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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 18.09.2008

 

À LA UNE

Une conférence controversée

Une conférence controversée

 

Le premier sommet de l'UE consacré à la situation des Roms en Europe a eu lieu à Bruxelles. Plus de 500 représentants des institutions de l'UE, des gouvernements des Etats membres et de la société civile, dont des représentants des Roms, ont débattu avant tout de la discrimination de la plus grande minorité européenne. Quel jugement la presse européenne porte-t-elle sur la conférence ? » suite

Extraits des publications suivantes:
De Volkskrant - Pays-Bas, Lidové noviny - République tchèque, taz - Allemagne

De Volkskrant - Pays-Bas

Suite aux sévères critiques du gestionnaire de fonds et philanthrope George Soros sur les mesures italiennes contre la population Rom, le quotidien interrégional De Volkskrant souligne le manque d'efficacité de la politique de l'UE concernant les Roms : "Les violentes critiques sont embarrassantes pour la Commission européenne qui a annoncé n'avoir aucune objection à formuler à l'encontre des mesures italiennes. … Au cours des dernières années, l'UE a dépensé 275 millions d'euros pour améliorer l'intégration des Roms dont un quart à un tiers d'entre eux habitent en Roumanie et en Bulgarie. Mais cela n'a pas eu le succès escompté. L'un des problèmes rencontrés, c'est que l'UE a peu à dire dans des domaines d'une importance capitale pour cette question : marché du travail, organismes sociaux, système de santé et formation. Ces domaines relèvent de la compétence des gouvernements nationaux." (17.09.2008)

Lidové noviny - République tchèque

La correspondante pour l'UE du quotidien conservateur Lidové noviny, Kateřina Šafaříková, critique la sélection des participants au sommet. "Quiconque ignore que le sommet sur les Roms vient juste de se tenir à Bruxelles, ne peut pas le deviner. ...  Les organisateurs ont invité près de 500 participants, dont des représentants d'importantes organisations de Roms. Toutefois, on a eu l'impression qu'il s'agissait d'un débat sur les Roms sans les Roms. Plus précisément, sans les Roms concernés par les problèmes dont il a été question. En effet, ceux qui y ont participé étaient justement des personnes qui étaient en mesure de discuter avec des ministres et des commissaires européens, autrement dit [des membres] des élites tziganes. C'était le cas par exemple de Livia Jarok, une jeune et belle députée européenne de Hongrie. Elle est tzigane mais a étudié dans des écoles prestigieuses de Grande-Bretagne et d'ailleurs. Après son intervention au cours de la séance du matin, elle s'est rendue dans le lobby et a donné des interviews sur la discrimination, la pauvreté, les conditions de vie indignes et autres stéréotypes. Dans un anglais parfait." (18.09.2008)

taz - Allemagne

La vice-présidente finlandaise du Forum européen des Roms et gens du voyage, Miranda Voulasranta, souligne dans le quotidien die tageszeitung l'important signal politique émis par le sommet des Roms à Bruxelles. "On semble ne pas avoir étudié la question de savoir quelles organisations Roms étaient représentatives. On trouve sur la liste des participants un fourre-tout de groupes et d'organisations. On se demande selon quels critères ils ont été choisis. C'est pourquoi l'avis qui se dégage est … quelque peu diffus. D'un autre côté, le premier sommet européen des Roms fait en sorte que cette question arrive en tête de l'agenda politique. C'est quand même le président de la Commission qui a ouvert le sommet et cinq commissaires y ont participé. L'opinion publique européenne ne peut plus ignorer le problème. Les Roms sont toujours la minorité la plus discriminée et la plus marginalisée en Europe." (18.09.2008)

POLITIQUE

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Les revendications de la Russie en Arctique

Le président russe, Medvedev, a souligné les revendications de son pays dans les richesses du sous-sol de l'Arctique. Le quotidien The Daily Telegraph commente cette position: "La politique agressive [de la Russie] à l'égard d'une région, dans laquelle la fonte de la calotte glaciaire rend possible l'accès à de probables réserves d'énergie et de minéraux importantes, s'est illustrée de façon dramatique l'année dernière, quand les Russes ont planté leur drapeau sur le fond marin sous le pôle Nord. Toute action unilatérale qu'entreprendra Moscou sera contestée par les Etats-Unis, le Danemark et la Norvège, notamment en ce qui concerne la dorsale de Lomonossov, qui passe sous l'Arctique. Ces quatre Etats devraient coordonner leurs politiques avant échéance du délai, l'année prochaine, pour le dépôt des revendications auprès de la Commission des Nations unies pour les frontières du plateau continental. Et il est grand temps que les Etats-Unis ratifient la Convention des Nations unies sur les lois de la mer. ... Le front de la confrontation entre la Russie et l'Occident s'est déplacé des plaines d'Allemagne septentrionale aux réserves de combustibles fossiles qui reposent sous la Sibérie et l'Arctique." (18.09.2008)

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Sme - Slovaquie

Des gouvernements de transition en Hongrie et en République tchèque ?

"Un spectre hante l'Europe - celui des gouvernements de transition", écrit le quotidien libéral Sme à propos de l'évolution de la Hongrie et de la République tchèque. A Budapest, le gouvernement de Gyurscány est sur le point de s'effondrer, à Prague, le Premier ministre Topolánek perd chaque jour des députés de son propre parti. "Pour les gens qui en ont assez des conflits politiques incessants et stériles, la notion de gouvernement de transition ne sonne pas si mal. De cette façon, le pouvoir serait enfin détenu par ceux qui ont un mot à dire, qui comprennent les sujets traités et ne se préoccupent pas que d'eux-mêmes. Mais cela est trompeur. Si nous ne nous débarrassons pas bientôt de toute la démocratie parlementaire, les partis politiques décideront aussi des programmes et des actions des gouvernements de transition. A la seule différence, qu'ils ne sont pas tenus d'en assumer directement la responsabilité." (18.09.2008)

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Dagens Nyheter - Suède

Jaruzelski devant la justice

En la personne de l'ex-Premier secrétaire du Parti ouvrier polonais unifié, Jaruzelski, c'est l'un des derniers dictateurs des Etats du Pacte de Varsovie qui comparaît actuellement devant un tribunal polonais. Le sens de ce procès a donné lieu à une polémique. L'ex-dirigeant du syndicat Solidarność, Lech Wałęsa, croit notamment y voir une pure réaction de vengeance de la part de ceux qui ont été politiquement persécutés à l'époque. Mais il ne faut pas que celle-ci donne lieu à un procès, estime le quotidien Dagens Nyheter : "Il est évidemment intéressant d'analyser les mobiles de Jaruzelski [pour sa politique de l'époque] et les alternatives possibles, mais c'est aux historiens et non à un tribunal qu'il revient de se prononcer dessus. Toutefois, ceux-ci ne s'entendront pas sur les destins historiques et les mobiles des personnages historiques sont rarement explicites. Mais une chose est sûre : si l'histoire devient un élément de lutte relevant de partis politiques, cela est un mauvais signe, car on détourne alors l'attention des problèmes actuels." (18.09.2008)

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La Repubblica - Italie

Théâtre de la confrontation

Du 19 au 21 septembre a lieu à Cologne le congrès contre l'islamisation. Le quotidien italien La Repubblica écrit: "L'objectif du congrès convoqué par le mouvement populiste d'extrême droite Pro Cologne est de protester contre la construction d'une mosquée dans la ville de Konrad Adenauer et contre l'islamisation croissante du pays. Des contre-manifestations sont annoncées de la part du parti au gouvernement, la CDU, du maire, Fritz Schramma, qui a autorisé la construction de la mosquée, ainsi que des partis traditionnels. Ce congrès offre une grande opportunité au mouvement populiste de mobiliser ses forces au niveau européen. Vlaams Belang a confirmé sa participation, Le Pen, dont le discours était annoncé dans le programme, a décommandé. Les forces de sécurité observent de près et avec inquiétude le mouvement Pro Cologne. L'organisation est surveillée par l'Office fédéral de protection de la constitution, certains de ses membres étant soupçonnés d'être en contact avec le NPD et d'autres mouvements néonazis en Allemagne." (18.09.2008)

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RÉFLEXIONS

Observator Cultural - Roumanie

Marius Oprea sur la "mort apparente du communisme roumain"

L'historien Marius Oprea explique dans l'hebdomadaire Observatorul cultural pourquoi le passé est encore si vivace dans son pays : "Aucun officier de la Securitate, l'ex-police secrète communiste, n'a jamais été jugé. Aucun militant du parti n'a eu jusqu'à présent à assumer la responsabilité de ses actes devant un tribunal, ou perdu son rang de dignitaire pour les faits, les crimes ou les abus commis par le passé. Je dois livrer aujourd'hui un diagnostic impitoyable. … Les coupables encaissent aujourd'hui leurs retraites en toute tranquillité d'esprit, et celles-ci sont naturellement bien plus élevées que celles de leurs victimes. Même les morts disposent d'une tombe dans un cimetière militaire ou dans un cimetière honorifique – avant de mourir, les malades sont pris en charge selon leur grade dans les cliniques attentionnées du ministère de l'Intérieur. … L'absence de distance a poussé la Roumanie dans les bras de ceux qui regardent le communisme avec nostalgie. Et ceux-ci sont assurément plus nombreux que ce que les ex-militants du parti et les membres de la sécurité n'auraient osé espérer dans les jours de décembre de 1989. … Les uniques véritables réformes sont la liberté de la presse et le pluralisme politique, mais elles sont aussi noyautées par l'omniprésence d'une mafia postcommuniste bien organisée, qui contrôle de larges pans des médias et des politiques, quelque soit le parti auquel ces derniers appartiennent. Le communisme n'a pas disparu en Roumanie, il a seulement été privatisé. Il semblait être mort, s'être suicidé en 1989 mais ce n'était en réalité qu'une mort apparente. Son cerveau, son dictateur, son idéologie sont bien morts, mais les cellules sont encore vivantes." (18.09.2008)

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Blog Lluís Foix - Espagne

Lluís Foix établit des parallèles avec le New Deal

La main invisible du marché atteint ses limites, commente Lluís Foix sur son blog. A Washington une nouvelle politique financière serait sur le point de voir le jour quelque soit le vainqueur des élections. Foix établit des parallèles avec le New Deal de Roosevelt : "Ce qui serait le plus normal, ce serait que Washington se tourne vers Wall Street pour poursuivre et encourager la bonne marche du conglomérat des grandes banques qui sont concentrées dans la petite rue de New York. Le paradoxe de cette crise qui nous apporte chaque jour de nouvelles surprises, est que les [banques de] Wall Street se soient tournées vers Washington pour demander de l'argent public afin de sortir du marasme dans lequel elles se trouvent. ... Les libéraux de l'école de Chicago et les néo-conservateurs inspirés du philosophe Leo Strauss ne s'attendaient pas depuis près demi-siècle à que ce soit le marché qui demande de l'aide à l'Etat. Mais ce qui est le plus intéressant dans le capitalisme, c'est qu'il est en mesure de corriger son cap, même si cela suppose d'accepter des principes plus socio-démocrates que libéraux, comme Franklin D. Roosevelt l'avait montré dans les années 30." (17.09.2008)

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ÉCONOMIE

Die Presse - Autriche

Dites-le nous franchement

Plutôt que de chercher l'apaisement en ce qui concerne la crise financière aux Etats-Unis, nous devrions en Europe nous résoudre à parler clairement. L'argumentation du monde de la finance selon laquelle l'Europe serait peu touchée par la crise financière parce que l'essentiel des activités se situe dans l'Europe de l'Est émergente, est assurément déplacée, écrit le quotidien Die Presse : "Malgré tous les apaisements, la crise américaine nous a frappé de plein fouet. ... Puisque la confiance (qui n'existe pour ainsi dire plus) dans ce secteur est si importante, il serait souhaitable de parler franchement au public. Car c'est de l'Est que viendra la prochaine dépression économique. ... En raison du boom : la Bourse de Moscou traverse actuellement un krach sans précédents, en comparaison, l'effondrement des cours à Wallstreet, semble bien inoffensif. Espérons qu'il ne viendra à l'idée de personne de nous raconter en plus que c'est un problème de monsieur Poutine, problème qui (à l'instar de la crise américaine, comme chacun sait) n'aura absolument aucune conséquence chez nous." (18.09.2008)

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Le Monde - France

Porsche grignote Volkswagen

Le Monde analyse les affrontements internes au sein de l'entreprise Porsche au sujet du rachat de Volkswagen : "Porsche continue de grignoter Volkswagen (VW) malgré la guerre intestine qui fait rage aux plus hauts étages des deux constructeurs allemands. Le fabricant de voitures de sport a acheté 5 % des actions de son compatriote. .. De facto, le numéro un européen de l'automobile va devenir une simple filiale de Porsche SE. ... Un camouflet pour Ferdinand Piëch, à la fois président du conseil de surveillance de VW et actionnaire de Porsche. ... Pourtant, Ferdinand Piëch, âgé de 71 ans, est l'un des principaux artisans du rapprochement avec Porsche. ... [Par ailleurs] M. Piëch supporte mal les méthodes de M. Wiedeking [président-directeur de Porsche] devenu trop puissant à son goût. ... [Pourtant] cette zizanie familiale n'est qu'une facette de la lutte d'influence à laquelle se livrent les deux groupes à l'occasion d'un rachat." (17.09.2008)

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CULTURE

Spiegel Online - Allemagne

Exposition douteuse à Linz

La ville autrichienne de Linz, capitale européenne de la culture 2009, présente une exposition dédiée à l'aménagement de la ville envisagé par Hitler en vue de faire de celle-ci la "capitale culturelle du Führer". Le magazine d'informations SpiegelOnline exprime son inquiétude sur le manque de critique à l'égard de cette exposition sur l'art national-socialiste, en dépit d'une revendication rationaliste affichée. "Il n'y a pas d'autoportraits désespérés d'artistes dénoncés comme 'dégénérés', pas de paysages apocalyptiques, pas de faces hideuses de la guerre. … Même dans les domaines de la musique et du théâtre, l'exposition se concentre sur l'exhibition de ce qui constituait la ligne national-socialiste de l'époque : le culte de Bruckner pendant le Troisième Reich et l'œuvre de Franz Lehár, compositeur d'opérette protégé par Goebbels. … Le simple fait que l'exposition, malgré sa revendication résolument rationaliste, renvoie toujours à des pièces qui correspondent à la doctrine nazie, fait au final de l'entreprise 'capitale culturelle du Führer' dans son ensemble une affaire délicate, pour ne pas dire douteuse. Il reste à espérer que cette grande exposition ne devienne pas la Mecque des passéistes." (17.09.2008)

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MÉDIAS

De Standaard - Belgique

Couverture médiatique d'une grève de la faim

Cela fait plus de 70 jours que quelques demandeurs d'asile poursuivent une grève de la faim à Bruxelles. Mais les médias flamands n'en parlent presque pas, écrit le quotidien De Standaard : "Les différentes opinions publiques au Nord et au Sud de notre pays réagissent différemment aux débats sur les demandeurs d'asile. Les grévistes de la faim occupent des églises dans une commune d'un quartier bruxellois. Pour le Flamand moyen, cela se passe beaucoup trop loin de chez lui. Les médias francophones ... suivent pourtant les débats sur le droit d'asile en permanence. ... Les médias évoluent toujours plus vers un miroir dans lequel le lecteur veut se reconnaître. La réalité bruxelloise francophone se différencie nettement de celle qui prévaut en Flandres. Pas de reconnaissance, donc pas non plus de couverture médiatique, cela aussi est une logique médiatique brutale. Tout ce qui se joue dans notre voisinage immédiat a une grande valeur d'information, le reste moins." (18.09.2008)

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COULEURS LOCALES

Der Nordschleswiger - Danemark

Guerre de bandes choquante

Depuis des mois, Göteborg et Copenhague sont le théâtre d'une guerre entre bandes rivales, ponctuée de morts, de fusillades en pleine rue et d'attentats à l'explosif. Le quotidien danois Der Nordschleswiger espère voir une fin rapide à ces évènements : "… la police accentue la pression sur les membres des bandes rivales. Cette tactique policière du 'marquage individuel' signifie dans le langage du football que l'on surveille et que l'on suit son adversaire de très près - même dans les toilettes. Il reste à espérer que la guerre de bandes se terminera bientôt sans faire d'autres victimes. Il est choquant pour l'opinion publique de voir à quel point les bandes se disputent leur territoire de façon si ouverte et impitoyable. On n'a jamais rien vécu de tel dans ce pays. Croire à une fin rapide des 'combats criminels pour le contrôle des territoires' serait néanmoins faire preuve d'une trop grande naïveté." (18.09.2008)

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