Suite à l'élection présidentielle arménienne du 19 février, la capitale arménienne Erevan est le théâtre de manifestations et d'incidents violents qui ont fait 8 morts et 33 blessés. Le président sortant Robert Kotcharian a décrété le 1er mars l'état d'urgence, qui doit être maintenu jusqu'au 20 mars. L'opposition estime que l'élection, remporté par le Premier ministre Serge Sarkissian, a été truquée. Egidijus Vareikis se montre lui aussi sceptique : "Quelque chose ne va pas avec la démocratie en Arménie, aucun doute là-dessus. Comment cela se fait-il qu'un peuple avec une culture et une histoire si riches soit si pauvre et que la corruption soit si répandue ? Les années d'indépendance ont été surtout marquées par les guerres, les blocus économiques et la division de la société. La majorité des Arméniens vit aujourd'hui hors du pays et la plupart des voisins sont en mauvais termes avec lui : le pays est en guerre avec l'Azerbaïdjan, il n'y a pas de réconciliation possible avec la Turquie à cause du génocide, la Géorgie se rapproche de l'Ouest et, bien que les Iraniens ne soient pas des ennemis, ils sont musulmans et, de ce fait, n'ont pas la même religion." (03.03.2008)
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