Le mercredi 5 septembre, Tassos Papadopoulos, le président de Chypre, a rencontré Mehmet Ali Talat, le leader turc chypriote, pour discuter d'un accord. Le chroniqueur Loucas Charalambous réagit à l'événement. "La raison de tout ce théâtre et de l'invitation lancée à Talat sautait aux yeux depuis le début : donner l'impression que Papadopoulos fait tout pour parvenir à un accord, alors que le méchant Talat fait tout pour que les négociations échouent. Et cela a marché, avec l'aide du parti de l'opposition DISY [droite libérale] qui s'est précipité pour désigner Talat comme le responsable de l'échec du 5 septembre, dansant allégrement sur la musique pré-électorale de Papadopoulos. (...) Même Talat a donné un coup de pouce à la campagne électorale du président, en acceptant de jouer le jeu tout en sachant pertinemment quel était l'agenda de Papadopoulos. Au lieu de cela, il aurait pu lui dire : 'C'est maintenant que votre mandat se termine que vous vous rappelez du problème Chypriote ? Tenez vos élections, élisez un président. Je serai prêt à discuter avec lui." (08.09.2007)
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