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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 19.12.2007

 

À LA UNE

Timochenko à la tête d'une fragile coalition en Ukraine

Timochenko à la tête d'une fragile coalition en Ukraine

 

L'Ukraine vit depuis plusieurs mois une crise politique qui a conduit le président Viktor Iouchtchenko à organiser des législatives anticipées le 30 septembre dernier. Après plusieurs semaines de négociations, Ioulia Timochenko, déjà Premier ministre de février à septembre 2005, a été élue à la tête du gouvernement par le Parlement ukrainien. Elle est désormais prête à ce que l'Ukraine intègre l'UE et l'OTAN. Mais son gouvernement peut-il tenir longtemps ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Frankfurter Rundschau - Allemagne, Financial Times - Royaume-Uni, Neue Zürcher Zeitung - Suisse, Sme - Slovaquie

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Knut Krohn rappelle que Ioulia Timochenko a été élue à une courte majorité. "La coalition composée du 'bloc Timochenko' et du parti du président 'Notre Ukraine' est extrêmement fragile et ne repose que sur une majorité de seulement deux votes après les élections législatives du 30 septembre. (...) Le fossé entre les deux partis était déjà flagrant pendant les débats sur la coalition, qui ont été occultés par de vives tensions. A plusieurs reprises, le président Viktor Iouchtchenko a exigé l'intégration dans une grande coalition du 'Parti des régions' de l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovitch, premier groupe parlementaire grâce à ses 175 sièges. (...) Toutefois, le président avait également pour objectif d'amoindrir l'influence de Ioulia Timochenko au sein du gouvernement. Au final, elle a toujours refusé de pactiser avec Viktor Ianoukovitch." (19.12.2007)

Financial Times - Royaume-Uni

Le quotidien estime que "Ioulia Timochenko devra se battre pour garder son poste. Elle doit bâtir une meilleure relation avec Viktor Iouchtchenko. Tous deux, qui ont été brièvement dans le même camp en 2004 lors de la révolution orange, se sont vite brouillés par la suite (...). Leurs orientations politiques personnelles se sont depuis rapprochées. Timochenko a fait un pas vers les positions du président, plus favorables à des politiques pro-occidentales, notamment sur la question de l'adhésion à l'UE et à l'OTAN. Elle a calmé ses attaques contre le milieu des affaires, bien qu'elle reste déterminée à combattre la corruption. (...) Les priorités économiques devraient être de réduire la corruption, la paperasserie, poursuivre les privatisations et réformer le sombre secteur énergétique. Les démarches en vue de l'accession du pays à l'Organisation mondiale du commerce, longtemps le premier objectif économique d'Iouchtchenko, doivent aller de l'avant. En dépit d'une forte croissance économique, l'Ukraine a peu de temps à perdre. La pauvreté répandue, la faiblesse des infrastructures et des services publics inadéquats sont tous des dossiers urgents." (19.12.2007)

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Après l'élection de Ioulia Timochenko, Reinhard Meier estime que tout le monde va devoir apprendre à faire des concessions. "Le président Iouchtchenko, qui a tendance à être indécis, doit se montrer plus coopératif et surmonter son aversion envers son nouveau Premier ministre populiste pour espérer que le gouvernement orange ait une chance d'accomplir un travail constructif. En outre, Ioulia Timochenko dispose de meilleurs atouts dans son jeu que son partenaire et opposant au gouvernement. D'ici les prochaines élections présidentielles, fin 2008, elle a de bonnes chances de devenir chef de l'Etat, même si sa carrière de Premier ministre devait s'en trouver raccourcie. (...) Mais ce ne sont que de pures spéculations. Une seule chose est claire : pour choisir ses députés et ses hauts magistrats, l'Ukraine affiche aujourd'hui un pluralisme et une ouverture plus marqués, et donc plus démocratiques, que son voisin russe." (19.12.2007)

Sme - Slovaquie

Peter Morvay souligne les problèmes auxquels Timochenko va se trouver confrontée : "Depuis son premier mandat, la crise économique s'est aggravée. Reste à savoir si Ioulia Timochenko peut réellement lutter contre la corruption permanente apparue à l'occasion des privatisations. Sur ce point, on ne peut pas vraiment dire qu'elle soit innocente. En outre, des tendances séparatistes se dessinent dans l'est de l'Ukraine, plus proche de Moscou que de Kiev. Et Moscou ne manquera pas de veiller à ce que son voisin, dont la position stratégique est essentielle, ne demande pas son adhésion à l'OTAN. Dans cette lutte pour l'Ukraine, l'attitude de l'Occident peut s'avérer décisive. L'Ouest doit comprendre que le gouvernement ukrainien actuel est malgré tout la meilleure solution." (19.12.2007)

RÉFLEXIONS

Die Zeit - Allemagne

Ulrich Beck dénonce le totalitarisme religieux

A l'approche de Noël, le sociologue Ulrich Beck écrit dans une longue réflexion que 'Dieu est dangereux'. Il avance cinq thèses expliquant pourquoi l'humanisme de la religion cache en réalité un noyau totalitaire. "De par sa nature, la religion est absolue ; la foi est son noyau. En comparaison, toutes les autres différences et contradictions sociales sont insignifiantes. Le Nouveau Testament dit que nous sommes tous égaux devant Dieu. Cette égalité, cette suppression des limites qui divisent les hommes, les groupes, les sociétés et les cultures constituent le fondement social des religions (chrétiennes). Mais cela a pour conséquence d'établir - avec le même absolutisme qui supprime la frontière entre le social et le politique - une nouvelle distinction fondamentale et une nouvelle hiérarchie dans le monde : celle qui fait la différence entre les croyants et les non-croyants." (19.12.2007)

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Delfi - Estonie

Vilja Kiisler critique les démocrates occidentaux

La journaliste et commentatrice estonienne Vilja Kiisler déplore que les défendeurs des valeurs occidentales aient une vision étriquée du monde : "L'occidental moderne est généralement chrétien ou n'a pas de religion. Pour lui, toutes les autres religions sont des phénomènes marginaux. L'occidental éclairé se montre certes tolérant envers les membres d'autres communautés religieuses, mais les non-chrétiens sont systématiquement catalogués comme appartenant aux 'autres'. Toutefois, il n'exprime pas ouvertement cette opinion car elle serait considérée comme peu courtoise et non politiquement correcte. Enfin, les Occidentaux modernes estiment que les petits Etats et leurs représentants sont secondaires et que seuls les ressortissants et représentants de grands pays constituent la norme." (19.12.2007)

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POLITIQUE

La Libre Belgique - Belgique

La Belgique se dote d'un gouvernement intérimaire

Après six mois de crise, le Premier ministre sortant Guy Verhofstadt a réussi mardi 18 décembre à former un gouvernement intérimaire, chargé de traiter les affaires urgentes. Yves Leterme, dirigeant du parti chrétien-démocrate flamand (CDV), vainqueur des élections du 10 juin dernier, prendra la tête du gouvernement définitif le 23 mars 2008. "Finalement, le bon sens [a] pris le dessus", se félicite l'éditorialiste Michel Konen. "Guy Verhofstadt a dû écouter, intégrer et imaginer des solutions. C'est dans ce domaine qu'il excelle. Naturellement, la solution trouvée pour sortir de la crise est d'une nature tellement belge qu'elle défie toutes les analyses des politologues les plus avertis. C'est du 'ex nihilo', comme on dit en langage savant, entendez du jamais vu dans l'histoire politique du pays." (19.12.2007)

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Kathimerini - Grèce

Coopération énergétique gréco-russe

"La visite du Premier ministre Costas Caramanlis en Russie du 17 au 19 décembre et la signature définitive de l'accord sur l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis marque la dernière étape de la longue course diplomatique de la Grèce", écrit le quotidien. "Constantin Caramanlis a fait les premiers efforts (pendant les difficiles années de la Guerre froide, qui plus est), le PASOK [parti socialiste] a continué et cela porte finalement ses fruits. La Grèce appartenait et continuera à appartenir à l'Occident, mais elle est placée à la croisée des chemins, ce qui profite à nos intérêts et permet de former un pont vers l'Est. Nous devrions tirer pleinement avantage de cette position geo-économique et considérer le fait que chaque parti politique a appliqué cette stratégie comme digne d'éloges. (...) La Grèce se trouve maintenant dans la position pour devenir le centre énergétique de l'Europe du sud." (19.12.2007)

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La Repubblica - Italie

L'Italie engagée contre la peine de mort

"L'adoption mardi 18 décembre par l'Assemblée générale de l'ONU d'une résolution appelant à un moratoire sur la peine de mort est une grande victoire de l'Europe et surtout de l'Italie dont la diplomatie, habilement dirigée par son ministre des Affaires étrangères Massimo d'Alema, a mené une action intelligente et efficace à New York", analyse Antonio Cassese, professeur de droit à l'université de Florence. "Avec cette résolution un point important dans la bataille pour la civilisation a été marqué. La résolution n'oblige pas les pays à suspendre les exécutions capitales ou abroger les lois en vigueur, elle les exhorte à le faire. Elle n'aurait donc qu'une valeur symbolique ? (...) Pas du tout. En premier lieu, elle fournit un argument politique aux nombreux gouvernants, qui aimeraient appliquer le moratoire mais qui se heurtent en interne à l'opinion publique ou à des mouvements politico-religieux." (19.12.2007)

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ÉCONOMIE

Upsala Nya Tidning - Suède

La justice européenne déboute les syndicats suédois

La Cour européenne de justice a décidé que les syndicats ne pouvaient pas contraindre les entreprises d'un autre pays de l'UE à payer les salaires locaux. La Cour s'est appuyée sur une affaire qui s'est déroulée à Vaxholm, en Suède. Un entrepreneur letton versait à ses employés un salaire correspondant au revenu minimum letton. En réaction, les syndicats suédois avaient bloqué tous les chantiers de l'entreprise. Le journal salue le jugement de la Cour : "En Lettonie, le niveau de vie et les salaires augmentent et rattrapent les autres pays de l'UE. Dans un tel contexte, le dumping social est toujours plus improbable. La liberté du marché intérieur européen est bénéfique pour tous : dans un avenir proche, les Lettons ne seront pas les seuls à concurrencer les Suédois ; les Suédois pourront faire de même en Lettonie et dans les nouveaux pays de l'UE." (19.12.2007)

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MÉDIAS

Diario Sur - Espagne

Une taxe contre le téléchargement illégal en Espagne

Les ministères de la culture et de l'industrie espagnols se sont mis d'accord mardi 18 décembre pour prélever une taxe sur les supports qui permettent de télécharger et de conserver du contenu numérique ainsi que les téléphones mobiles, les MP3 et les clés USB. Le quotidien déplore "l'application généralisée de cette taxe, qui suppose non seulement que tous les citoyens téléchargent des films, de la musique et des sonneries de téléphone, mais aussi que la grande majorité d'entre eux sont impliqués quotidiennement dans le piratage. (...) Il faut trouver des formules qui n'augmentent pas le prix des produits technologiques, et font ainsi obstacle à notre adaptation à la société de l'information. Il faut aussi éviter que cette taxe devienne une excuse pour considérer que la copie privée, le piratage et le détournement des droits d'auteurs sont justifiés." (19.12.2007)

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CULTURE

The Guardian - Royaume-Uni

Les musées bientôt transformés en centres commerciaux

Le critique d'art Paul Arendt note que les musées sont plus remplis que jamais à l'approche des fêtes et se demande si la foule regarde vraiment les oeuvres exhibées. "Les musées nationaux et les galeries d'art font face à une pression grimpante venant du gouvernement pour qu'ils trouvent leurs propres sources de financement. La nécessité de s'appuyer sur la vente au détail a généré plusieurs idées imaginatives. Des produits sont créés en collaboration avec des artistes. Au mieux (ou au pire, selon votre point de vue) ils brouillent la ligne entre la boutique et le lieu d'exposition. Grâce à des trousses de toilette avec la Vénus de Rokeby peinte par Velazquez, des cravates avec des paysages peints par Canaletto, des maniques Andy Warhol et des boucles d'oreilles Van Gogh, les boutiques de musée sont le lieu où l'histoire d'amour éternelle entre l'art et le commerce se consomme dans la joie (et à un prix abordable). (...) Mais les produits qui se vendent le mieux restent les livres et les catalogues d'exposition, nous rassurant sur le fait que les gens vont toujours au musée pour regarder les oeuvres qui s'y trouvent." (19.12.2007)

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COULEURS LOCALES

România Liberă - Roumanie

La Roumanie rêve de rétablir la monarchie

Ioan Vianu se remémore la journée du 30 décembre 1947, pendant laquelle le régime communiste força le roi roumain Michel Ier à abdiquer. "A l'époque, j'étais un adolescent. Je me rappelle qu'une profonde tristesse avait saisi tout le pays, un peu comme si nous avions tous perdu un parent proche. Certes, les communistes contrôlaient déjà toutes les sphères du pouvoir, mais cette abdication forcée de notre souverain nous a laissé une impression d'abandon. Actuellement, un appel au rétablissement de la monarchie circule. Cet appel a été signé par des célébrités. Leurs raisons sont certainement respectables, mais seul un régime parlementaire peut garantir la bonne marche d'un pays. Pour cela, nous avons besoin d'un Parlement 'propre' et c'est précisément ce qui nous manque. Si nous ne parvenons pas à élire un tel Parlement, peu importe que nous ayons un roi ou pas, nous sommes condamnés au déclin, ainsi que nos députés." (19.12.2007)

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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

Le Noël polonais donne de nouvelles saveurs au Noël britannique

Tim Dowling, du quotidien britannique The Guardian, raconte dans un article repris par le journal polonais comment les immigrants polonais installés en Grande-Bretagne contribuent à leur manière aux fêtes de Noël. "Les Polonais insufflent un nouvel esprit de Noël au Royaume-Uni. A l'école, nos enfants apprennent des chants de Noël polonais et, dans les maisons, flotte bien avant les fêtes une délicieuse odeur de pain d'épice. A elles seules, les ventes de produits alimentaires polonais ont grimpé de 500 % ! (...) Les Britanniques lassés de la lourdeur de leur pudding découvrent, non sans une certaine curiosité, de nouveaux parfums et de nouveaux plats, tels que les carpes, devenues entretemps pour les Britanniques le symbole du Noël polonais. Les magazines proposent même des recettes de carpes. Il est fort possible que de nombreux Britanniques goûtent cette 'étrange' spécialité." (19.12.2007)

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CHOUX DE BRUXELLES

La Vanguardia - Espagne

Felipe González est-il apte à diriger le 'Conseil des sages' de l'UE ?

Baltasar Porcel n'adhère pas à la joie de ses compatriotes concernant la nomination de Felipe González, ancien Premier ministre socialiste espagnol (1982-1996), à la tête du groupe de réflexion de l'UE. "Felipe González [a de nombreuses] qualités politiques, mais qui ne semblent pas être utiles dans le cadre du comité. Celui-ci doit étudier et conseiller sur des questions telles que le réchauffement climatique, l'éducation, la mondialisation, des domaines où on ne sait rien des connaissances de González. Il est tout le contraire d'un Al Gore, qui a montré avec un livre, un film, des articles, des conférences, sa préoccupation profonde et ancienne pour ces thèmes. (...) González n'a pas su résoudre la question du terrorisme d'ETA en Espagne. (...) Et comment fera-t-il face à la complexe question des minorités, avec le cas brûlant du Kosovo à l'ordre du jour, alors que l'on se déchire encore ici sur les problèmes basque et catalan..." (19.12.2007)

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