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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 22.10.2008

 

À LA UNE

Les plans économiques controversés de Sarkozy

Les plans économiques controversés de Sarkozy

 

Le président français Nicolas Sarkozy s'est prononcé devant le Parlement européen en faveur d'un "gouvernement économique européen". Sa demande d'une nationalisation partielle des groupes les plus importants est particulièrement controversée. La presse européenne s'interroge sur la réponse de la présidence du Conseil de l'UE à la crise financière. » suite

Extraits des publications suivantes:
L'Unità - Italie, Mladá fronta Dnes - République tchèque, Handelsblatt - Allemagne, El País - Espagne

L'Unità - Italie

Le quotidien de gauche L´Unità voit le succès de Sarkozy dans son éloignement vis-à-vis de la pensée nationale centraliste héritée du gaullisme. "Le Sarkozy européen, européiste et euro-enthousiaste plaît au Parlement européen. Il plaît parce que le modèle de l'Europe survit et a relevé le défi posé par la suprématie américaine. Etat providence et économie sociale de marché ont été redescendus du grenier poussiéreux. Tout cela est possible car la Communauté dispose enfin d'un meneur, et non d'un président de façade. … Sarkozy a pris les choses en main au point culminant de la crise et a revigoré l'Europe. … La tâche d'élever bien haut l'étendard et la culture du réformisme européen incombe à un politique de droite. Et pour parler avec [l'eurodéputé allemand du SPD] Martin Schulz, on avait besoin d'un bon vieux socialiste. ' La gauche européenne dans son ensemble devrait être attristée que celui-ci se nomme Sarkozy et que son parti soit l'UMP [Union pour un mouvement populaire]." (22.10.2008)

Mladá fronta Dnes - République tchèque

Dans une tribune adressée au quotidien progressiste Mladá fronta DNES, le président tchèque Václav Klaus a critiqué les "folles" propositions de son homologue français pour surmonter la crise des marchés financiers. "Ceux qui ont eu la chance de ne pas vivre le communisme ne devraient pas se méprendre et croire qu'une planification centrale peut venir à bout des crises. ... Cette idée ... est aberrante. ... Chaque crise a toujours été exploitée par des politiciens irresponsables dans le but que l'Etat intervienne massivement. La peur des citoyens donne carte blanche à ces politiques. ... Efforçons-nous de renouveler notre confiance dans le système bancaire et financier. Mais ne tentons pas d'établir de nouveaux systèmes artificiels qui sont dirigés encore plus qu'auparavant contre un marché fonctionnant normalement. ... Les propositions de Sarkozy (et aussi de [la chancelière allemande Angela] Merkel ) ne conduisent pas à un 'nouveau capitalisme'. Il s'agit bien plus du retour à 'l'ancien socialisme'." (22.10.2008)

Handelsblatt - Allemagne

Selon le journal économique Handelsblatt, les projets de Sarkozy vont trop loin. "Le grand chef d'Etat européen Nicolas Sarkozy est tout excité. … Ces derniers jours, la gestion de la crise par le chef d'Etat français et actuel Président du Conseil de l'UE, Nicolas Sarkozy, a tant enthousiasmé des politiques conservateurs tels que Jean-Claude Juncker ou Jose Barroso que ceux-ci réfléchissent déjà au moyen de prolonger la durée de son mandat à la tête de l'UE l'année prochaine. … Mais il semblerait que le succès monte à la tête de Sarkozy. … Des fonds souverains avec des participations dans les industries clés ? Et cela proposé par des dirigeants politiques conservateurs. Que se passera t-il donc ensuite ? Qu'en serait-il d'une autorité de planification centralisée, de préférence à l'échelle européenne. Il est grand temps de ramener super-sarko à la réalité. Il y a urgence dans les banques. Les aides de l'Etat sont nécessaires pendant une période de transition. Aussi 'stratégique' que celle-ci puisse paraître, nous devrions plutôt laisser la nationalisation des secteurs de l'industrie … aux Russes." (22.10.2008)

El País - Espagne

Le quotidien El País critique la proposition de Sarkozy de sécuriser les industries clés par des fonds nationaux: "Le discours devant les eurodéputés est un autre exemple du regard politique et économique particulier de Sarkozy, conforme au modèle traditionnel français d'interventionnisme. Dans chaque partie de son discours, on sentait son désir irrésistible de diriger l'Europe à l'aide d'initiatives qui jusqu'à présent ont échoué, et en même temps de consolider le modèle interventionniste français dans les entreprises. Les fonds souverains indépendants de Sarkozy ne constituent pas une réponse à la crise financière, ils ne sont qu'un exemple de sarko-capitalisme. La proposition de Paris et de Berlin de renforcer un peu plus les contrôles sur les paradis fiscaux est intéressante. Mais dans ce domaine, il faut plutôt s'attendre à des résultats sur le long terme." (22.10.2008)

POLITIQUE

ABC - Espagne

Fort régionalisme en Espagne

Le débat budgétaire annuel se tient actuellement en Espagne. Dans ce contexte, le degré d'indépendance des régions autonomes ne cesse d'être discuté. Le quotidien conservateur ABC critique le fait qu'un nombre croissant de députés accordent plus d'importance à leur origine régionale qu'à leur nationalité espagnole. "L'Espagne ne se déchire pas, mais elle se lézarde. L'exemple le plus manifeste est fourni par la Navarre [province autonome du nord de l'Espagne]. Le [parti] Unión del Pueblo Navarro [UPN] a été fondé en 1991 pour prouver qu'il était possible de faire preuve de loyauté à la fois à l'égard de la nation et d'une région, que l'Etat des régions autonomes fonctionnait et que l'on pouvait à la fois être très espagnol et très navarrais, comme c'était le cas dans la région. Dix-sept ans plus tard, nous constatons que cela est impossible, … qu'il faut choisir entre les deux. Il faudrait d'abord être citoyen de Navarre, puis d'Espagne, ainsi que l'exige [le Premier ministre navarrais] Miguel Sanz [UPN] de ses députés au congrès. Et on n'en restera pas là. Les députés de Murcia, de Castille-La Manche et de Catalogne du PSOE et du PP font face au même dilemme. Et ils seront bientôt rejoints par ceux d'autres communautés." (22.10.2008)

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Jyllands-Posten - Danemark

Faire preuve de détermination face au terrorisme

La polémique relative aux caricatures de Mahomet que l'artiste Kurt Westergaard avait publiées dans le quotidien Jyllands-Posten entre dans une nouvelle phase. Un tribunal danois vient de reporter l'expulsion d'un homme qui, selon une enquête de la police de sécurité danoise (PET), aurait menacé le dessinateur. Jyllands-Posten critique cette décision : "Kurt Westergaard doit continuer de vivre dans la peur. Au moment où nous sommes confrontés dans ce pays à la présence de la terreur, un ancien chef opérationnel de la PET fait circuler le message naïf qu'il nous faut rechercher la compréhension et le dialogue avec les terroristes – les fascistes islamistes – ainsi que leur fondement idéologique. Il faut au contraire les combattre avec des actions de la police. Et nous ne devons pas faire preuve de compréhension avec les terroristes, mais de détermination et de résistance." (22.10.2008)

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Lidové noviny - République tchèque

Vote de défiance à Prague

Le gouvernement tchèque dirigé par le Premier ministre Mirek Topolánek, du parti civique conservateur ODS, a dû faire face aujourd'hui à un vote de défiance au Parlement. Le rédacteur en chef du quotidien conservateur Lidové noviny commente ce vote : "Il faut s'attendre aujourd'hui à 'l'assassinat' politique de Mirek Topolánek. ... Il est possible qu'il y resiste, mais Topolánek est toutefois un homme mort. Il est devenu la cible d'une haine farouche. Face à lui se trouvent Paroubek [le chef de l'opposition social-démocrate] ainsi que Bém [son adversaire au sein du parti et maire de Prague], Klaus [le président] et les princes régionaux de l'ODS [battus lors des élections du week-end dernier]. S'il ne tombe pas aujourd'hui, il tombera en décembre au congrès de l'ODS. ... La véritable question est plutôt de savoir si 'l'assassinat' de Topolánek serait une bonne chose pour la République tchèque. Non ! Du simple fait qu'un gouvernement formé par ses 'fossoyeurs' serait encore pire." (22.10.2008)

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The Guardian - Royaume-Uni

Des immigrants bienvenus

Dans le quotidien de gauche The Guardian, l'ex-ministre aux affaires européennes Denis MacShane, prend fait et cause pour l'immigration en Grande-Bretagne  : "Il y a 300 000 étudiants 'non-britanniques' dans nos universités. Ils constituent une aubaine économique pour des finances universitaires épuisées mais forment aussi de nouvelles cohortes de jeunes hommes et femmes qui, espérons-le, apprécient leur séjour en Angleterre et deviennent des amis économiques et politiques de la Grande-Bretagne à leur retour chez eux. ... Il n'est pas à notre avantage d'instaurer de nouvelles barrières et de considérer les 'non-Britanniques' comme des étrangers malvenus. ... La Grande-Bretagne doit s'ouvrir au commerce, aux idées aux hommes. Le débat sur l'immigration comme le définissent les tories, le Daily Mail [quotidien], le comité de surveillance de l'immigration [groupe d'intérêt] et le BNP [parti national britannique, extrême droite] consiste à fermer la Grande-Bretagne". (22.10.2008)

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RÉFLEXIONS

Dilema Veche - Roumanie

Sever Voinescu sur la morale et la cupidité dans le capitalisme

Eu égard à la crise financière, Sever Voinescu analyse dans le quotidien Dilema Veche le rôle joué par la morale et la cupidité dans le système capitaliste. "On nous a enseigné que le marché – même s'il n'est pas directement immoral - est au mieux corrompu. On nous a enseigné qu'un seul élément peut attiser la concurrence : le profit. D'où pourrait surgir une morale dans ce dur combat ? Selon la définition du capitalisme de Marx et de Engels, il en est bien ainsi. Si l'on considère la théorie du capitalisme selon Max Weber, on découvre tout autre chose. L'éthique est déterminante pour les performances du capitalisme, pour l'ensemble du flux financier, des biens et des services qui … ne fonctionnent que si la confiance existe. Mais la confiance dépend de l'esprit éthique. Si la crise américaine s'est si largement répandue, c'est parce que la confiance dans le système a été gravement entamée. Quelqu'un, quelque part, a profondément menti. C'est pourquoi tous les 'acteurs du marché' se montrent maintenant méfiants. .. Ce qui vient d'arriver est la preuve la plus manifeste que la cupidité n'est vraiment pas une bonne chose. La cupidité, limitée par aucune loi – car il ne peut plus être question de normes morales sur le marché – est la principale responsable de la crise qui touche de plein fouet le monde entier. Sont coupables ceux … qui ont laissé le système être non-régulé afin de pouvoir empocher des millions de dollars en spéculant sur des actions. Sont coupables ceux qui ont vu le tsunami arriver et qui n'ont rien dit. Sont coupables ceux qui ont menti sciemment sur les bilans financiers de leur entreprise. … Pour résumer, sont coupables ceux qui croient que la cupidité est bonne, car le capitalisme l'est aussi." (22.10.2008)

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NRC Handelsblad - Pays-Bas

Rob Wijnberg sur l'homme moderne face au stress de la décision

Rob Wijnberg se penche dans le journal économique NRC Handelsblad sur l'homme moderne et la nécessité permanente de prendre des décisions : "Ce concept positif de liberté montre clairement pourquoi les individus se sentent prisonniers devant un nombre croissant de choix possibles. Car plus il y a de décisions possibles, moins elles se distinguent les unes des autres. Et plus la différence entre les choix possibles est faible, moins il y a de raisons de préférer l'un à l'autre. … Cela a encore été renforcé par l'apparition des médias de masse, lesquels ont fait circuler 1001 vérités qui rivalisent entre elles. … Le stress de la décision n'est … pas qu'une question de luxe et d'opulence mais aussi une question d'éducation, de technologie et d'esprit du temps. Les jeunes d'aujourd'hui grandissent à une époque où chacun est en fait à peu près d'accord avec ses parents, la politique et l'opinion d'autrui. Nous avons ainsi développé des préférences moins marquées et aussi une identité moins forte que celle dont nous aurions parfois besoin dans une société où une nouvelle décision doit être prise à chaque heure." (22.10.2008)

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ÉCONOMIE

Corriere del Ticino - Suisse

La Suisse sur la liste noire ?

Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück et le ministre français du budget Eric Woerth désirent faire figurer la Suisse sur la liste noire des paradis fiscaux de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Le quotidien suisse Corriere del Ticino revient sur cette requête. "Berlin reproche à la Suisse une coopération insuffisante en matière de fiscalité. Les partis civiques suisses et l'association bancaire ABS rejettent rigoureusement cette attaque et déclarent injustifiée l'inscription de la Suisse sur une liste noire. Monaco, le Liechtenstein et Andorre figurent également sur la liste. Mais il y a également des critiques dans le pays, notamment de la part du parti socialiste, qui s'est toujours prononcé contre la fraude fiscale et a indiqué que la réglementation fiscale présentait le pays sous un jour défavorable. La liste noire fait office d'avertissement pour les partis civiques. Elle nuit à la réputation du marché financier suisse, déjà mis à mal actuellement par le plan de sauvetage d'UBS." (22.10.2008)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Temps de grève en Grèce

Les deux syndicats les plus puissants de Grèce ont de nouveau appelé à une grève générale. Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine craint que le Premier ministre Kostas Karamanlis n'en vienne jamais à bout. "La résistance à la privatisation de la compagnie aérienne énormément déficitaire Olympic Airways est caractéristique. Les avions que cette compagnie utilise dans ses liaisons avec les Balkans sont des modèles soulevant l'intérêt des amateurs de l'histoire de l'aviation. Depuis que la Commission européenne a ordonné qu'Olympic rembourse des aides de l'Etat contraires à la concurrence de plus de 800 millions d'euros, la compagnie risque de devoir mettre la clé sous la porte. Pourtant, quelques milliers de collaborateurs mettent la pression pour que l'Etat prolonge cette agonie. De toutes les annonces faites par le Premier ministre Karamanlis indiquant qu'il réformerait l'Etat, peu ont été entreprises lors de son deuxième mandat. Karamanlis devrait peut-être vérifier dans les mémoires de Mme Thatcher comment procéder – et quelles erreurs peuvent être faites." (22.10.2008)

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CULTURE

Sme - Slovaquie

Polémique autour d'un manuel scolaire en Slovaquie

Les représentants politiques de la minorité hongroise en Slovaquie sont prêts, si nécessaire, à manifester dans la rue contre un manuel scolaire dans lequel tous les noms de lieux ne figurent qu'en slovaque. Il s'agit d'attirer l'attention de l'occident sur les problèmes des minorités. Le Premier ministre Robert Fico a refusé de retirer le manuel. Le quotidien progressiste Sme critique le projet des représentants de la minorité : "La minorité hongroise ne comprend pas qu'une amélioration de leur condition ne dépend pas de l'opinion de l'occident sur cette affaire. … La minorité ne peut défendre ses droits que si la majorité de la société slovaque convainc les médias et les politiques de la pertinence de leur demande. Les protestations publiques destinées aux 'médias occidentaux' ne sont certainement pas appropriés pour cela." (22.10.2008)

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COULEURS LOCALES

De Volkskrant - Pays-Bas

Cours sur l'alcool

Une commune néerlandaise a engagé un enseignant pour faire des cours sur l'alcool, afin de prévenir les enfants des dangers de la boisson. C'est absurde, estime le chroniqueur Jan Mulder dans le quotidien De Volkskrant : "L'intention n'est certes pas de familiariser les jeunes avec les bons vins français et de leur faire connaître le grand plaisir d'une bouteille de Château Talbot. Ce cours est là pour maintenir les enfants à distance de l'alcool. C'est dommage. Une occasion ratée. Mis à part la grande priorité, à savoir qu'ils devraient avoir des leçons pour apprendre à compter et à écrire, les heures consacrées à l'alcool contribuent-elles vraiment à les tenir éloignés de la boisson ? On les pousse peut-être à faire exactement l'inverse. Les élèves de CM1 et de CM2 assistent à ce cours et écoutent l'enseignant parler des dangers de la bière et de la destruction des cellules du cerveau. Si j'étais écolier, je penserais de la façon suivante : 'Tout le monde autour de moi boit de la bière, cela ne peut pas être si mauvais. Le monsieur ou la dame exagère. Je n'avais encore jamais pensé à acheter une caisse de bière à mon anniversaire.' La prochaine fois, petit." (22.10.2008)

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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

Réponse négative pour Kaczyński

Le président polonais Lech Kaczyński a invité 55 homologues et leurs épouses à venir à Varsovie pour un bal qui sera donné en novembre. Or le bruit court que cette manifestation sera annulée parce que de nombreux invités – parmi lesquels le président français Nicolas Sarkozy – ont décliné l'invitation. Le quotidien Dziennik spécule sur ces rumeurs : "Aucun bal n'aura lieu chez le président. Tout cela uniquement à cause de Carla Bruni [épouse du président français]. Elle n'a pas voulu se rendre dans cette Pologne froide et lointaine, et a convaincu son mari de laisser de côté ce genre de festivités (peut-être avait-elle simplement peur que Nicolas Sarkozy ne tombe sous le charme de Maryla Rodowicz [une chanteuse polonaise qui doit se produire au bal])." (22.10.2008)

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