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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 17.03.2008

 

À LA UNE

Le gouvernement français essuie un revers électoral

Le gouvernement français essuie un revers électoral

 

Le deuxième tour des élections municipales a confirmé le 16 mars la victoire de la gauche. Elle s'est emparée de plusieurs grandes villes traditionnellement acquises à la droite. La presse européenne tire les leçons de ce scrutin en se demandant si les électeurs ont ainsi voulu sanctionner la gestion du président Nicolas Sarkozy et le travail de son équipe. » suite

Extraits des publications suivantes:
La Tribune - France, Le Soir - Belgique, ABC - Espagne, Diário de Notícias - Portugal

La Tribune - France

Erik Izraelewicz estime que "les Français détestent donner toutes les manettes du pouvoir à un seul camp. A chaque fois qu'ils le peuvent, ils opposent rapidement aux équipes qu'ils ont portées au pouvoir ... un contre-pouvoir. (...) Dix mois après avoir confié les clés de l'Elysée et du Parlement à la droite, ils ont conforté la gauche, déjà puissante au niveau des régions, dans les communes et les cantons. Le pouvoir central à la droite, le pouvoir local à la gauche. On avait cru, depuis la présidentielle de 2007, que les Français avaient retrouvé le goût des urnes et que le clivage gauche-droite n'avait plus de sens. C'était aller vite en besogne. L'abstention record d'hier [environ 38 %] montre que le fossé entre les deux grands partis de gouvernement et l'opinion reste profond. (...) La victoire de la gauche confirme en outre que le peuple se méfie du pouvoir absolu, quel qu'il soit." (17.03.2008)

Le Soir - Belgique

"Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas avoir compris le cinglant message adressé aux gouvernants. Celui d'une terrible désillusion", assure Joëlle Meskens. "Si la gauche reconquiert de nombreux bastions urbains, ce n'est pas seulement par l'effet mécanique du retour de balancier. Pas seulement parce que les Français ont coutume, lors d'élections intermédiaires, de rechercher une sorte de rééquilibrage des pouvoirs. Que des grandes villes symboliques comme Toulouse et Strasbourg basculent à gauche prouve qu'un doute est né dans cette France de droite qui, l'an dernier, croyait avoir vu en Nicolas Sarkozy son sauveur. Car ce n'est évidemment pas le Parti socialiste (...) qui a gagné ces élections. C'est une droite brouillée avec une partie de son électorat qui les a perdues. (...) Le président [Nicolas Sarkozy] serait bien avisé de tenir compte de l'avertissement." (17.03.2008)

ABC - Espagne

"Une grande partie de l'élan social dont le président à besoin pour mener à bien ses grandes réformes a disparu", note le quotidien. "[Sarkozy] est arrivé à l'Elysée avec un mandat clair : réformer les structures sociopolitiques pour éviter que la France ne continue à être un grand pays privé de direction claire et dans lequel une grande partie de la population vit avec la nostalgie du temps passé et la peur de l'avenir. Son mandat n'incluait évidemment pas de gagner les municipales, mais il aurait été bon pour lui de savoir que les Français lui font toujours clairement confiance au lieu de constater des expressions de désaffection. Son objectif doit cependant rester le même : la réalisation des réformes qui vont libérer les forces de ce grand pays endormi par des décennies de rêveries complaisantes." (17.03.2008)

Diário de Notícias - Portugal

Dans son éditorial, le quotidien lisboète commente la victoire des socialistes aux municipales et prédit un destin national à Bertrand Delanoë, réélu maire de Paris. "Les Français ont adressé un carton jaune à Nicolas Sarkozy et à son gouvernement. Ce vote de protestation se produit à moins d'un an de l'arrivée au pouvoir de Sarkozy et au moment sa popularité est au plus bas. D'ailleurs, cette chute coïncide avec les critiques de nombreux Français sur l'éloignement de leur Président avec la chose publique. Le gouvernement conteste la thèse d'une vague rose, mais la prudence devrait lui faire accélérer le rythme des réformes politiques et économiques dont la France semble avoir besoin. Pour les socialistes, cette victoire représente un soulagement au moment où le parti n'a pas encore trouvé une direction lui permettant d'espérer retrouver le pouvoir." (17.03.2008)

RÉFLEXIONS

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Kjartan Fløgstad évoque le rôle de la Norvège, laboratoire du futur

Selon l'auteur norvégien Kjartan Fløgstad, il existe une opposition marquée en Norvège entre le centre désindustrialisé du pays et sa périphérie très productive. Il remarque qu'une connexion unique en son genre est en train de relier ces deux éléments. "Aujourd'hui, la Norvégien moyen est à la fois un technocrate de pointe dans le secteur pétrolier et un berger. (...) Ce pays, capable de percer les formations géologiques des fonds marins à des kilomètres des plates-formes [pétrolières], fauchera demain de la manière la plus traditionnelle de l'herbe pour ses brebis. La technologie très avancée que le pays met au point permettra de ramener la prospérité de l'ancien temps dans la ferme. Les richesses issues du pétrole, utilisées pour financer des subventions agricoles, lui permettent d'acheter ce que l'argent ne peut pas acquérir. Ce phénomène radical, caractérisé par sa non-simultanéité, s'observe désormais dans d'autres pays. En Norvège, il est incarné par une seule et même personne qui est à la fois gardien de petite exploitation agricole et laborantin du futur dans le secteur pétrolier." (17.03.2008)

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El País - Espagne

Monika Zgustova et l'héritage du printemps de Prague

L'écrivaine et traductrice tchèque Monika Zgustova estime que l'écrasement du printemps de Prague par les troupes soviétiques en 1968 a scellé le divorce entre la gauche occidentale et Moscou. "Dans une Europe scindée en deux par la guerre froide, on parlait alors peu dans les cercles intellectuels occidentaux des persécutions vécues à l'Est. (...) Après le printemps de Prague, la langue tchèque et d'autres langues slaves se sont ouvertes au monde grâce à une quantité considérable de traductions (...). Les oeuvres traduites ont dévoilé au grand jour la barbarie communiste. Et même si certains intellectuels sont encore restés sur leurs positions pendant un certain temps, en assurant que l'invasion soviétique répondait à la cause juste de protéger le communisme du vorace capitalisme, ce discours a cédé face à l'évidence du goulag et aux pratiques de la politique secrète. Une évidence qui a rendu définitivement obsolète le discours prosoviétique." (15.03.2008)

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POLITIQUE

Svenska Dagbladet - Suède

L'UE doit protéger les données personnelles des internautes

En juillet 2009, la Suède occupera la présidence de l'UE. Le journal exhorte déjà le gouvernement à en tirer parti pour renforcer la protection des données personnelles sur internet. Selon le quotidien, celle-ci est mise en péril par des réglementations européennes, comme celle qui autorise l'enregistrement des courriers électroniques privés. "Les priorités du gouvernement pour la présidence sont déjà clairement établies, mais cela ne doit pas l'empêcher de tenir compte d'un autre élément : le renforcement de l'intégrité personnelle," écrit le journal. "L'énergie, la protection du climat, le travail, la croissance, la démographie et l'émigration sont des thèmes essentiels à l'avenir et à la prospérité de l'UE. Mais, si les citoyens de l'UE n'ont pas le droit à la protection de leur vie privée, leur vie s'en trouvera qu'appauvrie. Pendant sa dernière présidence, la Suède a été un pays pionnier pour l'ouverture en Europe. Cette fois, il s'agit de mettre en avant la protection de l'intégrité des personnes." (16.03.2008)

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La Repubblica - Italie

Veltroni séduit le Nord de l'Italie

Edmondo Berselli suit la campagne électorale en vue des législatives de la mi-avril et note que le candidat du Parti démocrate, Walter Veltroni, fait une percée dans le Nord du pays pourtant traditionnellement à droite. "Le changement de cap du Parti démocrate a modifié la confrontation entre la gauche et la droite. Vendredi, pour accueillir Veltroni à Mantoue sur la place aux Herbes, il y avait quatre mille personnes. Du jamais vu depuis la visite de Karol Wojtyla. Peut-ton dire qu'un dirigeant politique national est né au-delà du Pô ? (...). L'initiative veltronienne est un investissement à moyen et long terme. Le nord est une concentration d'intérêts sédimentés et de cultures politiques séculaires qui, avec le temps, se sont fondus dans le creuset du berlusconisme. Les chances de Veltroni dans le Nord dépendront de sa capacité, non pas à se présenter comme le missionnaire de la gauche modérée, mais plutôt comme le porteur d'une vision politique et économique moderne." (17.03.2008)

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Népszabadság - Hongrie

La fête nationale hongroise se déroule dans le calme

En dépit des incidents provoqués par plusieurs centaines d'extrémistes de droite, Peter N. Nagy note une légère amélioration des relations entre le gouvernement et l'opposition à l'occasion de la fête nationale hongroise, qui marquait cette année le 160e anniversaire de la révolution contre les Habsbourg. "Nous avons une bonne chance d'assister au retour de relations civilisées dans le milieu politique. Deux civilisations différentes s'opposent et ne se comprennent pas, mais les messages échangés entre les deux camps ne sont plus destructeurs. (...) Certes, dans les deux camps, les orateurs du jour tentent de renvoyer leurs adversaires dans le passé, mais, au moins, ils n'en appellent plus à la destruction et à l'expulsion. Ils mettent l'accent sur le respect de la loi et l'engagement de ne pas recourir à la force, sans la moindre ambiguïté. Et ça, c'est nouveau." (17.03.2008)

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The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Le gouvernement britannique contre les petits commerces ruraux

"La guerre du gouvernement contre les bureaux de poste semble avoir été étendue aux boutiques de villages qui les accueillent", déplore le quotidien. "Non content de pousser à la fermeture très impopulaire de 2 500 bureaux, le gouvernement permet à la Poste nationale d'imposer des règles anti-compétitives et mesquines aux points de ventes qui continuent leurs activités commerciales après avoir perdu leur fonction postale. Des centaines de magasins ruraux risquent de perdre la compensation pécuniaire liée à la fin de leur commerce postal s'ils offrent des services ressemblant vaguement à leurs anciennes fonctions. (....) De nombreux commerces de villages, dont l'existence était déjà assez précaire en tant que sous-bureaux de poste, ne peuvent survivre qu'en recevant une compensation pour leur activité perdue et si, en plus, ils sont autorisés à offrir d'autres services. (...) En conséquence, certaines communautés rurales pourraient tout simplement se désintégrer. (...) Le gouvernement et le reste de la classe politique s'éloignent dangereusement de ce qu'est la vie quotidienne. C'est particulièrement flagrant dans cette approche maladroite de la vie rurale." (17.03.2008)

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ÉCONOMIE

Evenimentul Zilei - Roumanie

Quelle prime de Pâques versera Nokia en Roumanie ?

Le syndicat roumain Cartel Alfa Cluj a demandé au fabricant finlandais de téléphones portables Nokia le versement d'une prime de Pâques, qui, en Roumanie, prend traditionnellement la forme d'un agneau ou d'un cochon pour les jours de fête. Nokia n'a pas encore refusé, mais Florian Bichir estime que cette demande est inappropriée. "En Roumanie, où l'on vit encore dans le passé, les syndicats se couvrent de ridicule. Les dirigeants des syndicats se sont vendus au patronat. Les syndicats sont devenus un accessoire de la direction de l'entreprise qui joue avec l'argent de ceux qui croient encore dans la justice. D'autres font des demandes invraisemblables ou tombent dans la violence. (...) Il faudra encore du temps avant que le syndicalisme soit pris au sérieux en Roumanie." (17.03.2008)

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MÉDIAS

taz - Allemagne

La liberté informatique doit encore s'accroître

Dans un entretien réalisé par Dunja Batarilio, Richard Stallman, développeur de Linux et pionnier du logiciel libre, plaide pour la libre utilisation du disque dur de son ordinateur personnel. "Selon moi, la toute première liberté est la suivante : avoir le contrôle de son disque dur. Vous pouvez alors savoir ce que fait votre ordinateur et, le cas échéant, y apporter des modifications. C'est pourquoi le code source doit être accessible. (...) Deuxième liberté : pouvoir aider ses amis sans avoir de problèmes avec la justice. En d'autres termes, la copie et la transmission des logiciels libres doivent être autorisées. Troisième liberté : pouvoir collaborer. Cela signifie que vous devez pouvoir transmettre et partager les logiciels modifiés. (...) Lorsque je cite le terme 'libre', il a pour moi la même signification que dans l'expression 'discours improvisé'. Il ne désigne pas le concept de gratuité comme pour de la bière gratuite à volonté. Naturellement, les logiciels libres n'empêchent pas de gagner de l'argent." (17.03.2008)

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CULTURE

Gazeta Wyborcza - Pologne

Ken Loach dénonce l'hypocrisie britannique envers les immigrés

Le dernier film de Ken Loach 'It's a free world', qui traite la question des travailleurs immigrés d'Europe de l'Est au Royaume-Uni, est actuellement projeté dans les cinémas polonais. Dans un entretien avec Krzysztof Kwiatkowski, le réalisateur critique l'hypocrisie des Britanniques à l'encontre des immigrés. "Dans les journaux conservateurs, on trouve chaque jour des articles hostiles aux immigrés. Leurs auteurs les accusent de voler 'nos' privilèges, 'nos lits' dans les hôpitaux et les places de 'nos' écoles. Pour ces journalistes, la conclusion est évidente : les étrangers doivent partir. Toutefois, les employeurs, qui soutiennent la droite, leur donnent du travail. C'est là que se trouve l'hypocrisie de la droite : demander leur expulsion, mais les exploiter tout d'abord. Pour la gauche, le défi est le suivant : faire comprendre aux Britanniques qu'ils ont les mêmes intérêts que les étrangers. Ils souhaitent la sécurité, la protection sociale, un revenu convenable et le respect de leur dignité." (15.03.2008)

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COULEURS LOCALES

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le cimbre menacé de disparition

Stefan Ulrich évoque le sort d'une langue pratiquement plus parlée sur la planète, le cimbre, un mélange de bavarois, d'italien et de moyen haut allemand. Un millier de personnes parlent encore cette langue dans le monde. "Il semble que le dernier bastion du cimbre, Luserna - un village situé à 1 300 mètres d'altitude - soit condamné à disparaître ou devienne un village de montage italien tout à fait normal. Beaucoup de familles sont parties. Cependant, une sorte de mouvement de résistance du cimbre s'est mis en place. (...) Pour redonner de la vigueur à sa langue maternelle, le maire [Luigi Nicolussi] souhaite attirer les touristes allemands. Il a eu cette idée grâce à Bruno, l'ours à l'origine de bien des problèmes, qui avait quitté le Trentin pour aller en Bavière pendant l'été 2006 avant de se faire abattre. Luigi Nicolussi a donc demandé au gouvernement du land de Bavière à Munich de lui remettre l'ours empaillé pour l'exposer. Il a alors écrit au ministre-président : 'Nous sommes d'anciens Bavarois'. Pourtant, la communauté du cimbre est menacée d'extinction. 'La mort de l'ours Bruno peut nous aider à lutter pour notre survie'." (17.03.2008)

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The Irish Times - Irlande

La Saint-Patrick symbole de la réconciliation irlandaise

Le 17 mars est le jour de la Saint-Patrick, la fête nationale irlandaise. "Cette année est une occasion de réfléchir à la consolidation de la paix sur l'île, par le biais de la mise en oeuvre complète de l'Accord de Belfast, qui fête son dixième anniversaire, et des changement significatifs des conditions économiques et sociales du pays", considère le quotidien. "La Saint-Patrick est un symbole merveilleux de réconciliation entre le Nord et le Sud, l'Irlande et le Royaume-Uni, parce que l'histoire de sa vie concerne tous ces territoires et tous ces peuples. Alors qu'il ne peut, sans un processus de déformation, être mis dans le moule du catholicisme, protestantisme, nationalisme, ou unionisme, il peut tous les inspirer, alors que tous réclament une acception plus vaste du sens de l'appartenance irlandaise. La Saint-Patrick est pertinente pour une Irlande qui accueille maintenant des centaines de milliers de travailleurs immigrés, représentant un dixième de la population de la République, après une longue histoire d'émigration." (17.03.2008)

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