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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 11.10.2007

 

À LA UNE

Pas si simple le mini-traité ?

Pas si simple le mini-traité ?

 

Le mini traité constitutionnel européen devrait être adopté lors du prochain sommet européen qui se déroulera les 18 et 19 octobre prochains à Lisbonne. Plusieurs points délicats restent toutefois en suspens. Certains pays brandissent déjà la menace d'un blocage, d'autres pourraient faire obstacle à une ratification rapide en organisant des référendums. » suite

Extraits des publications suivantes:
La Vie - France, Open Democracy - Royaume-Uni, Der Standard - Autriche, Berlingske - Danemark

La Vie - France

Pour Jean-Pierre Denis, le mini-traité ne simplifie pas les relations au sein de l'UE, car "une inexorable évolution de la communication a placé aux commandes de plusieurs pays des acteurs politiques extrêmement sensibles aux victoires d'image. (...) L'Union s'enferme dans ce terrible étau, saisie par une contradiction toujours plus insoluble : contrainte pour la galerie à des simplifications de façade, elle ne peut les résoudre que par des complexifications et des approfondissements juridiques toujours plus pointus, quand ils ne sont pas carrément tordus. Mais, après coup, les mesures technico-politiques obscures et bien intentionnées poussent toujours l'opinion au scepticisme. Cette spirale perverse fonctionne plus que jamais. Dans sa forme comme sur le fond, le traité simplifié sera affreusement contourné, beaucoup plus incompréhensible encore que le projet de Constitution." (11.10.2007)

Open Democracy - Royaume-Uni

Les analystes politiques Kalypso Nicolaïdis et Simone Bunse trouvent que les propositions du nouveau traité sur la présidence de l'UE sont confuses. "Le nouvel arrangement ne va pas rapprocher l'UE de ses citoyens. La présidence tournante au niveau des ministres sera soit invisible, sauf pour les bureaucrates, ou au contraire, elle préservera le rôle des présidences nationales, qui continueront d'exister pour mousser le prestige et les ambitions politiques des gouvernements nationaux. Alors nous aurons : le président du Conseil de l'UE, la présidence tournante du Conseil, le Haut-représentant pour la politique étrangère en tant que vice-président de la Commission (qui aura elle-même son président), et bien sûr le président du Parlement européen. Qui représentera l'UE selon ce nouvel arrangement n'est absolument pas clair. Peut-être est-ce une façon d'être équitable dans une union avec plusieurs centres, mais il serait bon qu'un tel multi-centrisme soit exprimé plus clairement." (10.10.2007)

Der Standard - Autriche

"Le chef d'Etat français s'efforce de se poser en médiateur, comme il l'a fait lors du sommet européen de l'été dernier, et de mettre fin au blocage institutionnel de l'UE, qui dure depuis des années", écrit Stefan Brändle à propos de la tentative de Nicolas Sarkozy de réconcilier le Premier ministre polonais Lech Kaczynski et l'UE. "La diplomatie française pourrait être tentée, comme elle l'a fait déjà plusieurs fois depuis l'entrée en fonction de Sarkozy, de jouer les médiateurs entre Londres - qui comme Varsovie refuse d'appliquer la Charte des droits fondamentaux - et Berlin. Paris a certes envie de préserver l'axe franco-allemand, mais tente également depuis quelque temps de marquer des points en Europe de l'Est et en Pologne." (11.10.2007)

Berlingske - Danemark

Selon un sondage de l'institut Gallup, plus de 50 % des Danois seraient favorables à un référendum sur le nouveau traité constitutionnel européen. Le journal n'est pas de cet avis. "Les référendums constituent certes un élément positif et essentiel d'une démocratie dynamique. (...) Mais un référendum n'a pas beaucoup de sens lorsqu'il concerne un traité qui doit améliorer les possibilités pour l'UE de prendre des décisions concrètes en faveur des citoyens. Il sera difficile de convaincre les citoyens de se rendre à un référendum sur un traité essentiellement technique. Le référendum devrait plutôt porter sur d'autres sujets - les avantages et les inconvénients de certains secteurs de la coopération européenne, le prochain élargissement ou le fait que l'Europe soit considérée comme pas assez ouverte." (11.10.2007)

RÉFLEXIONS

Télérama - France

Les enfants deviennent trop tôt des consommateurs, estime Daniel Pennac

L'écrivain français Daniel Pennac est interviewé par Michel Abescat et dit son inquiétude de voir l'enfance rattrapée par le marketing. "Jour après jour, on stimule chez l'enfant des désirs de consommation dans des domaines identiques à ceux des adultes : habillement, nourriture, locomotion, électronique, téléphonie... L'enfant acquiert ainsi une légitimité commerciale qui en fait un rouage indispensable à la société marchande et le place sur un pied d'égalité avec l'univers des adultes. Il accède à la propriété sans contrepartie, avec l'argent de ses parents ou en se 'débrouillant'. Le système s'en fiche du moment que l'argent circule. Les enfants qui débarquent aujourd'hui dans les classes sont ainsi de petits propriétaires, animés par des désirs qu'ils ont l'habitude de voir rapidement satisfaits. Dans notre culture, désormais, l'achat de l'objet convoité est devenu, pour les parents, le moyen principal de manifester leur affection." (10.10.2007)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Elif Shafak évoque la vivacité de la scène littéraire turque

Dimanche 14 octobre, lors de la Foire du livre de Francfort, l'auteure turque Elif Shafak débattra avec son collègue catalan Baltasar Porcel de la littérature en Europe. En effet, la Turquie sera l'invitée d'honneur de la Foire du livre 2008. Dans un entretien réalisé par Kai Strittmatter, Elif Shafak évoque la complexité de la situation des écrivains dans son pays d'origine. "Naturellement, il est regrettable que les auteurs et les journalistes turcs soient assignés en justice, que mon livre soit attaqué devant les tribunaux - mais la Turquie ne se limite pas à cela. La Turquie est un pays dans lequel règne une grande diversité d'opinions. La scène littéraire de notre pays déborde de vie. Mais il existe également de nombreux clichés sur la Turquie. J'ai parfois le sentiment que nous ne sommes pas suffisamment exotiques pour être intéressants, et pas assez occidentaux pour faire partie de votre littérature. Nous vivons encore dans un monde à sens unique : les dernières parutions françaises, anglaises et allemandes sont publiées très rapidement chez nous. Mais l'inverse n'est pas vrai. Nous vous lisons beaucoup plus que vous ne nous lisez." (11.10.2007)

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POLITIQUE

Heti Világgazdaság - Hongrie

La Slovaquie a peur de l'effet Schengen

Dans un entretien réalisé par Janos Dobszay au sujet des différends entre Bratislava et Budapest, l'historien hongrois Tamas Stark affirme qu'"on ne peut tolérer sans rien dire la confirmation des décrets Benes [par la Slovaquie]. Toutefois, la Hongrie doit admettre qu'elle se querelle avec un Etat jeune, qui n'a pas encore défini son identité nationale. Le comportement de la Slovaquie dissimule la crainte que l'élargissement de l'espace Schengen dématérialise les frontières entre la Hongrie et la Slovaquie et que cela soit synonyme d'une sorte de 'compensation historique' et de réunification de la Nation hongroise. Certes, les frontières ne vont pas disparaître de facto, mais les Slovaques frémissent d'horreur à la seule pensée de Schengen. Par conséquent, je ne crois pas qu'une réconciliation soit possible à court terme. Nous ne devons pas nous attendre à ce que les violents sentiments qui agitent inévitablement la Slovaquie, qui en est encore au stade précoce d'élaboration de la Nation, disparaissent de sitôt. Nous devons faire preuve de beaucoup d'empathie envers ce pays." (11.10.2007)

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Pravda - Slovaquie

Slovaques et Hongrois se découvrent des points communs

Tandis que les relations politiques entre la Slovaquie et la Hongrie sont tendues en raison d'une histoire commune difficile, la vie des habitants de ces deux nations comporte de nombreuses similitudes, remarque Marius Kopcsay. "En dépit du différend politique, les Slovaques achètent des maisons en Hongrie, où elles sont moins chères. Des milliers de Slovaques vont travailler en Hongrie, des milliers de Hongrois passent leurs vacances en Slovaquie. Les deux pays pratiquent des échanges commerciaux intenses. La vie pratique a plus d'importance que la politique, et le présent l'emporte sur le passé, qu'il n'est de toute façon plus possible de changer aujourd'hui." (11.10.2007)

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Postimees - Estonie

Vers un retour au pays des émigrés lituaniens ?

Les trois pays Baltes souffrent d'une pénurie de main-d'oeuvre à la suite d'émigrations massives dans un contexte de croissance économique. Aujourd'hui, la Lituanie tente de faire revenir ses citoyens au pays en lançant une campagne publicitaire. "Les taux de croissance enregistrés en Lituanie sont aussi élevés qu'en Estonie, et la pénurie de main-d'oeuvre se fait tellement sentir que les dirigeants ont fini par passer à l'action et lancer un appel en direction des centaines de milliers d'émigrés économiques. Les bureaux d'information qui s'ouvrent actuellement en Europe occidentale ne correspondent pas exactement aux besoins des Lituaniens établis à l'étranger. Mais cette initiative montre au moins que le gouvernement n'a pas oublié ses citoyens. Pourtant, il ferait mieux de s'attacher à créer des conditions de vie et de travail humaines dans son pays." (11.10.2007)

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La Repubblica - Italie

La réforme des retraites, symptomatique des divisions italiennes

"[Le oui massif] au réferendum organisé par les principaux syndicats italiens sur le 'protocole du Welfare' encadrant la réforme des retraites, conclu en juillet dernier [entre le gouvernement Prodi et les syndicats] nous en dit beaucoup sur les aspirations du pays", estime l'éditorialiste Massimo Giannini. "Un signal timidement réformiste semble émerger. Les Italiens réclament des solutions pratiques et non des querelles idéologiques. (...). Le résultat reflète bien la fracture que traverse aujourd'hui le monde du travail. [D'un côté], la minorité (environ 20%) défavorable à l'accord : les ouvriers traditionnels des grandes usines métallurgiques du Nord, des hommes cinquantenaires très marqués politiquement. Et sur le front opposé, l'énorme majorité (environ 80%) des 'autres': les employés des petites et moyennes entreprises, des trentenaires ou quarantenaires moins politisés, davantage préoccupés par les questions salariales que sociales." (11.10.2007)

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ÉCONOMIE

La Vanguardia - Espagne

L'exemple néerlandais dans le secteur bancaire européen

"Associée à la Royal Bank d'Ecosse et à Fortis, la banque espagnole Santander a remporté mardi 8 octobre la bataille pour le contrôle de la première banque néerlandaise ABN-Amro, à travers une offre de rachat record de 71 millions d'euros", rapporte le quotidien espagnol. "Pour la première fois, un projet transfrontalier, comme celui de ABN et Barclays, a été contrecarré par une Opa hostile présentée par un consortium bancaire international. (...) Il faut souligner, cependant, que le triomphe du consortium a été rendu possible par les autorités politiques et la banque centrale néerlandaises. Celles-ci ont respecté les règles du jeu du marché plutôt que de céder à la tentation nationaliste - si répandue en Europe - de défendre la première banque de leur pays. (...) L'exemple néerlandais, en marge du sacrifice qu'il suppose, est la clé pour construire une Europe plus forte." (10.10.2007)

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CULTURE

taz - Allemagne

Les Allemands ne méritent pas leur prix Nobel

Outre le physicien Peter Grünberg, un autre scientifique allemand s'est vu décerner le prix Nobel : le chimiste Gerhard Ertl. Pour Christian Füller, ce n'est pourtant pas une raison pour porter ces récompenses au crédit de la politique éducative allemande. "Les chercheurs d'un âge avancé qui reçoivent aujourd'hui le prix Nobel ont fait leurs découvertes il y a 20 ou 30 ans. Les connaissances d'Ertl ou de Grünberg n'ont rien à voir avec la politique actuelle, encore moins la politique menée en matière de recherche. (...) N'est-il pas exact que le comité Nobel a découvert en réalité les derniers scientifiques vivants d'Allemagne ? Qui peut nier qu'il manque au pays des centaines de milliers d'ingénieurs et de travailleurs hautement qualifiés pour développer des moteurs écologiques ou étudier les applications du génie génétique ? (...) Désolé, mais deux prix Nobel ne peuvent pas remplacer la réforme de l'éducation et la promotion de la recherche nécessaires pour assurer l'avenir." (11.10.2007)

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Le Soir - Belgique

L'art urbain rencontre la musique classique à Bruxelles

"Daniel Propper est un pianiste classique. Vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 [octobre], il jouera dans les ruines de la Poste de Tour & Taxis, entouré de grapheurs. Ces artistes de la bombe, du feutre et de l'aérographe vont créer autour de lui un nouveau rêve américain sur les notes de musique douce de Jeremy Bentam. La performance mettra de la couleur dans le Festival Sound & Music, premier grand salon de la musique organisé en Belgique", s'enthousiasme le quotidien. "On cherchait un lieu exceptionnel pour créer une rencontre inédite entre l'art urbain et la musique, raconte Jeremy Bentam. On rêvait de New York, de Barcelone, mais c'est à Bruxelles que le projet s'est monté. Les organisateurs du Sound & Music Festival ont immédiatement applaudi à l'idée." (11.10.2007)

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SPORT

ABC - Espagne

Michalak, 'la' bombe sexuelle du XV de France

Antonio Astorga s'amuse de la passion provoquée par le joueur du XV de France, Frederic Michalak, devenu une icône gay sur la toile. "Samedi dernier [lors du match France-Nouvelle-Zélande, remporté par les Bleus], il est arrivé sur le terrain à la 67e minute et à la 69e s'est fait plaquer au sol par des Blacks qui se souvenaient surtout d'avoir vu son torse nu dans le calendrier des 'Dieux du stade' ou dans la campagne de cosmétiques pour 'Biotherm homme'. (...) Michalak est pour les Français 'la' bombe sexuelle. Il a mis à la mode le 'sporno': l'érotisme dans le sport. L'athlète comme nouveau symbole sexuel. (...) Les joueurs de rugby, longtemps assimilés à tort à des brutes qui se heurtent dans la mêlée sur des terrains boueux, sont maintenant élevés au rang de 'mythes de l'érotisme', qui après une bataille de 'touches', de 'rucks' et 'mauls' prennent soin de leur peau." (11.10.2007)

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COULEURS LOCALES

Dnevnik - Bulgarie

Sofia, une ville saturée

Alexander Andreïev brosse un sombre portrait de la capitale bulgare, Sofia. "Tout le monde a conscience que la ville est bondée, sale, paralysée par le trafic routier, les embouteillages et les chantiers sauvages. On en connaît les raisons : d'une part, l'essor économique, la baisse du chômage, les prix avantageux, d'autre part, l'urbanisme complètement suranné, les infrastructures déplorables, la corruption. Ainsi, Sofia attire jour après jour des personnes qui veulent y travailler momentanément ou définitivement, faire des achats, bâtir et - comme les autres habitants - utiliser les infrastructures saturées. Autour de cette ville autrefois moyenne se sont développés à une vitesse vertigineuse des quartiers résidentiels bon marché, densément peuplés, disposés en cercles concentriques, dans lesquels vivent les nouveaux capitalistes. Il ne se passera pas beaucoup de temps avant que des bidonvilles soient construits à l'extrême périphérie. C'est là que vivront les perdants de la transition, parmi les ordures." (11.10.2007)

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CHOUX DE BRUXELLES

Financial Times - Royaume-Uni

Plus de transparence pour encadrer les lobbys à Bruxelles

"Le Parlement européen a débuté ses travaux pour moderniser les règles encadrant les lobbys, en soutien aux efforts de la Commission européenne pour établir un registre des groupes d'intérêts et un code de conduite pour les 'représentants d'intérêts privés'", note le quotidien. Il souligne "le rôle essentiel du Parlement en tant que co-législateur de l'UE doté d'importants pouvoirs d'amendements qui aide à mettre en forme les lois proposées par la Commission. Ces lois sont mises en oeuvre par les pays membres et balaient un large spectre qui va des services financiers à l'environnement, affectant la vie de tous au sein de l'UE. (...) Le lobbying est un secteur important à Bruxelles. Environ 15 000 lobbyistes essaient d'influencer les institutions européennes. Que ce chiffre ne soit qu'une estimation est déjà une raison suffisante pour imposer plus de transparence dans leurs activités." (11.10.2007)

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