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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.12.2007

 

À LA UNE

De nouvelles relations entre Berlin et Varsovie ?

De nouvelles relations entre Berlin et Varsovie ?

 

La première visite officielle du nouveau Premier ministre polonais Donald Tusk en Allemagne était attendue avec une certaine impatience. En effet, du temps de son prédécesseur, Jaroslaw Kaczynski, les relations entre les deux pays s'étaient dégradées. Donald Tusk a proposé le 11 décembre à Berlin une alternative au projet controversé de centre à la mémoire des Allemands expulsés d'Europe de l'Est après 1945 : un musée européen sur la Deuxième Guerre mondiale à Gdansk. » suite

Extraits des publications suivantes:
Hospodářské noviny - République tchèque, Berliner Zeitung - Allemagne, Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

Hospodářské noviny - République tchèque

"Les amis ne doivent pas être d'accord sur tout, mais ils doivent pouvoir parler de tout", écrit Martin Ehl à l'occasion de la rencontre entre le Premier ministre polonais Donald Tusk et la chancelière Angela Merkel. "La rencontre d'hier a permis de constater que, lors de leurs prochains déplacements à l'étranger, Donald Tusk et ses ministres seront certes plus souriants et plus réservés. Mais à l'image du précédent gouvernement de Jaroslaw Kaczynski, ils défendront les intérêts polonais avec la même vigueur. Donald Tusk a bien préparé son voyage à Berlin. A l'occasion d'un grand entretien et d'un article publiés par le journal à sensation le plus lu outre-Rhin [Bild], il a expliqué clairement pourquoi la construction d'un centre berlinois à la mémoire des expulsés allemands, sous la houlette de l'Etat fédéral, était inacceptable pour la Pologne. Il a également manifesté son désaccord quant à l'aménagement d'un gazoduc germano-russe qui ne passerait pas par la Pologne." (12.12.2007)

Berliner Zeitung - Allemagne

Selon Frank Herold, la première visite officielle de Donald Tusk a été, d'un point de vue polonais, constructive. "La proposition de Donald Tusk de créer un musée européen consacré à la Deuxième Guerre mondiale à Gdansk méritait autre chose que la froide approbation de la chancelière Merkel. (...) Un musée situé dans la ville où le conflit a démarré il y a 70 ans pourrait, pour la première fois, relier tous les aspects et raconter les événements d'un point de vue européen, sans accusations ou surenchère teintée de mythologies locales. Dans ce contexte, la mise en place d'une coopération d'envergure internationale constituerait indubitablement un effort germano-polonais payant pour instaurer la confiance entre les deux pays. Toutefois, la commémoration des événements historiques n'en deviendrait pas superflue. C'est pourquoi il est judicieux que Donald Tusk ait abandonné son idée initiale consistant à utiliser son musée pour remplacer le centre de documentation berlinois sur les expulsés prévu par le gouvernement fédéral. Se lancer dans un concours du souvenir serait une mauvaise approche." (12.12.2007)

Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

Angela Merkel a salué la proposition de construction d'un musée européen de la Deuxième Guerre mondiale à Gdansk mais reste néanmoins attachée à l'idée d'un centre consacré aux expulsions allemands. Andrzej Talaga commente cette décision avec déception. "On ne peut pas vraiment dire que cette visite soit un succès. En réalité, Donald Tusk s'est heurté à un mur. On ne peut pas lui reprocher de ne pas sortir vainqueur de cette confrontation. Cette visite démontre que les tensions dans les relations germano-polonaises n'étaient pas imputables aux phobies anti-allemandes du précédent gouvernement, mais à la position inflexible de Berlin. En ce qui concerne les expulsés et le gazoduc, l'Allemagne campe obstinément sur ses positions. Si le plus fort et le plus riche ignore les craintes de son ami plus faible, il s'agit là d'une amitié bien étrange." (12.12.2007)

RÉFLEXIONS

Die Welt - Allemagne

Krisztina Koenen et les anciennes élites d'Europe de l'Est

Selon l'essayiste allemande Krisztina Koenen, les anciens cadres du parti auraient continué à développer leur réseau en Europe de l'Est après la chute du communisme. Et ces alliances, semblables à des clans, seraient les gagnantes de la chute du Mur. "L'idée selon laquelle les règles de la société sont définies par des personnes ou des groupes de personnes et non par le droit, est caractéristique de l'ensemble de l'élite politico-économique. Nous découvrons maintenant les terribles conséquences de l'impossibilité, à l'époque socialiste, de former toute élite extérieure aux sphères du pouvoir des partis d'Etat. On observe désormais la présence généralisée d'organisations dynastiques : leurs membres se marient entre eux, vont dans les mêmes universités, les mêmes fêtes, défendent mutuellement les intérêts de leurs enfants. (...) Les postes élevés au sein du système juridique, de la banque centrale, de l'administration fiscale et de la police sont la chasse gardée du clan vainqueur des élections. Le système financier, les entreprises, les médias et même l'ordre public sont répartis en fonction des exigences des clans ou leur appartiennent pendant toute la législature." (12.12.2007)

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El País - Espagne

Joseph E. Stiglitz défend l'idée d'imposer une taxe carbone

Dans une tribune diffusée par Project Syndicate, l'économiste américain Joseph E. Stiglitz s'interroge sur l'efficacité des permis d'émission de CO2 négociables présents dans le protocole de Kyoto et actuellement discuté à Bali dans le cadre de la conférence onusienne sur le climat (UNFCCC). "L'efficacité économique exige que ceux qui produisent les émissions en paient le prix et la forme la plus simple de les obliger à la faire est une taxe carbone . On pourrait parvenir à un accord international au terme duquel chaque pays fixe une taxe carbone, selon un taux adapté (en fonction du coût social global). (...) Les industries polluantes préfèrent logiquement le système d'échange. Il les incite certes à moins polluer mais leur permet surtout de compenser largement ce qu'elles auraient à payer avec un système de taxes. (...) L'Europe s'est habituée à cette idée d'échange et nombreux sont ceux qui refusent toute alternative. Mais personne n'a proposé une base juste pour la répartition des droits d'émission." (12.12.2007)

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POLITIQUE

The Times - Royaume-Uni

Gordon Brown signera en privé le traité modifié de l'UE

Le quotidien souligne le malaise du Premier ministre britannique Gordon Brown au moment de signer le traité européen modifié à Lisbonne le 13 décembre. "Le Premier ministre se lèvera et prendra son petit déjeuner à sa résidence officiel au 10 Downing Street, puis fera face aux questions d'une commission parlementaire et montera à bord d'un jet à destination du Portugal. Il ratera malheureusement la cérémonie officielle de ratification d'un traité qui n'ose pas dire son nom, mais le signera en privé, sans photographe. (...) Gordon Brown fait face à deux risques. Le premier est que ce traité sera condamné par l'histoire. (...) Le second, c'est de se confronter au ridicule, sur l'air d'une comptine bien connue. 'Signe, signe, signe, disent-ils/ Signe roi Jean, ou abdique/ et le roi Jean signa' [en 1215, Jean sans Terre fut contraint de signer la Grande Charte sous la menace de barrons anglais]. Sauf qu'avec 'Gordon', ça ne colle pas." (12.12.2007)

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Le Monde - France

La Russie entretient les 'conflits gelés' à sa frontière

Le chroniqueur Daniel Vernet analyse le rôle joué par Moscou dans différents "conflits gelés" en Europe centrale, par exemple en Abkhazie, en Ossétie du Sud, au Haut-Karabakh ou en Transnistrie. "A part des incidents sporadiques, la situation dans ces régions est figée depuis des années. Les Etats centraux ne sont pas en mesure, politiquement ou militairement, d'en reprendre le contrôle. La Russie, qui soutient les séparatistes, ne va pas jusqu'à reconnaître leur souveraineté. (...) Pour une raison pratique : ne pas provoquer une contagion dans les républiques caucasiennes appartenant à la Fédération russe. (...) Le statu quo est idéal pour elle. Il lui permet d'avoir un moyen de pression sur ses voisins et d'entretenir des abcès de fixation dans des Etats qui regardent vers l'Ouest." (12.12.2007)

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Phileleftheros - Chypre

L'indépendance du Kosovo, une menace pour Chypre

"En visite à Chypre le 10 décembre, le ministre russe des Affaires Etrangères Sergueï Lavrov a mis l'UE en garde contre les conséquences pour la région de l'indépendance du Kosovo", rappelle l'éditorialiste Costas Venizelou qui partage la même opinion. "Proclamer l'indépendance du Kosovo en tant qu'Etat, c'est reconnaître l'invasion militaire d'un Etat. C'est exactement le cas de Chypre, victime de l'invasion de l'armée turque en 1974 et qui a perdu un quart de son territoire. Reconnaître l'indépendance du Kosovo ouvrirait la porte à la reconnaissance de l'indépendance de Chypre Nord et ruinerait tout espoir de réunification de l'île toujours divisée. La Turquie souhaite l'indépendance du Kosovo pour que son agression de 1974 soit légalisée. La Grèce devrait également se méfier de toute action des Kosovars puisque la région de Thrace, dans le nord, est occupée par une grande minorité musulmane." (12.12.2007)

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Irish Examiner - Irlande

Le progrès a modifié l'intégration des immigrés

Le chroniqueur Steven King craint que l'intégration en Irlande de migrants provenant d'Europe de l'Est soit freinée par les forts liens qu'ils conservent avec leur pays d'origine. "Les communications modernes permettent aux migrants d'être physiquement à un endroit tout en étant émotionnellement et intellectuellement ailleurs. Les migrants peuvent aujourd'hui préserver des liens étroits avec leur pays grâce aux chaînes satellitaires, en lisant des quotidiens écrits dans leur langue, en joignant au téléphone leurs proches et leur amis en ne payant la minute que quelques cents et en voyageant dans leur pays pour un tarif équivalent au prix d'un billet de train Dublin-Cork. C'est l'un des bons côtés de la mondialisation. Venir ici en Irlande ne signifie plus vraiment quitter son pays. Mais il y a un revers de la médaille. Nous pouvons parfois nous sentir plus proches de gens à des milliers de kilomètres que de notre voisin. Cela fragmente le pays profondément. Cela serait bien si nous avions un substitut pour l'Etat nation, mais nous n'en avons pas et pour cette raison, cette fragmentation est un vrai problème." (12.12.2007)

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Dagbladet Information - Danemark

Pas de référendum sur le traité européen au Danemark

Le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen a annoncé le 11 décembre que le nouveau traité européen ne sera pas soumis à un référendum. Selon la Constitution, un référendum ne peut être organisé que lorsque se produit un transfert de souveraineté. Le journal soutient la position gouvernementale. "Cinq cents à mille pages d'un texte européen compliqué se prêtent mal à un référendum. (...) Néanmoins, le gouvernement et les sociaux-démocrates doivent avancer des arguments sensés pour refuser cette consultation du peuple. Il est inutile de jongler avec des questions juridiques sur le traité et le transfert de souveraineté. Il serait bien plus honorable de renforcer la démocratie parlementaire et de connaître précisément les implications de ces décisions pour le Parlement danois. Les élus du peuple sont là pour représenter les intérêts du Danemark au niveau international, quelle que soit leur opinion politique." (12.12.2007)

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La Repubblica - Italie

Les camionneurs provoquent une nouvelle crise politique en Italie

Pour protester contre la hausse du prix des carburants, plusieurs milliers de camionneurs italiens ont décidé de bloquer les routes et les autoroutes, en empêchant ainsi l'approvisionnement des stations d'essence. "Derrière cette grève sauvage des poids lourds (...), il y a la question fondamentale de la légalité, du respect ou de violation de la loi", explique l'éditorialiste Giovanni Valentini. "Cette question en touche une autre encore plus grave, celle du principe d'autorité, de légitimité du pouvoir politique, donc de sa capacité à imposer démocratiquement à la collectivité, les règles de cohabitation civile (...). Il ne s'agit pas d'un problème de gauche ou de droite, de tel ou tel gouvernement, de majorité forte ou affaiblie. Il s'agit du déficit de crédibilité de la classe politique, du déficit d'autorité et de consensus, qui menace de désagréger le tissu social. Les intérêts particuliers, les égoïsmes et les revendications corporatistes risquent de le faire exploser". (12.12.2007)

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ÉCONOMIE

Standart - Bulgarie

La Roumanie réussit mieux que la Bulgarie dans l'UE

Voilà près d'un an, la Roumanie et la Bulgarie entraient dans l'UE. Le bilan économique roumain est bien meilleur que le bilan bulgare. Le journaliste bulgare Martin Karbowsky cherche les raisons de ce succès. "Les bonnes performances de l'économie roumaine sont certainement dues au fait que le marché roumain, plus proche de la France, est trois plus important que le marché bulgare. Mais il existe d'autres facteurs non négligeables. Au début de la transition, la Roumanie a été intransigeante avec l'ancienne classe politique. (...) Les violentes querelles entre les Roumains et le pouvoir communiste n'ont laissé aucune illusion à ces derniers : ils ne pourraient pas continuer à gouverner le pays. Les Roumains n'ont pas commis les mêmes erreurs que les Bulgares : modifier le système économique sans remplacer les représentants de l'ancien système." (12.12.2007)

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MÉDIAS

La Libre Belgique - Belgique

La télévision belge a joué un rôle d'électrochoc avec 'Bye Bye Belgium'

Le 13 décembre 2006, la chaîne francophone de la télévision publique belge RTBF diffusait une émission spéciale très réaliste mettant en scène la partition de la Belgique. Le journaliste Roland Planchar estime que cette fiction a permis de lancer un véritable débat. "Si on reparle de 'Bye Bye Belgium' un an plus tard, c'est bien parce que la caricature (...) avait, comme toute caricature, un pied dans la réalité. Certes la chaîne publique a brisé un tabou, an abattant joyeusement le royaume, en mettant négligemment Albert II au rancart, en esquissant une Flandre méchante. Mais l'électrochoc a aussi été à l'origine de quantité de réflexions sur l'avenir et d'actions pour mieux se (re)connaître. Et s'il y en a qui veulent la fin de la Belgique, ce n'est pas la RTBF qui l'a inventé : elle a eu le courage de le crier, c'est tout. Mais il est toujours facile de tirer sur le messager..." (12.12.2007)

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CULTURE

Télérama - France

Le cinéma délaisse les classes populaires

Interviewé par Jacques Morice à l'occasion de la sortie en France de son nouveau film 'La graine et le mulet', le cinéaste français Abdellatif Kechiche explique les raisons qui l'amènent à tourner des films se déroulant dans des milieux populaires. "Tous ceux qui viennent d'un milieu ouvrier ont toujours un malaise [à trouver leur place]. C'est difficile d'accéder à un statut supérieur, une autre culture. On se sent toujours un peu exclu. (...) Je suis devenu cinéaste avec la peur d'être rattrapé par ma condition sociale. Il me faut fournir plus d'efforts pour acquérir ma liberté d'artiste. Il me semble que c'était plus facile avant, qu'il y avait davantage de brassage social. Même les sujets des films concernaient davantage le milieu populaire. A part [Ken] Loach ou [Robert] Guédiguian, peu de cinéastes s'intéressent à cette classe... Le cinéma avait la vertu d'unir. Ce qui n'a rien à voir avec la recherche de recettes pour attirer le plus grand nombre, pour être soi-disant populaire." (12.12.2007)

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Observator Cultural - Roumanie

Bucarest : exposition sur la culture transylvanienne

Le Musée national d'histoire de Bucarest expose actuellement les oeuvres du sculpteur et photographe germano-roumain Peter Jacobi. Elle présente des photographies de villages à l'abandon ou en ruines, situés en Transylvanie. Selon Maria-Magdalena Crisa, "les oeuvres de l'exposition sont un vrai signal d'alarme. Elles devraient déclencher une réaction immédiate des autorités locales et de tous ceux qui sont préoccupés par l'héritage culturel de ce pays. (...) Peter Jacobi a exploré des régions quasi inconnues, de petits villages désertés. (...) Dans un appel à la sauvegarde des monuments de l'architecture transylvanienne, Peter Jacobi écrit : 'La Transylvanie est unique et forme un tout. Même la perte de certains objets de cet espace culturel est pénible, car la spécificité, le charme et l'unicité de la Transylvanie ne se trouvent pas dans des objets isolés, mais dans sa globalité'." (12.12.2007)

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