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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 18.04.2008

 

À LA UNE

Un nouveau modèle de coalition allemande ?

Un nouveau modèle de coalition allemande ?

 

Le 17 avril, les chrétiens-démocrates et les Verts ont signé un accord de coalition dans la ville-Etat de Hambourg, marquant ainsi une grande première dans la politique d'outre-Rhin. Ce modèle inédit peut-il être reproduit ailleurs en Allemagne, voire au niveau fédéral ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Der Standard - Autriche, Süddeutsche Zeitung - Allemagne, Upsala Nya Tidning - Suède

Der Standard - Autriche

La mise en place d'une coalition 'noire-verte' à Hambourg a permis "d'ouvrir une nouvelle porte dans la politique", relève Birgit Baumann. "Vingt-trois ans après la première coalition rouge [SPD [Parti social-démocrate] et verte (en 1985, dans le Land de Hesse), la première alliance entre les 'noirs' [CDU, Union chrétienne-démocrate] et les Verts fait son entrée sur la scène politique nationale. Et naturellement, cette première hambourgeoise aura un impact bien au-delà des limites de la ville, même si certains ont peur de le dire haut et fort. Cet événement marque une autre étape vers la désagrégation des blocs politiques allemands et une plus forte concurrence entre les partis. Les partis admettent au moins une chose : (...) les nouvelles règles du jeu leur imposent maintenant de dépasser leurs craintes et de nouer de nouvelles alliances. Dans le cas contraire, l'Allemagne sera éternellement gouvernée par une grande coalition impopulaire." (18.04.2008)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Selon Heribert Prantl, "la coalition 'noire-verte' [CDU, Union chrétienne-démocrate, et les Verts] est une alliance qui s'inscrit dans l'air du temps. Le SPD [Parti social-démocrate] n'est plus vraiment rouge, les noirs ne sont plus vraiment noirs et les Verts sont moins verts que dans le passé. Et un nouveau parti, la Gauche [Die Linke], vient jouer les trouble-fêtes, comme s'il cherchait à supplanter les Verts, en cherchant à proposer une alternative. Les enfants effrayés par le conservatisme ont grandi, gagné en sagesse et sont beaucoup moins farouches. Les Verts étaient le jeune partenaire d'un parti qu'ils considéraient autrefois comme une fraction bourgeoise, ennuyeuse, insipide et ignorante. Ole von Beust [CDU], à la tête du gouvernement de Hambourg, leur facilite la tâche car il a un grand coeur : par le passé, il a fait de même avec le parti d'extrême droite de Ronald Schill et aujourd'hui, il donne un coup de pouce aux Verts. Cela ne signifie pas qu'il manque de principe, c'est juste de la politique." (18.04.2008)

Upsala Nya Tidning - Suède

Le quotidien s'interroge sur la possibilité d'une collaboration plus étroite entre le FDP [Parti libéral démocrate] et les Verts. "Les deux partis partagent la même conception du mode de vie et de l'individu. Les sympathisants des Verts comptent sûrement des électeurs qui ont soutenu, dans le passé, les libéraux. Leur alliance leur permettrait de jouer un rôle majeur dans la politique allemande et de devenir un partenaire intéressant pour les chrétiens démocrates et sociaux-démocrates. (...) Au sein d'un gouvernement avec l'un des grands partis, les Verts et les libéraux pourraient être une véritable force motrice pour tout ce qui touche aux valeurs et aux réformes économiques." (18.04.2008)

RÉFLEXIONS

Kulturní týdeník A2 - République tchèque

Pour Petr Fischer, les Tchèques ne savent pas débattre

L'accord américano-tchèque sur la construction du radar américain destiné au bouclier antimissile est prêt à être signé. Le journaliste Petr Fischer profite de cet événement pour analyser la culture du débat en République tchèque. "Premièrement : nous ne savons pas discuter. Au lieu de débattre, nous polémiquons. Deuxièmement : nous n'utilisons aucun argument, mais uniquement des interprétations erronées. La critique est étouffée dans l'oeuf. Quiconque s'oppose au radar est soit avec les Russes, soit un ennemi des Tchèques. Ou alors, il est de mèche avec les communistes et un communiste est un criminel. Pour résumer, les critiques n'ont pas lieu d'exister et, au sein d'un système démocratique, elles n'ont aucune légitimité. Troisièmement : rester dans le doute. Une discussion qui n'en est pas une laisse plus de questions que de réponses. Jusqu'à présent, on ignore si le bouclier antimissile s'inscrit dans la stratégie de défense commune de l'OTAN. Jusqu'à présent, on cherche uniquement à intégrer le radar dans un ensemble qui n'existe pas encore, à savoir un système commun de défense." (18.04.2008)

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Le Nouvel Observateur - France

Jacques Julliard décrit la mission impossible de la gauche européenne

Le chroniqueur Jacques Julliard estime que "les temps sont durs pour une gauche européenne qui dominait la scène pendant les années 1990. (...) Face à cette situation, il est assez facile de faire le malin et d'afficher une mine apitoyée. Mieux vaudrait réaliser que ce que l'on demande aujourd'hui aux gauches européennes est quelque chose de surhumain : garantir aux citoyens, au milieu des tempêtes de la mondialisation, toutes les protections de l'Etat-providence, avec quelques conquêtes sociales en plus en matière d'environnement, d'immigration, de féminisme, de handicap, etc. (...) Un tel tour de force n'est pas complètement impossible, comme en témoignent les démocraties Scandinaves. (...) Or seule la gauche est capable de réaliser ce programme en bloc et, ce faisant, d'éviter à nos sociétés le déclin." (17.04.2008)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

Selon Joanna Starega Piasek et Irena Woycicka, la Pologne manque de cohésion

Joanna Starega Piasek, directrice de l'institut de développement des services sociaux de Varsovie et Irena Woycicka, de l'institut de recherche économique de Dantzig, estiment que le manque de cohésion sociale est le plus gros problème de la Pologne. "Une politique qui ignore la pauvreté et un populisme, alimenté par cette même pauvreté, sont les deux facettes d'un seul phénomène. (...) La faiblesse de la démocratie polonaise réside dans le manque de cohésion sociale, dont l'aspect le plus important se manifeste dans les énormes disparités des revenus. Il existe deux Polognes : une Pologne compétente et une autre, désarmée. Entre les deux, il n'y a aucune communication, aucune valeur commune, aucun sentiment de cohésion. Tant que la Pologne n'utilisera pas tout son capital humain, elle sera incapable de concurrencer les autres pays." (17.04.2008)

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POLITIQUE

The Irish Times - Irlande

L'Irlande ne doit pas rejoindre l'Europe militariste

"La débâcle irakienne avec plus d'un million de personnes tuées devrait être le chant du cygne du militarisme. Mais le Traité de Lisbonne en fait la promotion et signifie la mort de la neutralité irlandaise", écrit le chercheur en affaires militaires Edward Horgan. "L'agenda caché du Traité de Lisbonne participe à un mouvement européen et international qui promeut le militarisme et qui érode l'idée d'une orientation militaire visant plutôt le maintien de la paix. (...) L'armée européenne, avec une intégration avancée avec l'OTAN, projette la puissance et les intérêts européens à travers le monde et renforce la 'forteresse Europe' en gardant les 'autres' loin. (...) Voter non [au futur référendum organisé en Irlande] n'est pas un vote contre l'Europe. C'est un vote contre la militarisation de l'Europe et pour une Europe qui devrait œuvrer à réformer et à renforcer les Nations Unies, pas à en saper les bases." (18.04.2008)

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The Daily Telegraph - Royaume-Uni

L'ombre de Blair pèse sur la visite de Brown aux Etats-Unis

"M. Brown est loin d'avoir conquis le coeur et l'esprit des Américains", écrit le chroniqueur Con Coughlin au sujet de la visite de trois jours du Premier ministre britannique Gordon Brown du 15 au 18 avril. "Sous M. Blair, le Royaume-Uni était un allié clé dans la lutte contre le terrorisme (...). M. Brown semble incapable de donner une direction claire et incisive nécessaire pour parvenir au succès. Sans surprise, les commentateurs américains ont accablé M. Brown de dures remarques. (...) Hier, The New York Times est allé jusqu'à suggérer que la politique de M. Brown à Bassorah menaçait l'avenir de la position britannique comme l'allié le plus proche des Américains. (...) Etant donné la quantité de capital politique que Tony Blair a investi à la fois dans l'alliance transatlantique et en Irak, il est difficile d'imaginer que l'implication militaire britannique soit réduite à un état si déplorable s'il était encore Premier ministre." (18.04.2008)

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Diário de Notícias - Portugal

L'Espagne doit être ferme face à ETA

Un attentat attribué à l'organisation séparatiste basque ETA a frappé jeudi 27 avril un local du Parti socialiste à Bilbao au Pays Basque espagnol. L'explosion d'une bombe a blessé sept policiers et provoqué des dégâts matériels. Le quotidien portugais souligne la nécessité d'un front uni contre le terrorisme. "ETA a décidé de se faire entendre au moment même où le nouveau gouvernement espagnol est entré en fonction. A l'explosif, comme à son habitude. (…) Devant ce défi permanent d'ETA, la seule alternative possible pour le Premier ministre Zapatero, qui a cru aux vertus de la négociation avec les séparatistes basques, est la fermeté. Mais il a également besoin de reconstruire un front uni face au terrorisme en parvenant à un accord d'action avec le Parti Populaire [PP, droite], principale force d'opposition." (18.04.2008)

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ÉCONOMIE

Népszabadság - Hongrie

La Hongrie, une nation de grévistes

A Budapest, les employés des sociétés publiques de transport manifestent le 18 avril pour protester contre les suppressions de postes et la suppression de certains itinéraires. Face à ce phénomène, Endre Aczel s'interroge sur les motifs des syndicats des entreprises publiques, qui ont le courage de paralyser le pays, alors que l'on entend à peine parler des employés du secteur privé. "J'aimerais vivre dans un monde où la conscience des employés ne se limite pas à ceux travaillant pour un pays qui verse un 'salaire misérable', mais touche également ceux qui créent la plus grande partie de nos richesses. (...) Cependant, je ne suis pas optimiste car, s'il est vrai que nous sommes en concurrence avec nos voisins pour attirer les investisseurs, l'image d'une 'nation de grévistes' nous sera préjudiciable. Quelques syndicats confiants suffisent à faire fuir les capitaux dans les pays où les organisations syndicales n'existent pas." (18.04.2008)

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Hufvudstadsbladet - Finlande

Vers la fusion des télécoms français et nordique ?

France Télécom a annoncé son intérêt pour un rapprochement avec l'opérateur finno-suédoisTeliaSonera. Björn Sundell se demande si cette fusion serait judicieuse. "Cette opération ne permettrait pas de dégager des effets de synergie. Le chevauchement entre les deux entités et les possibilités de baisse des coûts sont trop faibles. En outre, suite à sa dernière vague d'achats, France Télécom doit faire face à de lourdes dettes. L'opérateur français aura donc du mal à rassembler les 30 milliards d'euros nécessaires au rachat de son homologue nordique. Une autre solution consisterait à ce que France Télécom finance cette opération avec ses propres actions. Mais pourquoi la Suède et la Finlande échangeraient-elles leurs actions de leur entreprise de télécommunications contre celles d'une entreprise contrôlée par l'Etat français ?" (18.04.2008)

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El País - Espagne

L'avenir de l'aviation est aux regroupements

Après l'annonce faite cette semaine de la fusion des compagnies aériennes Delta Airlines et Northwest, le quotidien espagnol considère que "l'union entre entreprises est la seule voie que l'aviation commerciale entrevoit pour surmonter les crises récurrentes. (...) Aux Etats-Unis, ce type de fusions se fait facilement. (...) En Europe, le problème est plus complexe. Les compagnies européennes ont encore des réminiscences nationales, et fonctionnent sur le vieux concept de 'compagnies porte-drapeau'. Observez l'insistance d'un Silvio Berlusconi récemment élu à garder Alitalia dans des mains italiennes, en dépit de son évidente faillite. (...) Le regroupement des compagnies aériennes européennes n'est qu'une question de temps, mais sera sans doute accéléré par la consolidation aux Etats-Unis de l'aviation commerciale faite sans déroger à la concurrence." (18.04.2008)

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CULTURE

Libération - France

Disparition d'Aimé Césaire, l'homme de la culture en action

Didier Pourquery réagit dans son éditorial à la disparition du poète Aimé Césaire le 17 avril à Fort-de-France en Martinique. "A travers son combat, au fil de ses poèmes, le chantre de la négritude incarnait, au-delà de ses origines revendiquées, un appel. Un appel proprement universel à la dignité humaine. Aimé Césaire appelle à l'éveil de ses frères humains où qu'ils soient, appel à retrouver leur identité et appel à leur responsabilité. C'est cela qui fait d'abord sa force. Mais dans le même temps, il reconnaissait lui-même : 'J'accepte mes origines, mais que vais-je en faire ?' Il a prouvé dans son parcours politique que ce qu'il avait découvert et vécu lui servait aussi à en appeler à ceux qui veulent changer le monde. (...) Et la grandeur de Césaire fut aussi de prendre à bras-le-corps ces problèmes issus du colonialisme et de les régler au jour le jour, sans relâche. Poète et député, maire et visionnaire, Aimé Césaire fut l'homme de la culture en action." (18.04.2008)

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ABC - Espagne

Carlos Ruiz Zafón défend l'art commercial

Dans un entretien réalisé par Sergi Doria, l'écrivain espagnol Carlos Ruiz Zafón considère que l'art commercial n'est pas nécessairement de piètre qualité. "Il faut surmonter les classifications rigides des dernières quarante années. Les lecteurs sont des personnes qui accèdent de façon égale au cinéma, à la télévision et à la littérature. C'est un public aux goûts vastes et qui a ses propres critères. Il y a aussi le lecteur qui définit son identité par un produit culturel déterminé, mais là il s'agit de snobisme. De nos jours, on peut aimer autant la série télévisée 'Les Soprano', un roman noir et une bande-dessinée. Le métissage introduit la vitalité. De la même façon que le cinéma s'est nourri de la littérature à son époque dorée, aujourd'hui c'est le contraire qui se passe. Les classiques de la littérature ont été en leur temps des romans populaires." (18.04.2008)

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COULEURS LOCALES

Lidové noviny - République tchèque

Prague ne sait pas quoi faire de la statue du comte Radetzky

Prague est actuellement le théâtre d'une nouvelle querelle sur les monuments. En effet, les défenseurs de leur préservation souhaitent que la vieille statue de l'aristocrate de Bohême et plus grand chef militaire austro-hongrois, le comte Radetzky von Radetz, soit remise en place sur son emplacement originel sur la place Malostranke. Selon Martina Klapalova, "l'Association des défenseurs tchèques de la liberté y voit une tentative de réhabilitation des Habsbourg et l'Union tchèque des légionnaires est encore plus critique. Son représentant a tenu ces propos : 'le comte n'est pas l'un des nôtres, c'était un pur Autrichien'. De son côté, le Musée national réfute ce point de vue : 'le comte était tchèque, autant qu'un Tchèque peut l'être'. Et l'historien Frantisek Dvorak d'ajouter : 'les discours sur notre esclavage [par les Habsbourg] relèvent de la rhétorique communiste. Les Autrichiens ont favorisé notre ouverture sur le monde et nous ont laissé notre culture : le baroque de Bohême'." (18.04.2008)

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CHOUX DE BRUXELLES

The Economist - Royaume-Uni

Blair est le candidat idéal pour la présidence européenne

L'hebdomadaire soutient la candidature de Tony Blair pour être le premier président du Conseil Européen qui doit être désigné avant la fin 2008. "L'année dernière, Nicolas Sarkozy a laissé entendre qu'il soutiendrait la candidature de Tony Blair pour ce poste. (...) Mais comme tout les favoris, Blair a vu se dresser devant lui une farouche opposition, parce qu'il a suivi Bush en Irak, parce qu'il vient d'un grand pays européen, parce qu'il n'est pas suffisamment pro-européen, parce que le Royaume-Uni ne fait partie ni de l'eurozone ni de l'espace Schengen. (...) L'idée d'une présidence permanente du Conseil européen avait rencontré l'opposition de petits pays au moment de son élaboration. Mais maintenant qu'elle a été créée, il serait idiot de la confier à une personnalité mineure, tel que le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker ou l'Autrichien Wolfgang Schüssel. Le président s'adressera au monde extérieur, en Chine et en Inde par exemple, en prenant la parole au nom de l'Europe. Si l'UE souhaite que ce président soit un acteur influent, il faut une personne reconnue mondialement. A moins qu'Angela Merkel ne se déclare candidate, ce qui semble improbable, la seule personne de ce type en course est M. Blair." (17.04.2008)

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