Les ministres de l'Intérieur européens réunis hier à Bruxelles ont reporté à septembre la décision sur l'accueil de réfugiés irakiens. Le ministre suédois chargé de l'immigration, Tobias Billström, avait demandé la mise en place d'une stratégie européenne commune pour les demandes d'asile de réfugiés irakiens, car la Suède accueille la majeure partie de ceux-ci. Pour le quotidien Dagens Nyheter, toute la politique européenne en matière d'immigration va se jouer avec cette question : "Comme l'a souligné le commissaire européen aux réfugiés, António Guterres, lors d'un discours à Londres le mois dernier, le développement d'un système de droit d'asile commun est absolument déterminant pour que l'UE puisse offrir un refuge aux personnes qui en ont le besoin le plus urgent. Tout dépend de la façon avec laquelle les pays souhaitent s'entendre sur un accord qui reconnaisse la nécessité d'une telle protection. Ce point capital touche à une autre question fatale de l'UE : la prise en considération des réfugiés eux-mêmes. Les questions liées aux réfugiés et aux immigrants ne sont pas simples, mais il est clair que la tendance est plutôt à la xénophobie qu'à l'humanisme. L'Italie de Berlusconi en est un exemple affligeant. Grâce à une démarche active ... pour une stratégie commune - alors qu'elle était [jusque-là] contrainte de personnifier à elle seule la position humaniste - la Suède a une chance de mettre l'Europe sur la bonne voie." (25.07.2008)
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