l'hystérie, mais contribue à la répandre ; il désapprouve Guantanamo, mais parle comme si une 'guantanamoïsation' du système juridique allemand était urgente." (09.07.2007)

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The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Les terroristes exploitent les faiblesses du système d'immigration britannique

"C'est de la négligence impardonnable que l'on doit maintenant payer à un prix horriblement élevé : le gouvernement a perdu le contrôle des portes d'entrée du pays", s'indigne le quotidien dans son éditorial. "La suspicion qui pèse sur des médecins immigrants pour les attentats ratés à la voiture piégée de Glasgow et de Londres souligne la légèreté des contrôles exercés. Si cette voie était rendue plus ardue aux gens qui nous veulent du mal, ils auraient encore plusieurs options. Par exemple, plusieurs milliers de visas étudiants sont donnés chaque année à des étrangers qui une fois ici ne se rendent jamais en classe. Ces visas leur permettent pourtant de rester dans notre pays trois ans. Quand l'on sait que près de 400 de ces étudiants démissionnaires viennent du Pakistan, le pays le plus mêlé à des complots terroristes, il y a de quoi s'inquiéter." (09.07.2007)

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Respekt - République tchèque

Slovaques et Hongrois mis à l'épreuve par les accords de Schengen

L'adhésion possible de la Slovaquie et de la Hongrie aux accords de Schengen, actuellement en suspens, fait craindre à certains Slovaques que la libre-circulation entre les deux pays fasse oublier aux Slovaques leur affranchissement des Hongrois en 1918, écrit Lubos Palata. "On peut comparer la situation à celle qui régnait à la frontière franco-allemande après la Deuxième guerre mondiale. Toutefois, les élites de ces pays ont fait de ces anciens ennemis les meilleurs alliés européens. Ce n'est pas le cas des Slovaques et des Hongrois. Le communisme n'a préservé que les préjugés et les stéréotypes mutuels. Et 15 années de démocratie n'ont conduit à aucun rapprochement. (...) La vie sans frontières ne sera pas facile. Les nationalistes des deux pays vont en profiter pour exploiter le matériel explosif que le passé et le présent offrent à ces deux peuples." (09.07.2007)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

L'épreuve de force des infirmières polonaises

Depuis trois semaines, les infirmières polonaises font la grève pour obtenir une augmentation de leurs salaires. En signe de protestation, elles ont installé un grand campement, surnommé le 'village blanc', devant la résidence officielle du Premier ministre Jarosław Kaczynski. Dans un entretien réalisé par Adam Leszczynski, le sociologue Włodzimierz Pańków explique pourquoi les infirmières, mal rémunérées depuis toujours, se montrent aujourd'hui aussi opiniâtres. "Autrefois, les gens ne protestaient pas, car c'était pratiquement impossible à l'époque de la récession, où le taux de chômage atteignait presque 20 %. La récession ne fait pas du bien à la mobilisation sociale. Au contraire, elle l'atomise. Tout le monde craint de perdre son emploi. (...) Aujourd'hui, les plus insatisfaits ont quitté le pays, ce qui donne du courage à ceux qui sont restés. Les revendications salariales se font davantage entendre lorsque les craintes s'atténuent et que les manifestants peuvent compter sur des alliés." (07.07.2007)

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ÉCONOMIE

L'Est Républicain - France

Domnique Strauss-Kahn au FMI, une idée européenne et pas de Sarkozy ?

Pierre Taribo revient dans son éditorial sur le soutien du président français Nicolas Sarkozy à la candidature de Dominique Strauss-Kahn, dit DSK, du Parti socialiste, à la présidence du Fonds monétaire international (FMI). "Avant de soupçonner DSK de la moindre traîtrise, [les membres du Parti socialiste] devraient se souvenir que le FMI n'est pas un organe qui dépend du gouvernement, dont la vocation serait de servir Nicolas Sarkozy. Ils devraient aussi savoir que le président n'a fait que sauter en marche dans un train mis sur les rails par Jean-Claude Juncker, Angela Merkel et Romano Prodi, les premiers à émettre l'hypothèse DSK pour diriger le FMI. Simplement, super-Sarko l'a fait à sa façon, comme si l'idée venait de lui." (09.07.2007)

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CULTURE

ABC - Espagne

Les '7 nouvelles Merveilles du monde', une supercherie mondialisée par Internet

L'éditorialiste Ignacio Camacho critique vivement le concours des '7 nouvelles Merveilles du monde', dont le résultat a été annoncé samedi 7 juillet. Cent millions de personnes ont voté par Internet. "Internet aspire à être un espèce d'univers pandémocratique, mais il se prête encore à trop de trucages et de manipulations. (...) [Le concours] a réveillé une fièvre chauviniste camouflée sous une apparence de démocratie directe. (...) Il a donné lieu à une surenchère dans quelque chose d'aussi primaire que la fierté nationale, entremêlé d'intérêts touristiques et d'une simple soif populaire de reconnaissance et d'estime de soi. (...) La huitième Merveille du monde de ce classement absurde n'est pas l'Alhambra, à Grenade, mais la naïveté et la crédulité qui flotte sur Internet comme l'écume d'un océan de superficialité collective." (09.07.2007)

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COULEURS LOCALES

Gândul - Roumanie

Comment 'l'étoile de la Roumanie' est devenue insignifiante

Le chef d'Etat roumain Traian Basescu souhaitait retirer au politicien d'extrême droite Vadim Tudor la plus haute distinction du pays, 'l'étoile de la Roumanie'. En vain. Le tribunal a réhabilité Vadim Tudor. Maris Nitu se demande dans quelle mesure cette distinction peut encore être prise au sérieux. "Vadim Tudor avait reçu cette décoration des mains de l'ancien président Ion Iliescu pour sa prétendue contribution à la promotion de la démocratie. Au-delà du débat pour déterminer si Vadim Tudor mérite cette décoration, qui a également été décernée à Kofi Annan et à la reine Elisabeth II, ce procès ôte toute valeur aux décorations et médailles roumaines. L'ancien président Ion Iliescu a décoré pratiquement toute la population et décerné plus de 66 000 décorations, médailles et distinctions. (...) Finalement, cette frénésie a réduit les médailles à un simple amas de métal." (07.07.2007)

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