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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 29.02.2008

 

À LA UNE

Comment découper les géants européens de l'énergie ?

Comment découper les géants européens de l'énergie ?

 

Le groupe énergétique allemand Eon a annoncé le 28 février vouloir vendre son réseau de lignes à haute tension. Il suit ainsi les recommandations de la Commission européenne, qui souhaite séparer les activités de production d'électricité de celles d'exploitation des réseaux de distribution. Quelles seront les implications de cette évolution sur le marché européen de l'énergie ? » suite

Extraits des publications suivantes:
taz - Allemagne, Neue Zürcher Zeitung - Suisse, Financial Times - Royaume-Uni

taz - Allemagne

"La situation va-t-elle encore être plus embarrassante ?" Telle est la question que se pose Nick Reimer. "Le groupe énergétique Eon, qui souhaite vendre son réseau électrique, se veut désormais plus progressiste que le gouvernement fédéral. (...) Certes, les motifs qui animent Eon ne sont pas honorables : des années durant, le géant de l'énergie a engrangé des profits grâce au réseau, sans effectuer les travaux de modernisation nécessaires. Et maintenant, précisément au moment où les autorités de régulation parviennent à réduire ces bénéficies en décidant une hausse des investissements, l'entreprise retrouve subitement son esprit d'innovation. (...) C'est toujours la même histoire. La Commission européenne met au point des instruments pour appliquer une vraie politique de protection du climat. Et que fait l'Allemagne ? Elle détourne ces instruments à son avantage. Cela a été le cas pour le trafic aérien, les certificats d'émissions de carbone et le secteur automobile. Jusqu'à présent, le gouvernement Merkel a bloqué toutes les bonnes idées." (29.02.2008)

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Peter Rasonyi constate le réseau électrique, qui aurait dû connaître être renové à coups de milliards d'investissements et de mise aux normes laborieuses, n'intéresse plus le groupe Eon. "Le fait que la Commission européenne affiche actuellement son triomphe, en montrant que la régulation a enfin un effet positif sur la concurrence, est ironique. Dorénavant, sans aucune raison et aucune nécessité, une expérience à l'issue incertaine va être lancée. Le nouveau propriétaire sera-t-il compétent pour exploiter efficacement le réseau, en toute sécurité ? Investira-t-il suffisamment ? Quels intérêts cachés souhaite-t-il servir ? Une tâche énorme attend les autorités de régulation et leur responsabilité est immense." (29.02.2008)

Financial Times - Royaume-Uni

Le quotidien critique les "Etats membres de l'UE, menés par la France et l'Allemagne, qui s'opposent à une libéralisation radicale du marché de l'énergie. Selon lui, "ils ont persuadé la Commission européenne de revenir sur la séparation obligatoire des activités de production et de distribution. Cela ne signifie pas que l'accord entre la compagnie d'électricité allemande Eon et les autorités européennes chargée de la libre concurrence n'entraînera pas d'autres ventes de lignes à haute tension. Mais si les dirigeants de l'Europe veulent réellement davantage de concurrence, alors le compromis envisagé par les ministres [de l'énergie réunis à Bruxelles le 28 février] est une alternative faible par rapport au plan originel de la Commission. D'après les dernières propositions, les entreprises énergétiques n'auront pas à vendre les réseaux et les gazoducs. Elles devraient faire face à une législation plus dure et à l'exigence d'une direction indépendante. (...) Le but de l'UE devrait être un marché plus efficace où les prix reflètent mieux l'équilibre de l'offre et de la demande. Une séparation forcée des activités est le meilleur moyen d'atteindre cela. Le compromis envisagé manque de mordant." (29.02.2008)

RÉFLEXIONS

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Peter Michalzik s'interroge sur le sens de 'l'Arche de Noé verte'

Avec le soutien des Nations Unies, la Norvège a créé une 'Arche de Noé verte' dans un bunker situé dans l'archipel norvégien du Svalbard, à mille kilomètres du pôle Nord. Des semences du monde entier doivent y être conservées par moins 18 degrès. L'essayiste allemand Peter Michalzik évalue la dimension catastrophiste de ce projet. "Celui qui construit une arche de Noé croit en la destruction du monde. Sans déluge, il n'y a pas d'arche qui tienne. (...) Cette notion apocalyptique fait son chemin. Elle est surtout révélatrice de dimensions mythiques, des faces cachées de notre culture, de nos craintes plus ou moins conscientes. Elle montre moins les possibilités de la technologie. Car toute évaluation de la catastrophe climatique est vaine. Il est inutile de semer des graines si personne n'est là pour en récolter les fruits. Il est tout aussi inutile de construire pour un gouvernement de construire un bunker s'il n'y a plus personne pour gouverner." (29.02.2008)

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Observator Cultural - Roumanie

Vasile Paraschiv veut juger les collaborateurs de la Securitate

Vasile Paraschiv, défenseur des droits civiques, a été l'un des premiers opposants au régime de Ceausescu. Dans un entretien avec Ovidiu Simonca, il explique que la condamnation fin 2006, par le président Traian Basescu, des crimes du communisme était une bonne chose, mais qu'il aurait dû faire encore plus. "Condamner le communisme ne suffit pas. Nous avons besoin d'une commission, composée d'anciennes victimes de la dictature, et qui pourrait faire une proposition de loi leur permettant de poursuivre leurs tortionnaires devant les tribunaux. (...) Nous avons besoin d'une loi permettant de juger tous les collaborateurs de la Securitate qui ont nui au peuple. Cette loi ne doit cacher aucune ambiguïté, contrairement à la loi sur laquelle le CNSAS [Conseil national chargé des archives de la Securitate] a fondé son travail et qui est depuis peu considérée comme anticonstitutionnelle." (29.02.2008)

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La Libre Belgique - Belgique

Pour Raluca Ursachi, la révélation du passé est bloquée en Roumanie

Raluca Ursachi, doctorante à l'université La Sorbonne, revient sur la décision de la Cour constitutionnelle roumaine de limiter le travail du Conseil national chargé des archives de la Securitate (CNSAS). "La raison principale de la mise hors la loi du CNSAS est son fonctionnement comme 'instance exceptionnelle de jugement', ce qui est contraire à la loi fondamentale. (...) La loi fondamentale, et d'ailleurs les lois roumaines dans leur ensemble, n'a fait aucune place à la justice exceptionnelle exigée par la Révolution. Les crimes du régime sont prescrits, les anciens membres de la nomenklatura et de la Securitate continuent à occuper les devants de la scène politique et économique, et les événements sanglants de décembre 1989 n'ont jamais été élucidés. Du point de vue légal, la Révolution n'a jamais eu lieu. Et si l'on regarde de plus près le passé trouble des gardiens du temple de la légalité, on se demande si, à part les 1 000 victimes (dont on ne comprend toujours pas la mort), la Révolution roumaine a réellement eu lieu..." (27.02.2008)

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Le Monde - France

Tariq Ramadan explique les raisons du boycott de la Foire du livre de Turin

Le spécialiste de l'islam Tariq Ramadan se défend d'être l'initiateur de l'appel au boycott de la Foire du livre de Turin, dont les écrivains israéliens seront les invités d'honneur en mai prochain. Il le soutient néanmoins et s'en explique. "Le boycottage est le moyen que les défenseurs des droits des Palestiniens ont choisi, en Italie, pour faire entendre une voix de protestation dans l'hymne d'une célébration d'Israël qui cache la sombre réalité des territoires occupés. (...) Je continue de penser que le choix d'Israël comme invité d'honneur, au moment où le peuple palestinien se meurt à Gaza, est une maladresse et une faute. Ce geste est exactement à l'image du positionnement politique de l'Europe : on célèbre Israël, on maintient constamment la confusion entre critique politique et antisémitisme et, surtout, on entretient une 'conspiration du silence' vis-à-vis de la politique d'apartheid d'Israël. Ce choix 'culturel' fait écho au silence 'politique' en contribuant à déplacer le problème comme les partisans aveugles de la politique de l'Etat d'Israël savent si bien le faire." (29.02.2008)

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POLITIQUE

Sme - Slovaquie

La question des visas sape la solidarité européenne

Pendant quatre ans, la Commission européenne a vainement négocié avec les Etats-Unis l'entrée sans visa des habitants des nouveaux pays membres de l'UE sur le territoire américain. La République tchèque a néanmoins fait cavalier seul pour négocier un accord similaire avec Washington, incitant d'autres pays d'Europe de l'Est, comme la Slovaquie, à suivre cet exemple. Peter Schutz estime que cette démarche est justifiée : "Bruxelles, qui n'apprécie pas l'initiative des Tchèques et d'autres pays, s'énerve inutilement. Pendant quatre ans, l'UE s'est mobilisée pour l'entrée sans visa des habitants des nouveaux pays membres de l'UE aux Etats-Unis. Elle a échoué. (...) Cette bonne nouvelle pour la liberté de circulation est néanmoins préjudiciable à la solidarité européenne." (29.02.2008)

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El País - Espagne

Les législatives espagnoles signifient beaucoup pour l'UE

Le député britannique Denis MacShane, ancien ministre chargé des Affaires européennes, analyse la dimension européenne des élections législatives qui auront lieu le 9 mars en Espagne. "L'Europe a besoin d'une Espagne forte, progressiste, tolérante et ouverte, pour contrebalancer la présence au sein de l'UE de gouvernements néolibéraux et nationalistes (...). Dans un monde de plus en plus globalisé, le danger n'est pas de voir trop d'Europe dans le futur, mais pas assez. (...) Le Parti travailliste et le Parti socialiste espagnol (PSOE) ont des positions communes sur l'Europe et nourrissent également certaines divergences. Tous deux peuvent apporter beaucoup au nouveau chapitre de la construction européenne. Et avec l'inclinaison à droite de nombreux pays, il est important que l'Espagne aide à maintenir un équilibre politique au sein de l'UE alors qu'elle vit un moment historique crucial." (29.02.2008)

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Times of Malta - Malte

Le Parti travailliste maltais adopte une position ambiguë sur l'Europe

A une semaine des législatives à Malte (le 8 mars), le quotidien se penche sur le cas du dirigeant actuel du parti travailliste, Alfred Sant. Il a affirmé qu'il ne regrettait pas d'avoir dit, avant que Malte intègre l'UE, qu'une alternative à l'adhésion - à savoir un partenariat - était le bon choix pour Malte. "Le Parti travailliste n'a peut-être aucun regret sur sa politique passée concernant l'UE mais le peuple en a. Il déplore le fait que le parti travailliste ait retardé le processus d'intégration de Malte et, en conséquences, les progrès que le pays a pu faire depuis son adhésion. Qui pourrait blâmer le peuple de considérer maintenant le Parti travailliste comme eurosceptique ? Selon ce qu'a dit le dirigeant travailliste, il est clair que le parti a encore la conviction profonde que le peuple a pris la mauvaise décision. La politique travailliste a coûté beaucoup à Malte. Le 'non' du Dr. Sant heurte aussi l'électorat, car le minimum qu'il attend de lui est qu'il reconnaisse son erreur. Pas étonnant que le dirigeant travailliste n'aime pas les référendums." (28.02.2008)

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Politis - Chypre

Chypre ne ressemble pas à la Sierra Maestra

Au lendemain de l'investiture du nouveau président chypriote, le communiste Demetris Christofias, le quotidien estime qu'"il faudrait que quelqu'un explique aux médias étrangers que notre Che à nous ne prépare pas une nouvelle Sierra Maestra. Il va essayer de gérer les problèmes territoriaux de notre île divisée depuis l'invasion de l'armée turque en 1974. Certes, ceux qui affirment que le problème chypriote est notre Sierra Maestra, n'ont pas tout à fait tort, mais on ne peut pas comparer la lutte du révolutionnaire argentin avec les problèmes de la zone euro, les accords de Maastricht ou de Schengen. (...) Notre nouveau président est communiste et son agenda politique ne comporte qu'un seul mot : la réunification de l'île. Un point de passage historique devrait être ouvert dans peu de temps et les négociations de paix devraient commencer dans la foulée. Pas de révolution donc ! D'ailleurs, notre vin résiné aurait tué les révolutionnaires avant que la CIA ne s'en charge..." (29.02.2008)

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ÉCONOMIE

Der Standard - Autriche

L'Autriche refuse de participer à la recherche nucléaire européenne

Michael Moravec est indigné car le gouvernement autrichien a refusé de signer un programme européen qui prévoit, entre autres, le soutien à la recherche sur une nouvelle génération de réacteurs nucléaires. "Ce n'est pas un hasard si les anciens partenaires de l'Autriche, réunis dans la lutte contre l'énergie nucléaire, ont infléchi leur position. L'Irlande, le Danemark et le Luxembourg ont admis que la hausse des besoins en énergie, le changement climatique et le rejet de l'énergie atomique ne sont pas conciliables dans certains pays. La tentative autrichienne de bloquer le développement de cette énergie est la suite logique de sa politique à l'encontre des Tchèques [dans le conflit sur la centrale nucléaire de Temelin] : lutter contre un projet avec fatuité et, malgré tout, en profiter en secret. (...) L'Autriche, de par sa doctrine, a le droit de refuser l'énergie atomique. Cependant, elle voit dans la conversion d'autres pays une marque d'effronterie." (29.02.2008)

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CULTURE

Politiken - Danemark

Les enseignants danois retournent sur les bancs de l'université

Jusqu'à présent, les enseignants danois étaient formés dans des centres spécialisés. L'université d'Aarhus va désormais proposer un cursus de cinq ans pour les enseignants. Le journal y voit là une bonne initiative. "Alors que les exigences en matière d'éducation et de compétences des professeurs évoluent et deviennent plus complexes, ce principe n'a jamais été aussi important. Une formation reposant sur une approche scientifique va répondre à ce besoin. Comme les élèves, les enseignants méritent que leur formation s'appuie sur de solides connaissances, sur ce qui fonctionne ou pas. Si tout se passe bien, nous pouvons légitimement espérer que la nouvelle formation universitaire des enseignants prépare le terrain pour une collaboration plus étroite entre les universités et les centres de formation pour enseignants dans tout le pays." (29.02.2008)

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La Vanguardia - Espagne

La Serbie n'a plus la tête à l'Eurovision

Beatriz Navarro rapporte que la télévision publique serbe a décidé de ne pas retransmettre le 9 mars le concours destiné à choisir les candidats qui défendront les couleurs de la Serbie à l'Eurovision en mai. C'est à Belgrade qu'aura lieu cette année cette compétition internationale, gagnée en 2007 par la chanteuse serbe Marija Serifovic. "Après la douloureuse déclaration d'indépendance du Kosovo, Belgrade n'est pas d'humeur à organiser des festivités pro-européennes (...). Cette polémique montre bien que ce festival a de plus en plus de connotations politiques depuis que s'y sont ajoutés les ex-pays soviétiques. Ils voient l'Eurovision comme une prolongation de l'Europe, tout comme l'a fait l'Espagne du temps de Massiel [cette chanteuse espagnole a gagné l'Eurovision en 1968]. Depuis, la carte de l'Europe a beaucoup changé et le festival aussi." (29.02.2008)

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COULEURS LOCALES

Tribune de Genève - Suisse

Saragosse, la 'Las Vegas de l'Europe' ?

Chantal Savioz s'extasie devant la "fièvre bâtisseuse", qui s'est emparée de la ville espagnole de Saragosse où aura lieu en juin l'exposition internationale, consacrée à l'eau et au développement durable. "Les grands noms de l'architecture se bousculent pour réaliser des constructions qui scelleront la modernité de l'exposition. (...) Saragosse nourrit cependant d'autres projets. La cité de Goya rêve d'avenir dans une Espagne trop souvent tournée du côté de la Méditerranée. (...) Le fameux méandre de l'Ebre va devenir l'icône d'une ville de province, propulsée dans le XXIe siècle. Et au diable la thématique de l'eau et du développement durable! Le prochain chantier qui fait frémir tout l'Aragon ne va, lui, pas donner dans l'écologie. Il donnera lieu à un parc de casinos et terrain de golf dans le désert voisin. La 'Las Vegas de l'Europe !', entend-on déjà, avec ces mêmes accents d'enthousiasme! Saragosse a soif d'avenir." (29.02.2008)

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Finance - Slovénie

L'Estonie sur les talons de la Slovénie

Peter Frankl s'interroge sur la situation économique de la Slovénie. "Actuellement, le niveau de vie slovène est plus proche de celui de l'Autriche qu'il y a 20 ans. Dans le même temps, l'Estonie s'est rapprochée de la Slovénie. L'Estonie a en fait réalisé de meilleures performances que la Slovénie. Dans le passé, l'Estonie était une République soviétique, moins démocratique et beaucoup plus pauvre que la Slovénie. Aujourd'hui, cette République a donné naissance à un Etat qui dépasse désormais la Slovénie en matière d'organisation, de dynamisme et de curiosité. (...) Les Slovènes sont les champions de la lenteur. Mais ils s'emportent si on ne les apprécie pas à leur juste valeur ou si on les range du côté des pays de l'ancien bloc de l'Est." (29.02.2008)

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