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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 25.09.2008

 

À LA UNE

L'ONU en quête d'orientation

L'ONU en quête d'orientation

 

La 63e Assemblée générale des Nations unies qui siège actuellement à New York montre une institution en quête d'orientation. Entre la crise financière internationale, la concurrence pour les matières premières, les débats sur la protection de l'environnement et les interventions militaires, les Etats membres demandent des règles plus claires pour faire face aux défis de la mondialisation. La presse européenne remet en question la capacité d'action de cette organisation. » suite

Extraits des publications suivantes:
ABC - Espagne, Le Figaro - France, Večer - Slovénie, Süddeutsche Zeitung - Allemagne

ABC - Espagne

Le quotidien ABC estime qu'il faut réformer l'ONU de toute urgence si celle-ci veut être à la hauteur des problèmes mondiaux : "Cette année encore, la session plénière traditionnelle de l'Assemblée Générale se transforme en un tribunal rassemblant les plus importants chefs d'Etat du monde pour tenir une cérémonie dont le seul grand consensus depuis 60 ans d'existence, est de se répéter chaque année. L'existence de l'ONU est une tentative de réunir les forces et de résoudre les grands défis mondiaux via des mécanismes multilatéraux, et ceci ne doit en aucun cas être mis en doute. Mais il est peut-être temps de se demander sérieusement si l'ONU, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est capable de remplir cette tâche et s'il ne serait pas opportun de procéder dans les meilleurs délais à une réforme fondamentale des structures et des objectifs. ... Si l'ONU renonce à défendre activement ses valeurs démocratiques contre les dictatures qui se trouvent dans ses rangs, bien que ces [valeurs] soient clairement établies dans sa déclaration des droits de l'homme, elle n'est pas neutre mais elle soutient justement ces gouvernements qui piétinent les libertés de leurs concitoyens." (25.09.2008)

Le Figaro - France

L'ONU est loin d'avoir atteint ses objectifs. Les problèmes institutionnels paralysent ses instances décisionnelles, estime le quotidien conservateur libéral Le Figaro : "A l'occasion de la 63e session de l'assemblée générale, le Forum unique de l'ONU offrira donc son meilleur visage : celui d'une tribune pour les plus faibles comme les plus puissants. Mais les récents blocages de son bras exécutif - le Conseil de sécurité -, soulignent la nécessité d'une réforme. Dans l'immédiat, l'ONU joue plus que jamais son rôle de caisse de résonance. … L'institution n'a jamais été autant sollicitée, à l'image de ses 100 000 Casques bleus sur le terrain. Mais elle bute sur les intérêts régionaux. L'approche multilatérale est parfois perçue comme une atteinte à la souveraineté nationale. Résultat : le consensus fuit le Conseil de sécurité, frappé d'impuissance quand une crise divise ses cinq membres permanents dotés du droit de veto. … Tout le monde s'accorde sur un point : la réforme est urgente et les négociations pourraient s'engager dans les prochains mois." (23.09.2008)

Večer - Slovénie

D'après le quotidien Večer, la proposition du président slovène et ancien ambassadeur des Nations unies, Danilo Türk, d'augmenter le nombre de membres du Conseil de sécurité de l'ONU à 25 n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd - en raison de sa longue activité au sein de l'organisation. "Si nous avons bien compris Türk, une telle structure pourrait permettre de contourner un veto qui a jusqu'à présent trop souvent été utilisé par les grandes puissances pour s'opposer les unes aux autres. L'ONU est une organisation bureaucratique rigide. ... L'organisation est souvent ébranlée par des scandales et se révèle trop souvent complètement impuissante. Il suffit de penser à Srebrenica! Pourtant, c'est en pratique la seule organisation dont nous disposons. Et celle-ci est sollicitée à tout moment n'importe où dans le monde. George W. Bush [le président des Etats-Unis] l'a même reconnu mardi lorsqu'il a déclaré que l'on devait renforcer le rôle de l'ONU. C'est un virage à 180 degrés dans ses opinions, que l'on doit également à la crise financière américaine, pour laquelle le monde entier - et surtout les plus pauvres - vont devoir payer. Pourtant, cette situation pourrait même susciter l'évolution de cette organisation aux aspirations de gouvernement mondial, et lui conférer une plus grande efficacité." (25.09.2008)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

L'organisation internationale manque de règles obligatoires dans tous les domaines, écrit le quotidien Süddeutsche Zeitung, "bien que tout semble circuler facilement par delà toutes les frontières jour et nuit : que ce soit des matières premières, du gaz naturel, de l'argent, des informations ou des armes. La planète est surmondialisée et sous-régulée depuis longtemps. … Le monde a non seulement besoin d'un nouvel ordre juridique mais aussi de nouvelles institutions. Le découpage du Conseil de sécurité semble vieux de 200 ans ; des pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil occupent toujours les places les moins chères dans le G8. De meilleures institutions sont continuellement ignorées : il est caractéristique que personne ne parle ces jours-ci d'Ecosoc, le Conseil social et économique des Nations unies. … Il ne suffira pas de prolonger les conférences tant qu'il n'y aura pas de consensus fondamental parmi les Etats menant les débats. … L'intérêt national - qui est souvent financier - passe avant les autres, et la frustration de l'intransigeance des autres incite pendant ce temps à rechercher des solutions nationales ou régionales plutôt que mondiales." (25.09.2008)

POLITIQUE

România Liberă - Roumanie

Un commissaire pour chaque pays ?

Au retour de sa récente visite officielle en Irlande, le chef de l'Etat roumain Traian Băsescu a déclaré soutenir la formule suivante conjointement avec les Irlandais : chaque Etat devrait présenter à l'avenir un commissaire de l'Union européenne. Le quotidien Romania libera commente : "Ce n'est pas pour rien que l'Irlande s'est rapprochée de la Roumanie. C'est un pays de taille moyenne et la Roumanie pourrait perdre son commissaire en 2014 selon le traité de Lisbonne. L'Irlande a du mal a convaincre les grands Etats (qui pourront encore avoir un commissaire). Car le problème demeure : la Commission a trop de commissaires. ... Avoir un commissaire, c'est avant tout une question de prestige. Pourtant elle ne garantit aucune véritable influence. ... La situation roumaine en est ici le meilleur exemple. ... Nous devons admettre ouvertement que 'notre homme' à la Commission [le commissaire chargé du multilinguisme Leonard Orban] n'est qu'une sorte de chef au-dessus des traducteurs. ... Avant le rejet du traité de Lisbonne, il y avait l'idée que les pays qui perdent leur commissaire obtiennent des postes de suppléants dans des domaines d'activité vraiment importants. En d'autres termes, nous pourrions négocier pour nous passer du commissaire chargé du multilinguisme (qui gère un pour cent du budget de l'UE) et avoir un commissaire suppléant dans le domaine de l'agriculture (où 40 pour cent du budget de l'UE sont gérés)." (25.09.2008)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Le pouvoir d'intervention de l'UE

Le ministre chrétien-démocrate des Affaires étrangères hollandais, Maxime Verhagen, plaide dans le quotidien interrégional De Volkskrant pour un pouvoir d'intervention européen permanent, afin de réagir de façon plus adéquate aux crises : "Nous avons grand besoin de compléter le pouvoir militaire pas des forces civiles. Le recours aux juges, policiers, diplomates et experts en développement fait partie d'une base intégrée dans laquelle la défense, le travail en faveur du développement et la diplomatie se renforcent mutuellement. Il n'est toutefois pas facile d'instituer cette soft power, il y a trop de problèmes de coordination. ... Si nous construisons ce processus le plus efficacement possible, nous avons beaucoup à y gagner. ... C'est pour cela que je plaide pour une réserve nationale d'experts qui peut être mobilisée rapidement pour des interventions européennes, financée avec une bonne infrastructure et avec une mission nationale claire. La qualité de notre intervention doit être améliorée de telle sorte que nous puissions tourner la page du 'triomphe de l'improvisation', expression qu'un critique a employée pour qualifier les interventions européennes." (25.09.2008)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

Le rusé Lukachenko

Un nouveau Parlement sera élu ce dimanche en Biélorussie. L'EU fait du respect de la démocratie la condition nécessaire à la levée des sanctions contre le président autoritaire au pouvoir, Alexander Lukachenko. Le quotidien polonais de gauche, Gazeta Wyborcza, voit plus de chances que de risques dans un dialogue entre l'UE et Minsk. "Il n'y a aucune garantie que ce dialogue soit poursuivi, en dehors de la crainte de Lukachenko que se répète en Biélorussie ce qui s'est passé en Géorgie. ... Cette crainte crée un nouveau climat et donne une nouvelle chance. Ce serait une erreur de ne pas l'utiliser. Nous devons donc prendre le risque. Et le risque est grand. D'une part, il se peut que l'astucieux et rusé Lukachenko flirte seulement avec l'Europe (comme il l'a déjà fait par le passé) et cela pour améliorer sa position lors des négociations avec Moscou en ce qui concerne les concessions, les livraisons de gaz et de pétrole. D'autre part, il est possible que Lukachenko ne laisse entrer au Parlement que les membres de l'opposition qu'il arrive à diriger. ... Est-il valable de négocier dans ces conditions ? Oui. Si une représentation significative de l'opposition est élue au Parlement, même si elle ne constitue que 15 pour cent des députés, les Biélorusses pourraient enfin entendre publiquement une autre voix que la voix officielle. Ils commenceront alors peut-être à croire à la possibilité d'un changement dans leur pays." (25.09.2008)

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Hospodářské noviny - République tchèque

Défaite électorale en Bavière ?

Le parti conservateur à la tête du gouvernement en Bavière, la CSU [Union chrétienne-sociale], risque pour la première fois depuis 40 ans, de perdre la majorité aux prochaines élections du Parlement de Bavière [Landtag]. La revue économique Hospodářské noviny écrit : "Depuis 1962, la question ne s'est jamais posée de savoir qui allait remporter les élections en Bavière. La seule chose qui pouvait être intéressante était de savoir quel était le nombre de points que la CSU avait obtenu au-dessus du seuil magique des 50 pour cent. Dimanche soir prochain, il y aura peut-être un changement historique. ... Les 'petits' 47 pour cent annoncés par les prévisions, constitueraient un cadeau divin pour tous les partis démocratiques en Europe. Pour les chrétiens-sociaux, qui se souviennent encore des 61 pour cent qu'ils ont obtenus il y a cinq ans, ce scrutin aurait tout d'une catastrophe. ... Quelles sont les raisons pour lesquelles on craint cette défaite électorale ? Il faut chercher du côté des succès que la Bavière peut faire valoir. Le slogan 'Portable et culotte de cuir' [Laptop und Lederhosen] a attiré bon nombre de nouveaux habitants dans cette région alpine, parmi eux aussi des immigrants qui ne votent évidemment pas pour la CSU." (25.09.2008)

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RÉFLEXIONS

La Vanguardia - Espagne

Klein critique la réaction à la crise financière

La critique du capitalisme Naomi Klein commente dans le quotidien La Vanguardia les plans de sauvetage avec lesquels la crise financière devrait être endiguée : "Quelle que soit l'importance des évènements de la semaine dernière, il ne faut pas croire les déclarations exagérées selon lesquelles la crise des marchés entraînera la mort du libre marché. … En période d'essor il est même utile de prêcher le laissez-faire puisqu'un Etat presque absent tolère la croissance des bulles spéculatives. Si celles-ci éclatent, cette idéologie devient un piège et on la range au placard, tandis que le 'grand gouvernement' accourt à l'aide. Mais que personne ne se trompe : l'idéologie sera ressortie dès que les actions de sauvetage seront achevées. Les dettes astronomiques que les citoyens accumulent pour sortir les spéculateurs de la mouise vont en majeure partie se transformer en une crise budgétaire, qui servira de prétexte à la réduction des aides sociales de l'Etat. Et on nous dira également que nos espoirs d'un avenir vert coûteront malheureusement trop d'argent. Ce que nous ne savons pas, c'est quelle sera la réaction de l'opinion publique." (25.09.2008)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Wolfgang Schüssel sur l'avenir de l'UE

L'ex-chancelier autrichien Wolfgang Schüssel réfléchit aux capacités politiques de l'Europe. "L'Europe contemple un monde qui a changé. Ceux qui croient pouvoir réagir à ce nouveau défi en préservant le confortable statu quo, font erreur. Idem pour ceux qui ressassent des rêves d'Etats fédéraux ou des fantasmes de constitutions. Nous devrons donc définir notre équilibre et notre rôle futur. Trois piliers sous-tendaient l'idée européenne à l'origine : après l'échec du nationalisme, l'intégration européenne était une idée fascinante. Après la défaillance de l'économie planifiée s'est imposé le superbe concept d'économie sociale de marché. Et après l'échec des dictatures de droite et de gauche, tout le monde espérait la mise en place de la démocratie parlementaire. Tout cela est aujourd'hui reconsidéré. Les intérêts nationaux sont en concurrence avec l'approfondissement européen, l'économie sociale de marché a perdu beaucoup de son lustre. … L'appel à la tenue de référendums pour les questions européennes - pas seulement en Autriche - alimente les doutes quant à la vertu démocratique des scrutins parlementaires. … La constellation formée par l'ensemble des opposants à l'Europe du 'No-campaign' de Declan Ganley en Irlande et des eurosceptiques belges, français, néerlandais, allemands, autrichiens et d'Europe centrale, pourrait avoir de fortes répercussions dans les élections européennes de 2009. Ce ne serait pas bon pour l'Europe ; cela menacerait notre rôle dans le monde. Il appartient à la majorité silencieuse des pro-européens d'éviter ce risque en déployant zèle, entrain et idées neuves." (25.09.2008)

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ÉCONOMIE

The Times - Royaume-Uni

EDF rachète British Energy

Le groupe énergétique français EDF a racheté l'exploitant britannique de centrales nucléaires British Energy. Le quotidien conservateur The Times salue ce rachat mais le trouve toutefois quelque peu problématique : "Lorsque les rumeurs à propos d'un accord avec EDF ont circulé pour la première fois en juillet dernier, le projet a échoué. Sa relance qui a convaincu EDF d'augmenter son offre pour British Energy de neuf pour cent est un résultat important. C'est pour cette raison que [le ministre de l'Economie John] Hutton a insisté hier sur le fait que cet accord était tout simplement une bonne nouvelle. Si seulement c'était vrai. En réalité, la structure de cet accord en dit bien plus sur l'attractivité limitée de l'électricité nucléaire pour le secteur privé. EDF s'est déclaré prêt à assumer tous les frais pour l'évacuation des résidus nucléaires et la fermeture des sites qu'il construit en Grande-Bretagne. Il n'est pourtant pas tenu de payer pour les déchets que le groupe récupère et pour la fermeture des anciens sites. Ces frais seront à la charge du contribuable. Il n'y aura même que peu d'obstacles à la planification : le poste de l'actif ayant la plus grande valeur qu'EDF rachète est le droit de construire de nouveaux réacteurs sur les sites existants." (25.09.2008)

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La Repubblica - Italie

La défense martiale d'Alitalia

Le quotidien La Repubblica compare l'intervention du Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, en faveur d'un propriétaire italien pour la compagnie aérienne Alitalia en difficultés, à la défense des positions sur le Piave lors de la Première Guerre mondiale. "Dans l'affaire Alitalia, [Berlusconi] a habilement camouflé ses propres intérêts électoraux avec une défense apparente des intérêts nationaux. Toutes les étapes douloureuses du chemin de croix de la compagnie aérienne viennent de ce péché originel, qui a entrainé une série d'irrégularités impressionnantes. ... Que ce soit Lufthansa ou Air France, il faut garantir à ces deux compagnies les mêmes conditions qu'aux partenaires italiens. Un pourcentage minoritaire aura du mal à se maintenir longtemps sur le marché européen. Si une des deux sociétés fait une offre, ... alors Berlusconi a le devoir de l'envisager sérieusement. Alitalia, ce n'est pas le Piave mais une compagnie aérienne. Pour les Italiens, il est important qu'elle vole de nouveau, peu importe la couleur de son pavillon." (25.09.2008)

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Les Echos - France

Davantage de reconnaissance pour les séniors

Dans le quotidien Les Echos, la consultante Gabrielle Rolland réclame une plus grande reconnaissance sociale des actifs âgés : "L'image des seniors est chargée de connotations négatives dans une société qui a valorisé le jeunisme à l'extrême. Le mot même de senior renvoie à la vieillesse, au déclin. Parmi les pays développés, la France, avec la Belgique, tient le triste record d'avoir le plus gros pourcentage de seniors inactifs. Nous sommes englués dans ce paradoxe où, pour la première fois de notre histoire, les hommes et les femmes bénéficient de 20 à 25 ans d'espérance de vie supplémentaire et où l'on ne prend pas en compte ce cadeau de la vie. ... Vivre plus longtemps sans risquer un cataclysme financier ne sera possible que si, collectivement, on change l'image des seniors ... Garder une activité est un projet qui régénère les seniors, fait tomber la barrière des âges et construit une image attractive." (24.09.2008)

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CULTURE

Der Tagesspiegel - Allemagne

Une rétro sur la RAF

Un film sur l'histoire de l'ancienne organisation allemande terroriste d'extrême gauche RAF (Fraction armée rouge) sort aujourd'hui en salle en Allemagne. Dans le quotidien Der Tagesspiegel, l'écrivain Tanja Dückers estime que cette rétrospective sur la RAF fait naître une certaine chaleur domestique : "Les membres de la RAF ne sont pas n'importe quels individus cagoulés issus de pays que de nombreux Allemands ne sauraient pas vraiment situer sur une carte du monde ; ce sont ou c'étaient en quelque sorte nos propres fils et nos propres filles, avec des parents qui accordaient de longs entretiens dans les journaux et pour lesquels chacun peut éprouver de la compassion. Et le combat d'alors des guérilleros urbains contre l'Etat, par rapport à certains conflits actuels, était relativement clair, limité géographiquement et rationnel, du moins dans ses grandes lignes. … Pour la stabilité d'une société, le fait que les malfaiteurs puissent être classés ou non selon leurs motifs constitue une différence. … Le spectacle des membres de la RAF confère une 'chaleur domestique' …, car leur histoire a finalement été un succès pour la République fédérale d'Allemagne, et par conséquent pour les démocraties occidentales. L'Etat et ses institutions se présentent, au départ, hystériques et rigides, et par la suite aussi bien souples qu'intransigeants." (25.09.2008)

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MÉDIAS

Sega - Bulgarie

La voie de l'autocensure

Ognjan Stefanov, journaliste bulgare et rédacteur en chef du journal en ligne frognews, a été roué de coups par des inconnus à Sofia. Le quotidien Sega dresse un sombre tableau de l'avenir de la liberté de la presse en Bulgarie : "Ce passage à tabac montre que la pègre n'a aucun respect à l'égard de l'Etat. Ceux qui se trouvent dans les hautes sphères du pouvoir jouent simplement le rôle d'hommes d'Etat. ... Aujourd'hui, des journalistes sont tabassés, demain, on leur tirera dessus, et il n'y aura personne pour empêcher ces actes. Cela conduira à une autocensure tandis que l'Etat affirmera de son côté qu'il n'y a aucune censure. La société civile - s'il en existe une - se divisera en plusieurs cellules, s'inclinera et cautionnera ainsi ces évolutions. ... Les dirigeants eux-mêmes n'oseront pas sortir hors de leur refuge. En Bulgarie, le compte à rebours à commencé." (25.09.2008)

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