Selon l'essayiste allemande Krisztina Koenen, les anciens cadres du parti auraient continué à développer leur réseau en Europe de l'Est après la chute du communisme. Et ces alliances, semblables à des clans, seraient les gagnantes de la chute du Mur. "L'idée selon laquelle les règles de la société sont définies par des personnes ou des groupes de personnes et non par le droit, est caractéristique de l'ensemble de l'élite politico-économique. Nous découvrons maintenant les terribles conséquences de l'impossibilité, à l'époque socialiste, de former toute élite extérieure aux sphères du pouvoir des partis d'Etat. On observe désormais la présence généralisée d'organisations dynastiques : leurs membres se marient entre eux, vont dans les mêmes universités, les mêmes fêtes, défendent mutuellement les intérêts de leurs enfants. (...) Les postes élevés au sein du système juridique, de la banque centrale, de l'administration fiscale et de la police sont la chasse gardée du clan vainqueur des élections. Le système financier, les entreprises, les médias et même l'ordre public sont répartis en fonction des exigences des clans ou leur appartiennent pendant toute la législature." (12.12.2007)
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