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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 24.04.2008

 

À LA UNE

Vers une nouvelle politique agricole européenne ?

Vers une nouvelle politique agricole européenne ?

 

Alors qu'une crise alimentaire mondiale menace des millions de personnes, de plus en plus de voix s'élèvent pour demander une modification de la Politique agricole commune (PAC) en Europe et la suppression du système de subventions. Quelle conduite l'Europe peut-elle adopter ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Politiken - Danemark, Le Monde - France, taz - Allemagne

Politiken - Danemark

Le journal estime que l'UE doit accepter sa part de responsabilité dans la crise alimentaire mondiale et critique sévèrement la commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel. Il la voit comme le symbole de la passivité européenne. "La commissaire semble surtout occupée par la gestion d'une bureaucratie digne de l'économie planifiée qui n'a rien à envier à l'ex-Union soviétique. Un changement d'orientation ne sera pas possible avant cinq ans et la diminution des subventions agricoles européennes n'aura pas lieu avant 2013. Jusqu'à cette date, le plan quinquennal actuel reste en place. Ce plan est une catastrophe humanitaire que l'on aurait pu éviter." (24.04.2008)

Le Monde - France

L'économiste et historien français Nicolas Baverez estime que "l'Europe est en première ligne dans la crise [alimentaire mondiale]. Malthusianisme, subvention et protection sont en effet les trois mamelles de son agriculture. A l'heure du bilan de santé de la politique agricole commune (PAC), il est urgent de remettre en culture les 3,5 millions d'hectares gelés, de repenser l'agriculture en termes de production économique et non d'entretien des paysages, de démanteler les subventions à l'exportation qui créent des distorsions considérables au détriment des pays émergents. Un renforcement de la préférence communautaire n'a pas de sens au moment où les prix de marché sont au plus haut. En revanche, une réelle priorité devrait s'attacher à l'harmonisation des normes - sanitaires notamment - au sein du grand marché." (23.04.2008)

taz - Allemagne

Daniela Weingärtner redoute que les mesures d'urgence visant à lutter contre la crise alimentaire n'aient qu'un effet limité et demande une réorganisation totale de la politique agricole mondiale. "Un changement d'orientation nécessiterait une véritable détermination politique. En effet, les groupes qui bénéficient de la politique actuelle de financement n'abandonneront pas leurs privilèges sans combattre. On trouve d'une part les agriculteurs européens qui reçoivent les subventions de l'UE, ce qui leur permet de vendre leurs produits à des prix plus bas que leurs concurrents. Ces dernières années, ils ont dû accepter des baisses des subventions et s'opposent à d'autres réformes. D'autre part, on trouve les élites politiques des pays nouvellement industrialisés et en développement, qui préfèrent accumuler des devises au lieu de mettre en place une politique structurelle qui remplirait l'estomac de leurs habitants." (24.04.2008)

RÉFLEXIONS

Le Temps - Suisse

Pour Daniel Vailleau, le sport est par nature politique

L'universitaire français Daniel Vailleau juge totalement vain de vouloir dissocier le sport et la politique. "Les récents événements du Tibet ont provoqué le télescopage, maintes fois renouvelé dans l'histoire, entre le sport et la géopolitique. Le sport a-t-il à faire avec la politique ? Ce débat récurrent, éculé, entre ceux qui l'affirment et ceux qui le récusent, vient de resurgir (...). Cette question ne se pose pas simplement tous les quatre ans ou lorsque Jeux et Coupes du monde s'aventurent au-delà des frontières des pays démocratiques. Elle est permanente, cruciale, mais elle n'est jamais abordée ni sérieusement débattue. (...) Un sportif qui mobilise sa notoriété pour offrir d'autres moyens d'intégration à des jeunes en difficulté fait un acte politique et donne une illustration de sa fonction sociale. Nier la dimension politique du fait sportif et de ses prolongements c'est tout simplement, pour le sportif, refuser d'assumer ses responsabilités de citoyen." (24.04.2008)

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Tygodnik Powszechny - Pologne

Rafal Pankowski et l'antisémitisme en Pologne

Le sociologue polonais Rafal Pankowski, membre de l'organisation varsovienne Nigdy więcej ('Plus jamais ça') constate avec regret que l'antisémitisme gagne du terrain en Pologne. Dans un entretien avec Andrzej Brzeziecki, il indique que les libertés démocratiques sont en partie responsables de cette résurgence. "Les élites de la IIIe République ont commis une erreur en choisissant un modèle linéaire de développement démocratique, selon lequel la démocratie se renforce et l'intégration en Europe progresse. Tout ne pourrait que s'améliorer, le chauvinisme et l'antisémitisme disparaissant grâce à ce progrès. Ces dernières années, nous avons remarqué qu'un faux pas peut se produire à tout instant, quand il ne s'agit pas d'une régression. Aucune institution ou processus n'est menacé, contrairement au contenu même de la démocratie. En Pologne, il existe encore des organisations fascisantes et l'antisémitisme est plus fort qu'il y a 10 ans." (23.04.2008)

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POLITIQUE

Le Soir - Belgique

Quelle direction politique suit Nicolas Sarkozy ?

Joëlle Meskens analyse la déception des Français après un an de pouvoir du président Nicolas Sarkozy. "Si ceux-là mêmes qui l'ont élu doutent désormais de lui, c'est que Nicolas Sarkozy, qu'ils ne connaissaient après tout pas si bien, se révèle aujourd'hui si rempli de paradoxes que les Français sont en droit de se demander où on les emmène. Et de s'inquiéter. (...) Nicolas Sarkozy se félicite d'avoir, en une seule année, réformé la France comme on ne l'avait plus fait depuis Charles de Gaulle. Oui, mais comment ? Quel est son modèle ? (...) Quelle est cette politique de civilisation qu'il annonçait à Noël ? Il est frappant de voir que ce sont les plus grands chantiers qui semblent abandonnés : que devient le rapport Attali, censé doper la croissance ? Et le Grenelle de l'environnement, qui devait guider toutes les politiques publiques ? Nicolas Sarkozy paraît désormais naviguer à vue." (24.04.2008)

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The Independent - Royaume-Uni

La chambre des Lords est-elle utile ?

L'écrivain Richard Reeves approuve les efforts visant à réformer la démocratie britanniqu. Mais selon lui, "plutôt que d'essayer de moderniser les Lords, Gordon Brown devrait renforcer le pouvoir de la chambre des Communes. Malheureusement, nos principaux partis demeurent attachés au bicamérisme. La Norvège se prépare à abandonner sa chambre haute l'année prochaine, mais aucun parti politique britannique ne remet en cause notre besoin d'en avoir une. (...) Rendre la chambre des Lords démocratique semble, en apparence, être une position progressiste. Mais en vérité, elle trahit un manque de foi dans la démocratie. (...) Nous n'avons probablement pas besoin d'abolir les Lords, pas plus que la Monarchie. Il faut juste lui permettre de disparaître en tant que force constitutionnelle, en lui retirant ses pouvoirs un à un. Le processus permettrait de faire de la chambre des Lords un élément décoratif plutôt qu'un rouage de notre Constitution." (24.04.2008)

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MÉDIAS

Domino Euro - Slovaquie

Les conséquences de la nouvelle loi slovaque sur la presse

Il semble que rien ne peut empêcher l'entrée en vigueur de la nouvelle loi slovaque sur la presse, objet d'une controverse et critiquée par l'OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe]. Le président Ivan Gasparovic souhaite en effet la signer. La loi oblige les journaux, entre autres, à publier une autre version des faits, même si les informations de l'article original sont correctes. Pavel Urban estime que cette loi pourrait déboucher sur un "nouveau conflit social". "Les partis au pouvoir espèrent que la loi leur permettra de bénéficier de meilleures informations sur leur action. Ils n'ont pas compris que les médias s'informent déjà sur leurs activités, mais non sur leurs promesses. Nombreux sont ceux qui ont fait des promesses et nous vérifions également si elles sont tenues. Cette pression sur les médias ne va pas retomber et la lutte va se poursuivre." (24.04.2008)

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ÉCONOMIE

ABC - Espagne

Un incident relance le débat sur l'énergie nucléaire en Espagne

Le directeur de la centrale nucléaire d'Ascó (Catalogne) a été révoqué la semaine dernière pour avoir minimisé un incident qui s'est produit en novembre 2007. Le quotidien estime que cette affaire ne doit pas remettre en cause l'utilisation du nucléaire. "L'énergie va jouer un rôle décisif si l'Espagne veut rester à l'avenir une des premières nations du monde développé. Il va falloir pallier au manque de ressources naturelles avec une politique intelligente et active permettant de réduire la dépendance extérieure (...). Nous avons donc besoin de centrales nucléaires efficaces, sûres et bien gérées d'un point de vue technique et économique. (...) Si les explications sont confuses et le gouvernement n'est pas assez attentif quand se produisent des incidents comme celui d'Ascó, l'opinion publique aura une sensation d'insécurité qui se traduira logiquement par une opposition contre les centrales nucléaires. (...) Seule une sécurité maximale permettra de susciter au sein de la société l'élan indispensable vers l'énergie nucléaire." (24.04.2008)

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Lietuvos Rytas - Lituanie

L'économie lituanienne en pleine expansion

Ces prochaines années, le produit intérieur brut lituanien devrait connaître un rythme de croissance supérieur au taux moyen des pays européens. Le pays dépasserait ainsi la Pologne et rattraperait la Hongrie. Valdas Bartasevicius juge ces chiffres impressionnants. "Il ne faut pas oublier que, à l'entrée de la Lituanie dans l'UE [2004], son PIB représentait seulement le tiers de la moyenne européenne. Et même si cette moyenne a sensiblement diminué après l'adhésion des dix pays d'Europe de l'Est, une augmentation de 60 % serait un très bon résultat. Néanmoins, rattraper la Hongrie serait encore plus impressionnant. En effet, à l'époque du communisme, ce pays était considéré comme la 'baraque la plus gaie du camp socialiste', non seulement en raison du niveau de vie plus élevé, mais également à cause d'une plus grande liberté que les Lituaniens enviaient aux Hongrois." (23.04.2008)

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CULTURE

La Stampa - Italie

Le cinéma italien donne une image morose du pays

Alberto Mattioli revient sur la sélection du prochain festival de Cannes, révélée le 23 avril. Deux films italiens en font partie, contrairement à 2007 où aucun n'avait été retenu. "Le cinéma italien est ressuscité et débarque à Cannes. Deux films sont en compétition, 'Il Divo' de Paolo Sorrentino et 'Gomorra' de Matteo Garrone (...). Bien, très bien même. Les cinéphiles peuvent se réjouir. Un peu moins peut-être le reste de l'Italie, si on s'attarde sur les sujets de ces films. 'Il Divo' est une biographie de Giulio Andreotti [homme politique controversé, aujourd'hui sénateur à vie, il a été soupçonné de liens avec la mafia], alors que Gomorra est tiré du best-seller dévastateur de Roberto Saviano sur la Camorra (...). Cela ne donne pas vraiment une belle image de l'Italie. Il en ressort une impression très forte que la seule Italie que l'on voit à l'étranger est celle d'un pays gouverné par une classe plus malfaisante que dirigeante." (24.04.2008)

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Der Tagesspiegel - Allemagne

Le football établit un pont entre Kreuzberg et l'Iran

Nadine Lange ne cache pas son enthousiasme à la vue du documentaire 'Football Under Cover' qui relate le voyage à Téhéran de l'équipe féminine de football du quartier de Kreuzberg [à Berlin], où elles ont joué contre l'équipe nationale féminine iranienne. "Ce qu'il s'est passé à Téhéran pendant cette journée d'avril était bien plus qu'un simple match de football. Il s'agissait d'une rencontre humaine émouvante et d'un plaidoyer pour les droits de la femme. Le régime avait tout de même posé deux conditions : les joueuses devaient être complètement voilées et le public contrôlé par des gardiennes des bonnes moeurs. Mais tout cela n'a pas pu gâcher le plaisir. (...) Sans le documentaire, ce match n'aurait jamais eu lieu. Les réalisateurs ayant déclaré vouloir créer un effet avec la caméra, nous obtenons un documentaire très agréable à regarder. Cependant, le match retour, déjà programmé, n'a finalement pas eu lieu. La politique impose ainsi sa force au sport et ne permet pas aux Iraniennes de voyager." (24.04.2008)

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COULEURS LOCALES

Le Nouvel Observateur - France

Faut-il être ridicule pour gagner le concours de l'Eurovision ?

Le chroniqueur François Reynaert commente avec ironie le choix de Sébastien Tellier pour représenter la France à l'Eurovision 2008. "Cette candidature est d'autant plus exaspérante que nos voisins font, eux, de gros efforts pour respecter les traditions. L'Espagne a concocté une chanson idiote intitulée 'Chiki chiki' et l'Irlande est au plus juste pour ce qui est des chanteurs : elle envoie une dinde. (...) Sébastien Tellier pose un autre problème, soulevé, la semaine passée, par la question parlementaire d'un député UMP outré : il chante en anglais. (...) D'autres candidats ont plus de respect de leurs valeurs. Pensons aux Belges du groupe Ishtar, dont on peut citer deux vers de la ballade avec laquelle ils concourront (...): 'O juussi na jalym... O bulo diti non slukati.' (...) Il s'agit d'une 'langue imaginaire qu'ils ont créée', cela prouve à quel point ils respectent leur appartenance nationale : quand on voit le bordel que ça cause désormais, en Belgique, d'user de n'importe quelle langue parlée dans le pays, on comprend que les gens préfèrent en inventer." (24.04.2008)

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Népszabadság - Hongrie

Les Hongrois sont les plus malheureux d'Europe

La Hongrie occupe la 26e place du classement européen de l'indice du bonheur, qui recense 30 pays. Gabor Miklos revient sur les causes de ce mauvais résultat. "J'ai l'impression que les Hongrois ne comprennent pas que leur existence est une réussite, en dépit des malheurs de l'histoire. Nous nous plaignons et recherchons les causes de notre misère dans des ennemis venus de l'extérieur ou dans les insoumis issus de notre propre camp. Le virus de la tristesse et de l'absence de paix se répand dans la société, non seulement verticalement, mais également horizontalement, dans toutes les couches sociales, toutes les localités, toutes les familles. Une nation qui se plaint constamment de la tutelle de ses voisins est également jalouse et encline au conflit en son sein. (...) Ce ne sont pas les opinions politiques qui divisent notre société, mais le venin de la jalousie et de l'agressivité." (24.04.2008)

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