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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 09.09.2008

 

À LA UNE

Evolution dans le Caucase

Evolution dans le Caucase

 

Lors d'une rencontre avec le président du Conseil de l'UE, Nicolas Sarkozy, le président russe Dmitri Medvedev a annoncé hier le retrait des troupes russes du territoire géorgien d'ici un mois. Le chef du Kremlin a en même temps approuvé l'envoi de 200 observateurs de l'UE dans le Caucase. La presse européenne évalue les négociations qui se sont déroulées dans le château de Mayendorff à Moscou. » suite

Extraits des publications suivantes:
La Vanguardia - Espagne, La Repubblica - Italie, The Daily Telegraph - Royaume-Uni, Rzeczpospolita - Pologne

La Vanguardia - Espagne

Le quotidien La Vanguardia loue l'habileté dont font preuve les Européens dans les négociations avec Moscou : "La Russie et l'Union européenne - après plusieurs semaines de tension - ont opté pour la voie la plus sensée entre les deux blocs : ils souhaitent s'engager en faveur du dialogue et de la bonne volonté entre deux positions divergentes face aux conflits. … L'UE a fait bon usage de sa petite marge de manœuvre dans ce conflit pour permettre ainsi à la diplomatie de l'emporter sur la violence. Une petite consolation, contredisant les préoccupations relatives aux tensions croissant chaque jour un peu plus entre les Etats-Unis et la Russie. Hier, Washington a résilié un accord sur la coopération nucléaire avec la Russie, tandis que des navires de guerre équipés d'armement nucléaire et des avions de la marine russe sont arrivés au Venezuela - en réponse à la présence de la … flotte américaine en Géorgie. On doit appeler à un retour des bonnes relations entre Washington et Moscou." (09.09.2008)

La Repubblica - Italie

Le quotidien La Repubblica attribue le succès des négociations auprès de Moscou à la présidence française de l'UE. "Même avec un peu de retard, [Sarkozy] a convaincu Moscou au nom de l'UE de respecter tous les points de l'accord avec Tbilissi. … Il est clair que l'Europe doit combler au moins en partie le vide politique dans le Caucase comme au Proche-Orient, dont sont responsables les erreurs du gouvernement Bush et la paralysie liée à la campagne électorale américaine actuelle. L'UE peut être fière de son nouveau rôle, mais elle doit se demander dans quelle mesure celui-ci dépend des circonstances heureuses d'une présidence française estimée. A partir de janvier, l'Union sera sous la présidence tchèque et disposera difficilement de la même force de négociation internationale. Cela montre bien une fois de plus combien l'adoption du traité de Lisbonne, qui prévoit une présidence fixe de l'UE, est importante." (09.09.2008)

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Le quotidien The Daily Telegraph se méfie des tentatives de médiation du président du Conseil de l'UE, Nicolas Sarkozy. "Nous devrions être préoccupés par le fait qu'une partie vitale de la politique étrangère britannique (et de la politique énergétique) soit laissée à M. Sarkozy. Il a peut-être de nombreuses vertus mais les intérêts de sa politique étrangère ne sont pas nécessairement les nôtres. Qui sait quels accords franco-russes il envisage ? … Le monde est revenu à la grande lutte pour le pouvoir entre Etats-nations à la façon du 19è siècle. … Avec le risque que la Russie impose sa volonté à l'avenir à d'autres voisins comme l'Ukraine, nous ne pouvons pas faire confiance à des organisations [internationales] impuissantes pour rétablir la paix. Au lieu de cela, il est nécessaire que les politiques … se réveillent, qu'ils reconnaissent leurs propres intérêts nationaux et adoptent une ligne dure à l'encontre de l'expansionnisme russe." (09.09.2008)

Rzeczpospolita - Pologne

Le quotidien conservateur Rzeczpospolita critique la feuille de route annoncée par le président français, Sarkozy, et le chef d'Etat russe, Medvedev, pour le règlement de la crise dans le Caucase : "Regardons … comment l'UE a résolu le conflit dans le Caucase. … En récompense de l'accomplissement de la division d'un Etat souverain, l'UE approfondit les relations économiques avec la Russie. Si jamais dans quelques mois il venait à l'esprit de la Russie de séparer la Crimée de l'Ukraine, on pourrait résoudre ce conflit de manière tout aussi efficace. Medvedev se déclarerait prêt à dissoudre ses positions à Odessa et Kherson et à retirer les chars d'Ukraine. Mais pas de Crimée naturellement, car il faut bien que quelqu'un défende la minorité russophone. L'UE s'entendrait sur un tel d'accord et le monde deviendrait encore plus stable. La stabilité ne sera toutefois vraiment atteinte que lorsque l'Europe aura permis à Moscou de réaliser la reconstruction totale - politique et géographique - de l'ex-Union soviétique." (09.09.2008)

POLITIQUE

Focus - Allemagne

Le chantier du Parlement européen coûte cher

Selon le magazine politique Focus, des millions sont dépensés au Parlement européen à Strasbourg dans des projets controversés de construction et de publicité : "Les bâtiments du parlement à Strasbourg par exemple, dans lesquels les députés travaillent et votent des lois douze fois par an, à chaque fois sur environ trois jours, coûtent 200 millions d'euros par an. … Fin 2007, on a découvert que deux immeubles annexes achetés 143 millions d'euros sont pollués par l'amiante. … L'agence Scholz & Friends a reçu un supplément de budget de 26 millions d'euros. Ces publicitaires allemands devront employer cette somme à rendre l'assemblée européenne plus populaire au cours des quatre prochaines années. Même objectif pour un nouveau bâtiment de l'Europe qui doit être construit dans le noble premier arrondissement de Vienne pour 23 millions d'euros d'ici la fin de l'année 2008. … Le député européen Alexander Alvaro (FDP) dresse le bilan : 'nous vivons au-dessus de nos moyens.'" (08.09.2008)

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To Ethnos - Grèce

Une visite stratégique

A l'occasion d'un match de qualifications pour la coupe du monde de football de 2010 en Afrique du Sud, Abdullah Gül est devenu le premier président turc à effectuer une visite en Arménie. Les deux pays n'entretiennent aucune relation diplomatique. Le quotidien To Ethnos soupçonne une pression américaine derrière la visite du président turc. "Gül ne s'est certainement pas rendu à Erevan pour résoudre la question du génocide arménien. … D'un point de vue historique, l'Arménie est le pays le plus pro-russe du Caucase. … Les relations avec Moscou sont les seules garanties de la survie de l'Arménie. … L'armée russe ne dispose pas seulement de bases militaires en Arménie, mais également sur les frontières entre l'Arménie et la Turquie. … Le plan américain pour le Caucase prévoit que la Géorgie, l'Azerbaïdjan et l'Arménie soient soumis à l'influence et à la souveraineté militaire de la Turquie. … Puisque les Etats-Unis ne sont pas parvenus à renverser par un putsch le président pro-russe Serge Sarkissian juste après son élection fin février, ils essayent désormais d'appâter l'Arménie avec la Turquie." (08.09.2008)

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Lidové noviny - République tchèque

Travail de mémoire sur le stalinisme

En République tchèque débute aujourd'hui un nouveau procès contre l'ancienne procureur Ludmila Brožová-Polednová qui a contribué à envoyer la démocrate Milada Horáková à l'échafaud lors d'un procès stalinien truqué. Le quotidien conservateur Lidové noviny exprime l'espoir que ce procès confirmera la peine de 8 ans prononcée en première instance à l'encontre de l'accusée. "Si la justice tchèque n'était pas si lente, Brožová-Polednová pourrait également répondre de sa participation à des centaines d'autres procès qui se sont tenus entre 1950 et 1964. Ceux-ci n'ont certes pas prononcé des condamnations à mort mais de longues peines de prison. … Parmi ces victimes, se trouvaient des prêtres catholiques, des propriétaires terriens, des politiciens, des personnes qui ont tenté en vain de fuir la république ou des manifestants contre la réforme de la monnaie communiste. En 1954 Brožová-Polednová a joué le rôle du ministère public dans un procès au cours duquel un paysan a été condamné à une peine de 20 ans de prison pour avoir soi-disant propagé des doryphores nuisibles. … Nous ne devons pas avoir pitié d'une femme âgée aujourd'hui de presque 87 ans et la laisser purger sa peine. S'est-elle jamais montrée compatissante avec ceux dont elle a détruit l'existence ?" (09.09.2008)

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Pravda - Slovaquie

Des services à bas prix chèrement payés

Suite à un grave accident de car qui a coûté la vie à 14 Slovaques le week-end dernier en Croatie, la Slovaquie est aujourd'hui en deuil national. Le quotidien libéral de gauche Pravda s'interroge sur les causes des accidents de car qui se produisent fréquemment en Europe centrale orientale : "Toute l'Europe est confrontée depuis longtemps à une importante pression sur le prix des carburants, de l'énergie, des produits alimentaires mais aussi sur le prix des voyages. Pour survivre dans le secteur du tourisme, il faut organiser des voyages à bas prix au bord de la mer. Les habitants d'Europe centrale orientale surtout choisissent les offres les moins chères. Les sociétés de cars économisent par conséquent sur la modernisation des véhicules et sur le nombre de chauffeurs, bref, ils font des économies sur tout ce qu'ils peuvent. … Il n'existe pas de recette universelle pour empêcher les accidents. La question est de savoir si la mise en place de normes et de directives éventuellement plus strictes pourrait aider. Dans ce cas, l'offre la moins chère n'est pas nécessairement la meilleure. Encore moins lorsqu'il s'agit du bien le plus cher, la vie." (09.09.2008)

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RÉFLEXIONS

Le Monde - France

Hulot et Chérèque réclament une nouvelle politique européenne

L'écologiste Nicolas Hulot et le secrétaire général du syndicat CFDT François Chérèque, demandent dans un plaidoyer publié par Le Monde que l'UE fasse de la politique sociale et environnementale sa mission centrale pour dépasser sa crise institutionnelle : "Au moment où les crises - énergétique, alimentaire, climatique, financière, sociale - convergent dangereusement et multiplient les victimes sur la planète, nous avons plus que jamais besoin d'Europe. … Or voici que l'Europe ajoute sa propre crise à celles qui accablent le monde. … Quoiqu'on pense des raisons, très hétérogènes, du non irlandais du traité de Lisbonne, celui-ci révèle encore une fois le déficit de l'institution européenne. … L'Europe telle qu'elle se fait soulève de moins en moins de désir d'adhésion. … Il faut entendre cette protestation démocratique. … A la crise institutionnelle, il faut donner une réponse … politique. La clé réside dans le choix de mettre résolument en œuvre une ambitieuse politique écologique et sociale et de faire de celle-ci la colonne vertébrale et le moteur de la construction européenne. Autrement dit, de donner une nouvelle impulsion … à la plus précieuse des valeurs, la solidarité entre les individus, les peuples, les générations." (09.09.2008)

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Der Spiegel - Allemagne

Tom Segev sur le sionisme et l'antisémitisme

Suite aux sévères critiques émises par Evelyn Hecht-Galinski, la fille de l'ex-président du Conseil central des Juifs en Allemagne, à l'égard de la politique d'Israël, l'essayiste juif Henryk M. Broder a réagi en lui reprochant dans une lettre ouverte d'être antisémite. Au regard de la polémique ainsi créée, l'historien et journaliste israélien Tom Segev commente dans le magazine d'informations Der Spiegel le débat public israélien portant sur le sionisme et l'antisémitisme. "Quiconque hait Israël parce qu'il s'y trouve autant de Juifs, est antisémite. Cela caractérise avant tout les groupes néonazis et les négationnistes de l'holocauste en tout genre. … On peut pourtant se montrer critique à l'égard de la politique d'Israël, et même à l'encontre de son existence en tant qu'Etat juif, sans être antisémite, et vice versa : il existe des antisémites qui soutiennent Israël et son idéologie officielle, le sionisme. Le sionisme a produit sa propre interprétation de l'histoire juive. Selon celle-ci, les Juifs ne constituent pas seulement une communauté religieuse, ils sont aussi les membres d'une nation particulière qui ont été exilés de leur pays il y a 2000 ans. A ce titre, ils n'ont pas leur place au sein d'autres peuples : … la plupart des Israéliens considèrent la Shoah comme la confirmation de cette prévision sioniste. … Les Israéliens discutent beaucoup. Ils n'ont jusqu'à présent pas consolidé leur identité de Juifs et ne sont pas parvenus à s'entendre sur les valeurs fondamentales de leur société. Ces débats posent problème aux observateurs étrangers. … Quiconque connaît le débat public en Israël sait que les Israéliens se critiquent mutuellement avec une véhémence que seuls quelques 'antisémites' étrangers sont susceptibles de montrer." (08.09.2008)

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ÉCONOMIE

Cinco Días - Espagne

Leçon pour l'Europe

Le journal économique espagnol Cinco Días demande à l'Europe de tirer une leçon de l'intervention des Etats-Unis concernant les banques hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac : "Les autorités américaines ont de nouveau enfreint [les principes] du libéralisme radical et agit comme s'ils voyaient un grave problème. A choisir entre une entorse éventuelle contre les règles du marché et un effondrement du système financier … la question ne se pose pas. … L'Europe doit en tirer une leçon. Loin des modèles de solution purement théoriques…, l'économie mondiale devrait surtout s'orienter vers la flexibilité. … L'UE et la Banque centrale européenne devraient en prendre acte. L'économie [européenne] va plus mal que celle des Etats-Unis, en partie par contagion de la seconde. Les responsables économiques de l'UE peuvent saisir l'occasion de la tenue de la rencontre Ecofin cette semaine pour donner une réponse commune et sans complexe à la première crise depuis l'introduction de l'euro." (09.09.2008)

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Le Quotidien - Luxembourg

La France est fauchée

Le journal Le Quotidien commente la situation financière en France peu avant la rencontre des ministres des Finances de l'UE qui doit y avoir lieu : "Malgré sa position de présidente de l'UE, la France n'est effectivement pas en mesure de donner des leçons [dans le domaine financier]. … La France qui s'est si souvent enorgueillie d'être une puissance internationale d'aide au développement va désormais faire attention à ce qu'elle dépense en la matière. Mais il faut comprendre la France, qui semble avoir enfin compris qu'avant de rouler des mécaniques à l'international, il serait temps qu'elle redresse sa situation économique si elle ne veut pas être obligée de demander elle aussi de l'aide. … Non, bien sûr, la France ne laissera pas tomber ses citoyens. Mais quand on est fauché, il s'agit de bien rééquilibrer son budget avec de vraies priorités pour que les Français y croient, retrouvent le moral et fassent repartir un pays qui n'a plus aujourd'hui les moyens de briller à l'international et qui doit donc penser à s'occuper de lui." (08.09.2008)

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Taloussanomat - Finlande

L'inflation est-elle le véritable problème ?

Dans sa chronique, J. Bradford DeLonge, professeur d'économie à l'Université de Berkeley et ancien ministre adjoint des finances américain, démontre les relations entre l'inflation et l'activité des banques centrales : "Lorsque le problème majeur est un manque de demande mondiale et que les banques centrales du monde augmentent les taux d'intérêt, cela peut alors conduire à une récession. Lorsque le problème majeur est l'inflation et que les banques centrales n'augmentent pas les taux d'intérêt, elles peuvent provoquer une hausse des prix et un gonflement artificiel en raison des attentes d'inflation. … La réaction de la Banque centrale européenne ressemblait à celle des Etats-Unis même si elle était prudente. … Le taux d'inflation semble diminuer. … En bref, les banques centrales des deux côtés de l'Atlantique doivent faire face à une crise financière mais sans trop réguler. … Grâce à l'augmentation des liquidités, les banques centrales empêchent une autre avancée de la spirale salaire/prix comme conséquence de la crise financière. … L'inflation a cependant un visage grossier et il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle fasse la une des journaux." (09.09.2008)

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CULTURE

Cotidianul - Roumanie

Polémique autour d'un manuel scolaire sur le communisme

Dans les écoles roumaines, il est possible à partir de cette année de choisir l'option "L'histoire du communisme". L'Institut pour le travail de mémoire sur les crimes communistes présente maintenant un manuel scolaire destiné à cet enseignement : "Tous les thèmes sensibles du passé récent de la Roumanie ont été laissés de côté. Ion Iliescu [ex-président] explique aux élèves la minériade [la répression violente de protestations démocratiques] en 1990 par ces mots : "Avec la minériade j'ai appris comment on construit un Etat de droit." … Il n'y a rien non plus sur les activités du poète de la cour de Ceauşescu, Vadim Tudor, rien sur les odes du poète de la cour, Adrian Păunescu, ou sur les tableaux du peintre Sabin Bălaşa. Ce livre évite d'évoquer certains thèmes pour lesquels il existe des preuves historiques claires. Si ses auteurs l'avait fait, ils auraient provoqué une série de scandales dans lesquels des personnes appartenant au monde politique actuel auraient été impliquées. Par conséquent ce livre ne peut s'appeler que 'Le communisme pour les nuls'. Il n'est rien d'autre." (09.09.2008)

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COULEURS LOCALES

Le Nouvel Observateur - France

L'immatriculation contre l'anonymat

Le projet du gouvernement français de modifier les plaques d'immatriculation nationales pour que l'origine de la voiture ne soit plus reconnaissable a provoqué de vives protestations. Le Nouvel Observateur se montre compréhensif face à ce refus : "Michèle Alliot-Marie a présenté hier le nouveau projet de la plaque d'immatriculation qui entrera en vigueur au 1er Janvier 2009. Une plaque où ne figurerait plus obligatoirement le numéro du département. L'annonce a suffi à provoquer une levée de boucliers. Le mouvement 'Touche pas à ma plaque', initié par plusieurs députés a fait tâche d'huile, rassemblant 200 parlementaires. C'est que les numéros de département font partie de notre patrimoine culturel, de notre paysage mental. Comme si avec la mondialisation, ressurgissait en réaction le vieux slogan 'small is beautiful' (ce qui est petit est beau). … Supprimer les numéros de département, c'est rajouter de l'anonymat à une société qui en a que trop. … Aujourd'hui, tout le monde sait que la structure [administrative] de la France est à repenser. De trop petites régions, des départements dépassés dont les compétences devraient êtres dévolues aux Régions et aux structures intercommunales. Mais comme le montre cette affaire, ce n'est pas pour demain !" (09.09.2008)

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