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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 13.11.2007

 

À LA UNE

Des législatives serrées au Danemark

Des législatives serrées au Danemark

 

Les Danois élisent un nouveau Parlement ce mardi 13 novembre. Selon les prévisions, la coalition libérale-conservatrice du Premier ministre Anders Fogh Rasmussen et l'alliance de gauche dirigée par la sociale-démocrate Helle Thorning-Schmidt sont au coude-à-coude. Quant au parti de la Nouvelle Alliance, fondé récemment, il devrait jouer un rôle déterminant mais n'a pas encore choisi son camp. » suite

Extraits des publications suivantes:
Göteborgs-Posten - Suède, Dagbladet Information - Danemark, La Vanguardia - Espagne, Hufvudstadsbladet - Finlande

Göteborgs-Posten - Suède

Selon le journal, la coalition libérale-conservatrice d'Anders Fogh Rasmussen va remporter les élections à une courte majorité. "Il a toutefois perdu de son avance. Il semble donc que le gouvernement va être contraint à un numéro d'équilibriste plus difficile que jamais. Jusqu'à présent, il s'était appuyé sur le Parti populaire danois d'extrême droite, mais il semble aujourd'hui dépendant du nouveau parti du centre, la Nouvelle Alliance. Anders Fogh Rasmussen doit faire face à un autre problème : la Nouvelle Alliance exige qu'il démissionne après les élections afin de permettre des négociations politiques. Il ne pourra retrouver sa place qu'une fois cette tâche accomplie. A l'origine, le chef du gouvernement avait organisé ces élections pour pouvoir travailler en paix. Cette paix semble bien compromise." (13.11.2007)

Dagbladet Information - Danemark

Selon le journal, les chances du parti libéral de l'actuel Premier ministre Anders Fogh Rasmussen de remporter les élections s'amenuisent. "Pendant six ans, Anders Fogh Rasmussen n'a eu pratiquement aucun opposant au Parlement, ce qui l'a nettement avantagé. L'opposition n'était pas en mesure d'affaiblir durablement le gouvernement. (...) Au cours de cette campagne, Helle Thorning-Schmidt, la dirigeante souvent décriée des sociaux-démocrates, a réussi à rassembler les trois partis de gauche [sociaux-démocrates, Parti socialiste populaire et radicaux] (...) On peut supposer que les libéraux-conservateurs vont perdre la majorité ce soir, marquant la fin d'une époque. Et il est tout à fait possible qu'Anders Fogh Rasmussen vienne de connaître sa dernière campagne électorale." (13.11.2007)

La Vanguardia - Espagne

Isidre Ambrós analyse le rôle du parti Nouvelle Alliance créé en mai dernier par Naser Khader. "Un an et demi après la crise des caricatures du prophète Mahomet, qui a opposé le Danemark au monde musulman, qui aurait pu dire aux cinq millions et demi de Danois qu'ils devraient décider aujourd'hui de l'avenir d'un homme politique danois d'origine syrienne, devenu le principal garant du gouvernement de son pays ? (...) Selon les sondages, il devrait obtenir entre 5 et 9 sièges et pourrait ainsi avoir son propre groupe parlementaire. Un chiffre qui lui permettrait d'atteindre son but : devenir indispensable à la stabilité politique du Danemark en remplaçant le Parti populaire danois (DF), une formation d'extrême droite. Car sans être au gouvernement, le DF influe de manière décisive sur son action. La meilleure démonstration en est la politique très dure suivie dans ce pays en matière d'immigration ou d'asile." (13.11.2007)

Hufvudstadsbladet - Finlande

Selon Björn Mansson, "une fois de plus, la campagne électorale au Danemark a été dominée par la politique d'immigration. Lors du débat télévisé de dimanche, qui a opposé Anders Fogh Rasmussen et son adversaire [la sociale-démocrate] Helle Thorning-Schmidt dans la dernière ligne droite de la campagne, les deux candidats ont pris la Finlande comme exemple. Chacun avait raison à sa façon : chez nous, les demandeurs d'asile sont autorisés à travailler si leur dossier est rejeté, mais seulement jusqu'à ce que la décision administrative entre en vigueur. On peut donc se demander si notre modèle est vraiment libéral. Toutefois, la campagne électorale a ignoré d'autres questions importantes." (13.11.2007)

RÉFLEXIONS

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Luk Perceval analyse la crise politique belge

Luk Perceval, metteur en scène flamand établi à Berlin, ne comprend plus rien à la crise politique qui fait rage en Belgique, comme la majorité de ses compatriotes. Cette crise ne concerne pas vraiment la cohabitation dans le pays. "La polarisation des Flamands et des Wallons est normale et fait partie du folklore national. Où que l'on aille à l'étranger, tout le monde a déjà entendu parler de la querelle linguistique qui oppose les Belges. Les gens pensent que les Flamands et les Wallons sont sur le pied de guerre. Rien n'est moins vrai. Malgré, ou grâce au régime gouvernemental complexe de notre pays, qui compte quatre gouvernements régionaux et un gouvernement national, les citoyens flamands et wallons vivent relativement en paix, font des affaires ensemble et s'accueillent bien volontiers sur leurs sites touristiques respectifs. Selon un sondage, deux tiers de la population ne prêtent aucune attention à ce débat. C'est typiquement belge : les querelles politiques n'intéressent personne." (13.11.2007)

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La Repubblica - Italie

Gustavo Zagrebelsky et la vision de 'l'étranger'

Le juriste italien Gustavo Zagrebelsky analyse la notion 'd'étranger' dans la société occidentale. "Si les rapports sociaux étaient parfaitement équilibrés, le mot étranger et ses synonymes actuels (migrant, immigré, extra-communautaire) et ses déclinaisons (Maghrebin, musulman, Rom, chinois, etc…) seraient des mots neutres privés de sens discriminatoire (...). Dans les sociétés anciennes, l'étranger était l'ennemi par définition, celui qui pouvait être dépouillé ou même tué. L'humanité fonctionnait sur l'idée qu'elle était divisée en communautés séparées, naturellement hostiles les unes envers les autres. L'étranger était donc traité comme un ennemi. (...). Depuis, l'idée d'une communauté mondiale des droits a fait son chemin, les conventions et les déclarations internationales se multiplient (...). Mais aujourd'hui, le piège réside dans la distinction entre régulier et irrégulier." (13.11.2007)

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POLITIQUE

Le Figaro - France

L'Europe veut choisir son immigration

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont présidé le 12 novembre un conseil des ministres franco-allemand consacré à l'immigration et à l'intégration. Pour l'éditorialiste Yves Thréard, "l'immigration choisie, sans toujours l'avouer, est l'option désormais privilégiée de Paris à Londres, de Madrid à Berlin. Ce nouvel état d'esprit est une chance à saisir au moment de mettre en œuvre le mini-traité européen. Les dispositions sur l'immigration, légale ou clandestine, relèveront à l'avenir de la compétence communautaire et pourront être prises à la majorité qualifiée, et non plus à l'unanimité. Progrès notable, vers une harmonisation, qui n'a pas été assez souligné. Reste à l'accompagner d'une plus grande coopération avec les Etats, terres d'émigration. Ceux d'Europe centrale – Roumanie et Bulgarie notamment – devraient à terme bénéficier de leur amarrage à Bruxelles." (13.11.2007)

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Malta Today - Malte

Malte doit améliorer les conditions de vie des demandeurs d'asile

Le journal maltais est choqué par l'état des camps de réfugiés de l'île après les 'cruelles révélations' faites par un médecin, le docteur Greta Apap, qui a témoigné dans procès intenté par un ressortissant éthiopien contre John Rizzo, chargé de l'immigration et Tonio Borg, ministre de l'Intérieur."Toute la politique du gouvernement en matière de détention n'est rien d'autre qu'un gigantesque échec. Il ne s'est pas montré à la hauteur car il n'a pas réussi à offrir l'hospitalité qui fait pourtant, à tort, la réputation de Malte. Et il n'a pas non plus utilisé les services de santé supposés être si bons. Il n'a pas respecté sa promesse de répondre de toutes les actions du gouvernement. Et surtout, il n'a pas respecté les droits de l'homme les plus basiques, en permettant que des êtres humains soient détenus dans des cellules minuscules dépourvues de toilettes, au milieu de leurs propres excréments." (07.11.2007)

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The Irish Times - Irlande

La complexe gestion des frontières entre l'Irlande et le Royaume-Uni

"La détermination du gouvernement britannique à introduire un système électronique de contrôle à la frontière pour lutter contre le terrorisme et le crime transfrontalier crée de multiples problèmes en Irlande", note le quotidien de Dublin. "Comment ceci peut-il être concilié avec la zone commune de circulation entre l'Irlande et le Royaume-Uni, qui permet à leurs citoyens de circuler librement depuis 1922 ? Et si de tels contrôles ne sont pas appliqués à la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, seront-ils imposés à ceux qui voyagent entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni ? (...) Une question peut légitimement être soulevée : ne serait-il pas mieux pour l'Irlande dans son ensemble de rejoindre la zone Schengen, où neuf nouveaux Etats membres feront bientôt leur entrée ? (...) Cela réduirait de manière significative le déplorable décalage légal entre l'Irlande et l'UE, lié à notre relation étroite avec un Royaume-Uni plus eurosceptique. Un débat approfondi devrait avoir lieu sur cette question importante." (13.11.2007)

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Dnevnik - Bulgarie

Catastrophe environnementale dans la mer Noire

La marée noire, qui a suivi le naufrage d'un pétrolier russe sur les côtes de la mer Noire dimanche 11 novembre, a tué plus de 30 000 oiseaux. Cette catastrophe environnementale pousse le journal à s'interroger sur la sécurité et sur les éventuelles conséquences de la construction d'un oléoduc entre le port bulgare de Bourgas et Alexandroupolis, en Grèce. "Si un tel incident devait se produire à Bourgas, le tourisme bulgare déchanterait. Les conséquences écologiques seraient deux fois plus graves sur la côte bulgare, fortement urbanisée. Le gouvernement n'a pas compris qu'il doit fixer des priorités : le tourisme ou l'énergie. (...) Nous avons besoin de preuves tangibles que nous serons à l'abri d'une telle catastrophe en cas de concentration massive de pétroliers autour de Bourgas. Il y a cependant une bonne nouvelle : les Bulgares s'intéressent de plus en plus à l'écologie." (13.11.2007)

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Diario Sur - Espagne

Les accusations d'Hugo Chavez contre le roi passent mal en Espagne

Hugo Chavez, président du Venezuela, a laissé entendre le 11 novembre - en marge du sommet ibéro-américain organisé au Chili - que le roi d'Espagne avait été informé à l'avance du bref coup d'Etat qui avait écarté le président vénézuélien du pouvoir pendant deux jours en 2002. Pour le quotidien, "il est inadmissible que le président du Venezuela ait osé suggérer l'implication du roi Juan Carlos lors de ce coup d'Etat. (...) Il est clair qu'aucun gouvernement ne peut laisser de telles provocations guider sa politique ou décider de ses réactions. Mais on ne peut pas non plus omettre, à cause d'une pseudo-diplomatie, des offenses qui, au bout du compte, sont dirigées contre tous les Espagnols. Il est possible que le rappel pour consultations de l'ambassadeur espagnol en poste à Caracas ne soit pas la meilleure des options dans cette situation. Mais en laissant de côté cette provocation et en ne prêtant pas d'importance à ce qui s'est passé, on ne fait que soutenir cet artisan du 'pétro-populisme' et l'inciter à renouveler de telles provocations." (13.11.2007)

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ÉCONOMIE

Sme - Slovaquie

Le potentiel inexploité des Roms

La Slovaquie manque de plus en plus de main-d'oeuvre qualifiée. Martin Kahanec, de l'Institut sur l'avenir du travail (IZA), à Bonn, recommande d'intégrer les Roms, un groupe qui vit encore en marge de la société. "Cette communauté relativement jeune et dynamique renferme un immense potentiel pour renverser la tendance démographique négative sur le marché du travail. L'exclusion sociale des Roms n'est pas seulement inacceptable d'un point de vue moral. Elle constitue également un gaspillage colossal du potentiel économique et social. (...) L'intégration des Roms doit commencer par un apprentissage dès la maternelle. (...) Il ne doit plus y avoir aucune discrimination sur le marché du travail, encore moins pour des raisons ethniques. C'est la seule solution pour que les membres d'une minorité s'investissent dans leur formation, condition préalable à l'obtention d'un emploi." (13.11.2007)

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SPORT

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Le football italien ne tourne plus rond

"Aucun pays n'a échoué aussi lamentablement que l'Italie dans la lutte contre la violence dans le football", commente Rouven Schellenberger à propos des affrontements qui ont eu lieu le week-end dernier en Italie. Ils ont été provoqués par la mort d'un supporter abattu par un policier. "L'équipe championne du monde possède les stades les plus délabrés et l'un des championnats les plus corrompus d'Europe. Et au fil des décennies, elle a regardé les supporters les plus radicaux se transformer en un facteur de pouvoir extrémiste - avec ses propres sources de financement comme la vente de produits dérivés. L'Italie a permis à ses joueurs vedettes d'afficher leurs convictions racistes, et aux fans de faire étalage de symboles d'extrême droite dans les tribunes (...) Il n'est plus seulement question de violences commises par pur plaisir, mais de pouvoir. L'Italie elle-même a fabriqué les supporters qu'elle assimile maintenant à des terroristes." (13.11.2007)

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CULTURE

Télérama - France

Le rire comme échappatoire à la dictature

Le journaliste Erwan Desplanques interroge l'historienne française Amandine Regamey sur le 'rire de résistance'. L'historienne vient de publier un livre sur la dérision sous la dictature soviétique, dont la couverture représente Karl Marx affublé d'un nez rouge. "Dans un contexte d'embrigadement, de conformisme triomphant et de négation des libertés, cette culture comique populaire contestataire est la manifestation d'une grande distance critique - à l'opposé de la vision d'une société soumise, écrasée, aveuglée par l'idéologie. (...) L'humour permet d'attaquer publiquement des cibles haut placées mais, en rendant l'expression de l'agression socialement acceptable, il la prive d'une partie de sa force. Certains pensent que les histoires drôles politiques étaient inventées par le KGB lui-même afin de laisser s'exprimer les frustrations et d'éviter des attaques plus sérieuses contre le pouvoir" (07.11.2007)

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CHOUX DE BRUXELLES

The Times - Royaume-Uni

La diplomatie chantante de Kouchner et Steinmeier

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier ont conclu le conseil des ministres franco-allemand organisé le 12 novembre à Berlin en enregistrant un duo pour faire l'éloge de l'intégration en Europe. La chanson de R'nBesk qu'ils ont interprétée a été écrite par Muhabbet, un jeune chanteur germano-turc. Cette initiative surprend quelque peu le quotidien britannique. "Juste au moment où l'on commençait à s'inquiéter parce que le comportement de certains hommes politiques laissaient penser qu'ils ne saisissaient pas la gravité de certains des défis auxquels le monde est confronté, deux des diplomates européens les plus influents font quelque chose qui vous fait réaliser que, en fait, vous ne vous êtes pas fait assez de soucis. (...) A l'époque de Zhou Enlai [ministre des Affaires étrangères chinois de 1949 à 1958], la diplomatie était sans doute 'le prolongement de la guerre par d'autres moyens'. Mais aujourd'hui, elle n'est plus que le prolongement de la Star Academy par d'autres moyens." (13.11.2007)

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