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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 19.07.2007

 

À LA UNE

La télévision allemande punit le Tour de France

La télévision allemande punit le Tour de France

 

Le Tour de France a connu sa première affaire de dopage le mercredi 18 juillet. Les résultats, annoncés hier, d'un contrôle effectué avant l'épreuve sur le coureur cycliste allemand Patrik Sinkewitz, de la T-mobile, se sont avérés positifs. Les chaînes publiques allemandes ARD et ZDF ont immédiatement réagi en décidant de suspendre leur retransmission du Tour de France. » suite

Extraits des publications suivantes:
Le Soir - Belgique, Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne, L'Equipe - France, Die Presse - Autriche, Le Temps - Suisse

Le Soir - Belgique

Guy Milecan est plus que sceptique quant aux capacités du Tour à combattre le dopage, "car les organisateurs qui font la grande lessive, faut voir : pourquoi gardent-ils une formation qui se targue d'exercer des contrôles internes sévères pour débusquer ses brebis galeuses, mais qui apprend de l'extérieur qu'un des siens a été confondu par un prélèvement d'urine inopiné ? Zou, T-Mobile exclu ! (...) Hier, deux télévisions publiques allemandes (...) ont posé un geste fort en ne retransmettant rien du tronçon entre Tallard et la ville phocéenne. (...) Car la sanction suprême pour ce milieu dépendant de parraineurs en quête de visibilité serait que les télévisions - bien plus que la presse écrite - lui tournent le dos : le Tour, c'est 2.500 heures de retransmissions dans 184 pays. Alors, dopage ou télévision ? Aujourd'hui, le cyclisme doit choisir sa dépendance." (19.07.2007)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

La promesse de faire prendre un nouveau départ au Tour de France cette année n'a pas été tenue, regrette Claus Diterle. "Naturellement, certains en appellent de nouveau à la théorie du mouton noir. Pourtant, le troupeau paît toujours sur les mêmes pâturages malsains. Appels, explications, dissuasion - les coureurs restent sourds. Ceux qui se dopent ont toujours beau jeu. Ce n'est que depuis samedi que les coureurs du Tour convoqués à un contrôle de dopage sont surveillés entre l'arrivée et le prélèvement des échantillons. L'affaire Sinkewitz porte en outre un coup au système de contrôle interne de T-Mobile. A quoi bon dépenser tant de millions s'il existe de telles lacunes ? Notre patience est à bout face à un secteur qui - l'exception confirme la règle - ne veut absolument pas reconnaître que son avenir est en jeu." (19.07.2007)

L'Equipe - France

Le quotidien sportif rappelle dans son éditorial que "depuis la réunification (...), l'Allemagne a dû se résoudre à créer un fonds d'indemnisation pour toutes les victimes du dopage étatique, qui était la règle en Allemagne de l'Est, d'où est d'ailleurs originaire l'actuelle chancelière Angela Merkel, partisane d'une lutte radicale. (...) Quand on voit les audiences réalisées le week-end dernier par les chaînes publiques allemandes, avec Linus Gerdemann promenant son Maillot Jaune entre Le Grand-Bornand et Tignes, on peut juger courageuse la décision prise hier. Reste à savoir si le fait de marginaliser le cyclisme en général et le Tour de France en particulier est la bonne réponse à apporter à un sport qui multiplie les signes positifs dans sa volonté de s'en sortir." (19.07.2007)

Die Presse - Autriche

Le quotidien autrichien soutient la décision de la télévision allemande. "Néanmoins, cette 'affaire Sinkewitz' tombe bien pour les deux chaînes. En effet, l'audience était jusqu'à présent catastrophique : la ZDF n'obtenait que 6 à 14 % de parts de marché, alors que le Tour est très suivi en France, où il atteint une audience de 39 % en moyenne. Outre ce boycott télévisuel, cette affaire pourrait avoir d'autres conséquences pour le cyclisme allemand. Après l'annonce de Gerolsteiner, qui envisage de se retirer du cyclisme après le Tour, c'est au tour de T-Mobile d'y réfléchir." (19.07.2007)

Le Temps - Suisse

"Tournant historique dans la lutte antidopage ou emplâtre sur jambe de bois?", s'interroge Simon Meier après la décision de la télévision publique allemande. "La prise de position d'ARD et ZDF est courageuse, louable d'un point de vue éthique. Dans un monde idéal, ce sain élan serait suivi à l'unanimité. Dans un monde idéal, le Tour de France ne serait pas parti puisque chacun sait, sans pouvoir le prouver ou vouloir le dire, que les ténors du peloton sont trafiqués. Le cyclisme, qui multiplie les efforts de surface afin d'éradiquer le fléau sans déployer les moyens politiques et financiers nécessaires, mérite d'être fustigé. Mais en attendant, on continue à faire exploser les audiences avec un Mondial de foot - aucun contrôle antidopage n'a eu lieu l'été dernier en Allemagne - ou des Jeux olympiques faussés par un armement pharmaceutique rampant." (19.07.2007)

RÉFLEXIONS

La Libre Belgique - Belgique

Elif Shafak et la place des femmes en Turquie

L'écrivaine turque Elif Shafak étudie la division entre femmes voilées et non voilées. "En Turquie, le voile n'est pas considéré comme un symbole insignifiant. (...) A première vue, il semble qu'un énorme fossé mental, culturel et politique divise les femmes turques. Pourtant, quand on y regarde de plus près, ce fossé est une illusion. Dans la vie quotidienne, les deux types de femmes turques sont plus mélangés qu'on ne le pense ordinairement. (...) Le pluralisme n'est pas seulement un principe politique, c'est un principe qu'une société libre applique aux individus aussi, hommes et femmes. En Turquie, nous nous demandons depuis plus de 150 ans si l'islam peut cohabiter avec la démocratie occidentale. Après 150 ans d'occidentalisation et de modernisation, la réponse à laquelle nous sommes parvenus est définitivement 'oui'. La Turquie est un pays compliqué, aux multiples dilemmes. Ses femmes détiennent à la fois le pouvoir de soigner et d'intensifier ses tensions." (19.07.2007)

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El País - Espagne

Ignacio Sánchez-Cuenca dénonce l'obsession d'ETA en Espagne

Ignacio Sánchez-Cuenca, professeur de sociologie, affirme qu'en Espagne, "à mesure que ETA s'affaiblit, [l'organisation terroriste basque] prend plus d'importance médiatique et politique. (...) Le nombre des victimes tuées par ETA a clairement diminué. Pourtant, on a jamais autant répété que les terroristes allaient arriver à leurs fins et annoncé la reddition de l'Etat, ni plus ni moins. Beaucoup de journalistes, d'intellectuels et d'écrivains qui n'ont jamais rien écrit sur ETA quand ETA assassinait constamment et systématiquement, descendent maintenant dans l'arène en adoptant la posture du 'résistant'. (...) De nombreux intellectuels et journalistes, qui pendant la dictature franquiste ont défendu des causes progressistes, ont utilisé le bureau de recrutement de la lutte contre le terrorisme pour s'orienter vers des positions conservatrices, voire réactionnaires. Ce virage à droite a été moins difficile grâce à l'alibi du terrorisme." (19.07.2007)

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Der Tagesspiegel - Allemagne

Bas Kast s'oppose au créationnisme

Le journaliste scientifique Bas Kast critique le créationnisme, qui fait actuellement l'objet d'un débat en Allemagne. Les créationnistes réfutent la théorie de l'évolution de Darwin et affirment que le monde a été crée par Dieu. "Par le passé, les interprétations bibliques étaient le seul moyen d'expliquer le monde - c'est pourquoi on peut comprendre qu'elles existent. Nous étions ignorants à cette époque, bonté divine ! Aujourd'hui c'est l'inverse : le monde a bien plus de sens si l'on suppose qu'il n'existe pas de Créateur au sens de la Bible ou de concepteur intelligent. Il n'y a qu'une seule solution pour que le créationnisme reste plausible : s'isoler hermétiquement, ignorer les nouvelles découvertes et veiller à ce qu'aucun savoir acquis après l'an 100 ne filtre jusqu'à soi." (19.07.2007)

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POLITIQUE

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

La Libye fait-elle chanter l'UE ?

Pour Anton Christen, malgré l'annulation de la peine de mort prononcée contre cinq infirmières bulgares et d'un médecin palestinien, récemment naturalisé bulgare, par la justice libyenne, l'affaire n'est pas encore terminée. "Une nouvelle série de magouilles obscures se dessine entre la Libye et l'Occident. La compensation financière proposée pour acheter la clémence de Tripoli était-elle vraiment le seul moyen de libérer ce personnel hospitalier pris en otage ? Pendant trop longtemps, l'UE a fait comme s'il existait une séparation des pouvoirs en Libye, comme si les accusés avaient une chance que le tribunal leur donne raison. Certes, le président Kadhafi est réputé pour l'imprévisibilité et l'inconstance de ses actes. Toutefois, il se montre plus compréhensif sous la menace de sanctions économiques cuisantes, comme l'ont montré les concessions faites dans l'affaire Lockerbie. Qu'est-ce qui l'empêche maintenant de s'assurer des rentrées d'argent régulières à l'aide d'autres procès de pacotille contre des étrangers ?" (19.07.2007)

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Revista 22 - Roumanie

Réduire les retraites des officiers de la Securitate

En Roumanie, la retraite moyenne devrait augmenter de manière significative l'année prochaine. Cette mesure pourrait être financée par de dures coupes dans le budget de la santé et de l'éducation. Radu Filipescu de l'ONG 'Groupe pour un dialogue social' propose une autre issue. "Nous exigeons que les retraites des anciens officiers de la Securitate soient alignées sur la retraite moyenne. C'est ce qui s'est produit dans les autres pays de l'ancien bloc de l'Est, et cela devrait être le cas en Roumanie également, 17 ans après la chute du communisme. (...) Dans les faits, les retraites des anciens officiers de la Securitate sont jusqu'à sept fois plus élevées que la moyenne. Comment est-il possible qu'une personne ayant enseigné dans l'éducation nationale ait une retraite inférieure à un officier de la Securitate qui n'a aucun mérite ?" (19.07.2007)

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Domino efekt - Slovaquie

Les Sudètes louent les Slovaques

Dans un entretien réalisé par Tibor Macák, Bernd Posselt, président de l'organisation des Sudètes, se félicite de la position adoptée par la Slovaquie vis-à-vis des populations expulsées après la guerre. "Récemment, le président slovaque - comme son prédécesseur - a reçu les représentants des Allemands des Carpates. On voit mal le président tchèque Václav Klaus recevoir des représentants des Sudètes. (...) Le Parlement tchèque devrait prendre exemple sur ce que le Parlement slovaque a fait il y a 15 ans : voter une déclaration qui établit clairement que l'expulsion de certaines populations après la Deuxième guerre mondiale étaient un crime. A l'époque, cette motion faisait consensus en Slovaquie. En République tchèque, seul Václav Havel a eu le courage de lancer une telle affirmation. Mais ni l'Etat, ni aucune autre institution, ni la population tchèque n'ont suivi son exemple." (18.07.2007)

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Politiken - Danemark

Les officiers danois redoutent les missions à l'étranger

Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'envoyer une troupe de maintien de la paix de 26 000 hommes dans la province soudanaise du Darfour dans les trois mois à venir. Le journal commente cette affaire à la lumière de la situation au Danemark. "Une troupe de l'ONU est un signal politique à l'adresse des combattants, selon lequel la communauté internationale prend la responsabilité de rétablir la paix. Ce signal est considérablement affaibli si dans la pratique les pays riches paient les pays pauvres pour faire le sale boulot. Ainsi, il est inquiétant de constater que selon une étude récente, la principale raison avancée par les officiers danois pour quitter l'armée est la participation à des opérations internationales. (...) Si cette fuite se poursuit, nous ne pourrons plus répondre aux demandes de l'ONU d'ici à quelques années. Des gouvernements comme celui du Soudan croiront alors avoir la voie libre pour exterminer leur propre peuple. Cela ridiculiserait l'ONU." (18.07.2007)

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MÉDIAS

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Les journalistes de la BBC devront revoir leurs fondamentaux

Après les révélations faites cette semaine sur la manipulation de l'information dans certains programmes de la BBC, le diffuseur public a présenté des excuses publiques et un plan de formation des journalistes pour remédier à cette situation. Ces mesures sont "étonnantes", écrit le quotidien. "Plusieurs des propositions qui répondent à 'une préoccupation profonde' pourraient sembler évidentes. Pourquoi une enquête solennelle de la BBC a-t-elle été nécessaire pour expliquer aux réalisateurs de programmes qu'ils doivent se plier à des standards d'honnêteté et d'intégrité ? Cela devrait être évident pour tout employé de cette organisation de télédiffusion publique de renommée internationale que tromper le public à la manière d'un show man tapageur vivant sur la brèche est inacceptable. (...) Il est étonnant de constater que cela s'avère nécessaire, et que la question de la formation soit évoquée avant celle du renvoi des fautifs." (19.07.2007)

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CULTURE

El Correo - Espagne

Le Portugal, un pays de ventriloques

Joaquín Roy réagit aux propos de l'écrivain portugais José Saramago, qui a affirmé que "le Portugal finira par intégrer l'Espagne". "L'union ibérique est peut-être l'unique solution pour que les Espagnols se mettent à apprendre le portugais. De nos jours, tout Portugais éduqué peut discuter en espagnol; seule une poignée d'Espagnols peuvent se débrouiller dans la langue de leur voisin. Pour les Espagnols, certains obstacles paraissent insurmontables : d'un côté, le portugais leur paraît facile à l'écrit ; à l'oral, ils se rendent compte que la langue est très différente, avec un système de voyelles plus riche et une disparition de consonnes due à la vitesse endiablée de leur débit. Le Portugal semble être un pays de millions de ventriloques : ils parlent systématiquement la bouche fermée. Si le portugais devenait la langue officielle de l''Iberia', au même titre le castillan, les Espagnols se débarrasseraient de ce handicap." (19.07.2007)

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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

De la lecture pour les Polonais de l'étranger

La chaîne de librairies britannique Borders vend désormais des livres en polonais. La critique littéraire Magdalena Miecznicka saisit l'occasion pour mener une réflexion sur l'actuelle génération d'émigrés polonais. "Les Polonais de l'étranger ne sont plus une nation d'épargnants, qui stockent chaque centime gagné dans un bas de laine pour l'envoyer en Pologne. Si les librairies Borders de Birmingham, Dublin et d'Oxford Street à Londres proposent des livres en polonais, c'est le signe que les émigrants polonais se sont bien intégrés et ont les moyens de s'acheter autre chose que de la viande en conserve. Leur mentalité a changé. Ils veulent profiter de la vie à l'étranger et pas seulement travailler comme le font les pauvres Ukrainiennes en Pologne, qui ne sont encore jamais allées au cinéma." (19.07.2007)

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COULEURS LOCALES

Cyprus Mail - Chypre

Un nouvel uniforme pour les élèves chypriotes

Le quotidien se penche sur le nouvel uniforme voulu moderne et moins contraignant pour les élèves chypriotes, révélé par le ministre de l'Education Akis Kleanthous vendredi 13 juillet. "C'était le grand défi du ministre de l'Education ces deux dernières années, combiner des jeans avec les différentes couleurs adoptées par les écoles chypriotes pour que les élèves soient aussi cool qu'intelligents, alors qu'il devait plutôt voir à réformer un système d'éducation défaillant. Tout ce qui a été fait pendant ces deux ans de discussion se résume à une réforme des uniformes scolaires. Le tout est révélateur de la superficialité avec laquelle notre société traite l'éducation, le choix du bon uniforme est la toute première priorité. L'analphabétisme n'est pas un problème. Ni que plus de la moitié de nos élèves échouent leurs examens de grec, parce que, selon Kleanthous, l'école ne les a pas aidé à développer leur sens critique." (17.07.2007)

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