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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 02.11.2007

 

À LA UNE

Le pétrole en hausse inquiète l'Europe

Le pétrole en hausse inquiète l'Europe

 

Au cours du mois d'octobre, le prix du pétrole a augmenté de 13 dollars et la barre des 100 dollars le baril n'est plus très loin. A New York, les 96 dollars ont été atteints en cours de séance jeudi 1er novembre. Cette hausse, qui devrait se poursuivre, est-elle à craindre ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Le Temps - Suisse, manager magazin - Allemagne, Libération - France

Le Temps - Suisse

Pour Pierre Veya, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est "prise au piège du pétrole cher". "Cette tendance à la hausse inquiète les consommateurs et plus encore les producteurs, en particulier les membres du cartel de l'OPEP. Car à plus de 70 dollars le baril, si le cash coule à flot, les mesures pour économiser l'énergie deviennent une affaire très rentable et les prix élevés encouragent les combustibles de substitution comme les biocarburants ou l'extraction des pétroles non conventionnels. A la mi-novembre, l'OPEP va se réunir et décidera sans doute d'ouvrir les vannes de la production pour détendre la situation et briser les reins des spéculateurs. Mais la réussite de cette stratégie classique n'est pas garantie. (...) Si l'OPEP échoue, l'extraction des sables bitumineux de l'Alberta (Canada) ou les pétroles lourds du Venezuela vont devenir une menace redoutable pour les producteurs du cartel." (02.11.2007)

manager magazin - Allemagne

"Le monde ne devrait pas se plaindre autant des prix élevés du pétrole," affirme Henrik Müller. "Sans cette industrie pétrolière florissante, la conjoncture mondiale se serait effondrée depuis longtemps, et l'inquiétante crise des crédits aurait fait beaucoup plus de dégâts sur les marchés de capitaux. Oui, nous avons toutes les raisons de nous féliciter de la hausse des prix du pétrole. Pourquoi ? Parce que le scénario économique actuel repose sur le recyclage du pétrodollar. C'est le point de rupture de l'économie mondiale. Du fait de la mondialisation, la hausse des prix du pétrole n'a pas tellement stimulé l'inflation jusqu'à présent, c'est pourquoi les banques centrales n'ont plus de raison de mettre un coup de frein et d'étouffer la croissance. Les pays arabes, les Russes et autres exportateurs de matières premières investissent leurs gigantesques recettes en Occident." (01.11.2007)

Libération - France

Didier Pourquery craint que la hausse des prix du pétrole ronge le moral des ménages français. "Essence, produits laitiers, pain... Tout augmente, n'est-ce pas ? Mais non, le gouvernement vous l'assure : l'inflation est maîtrisée à 1,5 % sur un an. Pourtant les Français sont inquiets pour leur pouvoir d'achat. (...) Leur degré de satisfaction quant à leur niveau de vie est quasiment 10 points au-dessous de la moyenne des Européens [selon une récente étude]. (...) A l'approche de l'hiver, quand il faut remplir sa cuve de mazout, les ménages constatent que leur note a gonflé. Inflation perçue peut-être, mais eux la mesurent très bien. Même chose si leur baguette est plus chère... ou leur camembert. Ces exemples sont-ils anecdotiques ? Pas sûr. Il faut se méfier de certains prix psychologiques ou symboliques. Lorsque les factures d'eau, de fioul, de super ou de cantine dérapent, on n'est plus dans l'anecdote, on est dans la vie quotidienne." (02.11.2007)

RÉFLEXIONS

The Economist - Royaume-Uni

John Micklethwait dénonce l'omniprésence du religieux

Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire John Micklethwait s'interroge sur l'importance prise par la religion en politique. Il souligne qu'elle crée des difficultés pour "les responsables politiques, surtout ceux traitant des affaires internationales. La realpolitik n'aime pas trop être confrontée à l'irrationnel. Par exemple, le mot religion ne figure pas à l'index de 'Diplomacy', un livre sur l'art de la politique de 900 pages écrit par le diplomate américain Henry Kissinger. (...) Les partisans du libéralisme forment l'autre groupe confronté au rôle pris par la religion dans la vie publique. Lorsque la croyance religieuse va tout simplement au-delà des limites de la raison - par exemple, lorsque des écoles enseignent le créationnisme - elle est facilement combattue. Mais pour plusieurs désaccords soulevés par la religion, le libéralisme ne fournit pas de réponse claire. Faut-il empêcher un employé de la British Airways de porter une croix ? Faut-il s'indigner qu'un bus turc s'arrête, lorsque la majorité des gens à bord veulent faire leur prière ?" (01.11.2007)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Jean-Michel Berg et l'instrumentalisation des blogs

Le journaliste allemand Jean-Michel Berg réfléchit au pouvoir des blogs et à la manière dont les entreprises privées tentent d'instrumentaliser l'espace public sur Internet. "Les blogs constituent une contre-opinion publique - la seule vraiment pertinente dans certains pays - et ils ont un lectorat très important. Dans le monde occidental, ce sont surtout les grands groupes qui ont pris conscience du pouvoir des blogs ; ils tentent désormais de reprendre l'ascendant sur l'image que renvoient leurs entreprises. Le 'blog d'entreprise' est venu compléter la présence obligatoire sur Internet. (...) Ce qui semble être un espace public est en réalité un instrument marketing. Cela tient à la structure monologique du blog. Certes, chacun peut commenter les articles. Mais seul l'auteur du blog a le droit de rédiger un article. Ainsi, c'est l'entreprise qui détermine quels thèmes doivent être mis à l'ordre du jour. Mais si la discussion reste confinée au cadre défini par l'entreprise, le discours n'est pas libre. La fonction commentaire suggère seulement la liberté, elle ne la garantit pas." (02.11.2007)

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POLITIQUE

Polityka - Pologne

Donald Tusk, le 'Merkel' polonais

Wawrzyniec Smoczynski trouve qu'il existe certaines similitudes entre la victoire électorale et le style politique du futur Premier ministre polonais Donald Tusk et la chancelière allemande Angela Merkel. "Comme Angela Merkel, Donald Tusk a subi une transformation psychologique au cours de ces élections, passant du statut de chef de parti à celui de dirigeant politique. (...) Bien qu'on ait pu percevoir la vision blairienne à travers la rhétorique de Tusk pendant la campagne, le futur Premier ministre semble maintenant pencher pour la méthode Merkel, faite de politique des petits pas, de réformes consciencieuses et d'amélioration de l'image du pays à l'étranger. Reste seulement un problème : alors que le tempérament de Tusk rappelle plutôt celui d'Angela Merkel, la mission qui l'attend nécessiterait plutôt un Tony Blair." (31.10.2007)

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El País - Espagne

Une visite royale qui ravive les tensions entre Madrid et Rabat

Le roi d'Espagne Juan Carlos doit se rendre lundi 5 novembre dans les enclaves espagnoles des Ceuta et Melilla au Maroc. Le gouvernement marocain, qui revendique ces territoires, a exprimé sa "nette réprobation". Le quotidien espagnol minimise l'impact de la réaction marocaine. "Le voyage du roi n'aurait rien d'extraordinaire si ce n'est que Juan Carlos ne s'est jamais rendu dans les enclaves espagnoles en 32 ans de règne. Cette anomalie chronologique rend cette visite exceptionnelle, alors qu'elle devrait être aussi routinière que les visites royales dans les autres villes d'Espagne. (...) le Maroc et l'Espagne ont besoin l'un de l'autre et leurs relations n'ont jamais été aussi bonnes en 50 ans. Les protestations émises par le gouvernement marocain, même si elles sont plus fermes que lors de la visite du Premier ministre Zapatero en 2006, n'échappent pas à cette réalité." (02.11.2007)

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The Independent - Royaume-Uni

La justice britannique pas assez sévère avec la police de Londres

Le quotidien commente le verdict rendu jeudi 1er novembre par la justice britannique, au sujet de la mort de Jean Charles de Menezes, un Brésilien innocent tué pris pour un terroriste par la police londonienne. Aucun policier n'a pourtant été directement poursuivi. "La justice britannique a préféré instruire un procès contre la police de Londres avec pour chef d'accusation d'avoir enfreint la loi sur la santé et la sécurité. Cette décision peut difficilement être admise comme étant adéquate dans une affaire ayant trait au meurtre injustifié d'un homme innocent. (...) Selon le chef de la police londonienne, Sir Ian Blair, le verdict reflète une réponse à des événements 'exceptionnels dans des circonstances exceptionnelles'. Parce que, selon lui, le système de police n'est pas impliqué dans son ensemble, il ne voit pas de raison de démissionner. Permettez-nous d'être d'un autre avis. (...) Bien sûr, les circonstances étaient exceptionnelles, et, bien sûr l'atmosphère était tendue. Mais ce type de conditions sont précisément celles qui mettent à l'épreuve les services d'urgence, et il incombe à l'officier le plus gradé d'en prendre la responsabilité." (02.11.2007)

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Sme - Slovaquie

Le vice-Premier ministre tchèque donne sa démission

Le vice-Premier ministre tchèque, Jiri Cunek, accusé de corruption et de fraude sociale, a annoncé jeudi 1er novembre sa démission. Il ne souhaite toutefois pas que ce geste soit considéré comme un aveu de culpabilité. Selon Peter Schutz, "depuis le début, Jiri Cunek était une bombe à retardement dans le gouvernement de Mirek Topolanek. Dans n'importe quelle démocratie honnête, des scandales de cette ampleur sont synonymes d'exclusion à vie du monde politique." En Slovaquie, au moins deux chefs de partis présentent une situation financière tout aussi opaque. "Toutefois, un politicien slovaque qui aurait perçu des prestations sociales alors qu'il possède des millions placés à la banque n'aurait pas été disqualifié d'un point de vue éthique. En effet, à la différence de la République tchèque, c'est une situation très courante chez nous." (02.11.2007)

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Mladá fronta Dnes - République tchèque

La République tchèque veut juger les crimes du passé

Un tribunal tchèque a condamné Ludmila Brozova-Polednova, aujourd'hui âgée de 86 ans, à huit ans de prison pour avoir participé en tant que juge à un simulacre de procès stalinien à Prague en 1950. A l'époque, la députée démocrate et ancienne résistante Milada Horakova avait été condamnée à mort pour haute trahison. Etant donné son mauvais état de santé, il est probable que L. Brozova-Polednova ne purgera pas sa peine. "Malgré tout, affirme Jan Jandourek, il est bon que ce jugement ait été prononcé. Au moins, on ne pourra plus dire que personne n'a été jugé pour les crimes du passé. Cette tentative de rétablir une certaine justice arrive toutefois bien tard. Mais ce n'est pas une spécificité tchèque. De nombreux hommes de main d'Hitler ont échappé à la dénazification et ont continué à vivre une vie tranquille en Allemagne. Il en va de même en Italie, en Espagne, au Chili ou en Russie. Lorsque l'on passe d'une dictature à une démocratie sans effusion de sang, de nombreux criminels passent à travers les mailles du filet. Il est d'autant plus important de rappeler régulièrement les crimes qu'ils ont commis." (02.11.2007)

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Delo - Slovénie

Pas de solution en vue pour les 'éradiqués' d'ex-Yougoslavie

Lorsque la Slovénie a obtenu son indépendance, en 1991, 18 000 personnes originaires des autres pays de l'ex-Yougoslavie ont été effacé des registres de population et ont perdu leur droit de séjour. Jusqu'à présent, le problème des 'éradiqués' n'a pas trouvé de solution. Le gouvernement a renoncé à voter une loi, mais envisage plutôt de modifier la constitution, ce qui nécessite toutefois un vote à la majorité des deux tiers au Parlement. Une issue positive est donc assez improbable. Selon Matjaz Albreht, "la promesse de veiller tout particulièrement aux droits de l'homme, à la justice et à la sécurité juridique n'est une coquille vide. Cette proposition de modification de la Constitution n'est que le paravent derrière lequel le gouvernement tente de dissimuler cette infamie avant de prendre la tête de l'UE [en janvier]." (02.11.2007)

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Le Monde - France

Les jeunes Serbes se sentent mal-aimés par l'Europe

Le chroniqueur Thomas Ferenczi a rencontré des étudiants serbes et rapporte leur malaise face à l'image de leur pays. "Ils ne comprennent pas pourquoi les crimes d'un dictateur vaincu [Milosevic] continueraient à peser sur leur vie, ni pourquoi ils devraient subir les conséquences d'actes dont ils sont personnellement innocents. (...) Milosevic est mort, disent-ils aux journalistes européens invités à les rencontrer [dans leur université] à Novi Sad, un gouvernement réformateur est aux commandes, la Serbie respecte les valeurs de l'UE, dont elle aspire à devenir membre. Le moment n'est-il pas venu de tourner la page ? (...) Un journaliste allemand [également présent] leur rappelle que son pays a dû affronter une épreuve comparable et qu'il lui a fallu apprendre à assumer son passé nazi. (...) La Serbie commence ce difficile travail." (02.11.2007)

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CULTURE

Observator Cultural - Roumanie

L'esprit avant-gardiste d'Isidore Isou

L'Institut culturel roumain de Paris consacre actuellement une exposition à l'artiste Isidore Isou, disparu en Juillet. Dans les années 1940, cet écrivain né en Roumanie et installé à Paris a fondé le lettrisme, un genre poétique surréaliste et dadaïste qui se concentre sur les lettres, les tons et les sonorités. Dans un entretien réalisé par Magda Carneci, l'organisatrice Cristina Hermeziu décrit le rôle avant-gardiste d'Isou. "On trouve dans ses nombreux traités des postulats géniaux qui ont influencé en tout temps l'attitude et les idées de nombreuses personnes et ont été les précurseurs d'un mouvement intellectuel : ainsi, il a étudié le rôle de la jeunesse avant-gardiste dans le développement de la société, une idée qu'il a eu bien avant le mouvement de 1968 et qui avait été reprise par Guy Debord pour être transformée en quelque chose d'explosif. Isou avait eu cette idée presque dix ans avant." (02.11.2007)

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CHOUX DE BRUXELLES

Le Soir - Belgique

La Belgique va-t-elle faire échouer le nouveau traité européen ?

"Une question embarrassante circule dans les coulisses de l'Europe (...): la Belgique sera-t-elle capable de signer, dans les prochaines semaines, le nouveau traité européen ?" relate Carine Doutrelepont et Pascal Lefèvre, spécialistes de droit européen. "Les chefs d'État ou de gouvernement des vingt-sept États membres de l'UE ont, en effet, convenu de signer, le 13 décembre 2007, à Lisbonne, le nouveau traité européen. Or, rien n'indique, avec certitude, que notre gouvernement démissionnaire soit en mesure de le faire puisqu'il doit (...) limiter son action aux 'affaires courantes'. (...) La Belgique, État fondateur de l'UE et siège de multiples institutions, perdrait un crédit inutile si, en raison de sa seule incapacité à instaurer un gouvernement fédéral, elle bloquait la signature d'un acte très important à l'échelle européenne." (02.11.2007)

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