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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 07.12.2007

 

À LA UNE

L'UE face à l'indépendance du Kosovo

L'UE face à l'indépendance du Kosovo

 

Les médiateurs américains, russes et européens présenteront le 10 décembre au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, leur rapport sur le futur statut du Kosovo. Ce document signera officiellement l'échec des négociations entre la Serbie et les Albanais du Kosovo. Du coup, la province serbe pourrait déclarer rapidement son indépendance. Comment l'UE pourrait-elle contribuer à la stabilisation de la région ? » suite

Extraits des publications suivantes:
The Guardian - Royaume-Uni, Die Zeit - Allemagne, Sme - Slovaquie

The Guardian - Royaume-Uni

"Alors que la question de l'indépendance du Kosovo se fait de plus en plus pressante, nous sommes certains qu'il y aura au cours des  prochaines semaines de la sueur et des larmes. Mais nous pouvons, avec de la chance et du bon sens de tous les côtés, éviter que davantage de sang ne coule", considère Timothy Garton Ash. "L'UE vient juste de signer ce qui, en eurojargon, est connu sous le nom 'd'accord de stabilisation et d'association' avec la Bosnie [le 4 décembre] - un pas important vers une adhésion éventuelle. L'UE devrait exprimer clairement, dans un effort de communication envers le peuple serbe, qu'elle veut faire la même chose avec la Serbie (...). La déclaration coordonnée d'indépendance du Kosovo, en février 2008, serait alors accompagnée par cette importante offre européenne aux Serbes : échanger le reste de souveraineté formelle sur le Kosovo contre la chance effective d'un avenir meilleur dans l'UE. Les Serbes feront sans doute non de la tête ; mais dans leurs coeurs, ils pourraient commencer à dire oui." (06.12.2007)

Die Zeit - Allemagne

"Deux choses paraissent impensables pour Bruxelles : laisser à la porte de l'UE un tel enfant à problèmes, livré à lui-même et surtout, l'y abandonner pour longtemps", expliquent Jochen Bittner et Andrea Böhm, très critiques à l'égard de l'actuelle situation. "A Bruxelles, personne ne souhaite faire de pari sur la durée de son exclusion du club européen. Mais selon les diplomates européens, le problème des Balkans ne trouvera de solution que si tous les pays de l'ex-Yougoslavie sont rassemblés sous un nouveau drapeau – celui de l'intégration européenne (...). Ce genre d'ambitions ne constitue pas seulement un effort surhumain pour une UE de l'élargissement. Elle représente aussi une provocation pour ce voisin mécontent qu'est la Russie. Pour Moscou, l'engagement de l'UE en faveur des Balkans incarne une avancée sans gêne sur les zones d'influence traditionnellement russes. Il est donc fort possible qu'un conflit larvé entre l'Europe et la Russie ne se cristallise autour du Kosovo." (07.12.2007)

Sme - Slovaquie

Le Premier ministre slovaque Robert Fico se montre très réservé quant à la perspective de voir le Kosovo obtenir son indépendance. Peter Morvay critique cette opinion. "Ce point de vue ne découle pas d'une opposition de principe, ni ne repose sur des raisons valables. Il est dicté par une véritable paranoïa propre à tous les partis slovaques. Ceux-ci vivent dans l'idée que la séparation du Kosovo pourrait constituer un précédent pour les Hongrois du sud de la Slovaquie. Un raisonnement que l'on retrouvait déjà dans la décision du Parlement au sujet de l'inviolabilité des décrets Benes [qui ont entraîné la dépossession et l'expulsion de dizaines de milliers de Hongrois vivant en Tchécoslovaquie après 1945]. Il s'agit d'un geste vide, dénué de sens (...), qui détruit au lieu de construire." (07.12.2007)

RÉFLEXIONS

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Heribert Seifert et l'absence de sphère publique européenne

Le journaliste Heribert Seifert estime que la quête d'une "sphère publique européenne" demeure inachevée. "Aujourd'hui, seul Internet propose des forums de communication transnationale avec une série de publications en ligne subventionnés par des fonds publics. Signandsight.com, eurozine.com, mais aussi cafebabel.com et eurotopics.net offrent des plates-formes permettant de s'informer de manière rapide et fiable sur les grandes questions politiques et culturelles d'intérêt public dans les pays européens. Ces médias en ligne, qui sont multilingues ou qui utilisent l'anglais comme lingua franca, parviennent à illustrer la polyphonie européenne. (...) En effet, les maisons d'édition transnationales se montrent incapables de propager les idées européennes sans se focaliser sur l'opinion publique nationale. Les journaux allemands et polonais du groupe Springer ne sont pas les seuls à traiter des questions conflictuelles de politique européenne selon une perspective essentiellement nationale. Les journalistes tchèques ont expliqué à Prague que les journaux nationaux contrôlés par des maisons d'édition allemandes se montraient particulièrement critiques à l'égard de l'Allemagne." (07.12.2007)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Pour Navid Kermani, l'Allemagne échappe à l'islamophobie

"Malgré tout ce qu'on a pu lire dernièrement au sujet de l'islam, ou contre l'islam, et malgré tous les cris d'orfraie, la cohabitation en société et la tolérance à l'égard des musulmans se passent beaucoup mieux que ce que la réalité médiatique laisse transparaître", constate l'écrivain germano-iranien Navid Kermani. "Aucune force politique aujourd'hui en Allemagne ne remporte de suffrages en prônant la délimitation de l'islam, voire la discrimination légale des immigrés. C'est plutôt inhabituel lorsqu'on pense aux Pays-Bas et à la marche triomphale de ses populistes, au Danemark et à ses lois scandaleuses sur le mariage interconfessionnel ou à la Suisse, où l'UDC a remporté les élections avec des affiches évoquant la symbolique nazi. En Allemagne, le parti susceptible d'être assimilé à une telle identité politique serait la CDU [Union chrétienne-démocrate] et il existe sans doute de nombreuses voix en son sein à s'élever contre l'Islam. Mais jamais ces voix n'ont semblé remporter la majorité au sein du parti." (07.12.2007)

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Le Monde - France

Pour Vassilis Alexakis, l'immigration fait partie de l'identité française

Face au durcissement de la politique française sur l'immigration, l'écrivain grec Vassilis Alexakis, qui vit en France, défend l'apport de l'immigration à l'identité française. "L'identité française est le produit d'un dialogue avec le monde qui a commencé il y a bien longtemps, bien avant la naissance de la France et qui est aussi ancien que le mot dialogue lui-même. L'attachement que j'ai pu avoir pour ce pays quand j'étais adolescent était dû en partie à des étrangers, ou tout au moins à des Français d'origine étrangère, à Van Gogh et à Salvador Dali, à Kopa et à Piantoni, à Beckett et à Ionesco. (...) Dans un pays où le tiers de la population est issu de l'immigration, faire obstacle à l'arrivée de nouveaux étrangers est une façon de mettre en péril plutôt que de sauvegarder l'identité française." (07.12.2007)

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POLITIQUE

Delo - Slovénie

La Slovénie enfin membre de l'Europe à part entière

La Slovénie, comme une grande partie des nouveaux Etats membres de l'UE, signera son entrée dans l'espace Schengen le 21 décembre. Une étape dont Bozo Masanovic se réjouit. "L'élargissement de l'espace Schengen est effectivement un 'beau cadeau de Noël', pour reprendre la formule du commissaire européen Franco Frattini. Ceci facilite à de nombreux voyageurs le passage des frontières intra-européennes (...). Mais l'événement revêt surtout une importance symbolique pour l'appartenance slovène à l'Europe. L'intégration à l'espace Schengen efface la ligne de séparation artificielle vis-à-vis des 'anciens' Etats membres de l'UE. Avec l'introduction de l'euro [le 1er janvier 2007] et la présidence du Conseil européen [à compter de janvier 2008], la Slovénie est désormais sur un pied d'égalité avec les fondateurs de l'UE." (07.12.2007)

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Trouw - Pays-Bas

Un front anti-Wilders peut-il se développer aux Pays-Bas ?

Le quotidien s'interroge sur la pertinence de l'appel lancé la semaine dernière au Pays-Bas par Doekle Terpstra, ancien syndicaliste et membre du Parti chrétien démocrate, contre le leader populiste Geert Wilders, chef du Parti pour la liberté. "Doekle Terpstra a appelé les 'syndicats, le patronat, les musulmans, les Eglises, les humanistes et les autres groupements et institutions' à faire front ensemble contre le 'méchant message' de Geert Wilders. Mais même si beaucoup de ces organisations n'ont guère de sympathie pour les idées de Wilders, Terpstra devra faire encore beaucoup de lobbying pour qu'elles se rallient effectivement à lui. La plupart ont en fait été choquées par l'offensive personnelle de Terpstra contre Wilders ou par le terme 'wilderisation de la société'. (...) Et l'aggravation de la polarisation est le scénario le plus probable." (04.12.2007)

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Upsala Nya Tidning - Suède

La gratuité des universités suédoises remise en cause

La gratuité des universités suédoises a conduit à un afflux massif d'étudiants étrangers : dans l'université renommée d'Uppsala, on ne compte presque plus d'étudiant suédois dans les cursus universitaires. Or les étudiants étrangers arrivent souvent avec un bagage insuffisant. Le journal rappelle que "le principe de la formation gratuite pour tous n'a rien d'une évidence. Il remonte à une époque où les mouvements de populations étaient beaucoup moins importants qu'aujourd'hui. Les étudiants suédois versent bien des frais d'inscription à l'étranger. Pourquoi les étudiants étrangers ne devraient-ils payer pour étudier en Suède ? (...). Une formation payante est davantage reconnue puisqu'elle rassemble les plus ambitieux." (07.12.2007)

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ÉCONOMIE

Financial Times - Royaume-Uni

Un salaire minimum déloyal dans la poste allemande

"La semaine dernière, le gouvernement allemand a décidé d'appliquer un salaire minimum dans le secteur postal [les salaires minimum étaient inexistants jusqu'à récemment en Allemagne]. Dans le même temps, un concurrent [Pin Group] de la Deutsche Post, ancien monopole désormais semi-public, a annoncé d'importants licenciements", note le quotidien qui considère que ces deux événements sont liés. "[L'accord] a été négocié par la Deutsche Post avec le syndicat Verdi en ayant pleinement conscience qu'il devrait être adopté par des concurrents plus faibles financièrement. L'accord ressemble à une manoeuvre cynique par la Deutsche Post pour briser la concurrence dans un marché bientôt libéralisé. (...) C'est mauvais pour l'Allemagne et pour l'Europe car cela restreint la concurrence et entrave la libéralisation du marché postal. C'est mauvais pour l'Allemagne parce que cela tue des emplois. Berlin doit déjà regretter d'avoir soutenu cette mesure." (07.12.2007)

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Le Temps - Suisse

Le projet Galileo n'a rien d'exemplaire

L'économiste français Elie Cohen regrette les nombreux obstacles rencontrés par le projet de système européen de navigation par satellite Galileo. "Quels enseignements tirer de cette longue gestation d'un projet européen qui se voulait exemplaire? S'agissant de la construction européenne, censée repartir de l'avant dès lors que des projets concrets, porteurs de croissance sont adoptés, force est de constater qu'il a fallu plus de cinq ans pour aboutir à une position commune alors que la dépense communautaire était de l'ordre de 2,5 milliards d'euros ! S'agissant du projet économique, le constat est plus sombre. Certes les industriels européens vont disposer de subventions, de marchés publics, ils vont pouvoir maîtriser une nouvelle technologie, mais ils ne s'engagent ni sur la réalité du marché ni sur un plan d'affaires. Galileo est donc davantage une plateforme technologique financée sur fonds publics qu'un projet industriel." (07.12.2007)

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CULTURE

El Periódico de Catalunya - Espagne

'L'Enfer' ouvre ses portes à Paris

Elianne Ros propose une visite d'une exposition parisienne interdite aux visiteurs âgés de moins de 16 ans, qui vient d'être inaugurée à la Bibliothèque François Mitterrand. "Le Grand dictionnaire universel du XXe siècle de Pierre Larousse définit l'enfer comme un 'endroit fermé d'une bibliothèque où l'on tient les livres dont on pense que la lecture est dangereuse'. C'est avec cette définition que débute l'exposition 'L'Enfer de la Bibliothèque, Eros au secret', qui montre pour la première fois à la lumière cinq siècles de documentation littéraire et graphique gardée sous clef dans les archives de la Bibliothèque nationale de France. Un fonds qui oscille entre érotisme et pornographie. (...) A travers 350 oeuvres, l'exposition propose un double itinéraire. D'un côté le contenu de 'L'Enfer', à savoir les documents, les livres et les images rassemblées sous ce nom. Et de l'autre l'histoire même de 'L'Enfer' depuis sa création." (07.12.2007)

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Libération - France

Le catalan est une grande langue européenne

Dans une interview menée par Natalie Levisalles, l'écrivain Sergi Pàmies, qui écrit des romans en catalan et des articles en espagnol, explique "qu'on peut être catalan d'expression espagnole, et on peut aussi être d'expression catalane sans être catalan. J'aime cette idée de ne pas dépendre d'un passeport pour écrire dans une langue. Mais il faut comprendre que le catalan est une des grandes langues d'Europe, avec une histoire et une littérature (...). Il faut éviter à tout prix de commettre des injustices. Ce serait une injustice de ne pas considérer comme d'illustres membres de la culture catalane des écrivains catalans qui sont de Barcelone et écrivent en espagnol, comme Mendoza, Vila-Matas, Vasquez Montalban, Carlos Ruiz Zafon. Et une injustice contraire d'oublier que cette grande langue européenne a de grands écrivains comme Josep Pla ou Quim Monzó." (06.12.2007)

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COULEURS LOCALES

Evenimentul Zilei - Roumanie

Le plus haut sapin d'Europe brille à Bucarest

C'est à Bucarest qu'on pourra cette année admirer le plus haut sapin de Noël d'Europe : tout en acier, il mesurera 76 mètres de haut. La ville espère ainsi entrer dans le livre Guinness des records. Cette création n'est pas du goût d'Adrian Georgescu. "En décembre, Bucarest, comme toutes les autres capitales européennes, se pare de mille feux. Nombre de Roumains accrochent des guirlandes bleues à leurs Dacia rouillées ou parfument leur pull-overs dans l'espoir de masquer la mauvaise odeur ambiante. (...) Le centre-ville ressemble à une discothèque en béton. Rien ne manque, même pas la touche artistique : le plus haut sapin de Noël d'Europe. La nuit, quand tous les chats sont gris et que tous les maires paraissent intelligents, on pourrait presque se sentir séduit. Mais de jour, le sapin ressemble à un vaisseau spatial (...). Son inauguration a rassemblé 100 000 spectateurs. Nous restons un peuple simple que quelques perles suffisent à conquérir." (07.12.2007)

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