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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 07.03.2008

 

À LA UNE

L'OTAN veut repousser ses frontières à l'Est

L'OTAN veut repousser ses frontières à l'Est

 

Les 26 ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) se sont réunis jeudi 6 mars à Bruxelles pour étudier le futur élargissement de l'alliance militaire. Si la Croatie et l'Albanie seront probablement intégrées lors du sommet de Bucarest en avril, la Macédoine, l'Ukraine et la Géorgie voient leurs chances s'amoindrir. » suite

Extraits des publications suivantes:
Ta Nea - Grèce, Gazeta Wyborcza - Pologne, Die Presse - Autriche, El País - Espagne

Ta Nea - Grèce

"Le fameux veto de la Grèce à l'entrée de Skopje dans l'OTAN a enfin été posé, du moins en répétition," constate Irini Karanasopoulou. La Grèce s'oppose à l'entrée de son voisin dans l'OTAN sous le nom de Macédoine "Le pays voisin a refusé les propositions du médiateur de l'ONU refusant ainsi d'ajouter un suffixe ou préfixe au nom de Macédoine pour préciser l'emplacement géographique. Le 2 avril, au sommet de Bucarest, la Grèce opposera certainement son veto final. Le premier veto dans l'histoire de l'Alliance, qui voit déjà cela comme un précédent négatif. Forcément, les autorités de Skopje pensaient que, sous la pression américaine, le gouvernement grec n'irait pas jusqu'au bout. Mais ce veto n'empêchera pas le conflit ni l'entrée de Skopje dans l'UE sous le nom de Macédoine. Encore une nouvelle bataille qui attend la Grèce, qui devra s'opposer à l'élargissement de l'Union pour une histoire de nom." (07.03.2008)

Gazeta Wyborcza - Pologne

Lors de la réunion de Bruxelles, la Pologne n'a pas réussi à imposer la candidature de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN. Jacek Pawlicki déplore que l'alliance militaire n'ait pas de stratégie d'avenir. "La Pologne et ses partenaires de l'alliance ont tout intérêt à accélérer l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie, car elle symbolise plus qu'un ancrage de ces pays dans l'Occident. En matière de sécurité, la frontière occidentale se déplace vers l'Est. (...) Les deux candidats éconduits ont maintenant un an pour convaincre les sceptiques de Berlin et Paris que leur intégration serait une décision judicieuse pour la sécurité occidentale. En avril 2009, l'Alliance fêtera ses 60 ans. Ce serait une formidable occasion de récompenser les efforts polonais, en admettant l'Ukraine et la Géorgie dans l'antichambre de l'OTAN." (07.03.2008)

Die Presse - Autriche

Burkhard Bischof remarque que "pendant des années, l'Autriche s'est payé le luxe de renoncer à l'alliance occidentale", indiquant que, en raison du "caractère sensible de leur politique de sécurité", d'autres pays ne peuvent pas se le permettre. L'Ukraine et la Géorgie demandent avec insistance leur adhésion à l'OTAN, "car ils estiment que leur puissant voisin russe est imprévisible. Ce dernier fulmine et tente de dissuader les deux pays de ne pas se placer sous la protection de l'OTAN, ce qui rend les Ukrainiens et les Géorgiens encore plus nerveux et impatients de finaliser leur adhésion. Le principal problème est le suivant : la Russie considère toujours l'OTAN comme une alliance hostile, même s'ils s'assoient ensemble depuis 10 ans à la table du Conseil [OTAN-Russie]. Tant que ce cliché sera présent, chaque élargissement de l'OTAN dans l'espace post-soviétique se passera dans la douleur. Et cette image de l'OTAN ne risque pas de changer si des pays comme l'Allemagne approuvent les arguments russes." (07.03.2008)

El País - Espagne

Le quotidien affirme que la Russie pèse sur les décisions des Occidentaux concernant l'intégration de nouveaux pays à l'OTAN. "L'UE et les Etats-Unis attendent de voir si le jeune Medvedev [nouveau président russe], qui doit toute sa carrière à Vladimir Poutine, son futur Premier ministre, est simplement un illustre employé de l'ancien du KGB ou au contraire s'il est capable de mettre en place son propre programme de réformes. Les premiers signes ne sont pas encourageants. (...) La victoire de Medvedev a coïncidé avec une nouvelle interruption dans l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine, avec des conséquences pour toute l'Europe. Une UE qui doit donc s'entendre avec Medvedev et qui, jeudi 6 mars à Bruxelles, a fait un geste conciliateur envers Moscou en refroidissant les aspirations d'adhésion à l'OTAN de la Géorgie et l'Ukraine." (07.03.2008)

RÉFLEXIONS

Télérama - France

Irène Théry oppose la notion d'individu au féminisme

La sociologue Irène Théry, interviewée par Catherine Portevin, critique la notion d'individu et y voit un recul pour la cause des femmes. "Lorsque les responsables politiques parlent d'individu, ils supposent en général un être neutre, asexué. Mais qui a déjà rencontré cet individu asexué dans la vie ordinaire ? A l'inverse, remarquez que lorsque ces mêmes politiques traitent des sexes, ils oublient aussitôt l'individu : nous voilà immédiatement répartis en deux classes essentielles et définitives, ici 'les hommes' et là 'les femmes', comme si chacun de nous appartenait à une moitié d'humanité seulement. J'y vois une régression par rapport à la revendication universaliste qui a toujours existé dans le mouvement féministe, où les femmes exprimaient justement leur refus d'être assignées à leur 'différence'." (05.03.2008)

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Delo - Slovénie

La Journée internationale de la femme, vue par Slavko Splichal

A l'époque du communisme, la Journée internationale de la femme du 8 mars était tellement marquée sur le plan idéologique dans les anciens pays du bloc de l'Est que sa popularité a reculé depuis la chute du rideau de fer, passant après la fête des mères et la Saint-Valentin. Slavko Splichal le regrette. "Au départ, cette journée internationale a mobilisé les femmes pour conquérir le droit de vote et, plus tard, elle est devenue un élément essentiel de sensibilisation contre les inégalités. (...) Aujourd'hui encore, à profession égale, les femmes touchent un salaire inférieur que celui des hommes. Si elles veulent progresser, elles doivent faire des heures supplémentaires non rémunérées, ce qu'elles arrivent rarement à faire puisqu'elles doivent s'occuper de leurs enfants. (...) Parce que la Journée internationale de la femme n'est pas dédiée au patriotisme socialiste ou à l'internationalisme, mais qu'elle met en évidence les injustices et les violations de la loi, elle est davantage qu'une journée visant à soulager la mauvaise conscience d'une moitié du genre humain. Elle devrait devenir une journée de réflexion sur les inégalités sociales." (07.03.2008)

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POLITIQUE

Le Monde - France

Le temps de l'alternance n'est pas encore venu en Espagne

Le quotidien estime dans son éditorial que "lors du scrutin législatif du dimanche 9 mars, [le Premier ministre espagnol sortant] José Luis Rodríguez Zapatero sera jugé pour la première fois sur ses propres mérites. Ils ne sont pas minces, même si toutes les réussites de la législature ne sont pas à mettre directement au crédit de la politique officielle. Le président du gouvernement [socialiste] a pris acte de la modernité de la société espagnole. Il a bousculé les traditions qui subsistaient dans une législation datant bien souvent du franquisme, en garantissant un statut égal pour les femmes, en les protégeant contre les violences de leurs conjoints, en officialisant le mariage homosexuel... (...) L'alternance est une preuve de vitalité pour une démocratie. Mais l'instabilité est un handicap. La droite espagnole ne propose pas un programme suffisamment convaincant pour que les Espagnols sonnent l'heure de la relève." (07.03.2008)

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The Malta Independent - Malte

Le bilan du gouvernement maltais à la veille des élections

Des élections législatives auront lieu samedi 8 mars à Malte. Le quotidien maltais commente. "Le gouvernement sortant du Parti nationaliste [PN, démocrate-chrétien] montre depuis longtemps des signes de fatigue. Il a perdu toute énergie et ne génère plus de nouvelles idées depuis déjà très longtemps maintenant. De nombreux soupçons de corruption surgissent dans plusieurs secteurs de la société et ne sont pas bien traités ou sont ignorés. Voilà qui a irrité une majorité de l'électorat, peu importe leurs opinions politiques. Cela a certainement fait réfléchir le citoyen sincère à l'opportunité d'un changement de gouvernement. (...) C'est une bonne chose que Malte ait rejoint l'UE. Au moins, nous pouvons comparer les réussites, dont le gouvernement du Parti Nationaliste (ou de tout autre gouvernement d'ailleurs) se vante avec celles de nos partenaires européens. Les chiffres démontrent que nous sommes derrière nos 26 partenaires européens dans pratiquement tous les secteurs." (05.03.2008)

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Le Jeudi - Luxembourg

Le pouvoir d'achat des Français pèse sur les municipales

Dimanche 9 mars, les Français voteront lors du premier tour des élections municipales. La gauche est donnée gagnante. Jean Portante analyse les raisons des difficultés de la droite, un an après l'élection de Nicolas Sarkozy comme président. "Si donc le pendule électoral a de nouveau tendance à osciller vers la gauche, c'est (...) parce que les électeurs qui, en mai dernier, ont préféré Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, croient de moins en moins que la question sociale et salariale puisse être résolue par la majorité. (...) Dans ce sens, si sanction électorale il devait y avoir (...), ce serait pour pousser l'Elysée et Matignon à s'occuper enfin du pouvoir d'achat des Français. Ces derniers exprimeraient une sorte d'avertissement, en attendant de pouvoir se fier entièrement à une gauche qui peine à élaborer ses propositions en la matière." (06.03.2008)

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Népszabadság - Hongrie

Un référendum contre le gouvernement en Hongrie ?

Le 9 mars, la Hongrie tiendra un référendum proposant d'abolir les frais pour l'accès au système de santé et à l'éducation supérieure, une mesure introduite l'an dernier par le gouvernement. Le chef de l'opposition Viktor Orbán, qui a obtenu ce référendum, veut en faire un vote pour ou contre le gouvernement Premier ministre Ferenc Gyurcsány. Ervin Tamás analyse la situation. "Le gouvernement et l'opposition n'entretiennent plus de relations normales. Celles-ci sont le reflet d'une société fortement divisée, de la haine qui envahit la sphère privée et des émotions qui s'affichent dans la rue. Naturellement, nombreux sont ceux qui pensent que cette agitation s'éteindra une fois que le Premier ministre aura quitté la scène, ce qui pourrait se produire si le 'oui' l'emporte à une très forte majorité. (...) Dans tous les cas, toutes les personnes concernées interpréteront le résultat à leur guise, mais tout cela n'est rien d'autre qu'un échec retentissant et un autre référendum sera peut-être organisé prochainement." (07.03.2008)

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Sydsvenskan - Suède

Le même enseignement pour tous en Suède

Jusqu'à présent, la loi suédoise sur l'éducation permettait aux parents d'interdire à leurs enfants de choisir certaines matières en raison de leur conviction religieuse. Une récente étude révèle que 27 % des filles de familles d'immigrés n'ont pas assisté pas aux cours de sport, de natation ou d'éducation sexuelle l'année dernière. Le ministre de l'Education Jan Björklund et la ministre de l'Intégration et de l'Egalité Nyamko Sabuni souhaitent désormais modifier la loi. Le journal salue cette initiative. "La Suède est une société toujours plus multiculturelle et hétérogène. Il est de plus en plus fréquent que les parents demandent que leurs enfants soient dispensés de certains cours. (...) Le nombre d'enfants concernés est si élevé que l'exception est devenue la règle. Ce n'est pas une bonne chose. La religion a naturellement sa place dans la vie des Suédois, mais, à l'école, les convictions religieuses doivent faire l'objet d'un débat et non régner sans partage." (07.03.2008)

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Hufvudstadsbladet - Finlande

Les Finlandais se veulent irréprochables sur les droits de l'homme

Les ministères des Affaires étrangères et de la Justice finlandais ont réalisé une étude sur les droits de l'homme en Finlande. Naturellement, personne n'est torturé ou jeté en prison sans procès, mais Björn Sundell trouve que cette initiative se justifie. "La Finlande envoie un signal fort. Elle montre qu'un pays peut bien fonctionner s'il est doté d'une société fondée sur l'égalité des droits et la justice. Les droits de l'homme sont-ils violés en Finlande ? Nous entendons régulièrement parler de telles violations en Russie, en Chine ou à Guantánamo, mais pas en Finlande. Il faut maintenant compiler les informations et les présenter l'année prochaine. Cette enquête possède également une dimension relevant de la politique étrangère. Elle a des implications sur le comportement de la Finlande vis-à-vis des violations des droits de l'homme à l'étranger car, pour s'engager sur ce terrain, il faut être soi-même irréprochable." (07.03.2008)

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La Repubblica - Italie

Wilders, une menace pour la liberté d'expression en Europe

Aux Pays-Bas, le député populiste Geert Wilders menace de diffuser prochainement son film anti-musulman. De nombreux pays musulmans ont déjà mis en garde le gouvernement néerlandais des conséquences périlleuses de la diffusion du film. L'éditorialiste italien Francesco Merlo réagit à la polémique. "Est-il possible que nous, Occidentaux devions céder aux menaces et interdisions la sortie d'un film, pour la seule raison que la thèse de l'auteur n'a pas reçu l'aval des ayatollahs, des imams et des fondamentalistes ? Un film qui n'est pas encore sorti, que personne n'a vu mais qui met déjà en cause la sécurité du monde (...). Néanmoins, promouvoir des oeuvres d'arts, des films et des livres médiocres, gratuitement blasphémateurs, élever aux rang d'artistes maudits des personnages tels que Wilders est une autre manière de tuer la liberté d'expression (...) ." (06.03.2008)

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CULTURE

Dilema Veche - Roumanie

Le manque d'intérêt des Roumains pour leur cinéma

Le critique de cinéma Alex Leo Serban commente le succès des jeunes réalisateurs roumains, tels que Cristi Puiu ou Cristian Mungiu : "Il y a six ans, les bases du cinéma minimaliste étaient déjà posées : petits budgets, films tournés caméra à la main, simplicité de la narration, force et vérité. Le film classique semblait dépassé. (...) Mais il y a un problème : le public roumain ne s'intéresse pas au cinéma. Cristian Mungiu, Palme d'Or 2007 à Cannes, a fait parler de lui, mais s'il avait connu la même réussite en tant que footballeur ou styliste, cela n'aurait pas changé grand-chose. La joie de milliers de Roumains, à défaut de millions, que 'l'un de nos compatriotes' connaisse la réussite, constituait avant tout un sentiment d'allégresse qui tordait le cou à de vieux préjugés selon lesquels 'les jeux se font sans nous' ou 'pour connaître la réussite, il faut des relations'." (07.03.2008)

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The Independent - Royaume-Uni

Des soldats morts sur les timbres britanniques ?

En 2003, l'Imperial War Museum de Londres [musée de la guerre], a nommé Steve McQueen en tant qu'artiste officiel. Il est allé en Irak pendant 10 jours. La chroniqueuse Joan Bakewell explique qu'à son retour au Royaume-Uni, il a créé "un cabinet où était accroché des planches de timbres montrant le visage de soldats tués en Irak. (...) Cette exposition, intitulée 'Queen and Country', peut toujours être vue au Imperial War Museum. (...) Steve McQueen presse le Royal Mail d'en faire de vrais timbres postaux. Mais celle-ci hésite. (...) Cette question n'est pas simple. Une telle décision ne risque-t-elle pas d'être perçue comme d'un militarisme agressif, soutenant la guerre et la présence britannique en Irak, un enjeu qui divise le pays ? Le rôle de l'artiste de guerre est toujours ambigu." (07.03.2008)

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COULEURS LOCALES

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Qui représente l'archipel d'Aland à Bruxelles ?

L'archipel d'Aland, qui fait partie de la Finlande, bénéficie d'une grande autonomie et, de ce fait, sert de modèle à d'autres régions européennes qui aspirent une plus grande indépendance. Désormais, l'archipel et l'UE sont en conflit sur le 'snus' [un tabac à chiquer], vendu sur les ferries de l'archipel, mais interdit dans l'UE. Ce conflit vient aggraver les relations déjà problématiques entre l'archipel et l'UE : "Comme l'a indiqué Elisabeth Nauclér, unique représentant de l'archipel au Parlement finlandais, l'autonomie régionale d'Aland ne s'inscrit pas dans le schéma de l'UE. (...) L'adhésion de l'archipel à l'UE, avec la Finlande, suppose la négociation de plusieurs dispositions spécifiques ('le protocole d'Aland'). La Constitution a en outre connu trois amendements. (...) L'archipel d'Aland n'a aucun siège au Parlement européen, car la Finlande avait omis ce point pendant ses négociations pour son adhésion. (...) Actuellement, un groupe de travail passe en revue les possibilités permettant à l'archipel de mieux faire valoir ses intérêts à Bruxelles." (07.03.2008)

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