Eu égard à la crise financière, Sever Voinescu analyse dans le quotidien Dilema Veche le rôle joué par la morale et la cupidité dans le système capitaliste. "On nous a enseigné que le marché – même s'il n'est pas directement immoral - est au mieux corrompu. On nous a enseigné qu'un seul élément peut attiser la concurrence : le profit. D'où pourrait surgir une morale dans ce dur combat ? Selon la définition du capitalisme de Marx et de Engels, il en est bien ainsi. Si l'on considère la théorie du capitalisme selon Max Weber, on découvre tout autre chose. L'éthique est déterminante pour les performances du capitalisme, pour l'ensemble du flux financier, des biens et des services qui … ne fonctionnent que si la confiance existe. Mais la confiance dépend de l'esprit éthique. Si la crise américaine s'est si largement répandue, c'est parce que la confiance dans le système a été gravement entamée. Quelqu'un, quelque part, a profondément menti. C'est pourquoi tous les 'acteurs du marché' se montrent maintenant méfiants. .. Ce qui vient d'arriver est la preuve la plus manifeste que la cupidité n'est vraiment pas une bonne chose. La cupidité, limitée par aucune loi – car il ne peut plus être question de normes morales sur le marché – est la principale responsable de la crise qui touche de plein fouet le monde entier. Sont coupables ceux … qui ont laissé le système être non-régulé afin de pouvoir empocher des millions de dollars en spéculant sur des actions. Sont coupables ceux qui ont vu le tsunami arriver et qui n'ont rien dit. Sont coupables ceux qui ont menti sciemment sur les bilans financiers de leur entreprise. … Pour résumer, sont coupables ceux qui croient que la cupidité est bonne, car le capitalisme l'est aussi." (22.10.2008)
» article intégral (lien externe, roumain)
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