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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 03.09.2007

 

À LA UNE

Errances à Vienne sur la gestion du risque climatique

Errances à Vienne sur la gestion du risque climatique

 

La conférence de Vienne, réunissant à l'invitation de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) des décideurs du monde entier autour de la question du réchauffement climatique, s'est terminée sans grand résultat vendredi 31 août. Alors que l'après-Kyoto reste à inventer, les questions au sujet des conséquences du réchauffement climatique se multiplient. » suite

Extraits des publications suivantes:
El País - Espagne, Lidové noviny - République tchèque, The Irish Times - Irlande, Libération - France

El País - Espagne

"Les modestes objectifs du protocole de Kyoto sont insuffisants pour renverser la tendance à la hausse des émissions de gaz à effet de serre, d'autant plus qu'ils ne sont pas suivis par les pays les plus pollueurs et non signataires du traité", déplore le quotidien espagnol. Il faut "convoquer les pays du G8 et les pays en voie de développement qui ont un haut niveau d'émissions, pour arriver à des accords en marge de l'ONU. Ces derniers n'étaient jusqu'ici pas obligés de s'engager à réduire les émissions, car les déséquilibres climatiques sont causés par les pays plus riches, mais la situation change rapidement en raison du développement économique rapide des pays émergeants. (...) Mais les gens doivent aussi changer de mentalité et cesser d'exiger une énergie abondante, sûre et peu chère, peu importe d'où elle vienne (tant que les industries qui les produisent ne sont pas près de chez eux), si nous voulons que nos représentants s'attellent à des objectifs ambitieux." (03.09.2007)

Lidové noviny - République tchèque

Dix ans après la signature du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de CO2, des insuffisances apparaissent, écrit Zbynek Petracek. "Dix plus tard, il s'avère plus facile de pronostiquer les changements climatiques que l'évolution économique. Qui avait prévu en 1997 que la Chine sera aujourd'hui la troisième puissance mondiale ? Qu'elle soufflerait à l'Allemagne le titre de premier exportateur mondial ? Qu'elle surpasserait les Etats-Unis en devenant le pays le plus pollueur au monde ? Cette dernière évolution est tellement vertigineuse que même le dernier G8 du mois de juin n'a pu la pressentir. (...) Jusqu'à présent, le mot d'ordre était le suivant en Europe : quiconque remet Kyoto en question se rend coupable envers mère nature. Aujourd'hui, la question suivante se pose : avons-nous une recette pour obliger la Chine à ratifier le traité ?" (03.09.2007)

The Irish Times - Irlande

Le quotidien note que l'Agence de protection de l'environnement irlandaise (EPA) a annoncé que les émissions de CO2 par les transports en Irlande ont crû quatre fois plus vite que prévu, tandis que les émissions venant de la production d'électricité augmentent aussi. "Nos engagements au protocole de Kyoto n'ont pas été respecté et les plafonds fixés dépassés de 12%. (...) Si aucune action internationale n'est prise, des tempêtes graves et la désertification entraîneront des pertes de vie massives, des désordres économiques et des mouvements importants de populations. Echapper à certaines de ces conséquences est impossible. Nous avons besoin d'un plan pour faire face à de tels événements. Réduire nos émissions de CO2 de 3 % par année. Une meilleure défense de nos côtes. Construire dans des plaines inondables doit être interdit. Des usines de désalinisation fonctionnant à l'énergie éolienne, solaires, ou marémotrices pourraient fournir de l'eau fraîche à la côte est en rupture d'eau douce. Des lois musclées pour la préservation de l'énergie devraient être introduites. Cela ne sera pas facile, mais sans réaction de notre part, nos enfants vivront dans un monde radicalement différent." (03.09.2007)

Libération - France

François Gemenne, chercheur à l'université de Liège, répond aux questions de Laure Noualhat et explique comment avance au niveau international la création d'un statut pour les réfugiés environnementaux. "Une résolution a été votée l'an dernier au Sénat de Belgique, demandant à ce que la délégation belge aux Nations unies pousse à la reconnaissance internationale du statut de réfugié environnemental, et des résolutions similaires ont été déposées au Parlement européen et au Conseil de l'Europe. En Australie, une proposition de loi a été introduite par le parti écologiste, demandant la création d'une nouvelle catégorie de visas (...) . Enfin, il y a une amorce de réflexion au sein du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés, sur la question d'une éventuelle révision de la convention de Genève. Mais si on met aujourd'hui ce sujet sur la table, beaucoup craignent que le régime d'asile soit en réalité restreint plutôt qu'élargi." (03.09.2007)

RÉFLEXIONS

La Libre Belgique - Belgique

Björn Olav-Dozo et François Provenzano s'interrogent sur la 'culture européenne'

Björn-Olav Dozo et François Provenzano, chercheurs à l'université de Liège, remettent en question l'idée d'une bibliothèque numérique européenne pour contrer l'initiative de Google. "Le modèle de la 'bibliothèque numérique européenne' [défendue par la France], qui brandit l'argument de la non-soumission aux enjeux économiques, est-il aussi transparent qu'il le prétend ? En s'appuyant sur une vision essentialiste de la culture européenne, ne risque-t-il pas de reproduire une hiérarchie culturelle tout aussi arbitraire que l'algorithme de Google ? (...) Qu'entend-on par 'culture européenne' et qui peut légitimement se prononcer sur l'extension du patrimoine d'oeuvres représentatives de cette culture ? La position de surplomb adoptée par la France, qui tente de réactiver le rôle d'arbitre culturel qu'elle a pu jouer il y a déjà plusieurs siècles en Europe, ne peut manquer de susciter quelques réserves." (01.09.2007)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

Heinrich August Winkler évoque les angoisses des Européens de l'Est

Le journaliste polonais Adam Krzeminski interroge l'historien allemand Heinrich August Winkler dans un entretien. Ce dernier s'exprime notamment sur les angoisses des Européens de l'Est. "La crainte de la Pologne de perdre une partie de sa souveraineté retrouvée au profit de l'UE, une alliance supranationale d'Etats exerçant leur souveraineté pour partie en commun et pour partie via des institutions supranationales, me paraît encore plus importante que le ressentiment nationaliste de certains politiciens. Cette même crainte existe dans d'autres pays de l'UE. Et les membres plus anciens devraient s'y frotter avec précaution. C'est une des raisons pour lesquelles je trouve le terme de 'Constitution européenne' n'était pas vraiment adapté. Il n'a pas seulement suscité l'opposition de la Pologne ou du Royaume-Uni. Lorsque l'on cherche à mener des réformes institutionnelles essentielles au fonctionnement de l'UE, il faut prendre garde à ne pas réveiller de telles craintes." (01.09.2007)

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Berliner Zeitung - Allemagne

Christian Bommarius analyse la réaction de l'Etat face au terrorisme

Christian Bommarius se fonde sur l'exemple de 'l'automne allemand' de 1977, au cours duquel les terroristes de la RAF [Fraction Armée Rouge] ont assassiné Hanns-Martin Schleyer notamment, pour décrire comment l'Etat de droit remet en question ses propres valeurs face au terrorisme. "Le durcissement des peines, la limitation des droits de l'homme et des citoyens, l'enrichissement des méthodes de recherche, la transformation en Etat préventif - tout ce qui s'est passé en Allemagne après le 11 septembre 2001 en réponse au terrorisme islamiste ne se serait vraisemblablement pas produit si la République fédérale n'avait pas connu l'expérience de la RAF. Mais tout ce qui a été décidé par le législateur depuis 6 ans - et sans cesse durci depuis - trouve son origine dans les réactions législatives au terrorisme de la RAF dans les années 70. La restriction du droit à la défense - par exemple l'interdiction pour plusieurs inculpés d'avoir un défenseur commun -, l'introduction de l'article 129a du Code pénal, qui punit le soutien et l'appartenance à une association terroriste, la 'Kontaktsperregestz' [loi interdisant tout contact entre les détenus et le monde extérieur] ont été la réponse du législateur." (03.09.2007)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Christian Schlösser à propos de l'histoire néerlandaise

Récemment, une commission historique néerlandaise a rédigé un recueil des 50 aspects les plus importants de l'histoire nationale. Aujourd'hui, un musée historique national est en cours de construction à Arnheim. Pour le journaliste Christian Schlösser, "les événements de Srebrenica, le succès notable remporté par le populiste de droite Pim Fortuyn, le non du peuple à l'intégration européenne et l'assassinat du même Pim Fortuyn et du cinéaste controversé Theo van Gogh ont ébranlé les certitudes de la société néerlandaise, qui se considérait jusqu'à présent comme une société multiethnique et tolérante. (...) Un consensus s'est créé autour de la nécessité d'une métahistoire visant à générer une nouvelle cohésion sociale au sein d'une société profondément divisée. (...) L'écrivain néerlandais Ian Buruma a rappelé dans de nombreuses publications qu'une métahistoire génératrice de cohésion sociale et dotée de la force d'intégration nécessaire ne peut être construite que si l'on fait une offre d'identification aux immigrants vivant dans le pays et que l'on s'ouvre au 'regard étranger'. C'est bel et bien ce qui va se produire, même si c'est assez timidement : ainsi, les historiens de Belgique, séparée des Pays-Bas en 1830, seront autorisés à aménager deux salles du musée." (03.09.2007)

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POLITIQUE

Berlingske - Danemark

Comment considérer 'le droit de se sentir offensé' ?

Deux ans à peine après l'affaire des caricatures danoises, la publication d'une caricature de Mahomet dans un journal local suédois, le 'Nerikes Allehanda' relance le débat sur la liberté d'opinion. Des manifestations officielles ont été organisées en Iran et au Pakistan, les sites Internet suédois sont boycottés et les organisations musulmanes de Suède exigent des excuses. Selon le quotidien danois, "il est naturel de se sentir offensé. Cela ne donne toutefois pas le droit de restreindre la liberté d'opinion des autres, ni de l'abolir. La liberté d'opinion est au coeur de la démocratie. Lorsqu'on la supprime, la liberté des citoyens et de la société s'évanouit avec elle. (...) C'est cette leçon que la communauté européenne apprend depuis quelques années : prendre en considération le droit de se sentir offensé (...) peut nous rendre incapables de défendre notre démocratie. (...). Les Suédois n'apprennent cette leçon que maintenant - mieux vaut tard que jamais. Nous sommes déjà beaucoup plus intelligents que nous ne l'étions il y a deux ans." (01.09.2007)

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The Observer - Royaume-Uni

Un référendum sur le traité européen au Royaume-Uni ?

L'hebdomadaire intervient dans le débat actuel au Royaume-Uni sur la tenue d'un référendum sur le traité européen. "Au XXIe siècle, le Royaume-Uni a besoin d'une communauté d'intérêts communs, engagés dans les valeurs démocratiques et où le pouvoir est fermement dans les mains des hommes politiques élus. Le pays a besoin d'une Union européenne. L'UE n'est pas l'ennemi de l'Etat souverain, c'est le seul mécanisme qui permette aux gouvernements européens d'exercer un pouvoir sur la scène mondiale. Mais au lieu d'être considéré comme un rempart contre les forces de la mondialisation, l'UE est devenue le centre de toutes les inquiétudes au sujet du manque de pouvoir et l'érosion de la souveraineté nationale. Les hommes politiques britanniques ont encouragé ce processus, en permettant tacitement ou en encourageant de manière flagrante le dénigrement de Bruxelles. Alors à présent, un lourd poids de ressentiment risque de s'abattre sur les frêles épaules du traité. (...) Tout référendum poserait implicitement la question de rester ou pas membre de l'UE et il serait injuste de faire peser une telle question sur ce document." (02.09.2007)

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ÉCONOMIE

L'Echo - Belgique

La lourde facture d'une éventuelle scission belge

"Scission de la Belgique ? Tout le monde serait perdant", titre le quotidien économique. "Les francophones doivent-ils craindre pour leur niveau de bien-être dans l'hypothèse d'une scission du pays ? Prétendre le contraire serait naïf. La plupart des estimations aboutissent à une réduction moyenne des budgets des entités francophones de l'ordre de 20 %. Concrètement, cela signifie que chaque Wallon devrait se passer de 1 000 euros par an, tandis que chaque Bruxellois serait ponctionné de 200 euros sur son budget actuel. Mais les conséquences ne s'arrêtent pas là. Bon nombre d'analystes pointent une série de surcoûts économiques qui découleront immanquablement d'une scission: des entreprises qui sont établies dans une seule région devront avoir des sièges dans les autres entités, des multinationales risquent de migrer ailleurs." (31.08.2007)

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CULTURE

România Liberă - Roumanie

La France encense le réalisateur roumain Cristian Mungiu

Dinu Flamand, un écrivain roumain établi à Paris, revient sur l'immense succès remporté actuellement dans les cinémas français par le film 'Quatre mois, trois semaines et deux jours' du réalisateur roumain Cristian Mungiu, primé à Cannes. "Cristian Mungiu soulève la question suivante : pourquoi faisons-nous des films, à quoi sert l'art ? Son film, qui traite d'un avortement effrayant mais banal dans la Roumanie socialiste, est un récit simple drapé de l'intensité d'un drame antique. Tout le monde admire la manière dont les symboles se fondent les uns avec les autres dans ce film. Il utilise le langage d'un quotidien effroyable et reconstitue l'atmosphère sociale de la Roumanie de l'époque, sans tomber dans le misérabilisme. C'est ce qui permet à l'Occident de comprendre dans quel enfer son voisin à vécu pendant des décennies." (01.09.2007)

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La Repubblica - Italie

Ermanno Olmi s'interroge sur la crise du cinéma italien

De nombreux cinéastes italiens s'interrogent actuellement dans la presse sur la crise du cinéma italien. Pour le réalisateur italien Ermanno Olmi, le cinéma n'est que le reflet d'une "crise globale qui frappe toutes les sociétés, pas seulement l'Italie. On est face à des changements que l'on n'a pas encore assimilés. (...) Le cinéma nous montre que notre réalité se trouve dans un état plutôt confus et désorienté. Et le cinéma fait partie de cette réalité. (...) Pourquoi le néoréalisme fut-il un grand moment pour le cinéma italien ? Parce qu'on sortait alors de la guerre. Tragédies et souffrances communes avaient créé un sentiment de partage, une recherche de valeurs essentielles. (...) Le cinéma italien est bien en crise, mais ne faudrait-il pas poser la même question à la littérature, aux arts, à la politique, à nos gouvernements, à l'économie?" (01.09.2007)

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Le Temps - Suisse

A La Mostra de Venise, les Américains pleurent l'Irak

"A Venise, l'Amérique pleure enfin l'Irak", écrit Thierry Jobin. Car si le festival de Cannes en mai dernier annonçait "la fin de la 'violence cool' comme disait Martin Scorsese sur la croisette, la Mostra de Venise a présenté, en compétition ce week-end, deux œuvres qui désignent très directement leur cible (Bush) et le terrain des combats (l'Irak): 'In the Valley of Elah' de Paul Haggis et 'Redacted' de Brian De Palma. (...) [Ce dernier film] raconte (...) le viol et le meurtre d'une jeune autochtone par des soldats américains. (...) Samedi à Venise, [De Palma] se disait frappé par le fait que, comparativement à la guerre du Vietnam par exemple, le front irakien est un conflit qu'on ne voit, qu'on ne sent pas et qu'il ne faut donc pas s'étonner si l'opinion publique ne se fâche pas vraiment." (03.09.2007)

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COULEURS LOCALES

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Quelles sont les véritables frontières de l'Estonie ?

A l'occasion du 90e anniversaire du début de la Première guerre mondiale, le gouvernement estonien érigera à Tallinn le 28 novembre 2008 une colonne célébrant l'indépendance du pays. Jusqu'à présent, ce monument a été décrié pour des raisons esthétiques principalement, rapporte Hannes Gamillscheg. Mais pour le journaliste, la véritable question concerne la carte de l'Estonie qui sera gravée sur la colonne. "Comment représenter l'Estonie ? Avec les frontières actuelles ? Ou avec celles en vigueur à l'époque du traité de paix de Dorpat [entre la Finlande et la Russie, le 14 octobre 1920], ce qui serait certes historiquement correct, mais politiquement provocateur ? Deux régions qui faisaient à l'époque partie de l'Estonie sont aujourd'hui russes. Une telle représentation servirait très certainement de prétexte à Moscou pour reprocher à l'Estonie ses revendications territoriales." (03.09.2007)

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