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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 22.11.2007

 

À LA UNE

La discrimination des Roms en Europe

La discrimination des Roms en Europe

 

Depuis l'élargissement de 2004, les Roms sont devenus la première minorité d'Europe. Ils sont non seulement discriminés en Europe de l'Est mais également Italie, où ils ne sont plus les bienvenus. Le 13 novembre, la Cour européenne des droits de l'homme a donné raison à 18 familles roms originaires de République tchèque, qui estimaient que leur enfants, envoyés dans des écoles spécialisées pour handicapés, avaient été victimes de discrimination. » suite

Extraits des publications suivantes:
Mladá fronta Dnes - République tchèque, Klassa - Bulgarie, taz - Allemagne

Mladá fronta Dnes - République tchèque

Vaclav Zeman, de l'organisation humanitaire tchèque 'L'homme en détresse', s'indigne de l'envoi des enfants roms dans des établissements pour handicapés. "Les prétendus tests d'intelligence auxquels sont soumis les enfants roms avant leur première rentrée scolaire ne tiennent pas du tout compte de leur environnement socio-culturel particulier. Par rapport aux autres enfants du même âge, la plupart des enfants roms possèdent un vocabulaire pauvre et ont du mal à exprimer des idées concrètes. Les tests suggèrent que sept enfants roms sur dix souffrent de retard mental. Mais cela me semble tout à fait improbable. Les conséquences de ce système de tests sont claires : la majorité des enfants qui viennent d'écoles spécialisées finissent dans la rue. C'est le premier pas vers la pauvreté et l'exclusion sociale." (22.11.2007)

Klassa - Bulgarie

Sofia, la capitale bulgare, prévoit la construction d'un mur à la limite du quartier rom. Ce mur doit courir le long d'une ligne de chemin de fer et constitue officiellement une "protection contre le bruit des trains, les décharges sauvages et les franchissements intempestifs des rails". Selon Georgi Papakotchev, "le projet de la municipalité de construire un mur à la limite du quartier rom de Faculteta a déclenché l'ire des habitants du quartier. La situation est comparable à celle qui régnait dans la ville tchèque d'Ustí nad Labem en 1999 [un mur fut alors dressé pour séparer les Roms de la population]. Cette analogie est très révélatrice de l'atmosphère extrémiste et xénophobe dans les pays postcommunistes. La seule différence, c'est qu'à l'époque, la République tchèque n'avait pas encore adhéré à l'UE, alors que la Bulgarie en est membre depuis dix mois déjà. (...) Quel sera le prix à payer pour ce mur ? La Bulgarie (...) perdra son statut de 'modèle européen' dans la région instable du sud des Balkans." (22.11.2007)

taz - Allemagne

Daniela Weingärtner critique le fait que pour les Roms l'élargissement signifie la possibilité de subir des mauvais traitements ailleurs en Europe. "Avec dix millions de représentants, ce groupe ethnique constitue la principale minorité d'Europe depuis l'élargissement. Si les membres de l'UE avaient voulu savoir quelle responsabilité les attendait, il leur aurait suffi d'ouvrir les rapports de suivi de la Commission européenne, qui remettaient chaque année sur le tapis le problème de la discrimination des Roms en Slovaquie, Bulgarie, Roumanie et République tchèque. Quoi qu'il en soit, L'UE a décidé d'intégrer ces pays malgré leur comportement. Le dernier rapport sur l'adhésion de la Roumanie fait état de descentes de police, d'expulsions et de destructions de logements occupés par des Roms. Des reproches similaires sont maintenant faits à l'Italie. Au lieu de montrer le bon exemple, les 15 adoptent les mauvaises habitudes des nouveaux pays membres." (22.11.2007)

RÉFLEXIONS

Die Zeit - Allemagne

Petra Pinzler juge l'UE peu attirante

L'espoir d'adhésion est le principal instrument de politique extérieure de l'UE, et peut-être le seul véritablement efficace, écrit la journaliste allemande Petra Pinzler. "Entre-temps, les vieilles stratégies montrent leurs limites. Les citoyens européens ne cessent de réclamer l'arrêt de l'élargissement. Ils veulent discerner les frontières de l'Europe sur une carte du monde. Nombre d'entre eux jettent des regards embarrassés vers le Sud-Est, en direction de la Turquie. Là, l'Occident chrétien rencontre le monde musulman – qui lui renvoie en même temps son propre reflet. Après tout, plusieurs millions de musulmans sont établis de longue date en Europe. Aucun autre thème ne brouille autant les frontières entre politique extérieure et intérieure, ni ne suscite autant de regards croisés entre l'extérieur et l'intérieur de l'UE. L'exemple de la Turquie prouve également que pour l'instant, l'Europe n'a pas développé de stratégie d'adhésion qui la rende vraiment attractive à l'extérieur." (22.11.2007)

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The Malta Independent - Malte

Bjorn Lomborg veut des villes plus fraîches

Le quotidien reprend un texte distribué par le site Project Syndicate dans lequel l'universitaire danois Bjorn Lomborg se penche sur la lutte contre le réchauffement climatique dans les grandes villes. "La plupart des zones urbaines mondiales connaissent depuis quelques décennies déjà une élévation des températures bien supérieure à l'accroissement prévu de 2,6 degrés sur les prochaines cent années en raison du changement climatique. (...) Alors que tous les efforts des personnalités écologistes visent à réduire les émissions de CO2, nous pouvons accomplir davantage – et à moindres coûts – en nous attaquant au problème des îles de chaleur urbaine. Des solutions simples peuvent avoir des répercussions notables sur les températures. Les villes sont aussi plus chaudes que la nature alentour parce qu'elles sont plus sèches. Il n'y a pas d'espaces verts humides et les systèmes d'évacuation des eaux sont suffisamment efficaces pour qu'il n'y ait pas d'eau résiduelle. À Londres, l'air autour de la Tamise est plus frais qu'à quelques pâtés de maisons de là. En plantant des arbres et en installant des fontaines, nous ne ferions pas qu'embellir les villes, nous ferions aussi baisser les températures – de plus de 8 degrés selon des modèles climatiques." (21.11.2007)

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POLITIQUE

L'Est Républicain - France

La justice française met Jacques Chirac en examen

Pierre Taribo revient dans son éditorial sur la mise en examen de l'ex président français Jacques Chirac dans une affaire de financement illicite de son parti politique du temps où il était maire de Paris (1977-1995). "C'est triste et à la fois symbolique de la manière dont certaines grandes destinées peuvent finir, dès lors qu'elles sont soupçonnées d'avoir pataugé dans les eaux croupies des combines politico-financières. Attaqué de toutes part - sur son bilan à l'Elysée que son successeur veut balayer avec la rupture, sur les affaires où son nom est cité - contraint de se justifier en publiant une tribune dans 'Le Monde', Jacques Chirac s'aperçoit que la statue a été vite déboulonnée. (...) Mais c'est aussi le signe que la culture de l'impunité qui a longtemps marqué la vie politique, a disparu." (22.11.2007)

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Le Soir - Belgique

Chirac doit être traité en justiciable ordinaire

Joëlle Meskens, la correspondante du quotidien à Paris, commente la mise en examen de Jacques Chirac. "Les faits reprochés, même si Jacques Chirac se défend de tout enrichissement personnel, sont graves. Ils mettent en cause l'intégrité même de l'ancien maire de Paris. Ils jettent un sérieux doute sur la mission que l'intéressé dit avoir exercée au seul bénéfice de ses administrés et portent le discrédit sur la fonction politique même. La fin (la conquête du pouvoir) ne justifie pas tous les moyens (la gestion hasardeuse des deniers publics à l'époque où le financement des partis n'était pas encore balisé). Pour autant, Jacques Chirac, redevenu citoyen ordinaire, devra aussi être traité en justiciable ordinaire. Sereinement. Et sans que son affaire puisse être instrumentalisée par une gauche en perdition ou par une droite toujours soucieuse de légitimer sa rupture." (22.11.2007)

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Cyprus Mail - Chypre

L'immigration clandestine met Chypre dans l'embarras

Le quotidien s'interroge sur la difficile question des immigrants clandestins qui entrent à Chypre en passant par la République turque de Chypre nord (RTCN). "Environ 12 000 immigrants clandestins ont été arrêtés par la police au cours des trois dernières années et plus de 90 % d'entre eux y sont entrés par les territoires occupés [RTCN]. (...) Ce qui voudrait dire que le nord de l'île est devenu une destination où les gens cherchant du travail peuvent pénétrer sur le territoire de l'UE en se prévalant du statut de réfugié. (...) Le gouvernement ne peut pas faire grand-chose pour arrêter le flux de personnes arrivant du nord. En considérant la ligne de division comme une 'frontière' le long de laquelle il est nécessaire de patrouiller, L'Etat reconnaîtrait de manière indirecte ce pseudo Etat, la RTCN, quelque chose qu'il refuse de faire. Si ce problème s'installe dans la durée et qu'aucune solution n'est trouvée dans un proche avenir, Chypre pourrait être contraint par Bruxelles de gérer, pour des raisons de sécurité, la ligne de démarcation comme une 'frontière', ce qui reviendrait à reconnaître sur la scène internationale la partition de l'île." (22.11.2007)

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Népszabadság - Hongrie

La grève des cheminots hongrois

Les cheminots hongrois ont fait grève le 21 novembre pour protester contre la fermeture de certaines lignes secondaires et la réforme des systèmes de santé et de retraite. Peter N. Nagy comprend leur mobilisation. "Les gouvernements européens pensent que l'on compromet l'avenir en conservant les structures de coûts actuelles, car il ne restera plus de moyens financiers pour relever convenablement les défis posés par le monde moderne. La population européenne n'est pas d'accord et le fait savoir. C'est notamment le cas des Hongrois qui sont descendus dans la rue pour protester contre le démantèlement de l'Etat providence - ce qui n'a pas été le cas lorsque le Premier ministre Ferenc Gyurcsany a prononcé sont 'discours mensonger' voilà plus d'un an. Des grèves ont enfin éclaté et les vrais problèmes sont abordés dans la rue. Depuis hier, nous savons qu'il existe également une possibilité de critiquer les mesures du gouvernement de manière politiquement correcte. Voilà une leçon extraparlementaire en matière de démocratie." (22.11.2007)

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ÉCONOMIE

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'Europe de l'Est s'enrichit

Thomas Fuster commente un nouvelle étude de l'OCDE qui compare les pays européens en fonction de leur pouvoir d'achat. "Une tendance se dessine : une nombre croissant de localités d'Europe de l'Est sont déjà en mesure de faire de l'ombre à certains coins d'Europe occidentale. Si l'on en croit cette étude, les habitants de Budapest sont plus riches que les habitants de certains territoires de la Thuringe, en Allemagne, malgré la situation économique tendue en Hongrie. La ville la plus riche de Hongrie (Heviz) peut consacrer un volume bien plus important de liquidités à la consommation que certains quartiers de Marseille. Même les habitants de Vilnius, la capitale lituanienne, bénéficient d'un pouvoir d'achat supérieur à celui des habitants de certaines communes d'Italie. (...) Il est grand temps de cesser de réduire l'Europe à un Occident riche et à des pays de l'Est pauvres pour adopter une vision plus nuancée." (22.11.2007)

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Hufvudstadsbladet - Finlande

L'agriculture européenne est-elle souffrante ?

La commissaire européenne à l'agriculture, Mariann Fischer Boel, a qualifié ses propositions de réforme de la politique agricole de "bilan de santé". Björn Mansson trouve ce terme inopportun car l'agriculture n'est, selon lui, pas malade. "Le fait de qualifier la révision des subventions agricoles de 'bilan de santé' dans le jargon de l'UE est dû à un phénomène de mode, un peu comme le fait de qualifier les plans de paix de 'feuilles de route'. Il s'agit manifestement d'une tentative de vulgarisation. Ce bilan de santé vise paraît-il à simplifier le système de subventions et à le rendre plus efficace, tout en accordant plus d'attention aux problèmes tels que le climat ou les biocarburants. En principe, il n'y a rien à redire à cela et il est tout aussi approprié de plafonner les subventions accordées aux grandes entreprises (...) Mais cette réforme ne doit pas concerner l'agriculture traditionnelle, représentée par les fermes familiales. Outre que leurs produits alimentaires sont de qualité, elles constituent le fondement de la vie agricole." (22.11.2007)

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MÉDIAS

La Repubblica - Italie

Scandale politico-médiatique en Italie

Les résultats des élections régionales de 2005, défavorables pour Silvio Berlusconi qui était alors Premier ministre, auraient été minimisés par la télévision publique italienne suite à un accord avec le groupe Mediaset appartenant à ce même Berlusconi. Ezio Mauro revient sur ce scandale. "Une enquête de 'La Repubblica' a révélé jusqu'où peuvent aller les conflits d'intérêt que ce journal dénonce depuis des années comme une anomalie italienne, susceptible d'altérer la qualité de notre démocratie (...). La réalité est que dans ce pays, un véritable service secret de l'information, qui n'a pas son égal en Occident, agit depuis des années et continue probablement d'agir(...). Aujourd'hui, il est possible de faire un pas pour modifier ce paysage maquillé. Les institutions savent qu'un pays moderne, ou tout simplement normal, ne peut plus supporter ce détournement des règles." (22.11.2007)

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ABC - Espagne

Les dérives de la télévision voyeuriste

Un Espagnol est soupçonné d'avoir tué son ex-compagne quelques jours après avoir tenté de la reconquérir en la demandant en mariage par le biais d'un programme de télévision. Elle l'avait accusé de violences conjugales voilà quelques mois au moment de leur séparation. Il avait néanmoins été invité à participer à cette émission. "L'influence déterminante des moyens de communication dans la société actuelle doit être contrebalancée par une forte responsabilisation", estime le quotidien. "Pour beaucoup de gens, la télévision dicte des comportements et une certaine façon de penser. Et les programmes basés sur la vie privée, qu'il s'agisse de célébrités ou de quidams, frôlent régulièrement les limites de ce qui est acceptable juridiquement ou moralement. (...) Cette tragédie doit amener les responsables des chaînes de télévision à réfléchir sur les contenus de certains programmes (...)." (22.11.2007)

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CULTURE

Financial Times - Royaume-Uni

Les livres résistent toujours à l'ère numérique

Le quotidien fait preuve d'un certain scepticisme face aux différentes formes de livres numériques, et ce malgré le lancement le 19 novembre par le site de ventes en ligne Amazon d'un lecteur de livres électroniques. "Les enthousiastes salueront cette nouveauté pour l'écriture en la comparant à l'invention par Gutenberg de l'imprimerie en Allemagne au XVe siècle. Les sceptiques y verront un énième gadget qui ne réussira pas à transformer l'emballement provoqué et qui ne deviendra pas un objet incontournable. (…) Depuis les années 1990, les efforts faits pour convaincre les consommateurs que le lecteur de livres numériques est plus qu'un produit de niche se sont heurtés à trois problèmes : un prix trop élevé, un choix réduit de livres numérisés et les consommateurs ne pouvaient pas transférer les livres numériques à des amis à cause de problèmes de droits d'auteur. Ces raisons freinent toujours la diffusion massive du lecteur de livres numériques. (…) Les livres traditionnels ont un avantage supplémentaire : un lecteur numérique ne confère pas à son propriétaire la même classe qu'une bibliothèque bien rangée. Et ce même si les livres ne sont jamais ouverts." (22.11.2007)

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Woxx - Luxembourg

Le cerf bleu laissera-t-il des traces ?

Luc Caregari s'interroge sur ce qu'il restera de la manifestation Luxembourg, capitale européenne de la culture 2007. "Il est question de l'héritage du cerf bleu [surnom donné à cette manifestation d'après son logo]. De ce qui va rester de cette année d'effervescence événementielle et de carnaval culturel. (...) Le cerf bleu a été un sacré carnaval : on a dépensé sans compter sur la culture - ou sur ce qu'on croyait en être -, pendant une année, les lieux les plus incongrus ont été investis par les artistes les plus divers. Mais que va-t-il rester de tout cela ? L'année 2007 va-t-elle faillir là où 1995 [Luxembourg avait déjà été cette année-là capitale européenne de la culture] a été un succès : dans la création de nouvelles structures pérennes ? Et si non : de quelles structures notre pays a-t-il encore besoin - une maison d'opéra mise à part ?" (16.11.2007)

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COULEURS LOCALES

Népszabadság - Hongrie

Des 'machines à mendier' dans une ville hongroise ?

Peter Tasnadi, le maire de la ville de Pecs, située au sud de la Hongrie, envisage d'installer des 'machines à mendier' dans sa ville. L'argent ainsi collecté serait redistribué aux services sociaux de la municipalité, et devrait permettre d'enrayer la mendicité. Le journaliste Tamás Ungár doute de l'efficacité de ce projet. "L'existence de services sociaux n'empêche pas les mendiants de faire la manche et ne les en empêchera jamais car cela leur permet d'arrondir leurs fins de mois. Ils n'arrêteront de mendier qu'en cas de sanction lourde, ou si la société les prend véritablement en charge. La première approche est anticonstitutionnelle, et la seconde nécessite des moyens financiers que nous n'avons pas. Bref, l'idée de Peter Tasnadi, ancien sociologue, est typiquement une idée d'homme politique. (...) Peu importe qu'elle soit bonne ou non, le principal c'est d'en avoir une." (22.11.2007)

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