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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 11.09.2007

 

À LA UNE

Le spectre du terrorisme, six ans après le 11 septembre

Le spectre du terrorisme, six ans après le 11 septembre

 

Comment le terrorisme a-t-il évolué six ans après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, s'interroge la presse européenne. Quelles mesures antiterroristes ont été efficaces, et lesquelles n'ont pas fait leurs preuves ? » suite

Extraits des publications suivantes:
International Herald Tribune - France, ABC - Espagne, Respekt - République tchèque, Jyllands-Posten - Danemark

International Herald Tribune - France

"La police allemande a fait un super boulot en démantelant un complot terroriste contre des cibles américaines", écrit le quotidien dans son éditorial. "Les arrestations ont été faites un jour après que la police danoise ait épinglé huit personnes impliquées, semble-t-il, dans un autre complot. Penser à ce qui aurait pu arriver est effrayant, mais la leçon de ces arrestations en Europe est qu'un travail de police efficace est capable de combattre le terrorisme sans recourir à des mesures extra légales ou contraires à la constitution. (...) Une fois encore, l'actualité se charge de nous rappeler que les terroristes ne se cachent pas nécessairement dans une caverne dans la montagne ou dans un endroit passible d'être détruit par une bombe intelligente. Et la mauvaise nouvelle est que la haine des Etats-Unis continue de croître, six ans après l'enfer du 11 septembre, en partie à cause des politiques arrogantes malavisées du président américain George W. Bush dans sa guerre contre la terreur." (11.09.2007)

ABC - Espagne

Emiliano Lamo de Espinosa, professeur de sociologie, estime que "le 11 septembre a marqué le début d'une nouvelle époque, non seulement celle du djihadisme mais aussi de la mondialisation. (...) Dans ce nouveau monde, la question consiste à déterminer à qui doit être confié la mission de lutter contre le terrorisme et par quels moyens. Une seule réponse : une solide alliance de démocraties fiables dont le noyau dur ne peut être que l'Alliance atlantique. (...) Le fondamentalisme islamiste est un grave problème politique et de sécurité, mais ce n'est pas une menace stratégique et on ne peut pas la comparer avec ce que fut la menace communiste. (...) La menace principale du nouveau siècle n'est pas tant celle du nouveau terrorisme, qui sans doute continuera d'exister encore longtemps, mais plutôt celle d'un ordre international en équilibre instable entre de grandes et moyennes puissances nucléarisées et en compétition pour les ressources naturelles." (11.09.2007)

Respekt - République tchèque

Pour Jirí Sobota, la politique menée par les Etats-Unis depuis les attentats du 11 septembre représente "six années perdues". "Les Etats-Unis se sont fait rouler par Ben Laden. Au lieu de consacrer toutes leurs forces à capturer ou tuer les cerveaux des attentats pour les punir de leurs crimes méprisables, ils se sont lancés dans une guerre de grande envergure contre un pays qui n'a rien à voir avec Al Qaïda. (...) Des centaines de milliers de personnes ont trouvé la mort en Irak, deux millions ont fui le pays et deux autres millions ont été chassés de chez eux. Pour couronner le tout, les Américains ont foulé du pied leurs propres principes moraux en redéfinissant la torture et en créant des zones de non-droit où la loi ne s'applique pas. Aujourd'hui, il est plus facile que jamais pour les musulmans d'être convaincus que tout le monde s'est ligué contre eux et qu'ils ne bénéficient pas d'un traitement équitable." (11.09.2007)

Jyllands-Posten - Danemark

A l'occasion de l'anniversaire du 11 septembre, le journal rappelle que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a voté le 30 mars 2007 une résolution recommandant aux Etats membres de pénaliser la diffamation de l'islam et toute tentative d'associer cette religion au terrorisme. "Les nations démocratiques n'ont pas protesté. [La résolution] a été acceptée, ce qui ne permet pas d'envisager l'avenir avec optimisme. (...) Les réactions agressives des musulmans et des islamistes ne constituent pas le seul problème. Tant que les dirigeants des Etats démocratiques occidentaux considèreront leur Dieu comme un partenaire politique, l'ordre mondial laïque, dans lequel la religion occuperait une place mesurée, n'aura que peu de chances d'exister." (11.09.2007)

RÉFLEXIONS

taz - Allemagne

L'Eglise est une institution antidémocratique, selon Isolde Charim

Si le Pape est tellement apprécié, c'est précisément parce qu'il maintient une distance avec les ecclésiastiques et la communauté oecuménique, selon la journaliste autrichienne Isolde Charim, qui réagit à la visite de Benoît XVI en Autriche. "Benoît XVI positionne l'Eglise comme une institution hors du temps - au grand regret des catholiques de gauche, mais à la plus grande joie du public. Car pendant que les chrétiens libéraux critiquent le manque de démocratisation, voire la régression de l'Eglise, les autres ont accepté depuis longtemps le fait qu'il s'agisse d'une institution antidémocratique et dogmatique. (...) Le 'catholicisme événement' [qui consiste à ne se mobiliser que pour de grands événements] sert idéalement cette recherche d'institutionnalisation : il offre la possibilité de consommer l'institution de l'Eglise sans être obligé de s'y intégrer. (...) La règle est la suivante : plus c'est dogmatique, mieux c'est. C'est la raison pour laquelle les églises sont vides, mais les messes papales bondées." (11.09.2007)

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The Guardian - Royaume-Uni

Michel Palin va à la rencontre de l'Europe de l'Est

Pour une série d'émissions télévisées intitulées 'Nouvelle Europe', l'acteur britannique Michael Palin a voyagé à travers l'Europe de l'Est pour voir comment la région et les peuples qui y vivent ont évolué depuis la chute du mur de Berlin. "J'ai découvert que la confiance gagnée par l'adhésion à l'UE a fait une énorme différence. (...) C'est un signe que ces pays sont pris au sérieux à nouveau en tant qu'acteurs européens (Hongrie, Pologne, Lituanie, et les Tchèques ont eu en leur temps de grands empires éclairés en Europe). (...) Au lieu de voir l'Europe centrale et orientale comme un monde mystérieux auquel moi, en tant qu'occidental, je ne pourrai jamais être initié, je le vois maintenant comme une extension politique et culturelle de mon monde. Le lien de l'histoire et de la proximité est plus fort que toute idéologie. Nous avons bien plus en commun que ce qui nous sépare. C'est un peu comme découvrir une branche perdue de votre famille. Nous nous disputerons encore sans doute, comme dans toutes les familles, mais au moins nous pouvons nous retrouver de temps en temps pour une réunion." (11.09.2007)

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POLITIQUE

Rzeczpospolita - Pologne

La Pologne met son veto à la journée européenne contre la peine de mort

La Pologne a utilisé son droit de veto pour s'opposer à ce que le 10 octobre soit déclaré 'Journée européenne contre la peine de mort'. Le philosophe Jacek Holowska, de l'université de Varsovie, se montre très critique. "Selon moi, les protestations contre cette journée européenne visent à contraindre les pays d'Europe de l'Ouest à revoir leur position en ce qui concerne l'avortement et l'euthanasie. Ce chantage moral me semble hors de propos. Il instrumentalise la vie humaine. Le gouvernement semble dire - bien qu'il ne l'avoue pas - que nous accepterions de renoncer à la peine de mort en contrepartie d'une interdiction de l'avortement et de l'euthanasie. (...) On ne peut pas affirmer sérieusement que le statut moral d'un foetus est le même que celui d'un homme adulte - bien qu'il soit possible de dire que tous deux ont été créé par Dieu. Pour un agnostique ou un athée, un tel argument est irrecevable." (10.09.2007)

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Politiken - Danemark

Comment concilier immigration choisie et aide au développement ?

Trente-huit médecins indiens se rendent au Danemark, afin de travailler dans le Jutland du Sud, où les médecins manquent cruellement. Un hôpital de Horsens a fait passer une annonce dans le 'Indian Times' et a reçu plus de 700 réponses. Selon le journal, "nous sommes face à un dilemme éthique lorsqu'une société occidentale tente d'assurer son propre bien-être en mettant le grappin sur le personnel qualifié des pays pauvres. (...) La stratégie d'aide au développement du gouvernement danois ne comporte aucune réflexion sur la manière de concilier politique d'immigration et aide au développement de façon constructive. Le seul objectif de l'aide au développement est de faire en sorte que les gens restent chez eux. L'hôpital de Horsens fait tout pour les inciter à partir." (11.09.2007)

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Le Soir - Belgique

La scission de la Belgique n'est pas à l'ordre du jour

La majorité des députés flamands ont rejeté lundi 10 septembre l'initiative du parti d'extrême-droite Vlaams Belang, qui souhaitait faire voter un référendum ouvrant la voie à la séparation de la Belgique. "Croyait-on vraiment à un vote positif ? Non. Mais s'il y a un seul élément salutaire dans le détestable show d'un Vlaams Belang marginalisé depuis des mois et qui s'offrait hier un come-back médiatique, c'est qu'il a forcé les partis flamands à sortir de l'ambiguïté et de l'épais brouillard qu'ils entretenaient sur la destination finale de la Belgique," commente Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du quotidien francophone. "Rien n'est évidemment résolu. Car rien ne dit que cette séparation ne se produira jamais. Et tout reste à faire pour construire ce compromis entre des conceptions diamétralement opposées du rôle de l'Etat Belgique. Mais symboliquement, hier, un geste a été posé. La moindre des choses est de le reconnaître." (11.09.2007)

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Financial Times - Royaume-Uni

Contre les référendums au Royaume-Uni

Le chroniqueur Philip Stephens dresse un parallèle entre le débat actuel sur la tenue éventuelle d'un référendum sur le mini traité européen et le débat de 1975 sur la proposition du Premier ministre Harold Wilson de tenir un référendum sur l'adhésion britannique deux ans plus tôt à la Communauté économique européenne. "Le gouvernement Wilson y voyait l'occasion d'en finir avec les querelles intestines sur l'Europe au sein de son parti travailliste. Margaret Thatcher, fraîchement élue chef des conservateurs, (...) s'y opposait. A cette époque, elle était une ardente partisane de la souveraineté parlementaire. Elle était également fermement pro-européenne. Son principal argument contre ce référendum reste valable aujourd'hui. (...) Les référendums, disait-elle, sacrifient la souveraineté parlementaire sur l'autel de l'opportunisme politique. Dans un système politique, comme celui du Royaume-Uni, cela menacerait les minorités en abandonnant la démocratie libérale au profit de la loi de la majorité. 'Peut-être que Lord Attlee avait raison', avait-elle dit, 'lorsqu'il a dit que les référendums était un outil pour les dictateurs et les démagogues'." (11.09.2007)

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Le Temps - Suisse

Blocher est en train de détruire la culture politique suisse

"On avait fait le pari d'intégrer Christoph Blocher [au gouvernement en le nommant au Conseil fédéral suisse] ; il faut convenir, mais certains ont de la peine à l'admettre, que c'est raté", écrit Danièl Miéville alors que Blocher et son parti populiste de droite (l'Union démocratique du centre (UDC)) sont le principal sujet débattu pendant la campagne électorale en vue des élections générales du 21 octobre en Suisse. "Loin d'abandonner la démagogie du chef de parti, le conseiller fédéral Blocher a surenchéri dans la politique conflictuelle. (...) Nous sommes fiers de notre système de consensus, de la cohabitation des langues, des cultures, mais aussi des convictions politiques différentes, de notre aptitude au compromis, de la simplicité de nos magistrats, du fait qu'ils puissent marcher en sécurité dans la rue, d'une culture politique unique, d'un 'Sonderfall', en un mot. Pour assouvir les passions de son chef, l'UDC est en passe, au train où vont les choses, de la détruire. Voulons-nous la laisser faire ?" (11.09.2007)

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MÉDIAS

Correio da Manhã - Portugal

Le Portugal en a assez des critiques britanniques

Eduardo Damaso dénonce les excès de la presse britannique au sujet de l'affaire Madeleine McCann, une enfant britannique qui a disparu au Portugal en mai dernier. "Le ton de la presse britannique sur le retour au Royaume-Uni de la famille McCann est en général dithyrambique. (…) L'ambiance autour de cette affaire ressemble à la partie finale d'une gigantesque opération de sauvetage de soldats britanniques en Irak ou en Afghanistan. Comme s'il s'agissait d'un retour des héros à la maison ou de citoyens britanniques qui ont échappé de justesse au couloir de la mort dans un pays du tiers-monde. Il n'y a rien à dire sur la façon dont chaque pays gère sa fierté nationale. C'est très bien qu'ils le fassent et le crient au monde entier. Il est beaucoup plus difficile d'accepter la flopée de critiques contre un pays [le Portugal], ses institutions, ses citoyens, son fonctionnement en tant qu'Etat de droit démocratique." (11.09.2007)

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La Repubblica - Italie

Nomination politiquement controversée à la tête de la RAI

La nomination de Fabiano Fabiani, un patron de presse proche du centre-gauche, à la tête de la chaîne publique italienne RAI provoque la colère du centre-droit qui menace de rompre tout dialogue avec le gouvernement et demande l'intervention du Président Napolitano. Pour l'éditorialiste Giovanni Valentini, qui souligne que la RAI est le nombril de la vie politique italienne il faut dépasser les clivages politiques. "Les téléspectateurs, ceux qui payent des impôts et peut-être même un abonnement, ne veulent pas d'un service public qui soit de droite ou de gauche. Ils demandent et ont le droit d'avoir une télévision autonome, indépendante et de qualité : moins violente, moins vulgaire et moins banale (...). Une télévision qui se pose en alternative à la télévision privée, capable de résister à l'invasion de la publicité. En bref : une RAI qui appartient aux citoyens et non au gouvernement ni aux partis." (11.09.2007)

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CULTURE

Dnevnik - Slovénie

New York prend exemple sur Ljubljana

Le centre culturel autonome Metelkova de Ljubljana fête ses 14 ans d'existence. Il a été créé après le retrait de l'armée yougoslave dans un ancien complexe militaire. En 1993, il était question de le remplacer par un parking, mais il a été occupé par des artistes et constitue depuis une sorte de zone libre. "Parfois, Metelkova semble assoupi, d'autres fois il détonne un peu par rapport à la monoculture habituelle. Mais c'est le seul endroit vraiment urbain dans notre capitale endormie. C'est lui qui confère à Ljubljana son statut de ville. Les guides de voyage étrangers le mentionnent. Même des artistes progressistes new yorkais ont pris Metelkova pour exemple lorsqu'ils ont négocié avec les autorités locales pour obtenir des locaux. L'art moderne a besoin de lieux publics." (11.09.2007)

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COULEURS LOCALES

Eesti Päevaleht - Estonie

Le parc de sculptures soviétiques de Tallinn s'agrandit

Des sculptures de l'époque soviétique sont exposées dans le parc du château de Tallinn, 'Maarjamae loss', propriété du Musée historique. Le journal estonien se demande si un tel 'parc à thème' est bien opportun. "Que cela nous plaise ou non, ces monuments font partie de notre histoire. Cette exposition contribue à montrer aux jeunes Estoniens à quel point l'espace urbain était politisé à l'époque soviétique. Il ne faut pas oublier l'Histoire, car ce n'est qu'en gardant en mémoire les horreurs du passé que l'on pourra éviter qu'elles ne se reproduisent. (...) Reste à savoir comment le Musée historique réagira si quelqu'un vient déposer des fleurs au pied des monuments." (11.09.2007)

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