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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 26.09.2007

 

À LA UNE

Fallait-il offrir une tribune à Ahmadinejad ?

Fallait-il offrir une tribune à Ahmadinejad ?

 

En visite à New York dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations Unies, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est exprimé lundi 24 septembre à l'université de Columbia. La presse européenne se demande le recteur de l'université a eu raison d'inviter un homme qui n'a hésité à qualifier l'Holocauste de 'mythe', et a appelé à rayer Israël de la carte. » suite

Extraits des publications suivantes:
La Vanguardia - Espagne, Die Welt - Allemagne, Der Standard - Autriche

La Vanguardia - Espagne

Le quotidien juge que "logiquement, l'invitation faite à un 'dictateur mesquin et cruel', comme l'a qualifié lui-même le recteur de Columbia, surprend et crée la polémique. (...) Il était prévisible que le dirigeant iranien (…) en profiterait pour faire étalage de cynisme et qu'il répondrait par l'évasive aux questions. Mais, ceci étant dit, ce serait un progrès si tous les étudiants du monde pouvaient s'entretenir directement avec les dirigeants de la planète, même les plus abjects, pour les écouter et, dans la mesure du possible, discuter leurs arguments. Mieux vaut toujours se parler. En marge des leçons morales et religieuses qu'Ahmadinejad a infligées à son auditoire, rien n'a été dit sur l'évolution du contentieux nucléaire avec l'Iran (…) Le président américain se sert de la menace iranienne (…) pour tenir en haleine la société américaine, à la veille d'une campagne électorale qui s'annonce décisive pour l'avenir des Etats-Unis et donc du monde entier." (26.09.2007)

Die Welt - Allemagne

Pour l'historien Michael Wolffsohn, le président Ahmadinejad n'aurait pas dû se produire en public à New York. "On montre beaucoup de tolérance envers ce criminel en puissance, qui va jusqu'à annoncer à l'avance ses génocides. Toutefois, ce n'est pas le président Ahmadinejad qui pose problème, c'est nous. Nous qui, en tant que membres de la communauté internationale, tolérons n'importe quoi de la part des autres pays - même des appels à anéantir d'autres Etats et à contester les millions de morts de l'Holocauste. (...) La politique allemande et européenne doit se départir de l'illusion selon laquelle l'ONU représente notre conscience universelle. Concrètement : les actions internationales doivent être fondées sur les valeurs démocratiques occidentales, et non pas sur les compromis de l'ONU auxquels adhèrent l'Iran, le Soudan, le Zimbabwe et les autres Etats voyous. Nous devons garder en tête nos vraies valeurs, celles qui en fin de compte sont universelles." (26.09.2007)

Der Standard - Autriche

Julia Raabe décrit comment le président iranien Ahmadinejad accapare la scène internationale. "Il a attaqué Israël ('un régime fondé sur le racisme'), débité des âneries à la prestigieuse université de Columbia ('il n'y a pas d'homosexuels en Iran') et a caressé publiquement l'idée de déposer une couronne à Ground Zero -, lui qui est 'probablement le principal promoteur du terrorisme' (dixit Condoleeza Rice). Et le spectacle n'est pas terminé - pas tant qu'Ahmadinejad séjournera aux Etats-Unis. Mais pour Washington, le président iranien a déjà parfaitement joué son rôle. Il s'est présenté exactement comme l'administration le voyait. Et comme il est le seul représentant du régime iranien à susciter autant l'attention de l'opinion publique internationale, (...) l'image que l'on se fait, à l'étranger, de la situation en Iran ne risque pas d'être plus nuancée à l'avenir." (26.09.2007)

RÉFLEXIONS

The Guardian - Royaume-Uni

Priyamvada Gopal dénonce le mauvais usage de l'inégalité des sexes

Priyamvada Gopal, professeur d'anglais à l'université de Cambridge, conteste l'idée répandue qui fait de l'égalité des sexes un concept essentiellement occidental. "Dans les cultures non-occidentales, les femmes combattent depuis longtemps leur sujétion (...). En Inde, les femmes ont appris à s'affirmer en lisant l'oeuvre de poétesses hindoues comme Tarabai Shinde qui, en 1882, a écrit une dénonciation cinglante des ségrégations décidées par les hommes. Au début du XXe siècle, des femmes de lettres musulmanes ont attaqué une série d'injustices, comme leur vie de recluse, l'absence de contrôle des naissances, leur analphabétisme... Qu'on cite l'égalité des femmes parmi les plus grandes différences qui nous séparent, 'nous' et 'eux', est inquiétant. Mise à part l'hypocrisie de certaines personnes, dont les sociétés doivent faire face à des inégalités de sexe, de race et de classe, le thème de la sujétion des femmes a été de tout temps utilisé, malheureusement, pour justifier condescendance culturelle et occupation coloniale." (26.09.2007)

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Le Soir - Belgique

Régis Debray découvre en Europe des forces centrifuges

Le philosophe français Régis Debray, interrogé par William Bourton et Baudouin Loss, estime que la montée des séparatismes en Belgique est révélatrice des défis qui guettent l'Europe. "Au fond, la construction de l'Europe nourrit sa régionalisation et même favorise la résurgence des séparatismes. En ce sens, l'Europe peut-être considérée autant comme un facteur de division que comme un facteur d'unification. (…) Ceux qui ont construit l'Europe (...) ont conçu l'Europe comme une entité centripète... et on la découvre centrifuge, où les extrêmes montent en puissance. A la limite, on en arrivera à l'Europe des régions comme si l'on se retrouvait au XVIe siècle. L'Histoire n'est pas circulaire mais elle avance en spirale : elle repasse par les mêmes plans… Une chose est sûre : une Europe atomisée subit le lien de subordination vis-à-vis de la puissance étrangère la plus forte [les USA]." (26.09.2007)

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POLITIQUE

Dnevnik - Bulgarie

Réformer ou gagner plus : le dilemme des enseignants bulgares

Les enseignants bulgares sont en grève depuis le lundi 24 septembre. Ils réclament que soit doublé leur salaire, qui tourne actuellement autour de 170 euros mensuels. Avant de les exaucer, le gouvernement souhaite toutefois mener une réforme de l'éducation. Selon Boïko Pentchev, "tous les jours, les médias tentent de répondre à cette question fatidique : qui était là en premier, l'oeuf ou la poule ? Qu'est-ce qui est le plus urgent, l'augmentation des salaires des enseignants ou la réforme du système éducatif ? Ne vaudrait-il pas mieux régler ces deux affaires séparément ? Du fait des salaires honteusement bas des enseignants, de moins en moins de personnes choisissent ce métier. Et ce n'est pas en dotant les écoles de nouveaux ordinateurs que la situation changera (...) Personne ne fait grève pour la réforme du système éducatif. Les gens veulent plus d'argent et ils ont raison. Après tout, ils vivent dans un pays de l'UE, avec des prix européens." (26.09.2007)

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Postimees - Estonie

L'Estonie rejoint l'espace Schengen

En 2008, l'Estonie rejoindra l'espace Schengen. Le journal réfléchit aux avantages et aux inconvénients de cette adhésion : "La libre circulation des personnes est l'un des piliers de l'UE. L'introduction de nouvelles règles implique que nous renoncions à ces restrictions auxquelles nous avions dû nous habituer après l'indépendance, comme par exemple le contrôle des passeports à la frontière avec la Lettonie (...) Il demeure toutefois un certain nombre de points d'interrogation : les dispositions prévoient un visa unique valable pour tout l'espace Schengen. L'Estonie ne pourra plus décider qui pourra entrer ou non dans le pays. Par exemple, quelqu'un pourra demander au consulat du Portugal un visa qui lui permettra d'entrer également en Estonie. On peut se demander si les partisans de l'organisation russe pro-Poutine 'Nashi' ne vont pas user de ce biais pour venir en Estonie." (26.09.2007)

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To Ethnos - Grèce

Les Grecs ne veulent pas entendre parler de 'Macédoine'

Pour l'éditorialiste Michalis Ignatiou, les débuts de la délégation grecque à l'Assemblée générale de l'ONU, qui s'est ouverte le 25 septembre, ont constitué un fiasco sans précédent. "La délégation grecque s'est présentée aux Etats-Unis toute fière de sa victoire aux législatives du 16 septembre. Elle est tombée dans le piège tendu, avec provocation, par la délégation de l'Ancienne république yougoslave de Macédoine [ARYM ou FYROM en anglais, le nom officiel de la Macédoine]. C'est la première fois que s'est véritablement posée, sur la scène internationale, le problème de l'appellation de ce pays sous le terme de 'République de Macédoine' [que revendique Skopje]. Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, qui n'est autre que l'ancien ministre des Affaires étrangères de Skopje, Sertzan Kemir, a utilisé ce nom quand il a invité à la tribune le président macédonien. La blessure est profonde pour les Grecs qui revendiquent la propriété historique de ce terme et son appartenance hellénistique." (26.09.2007)

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El Correo - Espagne

Faut-il abolir la monarchie en Espagne ?

Les attaques des indépendantistes espagnols contre la Couronne se sont multipliées récemment. L'écrivain né au Pays basque Juan Bas appelle à l'ouverture d'un débat sur les institutions. "Pourquoi suis-je en faveur d'une IIIe république, et non d'un roi comme chef de l'Etat ? Pour une raison fondamentale, démocratique et en accord avec la modernité du XXIe siècle : parce que dans une république, le chef de l'Etat est le président et qu'il est élu, au lieu d'hériter du pouvoir par sa simple naissance, ce qui est en contradiction avec le fait que nous naissons tous égaux. (...) La monarchie appartient à un monde obsolète, d'esthétique médiévale : un monde qui n'existe plus en dehors de quelques exceptions." (26.09.2007)

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ÉCONOMIE

Jyllands-Posten - Danemark

Les éoliennes géantes indésirables au Danemark

Comme partout ailleurs en Europe, les éoliennes créent la polémique au Danemark. Le ministre de l'Energie et du Transport Jakob Nielsen souhaite accorder aux riverains la possibilité d'être indemnisés. Selon le journal, "il est bon que le ministre reconnaisse qu'habiter à proximité d'une éolienne est une source de désagrément. Il est toutefois dommage que cela conduise à légitimer ces monstres ruraux, car c'est bien ainsi que l'on peut qualifier les éoliennes, et surtout les éoliennes surdimensionnées qui risquent de fleurir à l'avenir (...) Les citoyens n'accepteront les éoliennes que si on les installe à leur véritable place - au large sur la mer du Nord, là où elles ne dérangeront personne." (26.09.2007)

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MÉDIAS

La Repubblica - Italie

Une publicité choc contre l'anorexie en Italie

Le photographe italien Oliviero Toscani a réalisé, pour le compte d'une marque de prêt-à-porter, une vaste campagne de presse et d'affichage contre l'anorexie. La publicité, qui montre le corps nu et décharné d'une jeune fille, a relancé le débat sur cette maladie. La journaliste Cinzia Sasso rappelle qu'"on dénombre 5000 nouveaux cas chaque année. Les victimes sont des filles de 12 à 25 ans qui veulent être les meilleures. C'est une maladie, qui est de notre monde, riche, évolué, occidental, un mal ethnique, selon les experts. (...) Ceux qui affirment que notre Miss Italie [élue le 22 septembre dernier] est trop maigre et que l'on ne doit pas la faire défiler ont peut-être raison. De même, en France ceux qui ont déconseillé l'affichage de la photo provocante de Toscani : peu importe les intentions, une femme malade ne s'expose pas ainsi." (26.09.2007)

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Lietuvos rytas - Lituanie

Les émigrants lituaniens sont-ils des traîtres ?

Au cours de ces dernières années, nombre de Lituaniens ont quitté leur pays pour travailler à l'étranger. Ce sujet, qui a été passé sous silence pendant longtemps, commence tout juste à faire son apparition dans les médias lituaniens, constate Monika Bonckute. Il est abordé de manière plutôt négative. "Quiconque quitte la Lituanie pour des raisons autres que touristiques est considéré comme un traître. En règle générale, les émigrants ne sont pas considérés comme des individus, mais comme une masse uniforme qui ne prouve pas suffisamment son amour de la patrie. Comme si la vie en Lituanie était sacrée." (26.09.2007)

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CULTURE

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Fatih Akin nous emmène 'De l'autre côté'

Bert Rebhandl revient sur le nouveau film du réalisateur germano-turc Fatih Akin, 'De l'autre côté', qui se déroule en Allemagne et en Turquie. "La devise 'rapide et sans douleur' qu'a appliquée Fatih Akin pour débouler dans le cinéma allemand ne s'applique plus ici, pas plus que n'est prolongée la douleur exaltée de 'Head-on'. 'De l'autre côté' montre ce que l'on se raconte, lorsqu'on veut intégrer sa douleur dans la vie de tous les jours. C'est ce que fait Hanna Schygulla dans le rôle de Suzanne Staub. Elle suit les traces de sa fille en Turquie, ressentant une perte dont elle aurait pu s'apercevoir en Allemagne, mais qui prend des dimensions dramatiques en Turquie (…) Ces scènes mettent en valeur les différences entre 'Head-on' et 'De l'autre côté' (…) Dans son nouveau film, Fatih Akin parvient à raconter l'expérience de l'éloignement de telle manière qu'il devient impossible de la définir seulement en termes culturels." (26.09.2007)

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Lidové noviny - République tchèque

Les élèves tchèques n'apprennent plus l'allemand

"L'allemand n'intéresse plus les jeunes Tchèques", observe Jana Machalkova. "A l'école, les enfants veulent surtout apprendre l'anglais. Et ils choisissent plutôt l'espagnol ou le russe comme deuxième langue étrangère, pas l'allemand. On observe désormais la même baisse de popularité de la langue allemande dans les établissements d'enseignement supérieur. Selon le directeur de la faculté d'allemand de l'université de Brno, Jaroslav Kovar, 'dans quelques années, nous n'aurons même plus besoin de faire passer des examens d'admission. Nous serons heureux lorsque quelqu'un se présentera pour étudier l'allemand.' Si cette tendance devait se poursuivre, les facultés d'allemand risquent de disparaître complètement, comme c'est déjà le cas en Italie et aux Pays-Bas." (26.09.2007)

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COULEURS LOCALES

The Independent - Royaume-Uni

Concorde à vendre (en pièces détachées)

"Les amoureux du Concorde, et les collectionneurs de bizarreries coûteuses, devraient converger vers Toulouse ce week-end [28-30 septembre] pour la plus grande vente aux enchères jamais organisée de morceaux du supersonique défunt", rapporte John Lichfield. "Plus de 1000 pièces détachées, issues des entrepôts du constructeur EADS (autrefois Aérospatiale) seront en vente à partir de vendredi. Si vous voulez une pièce remarquable pour votre salon, vous pouvez songer à acheter un train d'atterrissage complet, qui pèse une tonne (roues non incluses), à partir de 3000 euros. (...) Le Concorde ne s'est jamais remis commercialement du crash de l'un des avions anglo-français d'Air France près de Paris en 2000. Mais l'avion reste très populaire. La plupart des 13 avions qui ont été retirés du circuit en 2003 ont trouvé un nouveau toit, dans des musées ou des aéroports." (26.09.2007)

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