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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 25.02.2008

 

À LA UNE

Chypre a élu un président communiste

Chypre a élu un président communiste

 

Demetris Christofias, secrétaire général du Parti progressiste des travailleurs (AKEL), a remporté le 24 février l'élection présidentielle chypriote. Il a recueilli au second tour de scrutin 53,36 % des voix, contre 46,64 % pour le conservateur Ioannis Kasoulides. Le nouveau chef d'Etat parviendra-t-il à débloquer les négociations et à obtenir la réunification de l'île ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Neue Zürcher Zeitung - Suisse, Open Democracy - Royaume-Uni, Politis - Chypre

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Victor Kocher indique que "Chypre est le premier Etat de l'Union européenne à avoir choisi un président communiste. Agé de 61 ans, le politicien Demetris Christofias présente quelques ressemblances avec un apparatchik : historien formé à Moscou, dirigeant de longue date du parti communiste chypriote (AKEL), détenteur d'un mandat parlementaire depuis 1991 et président de la Chambre des députés depuis 2001. Toutefois, sous la pression de la société, son parti a, bien avant la chute de l'Union soviétique, progressivement amorcé un virage vers le socialisme, à l'image du parti La Gauche en Allemagne. Les promesses de campagne du nouveau président mettent surtout l'accent sur la politique sociale et l'utilisation des liens historiques entre les formations de gauche des deux côtés de l'île [Mehmet Ali Talat, le président de la République turque de Chypre du Nord est également issu d'un parti de gauche] pour trouver un compromis juste." (25.02.2008)

Open Democracy - Royaume-Uni

James Ker-Lindsay, directeur du réseau de recherches Civilitas, se penche sur l'idée selon laquelle les résultats des élections mèneront à une reprise immédiate des pourparlers de paix. "Ce serait bien sûr une bonne chose de voir les Chypriotes Turcs et Grecs reprendre langue le plus vite possible. Mais la communauté internationale doit rester vigilante et ne pas donner l'impression de mettre trop de pression sur le nouveau président s'il ne se précipite pas à la table des négociations. Pour des raisons de politique intérieure, le prochain président devra agir avec un certain degré de prudence. S'il semble vouloir précipiter une résolution du conflit et accepter la paix sans prendre garde aux conditions, les espoirs de paix pourraient faire long feu. (...) Le nouveau président devra aussi voir à gagner l'appui des Chypriotes grecs. Cela sera plus difficile que plusieurs observateurs étrangers le croient. (...) Plusieurs personnes voudront être sûrs que les questions liées à la sécurité, à la propriété, aux réfugiés, à l'immigration, à l'économie et à la Constitution soient traitées correctement." (22.02.2008)

Politis - Chypre

Andres Parachos juge infondées les réserves émises par certains journaux étrangers à l'égard de Demetris Christofias. "Comme si l'île d'Aphrodite était retournée un siècle en arrière et allait devenir le Cuba de la Méditerranée. Mais nous, les Chypriotes, savons bien que le parti communiste (AKEL) n'est pas, et n'a jamais été, un parti communiste traditionnel. (...) Depuis l'indépendance en 1960, il a toujours fait partie des différents gouvernements. C'est plus un parti modéré, de type social-démocrate, qu'autre chose. Son arrivée au pouvoir suscite l'espoir, celui de résoudre vite, très vite, la question de Chypre divisée depuis près de 34 ans. (...) Christofias a lancé un message au leader chypriote turc [Mehmet Ali Talat], lui aussi communiste, un message d'union, visant à reprendre des négociations de paix. Les deux dirigeants de l'île ont des affinités. Ils sont modérés et pourront tourner le dos aux grandes puissances qui se disputent l'île mais ne font rien pour régler le problème." (25.02.2008)

RÉFLEXIONS

El País - Espagne

José Ignacio Torreblanca déplore la fragmentation du pouvoir européen

Le politologue espagnol José Ignacio Torreblanca estime que les divisions au sein des Etats membres sur la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo soulignent une nouvelle fois les limites de l'UE. "Le Kosovo est un autre défi au pouvoir européen, un pouvoir qui, malgré une immense base économique, démographique et politique, ne parvient pas à s'imposer. En l'absence de changement, ces défis seront de plus en plus fréquents étant donné que le monde qui prend forme depuis le début du siècle suit des directions incompatibles avec les intérêts et les valeurs que l'Europe défend. (...) Le problème de l'Europe n'est pas qu'elle manque de pouvoirs, c'est la fragmentation de ces pouvoirs qui conduit à l'inefficacité. Au vu de cette fragmentation, on comprend pourquoi Moscou se permet de défier aussi ouvertement les Européens alors qu'ils dépassent 3,5 fois la Russie au niveau démographique, 10 fois en terme de dépenses militaires et 15 fois en termes économiques." (25.02.2008)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Saskia Sassen analyse la disparition de l'agora

Dans un entretien avec Petra Steinberger, la sociologue américaine Saskia Sassen évoque l'avenir des villes. "De tout temps, la ville a été le lieu de la critique et de la discussion. Pourtant, le concept même de l'agora est aujourd'hui mis à mal car les hommes mènent désormais une existence au sein de leurs univers. L'agora était le lieu de rencontre des couches et classes sociales les plus variées. Aujourd'hui, on trouve non seulement des 'gated communities' [quartiers résidentiels protégés] clairement délimités, mais également des barrières invisibles. Seul un certain groupe de personnes entre dans ces quartiers du luxe et il n'existe plus quasiment aucune interaction. (...) Les classes supérieures et inférieures connaissent des transformations. Les premières s'orientent vers la mondialisation. Les secondes sont en proie à la paupérisation, au multinationalisme et à l'internationalisme, comme le montre le débat sur l'immigration. De nombreux événements se déroulent certes dans les villes, mais l'agora, en tant que lieu de rencontre de toutes ces tendances, a disparu. L'espace public a cédé la place à un simple accès public." (25.02.2008)

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POLITIQUE

Jyllands-Posten - Danemark

Les Britanniques ont raison de durcir la loi sur l'immigration

En Grande-Bretagne, le Parti travailliste envisage de modifier la loi sur l'immigration, entre autres afin que la nationalité britannique ne soit plus accordée automatiquement après avoir séjourné un certain laps de temps dans le pays. Le journal danois salue l'initiative. "Le débat britannique sur l'intégration a longtemps été marqué par la crainte du conflit et le politiquement correct. Mais, heureusement, la situation a changé. Ces nouveaux signaux sont importants pour le Danemark et les autres pays européens confrontés à des problèmes d'immigration et d'intégration. Du point de vue des Danois, le nouveau souffle britannique du changement est salutaire et une grande partie de la population le soutient." (25.02.2008)

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The Irish Times - Irlande

L'Irlande du Nord et l'Ecosse font cause commune face à Londres

Le quotidien souligne le rapprochement entre le Premier ministre écossais Alex Salmond et son homologue nord-irlandais Ian Paisley, qui se sont rencontrés à Edimbourg le 19 février. "Ils se sont engagés à travailler ensemble sur les dossiers des transports, de l'énergie ou de la fiscalité au sein d'un Royaume-Uni en cours de décentralisation. L'Irlande du Nord et l'Ecosse ont tout intérêt à collaborer dans leur dialogue avec le gouvernement britannique et Westminster. Salmond et Paisley se sont d'ailleurs connus au Parlement britannique où ils siègent comme chefs de partis minoritaires. Marginalisés par les grands partis, ils en ont pris ombrage et ont depuis fait cause commune pour militer en faveur d'une plus grande dévolution en faveur de l'Irlande du Nord et de l'Ecosse. A Edimbourg, Salmond a récemment déclaré que la signature d'un accord entre Ecossais, Gallois et Nord-Irlandais visant à inciter Londres à leur accorder plus de pouvoirs en matière fiscale démontrait que 'le progrès est possible' dans ce dossier ainsi que pour d'autres questions économiques." (25.02.2008)

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Newsweek Polska - Pologne

Le Groupe de Visegrad divisé à propos du Kosovo

Aleksander Kaczorowski déplore que le Groupe de Visegrad - une alliance composée de la Pologne, de la Hongrie, de la République tchèque et de la Slovaquie - n'ait pas une ligne commune concernant la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo. "La Pologne n'a pas reconnu immédiatement l'indépendance du Kosovo. (...) Les politiciens polonais doivent décider si leur pays doit être de ceux qui donnent le ton en matière de politique européenne. A moins que nous ne souhaitions reconnaître l'indépendance plus tard pour affecter le moins possible nos relations avec Belgrade ? Les Tchèques, par exemple, préfèrent cette option, en raison de leur traditionnelle sympathie envers les Serbes. La Hongrie fait de même car elle ne veut pas porter préjudice à sa minorité de la province serbe de Voïvodine. (...) Si les politiciens polonais ne savent pas à partir de quand il serait approprié de reconnaître l'indépendance du Kosovo, ils devraient consulter leurs partenaires de Prague et de Budapest." (25.02.2008)

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Delo - Slovénie

La Slovénie pleure l'ex-président Janez Drnovsek

La Slovénie pleure la mort de Janez Drnovsek, Premier ministre de 1992 à 2002 et président du pays jusqu'en décembre 2007. Darijan Kosir indique que Janez Drnovsek a été l'un des rares hommes d'Etat à avoir influencé le pays de manière décisive ces 20 dernières années. "Lorsqu'il est entré en politique, la Slovénie était une province semi-ouverte, sous l'emprise d'un contexte international très complexe, qui restait cantonnée aux relations d'avant-guerre. (...) Aujourd'hui, la Slovénie est membre de l'UE, de l'OTAN, de la zone euro et de l'espace Schengen. Le pays a tous les attributs de l'européanisation, de l'ouverture et du progrès. L'oeuvre de l'ancien président est visible dans tous les domaines. Il a contribué à tous les détails de la normalisation slovène et de l'européanisation. (...) Son style de gouvernance particulier restera dans l'histoire de la Slovénie et ses méthodes serviront de modèle à d'autres." (25.02.2008)

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Sme - Slovaquie

Que serait devenue la Slovaquie sans le coup de Prague ?

Il y a 60 ans, les communistes menés par Klement Gottwald prirent le pouvoir dans l'ancienne Tchécoslovaquie. Peter Schutz constate que la domination communiste a profondément marqué la société slovaque. "Que se serait-il passé si le putsch n'avait pas eu lieu ? Onze anciens membres du Parti communiste ne feraient pas parti du gouvernement [actuel]. Il y aurait moins de pauvreté, car, en 1948, le PIB de l'ancienne Tchécoslovaquie était supérieur au PIB autrichien. Après 40 ans de communisme, nous avions atteint un tiers du niveau autrichien et aujourd'hui, nous en sommes aux deux tiers. Sans le putsch, nous n'aurions pas eu besoin d'un institut national de la mémoire et nous n'aurions pas eu à discuter des crimes du régime totalitaire. Certes, le communisme est mort, mais sa culture et sa mentalité demeurent. J'en veux pour preuve le populisme des dirigeants." (25.02.2008)

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The Observer - Royaume-Uni

Blair, un candidat contesté par les petits pays de l'UE

Charles Grant, directeur du groupe de réflexion Center For European Reform, considère que le vote des petits pays de l'Union sera décisif pour déterminer le nom du premier président de l'UE. "Vingt-et-un des 27 pays de l'UE comptent moins de 25 millions d'habitants. Et chez plusieurs d'entre eux, un sentiment répandu existe contre le poids et l'influence des six plus grands pays de l'Union. (...) Deux candidats provenant de ces petits pays ont déjà été identifiés : le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen et son homologue luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Un autre candidat possible est Bertie Ahern, le Taoiseach [Premier ministre] irlandais (...). Aucune candidature féminine ou venant d'un pays de l'Est n'a encore émergé. (...) Je crois qu'une coalition de socialistes, d'opposants à la guerre en Irak et d'Anglophobes (qui estiment qu'aucun responsable politique venant d'un pays ayant exercé aussi souvent son droit de retrait vis à vis de décisions européennes ne devrait pouvoir avoir des fonctions importantes) feront capoter la candidature de Tony Blair à la présidence de l'UE." (24.02.2008)

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Le Soir - Belgique

Nicolas Sarkozy explose sur le Web et chute dans les sondages

Joëlle Meskens commente la violente réplique du président français Nicolas Sarkozy qui a traité de "pauvre con" le 23 février un visiteur du salon de l'Agriculture qui refusait de lui serrer la main pour "ne pas se salir." "La scène a été filmée et diffusée sur le site Internet du 'Parisien', puis sur YouTube et Daily Motion où elle a fait un tabac. L'algarade survient après un premier incident, en novembre dernier, devant les pêcheurs du Guilvinec. Nicolas Sarkozy avait virilement répondu à l'un d'entre eux, qui l'avaient pris à partie. Le dérapage survient au plus mauvais moment pour le chef de l'Etat. Ce dernier enregistre une chute spectaculaire de popularité. Seuls 38 % des Français lui font encore confiance. C'est 19 points de moins que son Premier ministre François Fillon. Une première sous la Ve République, si l'on excepte les périodes de cohabitation." (25.02.2008)

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ÉCONOMIE

Le Temps - Suisse

La Suisse a peur pour son secret bancaire

L'affaire d'évasion fiscale de l'Allemagne vers le Liechtenstein inquiète le quotidien suisse qui souligne que "le Conseil fédéral a intérêt à bien préparer la visite en Suisse d'Angela Merkel, agendée pour le 29 avril prochain. Mais comment? Si possible pas en comparant les pratiques du fisc allemand à celles de la Gestapo, comme l'a fait le président des banquiers suisses, Pierre Mirabaud. (...) En avril, [Angela Merkel] demandera probablement à Berne d'accorder à l'Allemagne ce que nous avons déjà donné aux Etats-Unis: les citoyens de ce pays déposant des valeurs américaines dans les coffres helvétiques doivent s'annoncer aux autorités fiscales. Les banquiers suisses, qui se plaignent d'être devenus des auxiliaires du fisc américain, risquent d'avoir à remplir la même corvée pour l'Allemagne. Et si c'est le cas, pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Les autres membres de l'Union européenne (UE) exigeront l'égalité de traitement." (25.02.2008)

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Les Echos - France

L'agriculture française doit faire des choix

Patrick Lamm estime qu'"en demandant samedi [le 23 février], lors de sa visite du Salon de l'agriculture, que le débat sur la réforme de la [Politique agricole commune] (PAC) en 2013 s'engage dès cette année, Nicolas Sarkozy a sans doute eu raison de vouloir profiter de la prochaine présidence française de l'Union, à partir du 1er juillet, pour faire en sorte que les décisions budgétaires soient prises en fonction d'une vision politique du secteur et non l'inverse. Encore convient-il que, d'ici là, la France clarifie ses positions. Faut-il, par exemple, que notre agriculture continue à vouloir tout produire ou bien qu'elle se concentre sur ses points forts (...) ? Faut-il brider l'innovation - comme semble le démontrer la décision de geler les OGM - ou bien la privilégier ? Des choix doivent donc être faits au plan national avant d'engager la concertation en Europe." (25.02.2008)

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CULTURE

Die Welt - Allemagne

Geert Mak analyse l'histoire urbaine et le nomadisme

L'écrivain néerlandais Geert Mak, qui vient d'achever un livre sur Istanbul, évoque dans un entretien avec Alan Posener et Jennifer Wilton la dimension historique des villes européennes. "En Europe, même une ville jeune comme Berlin possède une dimension historique très riche. En revanche, à Istanbul, l'histoire est effacée à coups de bulldozer. On ne trouve guère de vestiges de l'époque ottomane. (...) La ville fait partie d'une tendance que Robert Kaplan a appelée le nouveau nomadisme. Des millions de personnes vivent tour à tour dans une ville ou dans une autre ; ces villes sont reliées les unes aux autres et se ressemblent de plus en plus. Robert Kaplan les appelle 'métroplexes'. Amsterdam, ma ville d'origine, en fait partie. Les habitants ne s'y enracinent pas. Les vieux centres-villes servent de musées à ciel ouvert. Bizarrement, il n'y a aucune réaction. (...) Nous possédons à la fois le don de rendre les villes anonymes et de nous les approprier." (25.02.2008)

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COULEURS LOCALES

Mladá fronta Dnes - République tchèque

Les Tchèques ne sont révolutionnaires qu'en hiver

Jan Jandourek ironise à propos d'un phénomène typiquement tchèque : les révolutions se déroulent toujours en hiver. "Jusqu'à présent, personne n'a étudié l'influence de la météo sur notre histoire. Pourtant, l'hiver occupe une place majeure, que ce soit en 1918, année de naissance de la Tchécoslovaquie, le putsch [coup de Prague] de février 1948, la révolution de 1989, la Charte 77, née le 1er janvier 1977. (...) Pourquoi les Tchèques ont-ils un esprit révolutionnaire alors qu'ils pourraient rester bien au chaud ? Nous ne le saurons jamais. Cependant, du fait du réchauffement climatique, une évidence s'impose : personne n'entendra parler d'une révolution tchèque dans un proche avenir." (25.02.2008)

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