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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 23.10.2008

 

À LA UNE

Action contre les paradis fiscaux?

Action contre les paradis fiscaux?

 

A l'occasion d'une rencontre ministérielle de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), l'Allemagne et la France ont demandé l'actualisation de la "liste noire " des paradis fiscaux. Après Monaco, Andorre et le Liechtenstein, la Suisse devrait également y figurer dorénavant. La presse européenne se demande si cette action contre les paradis fiscaux est une question de morale ou une simple manœuvre de diversion. » suite

Extraits des publications suivantes:
Les Echos - France, Le Quotidien - Luxembourg, Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne, Corriere del Ticino - Suisse

Les Echos - France

Le quotidien Les Echos considère avant tout la lutte contre les paradis fiscaux comme une question morale : "Après avoir emporté les parachutes dorés, le vent de moralisation du capitalisme qui s'est levé avec la crise financière s'abat sur un autre totem du libéralisme dérégulé : le paradis fiscal. En convoquant, hier, à Paris, une conférence internationale réunissant dix-sept pays présumés exemplaires, le ministre français du Budget, Eric Woerth, et son homologue allemand des Finances, Peer Steinbrück, ont surtout voulu délivrer un message politique. Il s'articule autour de trois mots : détermination, mobilisation, dénonciation. ... La mobilisation est celle de tous les grands Etats propres, destinée à impressionner les petits havres fiscaux. Et de ce point de vue, l'absence des Etats-Unis hier affaiblit la portée du message. Les paradis fiscaux, faut-il le souligner, ne prospèrent qu'à côté des enfers fiscaux. Un pays qui en est arrivé à prélever, année après année, plus de 44 pour cent de la richesse nationale, où l'instauration d'un bouclier fiscal permettant de ne pas être taxé pour plus de la moitié de ses revenus fait scandale, ce pays offre-t-il un environnement fiscal plus propice à la création de richesses économiques ?" (22.10.2008)

Le Quotidien - Luxembourg

Le Quotidien estime que la critique des paradis fiscaux est une tentative de faire de la Suisse un bouc émissaire responsable de la crise financière : "En période de crise, c'est bien connu, on ressort toujours quelques boucs émissaires ... que l'on remet sur la table pour leur faire porter sur leur dos toute la misère du monde. Et à la question: la crise financière, à qui la faute? La France et l'Allemagne ont trouvé la réponse : la faute aux paradis fiscaux. Les paradis fiscaux, loin de nous l'idée de le nier, sont les champions de l'opacité informationnelle et ont donc concouru à amplifier une crise financière causée essentiellement par le manque de transparence. Mais en temps de crise, une discussion sur les paradis fiscaux ... permet aux pays qui se disent au-dessus de tout soupçon de pointer du doigt ceux qu'ils estiment être responsables de tous les maux du monde. Et comme les absents ont toujours tort, les responsabilités se sont tournées vers la Suisse que l'Allemagne voudrait voir remise sur la liste noire des paradis fiscaux de l'OCDE." (22.10.2008)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Le ministre des Finances allemand Peer Steinbrück s'attaque au secret bancaire suisse afin de trouver des fonds pour un Etat endetté, écrit le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine. "La Confédération helvétique est un centre financier important. Les autorités suisses ne peuvent cependant pas demander tout simplement à obtenir les dossiers bancaires de leurs citoyens soupçonnés de fraudes fiscales. Mais Steinbrück ne se préoccupe guère de la souveraineté nationale lorsqu'il s'agit de faire rentrer de l'argent dans les caisses d'un Etat qui doit faire face à une nouvelle dette colossale. ... La "liste noire" de l'OCDE n'est pas loin de considérer la Suisse comme une république bananière. Il n'est alors que plus facile d'exiger des citoyens transparents un "échange d'informations" étendu. Si la Suisse s'engage dans cette voie, les membres de l'UE tels que la Belgique, le Luxembourg et l'Autriche devront également s'y résoudre." (23.10.2008)

Corriere del Ticino - Suisse

Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, reproche à la Suisse de vouloir sciemment attirer les fraudeurs allemands. Le quotidien Corriere del Ticino considère ces accusations peu diplomatiques et offensantes. Steinbrück tenterait avec ces accusations de détourner l'attention de son propre pays sur les problèmes qu'il traverse. "Le ministre allemand des Finances a manifestement les nerfs à vif. La vague de problèmes de la crise financière a touché son équilibre interne, … ce qui est compréhensible. Mais il n'est plus possible de se montrer compréhensif face à la menace délirante de manier la carotte et le bâton. C'est une expression qu'un politique allemand ne peut pas s'autoriser à l'égard d'un pays voisin. … Le dur choix des mots laisse supposer que Steinbrück, n'ayant pas le courage de s'attaquer aux véritables responsables de la crise financière allemande, cherche un bouc émissaire pour tenter de faire diversion." (23.10.2008)

POLITIQUE

La Stampa - Italie

Protestations en Italie

Depuis des semaines, l'Italie est le théâtre de protestations contre des mesures de restriction budgétaire qui concernent également l'éducation. Le parti d'opposition démocrate de gauche PD organise ce week-end une manifestation contre la politique du gouvernement conservateur du Premier ministre, Berlusconi. Le quotidien italien La Stampa critique la menace de Berlusconi d'intervenir contre les manifestations. "Le résultat voulu ou non-voulu des mots de Berlusconi est la fusion des différents mouvements en un front unique. Des voix se font entendre pour ouvrir la manifestation du parti [PD] à tous les fronts. Cela pourrait conduire à ce que la manifestation – comme cela s'est produit il y a plusieurs années – devienne une manifestation purement anti-Berlusconi, pour laquelle l'opposition de gauche paye déjà le prix fort et qui permet à Berlusconi d'encaisser de nombreux dividendes politiques. Nous ne savons pas s'il était dans l'intention du Premier ministre d'essayer d'attiser les tensions [en contraignant l'opposition du PD à des positions radicales]. Il est certain que ce n'est pas la bonne manière de convaincre les étudiants, les enseignants et les parents de l'utilité de la réforme scolaire. ... Envoyer des soldats dans la décharge napolitaine est autre chose que de militariser les écoles." (23.10.2008)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Un jugement injuste ?

L'Allemagne doit payer 800 000 euros aux victimes d'un massacre perpétré par les Nazis pendant l'été 1944. La cour suprême italienne vient en effet de rejeter le recours du gouvernement allemand qui faisait appel d'un précédent jugement. Le Süddeutsche Zeitung critique ce verdict. "Les dictateurs et les chefs de guerre à la Milosevic peuvent aujourd'hui être condamnés pour leurs crimes par des tribunaux étrangers et internationaux. ... Les juges romains transmettent désormais cette idée en matière de droit des réparations. ... C'est ... sympathique – mais est-ce juste pour autant ? Même la riche République fédérale serait dépassée si elle devait payer pour toutes les injustices causées par l'Allemagne nazie de par le monde. Il en va de même pour les forfaits des puissances coloniales ou de l'Union soviétique. Le droit des réparations est dépassé s'il doit faire les comptes de l'Histoire. Dans ce domaine, les accords de réparation et les règlements de paix comme l'UE sont préférables. Le gouvernement [allemand] a donc raison de réfuter la logique des juges romains. Cela ne le dégage pas cependant du devoir moral d'aller à la rencontre des familles des victimes." (23.10.2008)

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Pražský deník - République tchèque

Sarkozy restera-t-il président du Conseil de l'UE ?

Selon un rapport de presse, le président français Nicolas Sarkozy entend devenir président de l'Eurogroupe à l'issue de la présidence du Conseil de l'UE à la fin de l'année, et rester ainsi au centre de la politique européenne. C'est la République tchèque qui sera le prochain pays à occuper la présidence de l'Union. Quel mal y aurait-il à ce que Sarkozy demeure président du Conseil de l'UE, demande le journal de Prague Pražský deník. "La troupe des eurosceptiques tchèques n'a de toute façon rien à proposer à l'Europe. Elle ne dispose d'aucun diagnostic de la crise actuelle, ni de recette, ni de remède. L'affaire est délicate car cela pourrait donner l'impression que les Français sont tout simplement meilleurs. Or, dit franchement, pratiquement n'importe quel autre pays de l'UE rendrait un plus grand service aux Tchèques que notre union des amis du président Bush. Bien sûr, l'Europe a déjà vécu pire dans son Histoire que la menace d'une présidence tchèque. Mais nos politiques ne devraient pas se contraindre à un européanisme qui leur est étranger... Personne ne se plaindrait si Topolánek [Premier ministre] se rendait à Bruxelles pour s'excuser et se limiter à six mois d'apprentissage." (23.10.2008)

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Svenska Dagbladet - Suède

Des djihadistes de Suède

Dans le cadre de la visite hier en Suède de l'expert en terrorisme américain Yonah Alexander, le quotidien Svenska Dagbladet évoque la possibilité que de jeunes terroristes suédois rallient le Proche-Orient. ”Le droit suédois ne peut pas empêcher quelqu'un d'aller faire la guerre sainte en Irak, même si les autorités savent que la personne entretient des relations avec [l'organisation terroriste] Al-Qaida. Il importe peu pour le droit suédois qu'une personne – selon les mots d'Al-Qaida – jette le passeport suédois à la poubelle pour participer à une guerre sainte qui se propage ouvertement depuis 15 ans. Il serait pourtant raisonnable que l'Etat suédois établisse d'autres critères pour l'attribution de passeports. La Suède ne doit pas devenir un espace de liberté pour les soldats de la guerre sainte. Les questionnements sont difficiles mais ils doivent être effectués. Que penserions-nous de nos règles si nos propres soldats en Afghanistan se retrouvaient un jour dans un combat, les yeux dans les yeux avec des djihadistes ayant grandi en Suède." (23.10.2008)

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RÉFLEXIONS

Helsingin Sanomat - Finlande

Tiia Lehtonen sur l'avenir de la constitution européenne

Tiia Lehtonen, collaboratrice de l'Institut pour la politique étrangère en Finlande, explique dans une tribune publiée dans le quotidien Helsingin Sanomat que la crise financière internationale pourrait accélérer l'acceptation d'une constitution européenne commune. "Même si l'Irlande a infligé un coup quasi-mortel au traité de Lisbonne lors du référendum de juin, la situation est différente aujourd'hui. … Le traité de Lisbonne permettrait d'améliorer les possibilités de l'Union et de son administration, et de relever les défis du nouveau millénaire tels que le changement climatique, les problèmes d'énergie, … les catastrophes naturelles, la criminalité internationale et le terrorisme. Cela signifierait également une réforme de la structure institutionnelle adaptée aux besoins des 27 pays membres. Les crises économiques continuelles et les récents développements en Géorgie ont montré au Premier ministre irlandais et à ses collègues la valeur économique notamment de l'appartenance à l'UE, … évitant au pays de subir un destin semblable à celui de l'Islande. … On pourrait penser que la solution est en vue [concernant la constitution européenne], puisque le maillon le plus faible de la chaîne est poussé à contribuer au règlement de la crise. … La meilleure façon jusqu'à présent d'aider l'Etat insulaire, serait que tous les autres Etats membres ratifient le traité d'ici Noël." (23.10.2008)

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De Standaard - Belgique

Mia Doornaert s'interroge sur la popularité de certains dirigeants en temps de crise

Mia Doornaert se demande dans le quotidien De Standaard pourquoi la popularité de certains dirigeants politiques en Europe croît aussi rapidement que chutent les cours de la bourse : "Le néogaulliste et [président français] Nicolas Sarkozy, le chef du Labour [et Premier ministre britannique] Gordon Brown et la [chancelière allemande] démocrate chrétienne Angela Merkel défendent les corrections politiques et sociales à apporter au marché libre. Le Premier ministre britannique a durement travaillé pour libérer son parti d'un marxisme archaïque et d'une croyance aveugle dans les nationalisations. Mais cela ne fait pas de lui un ultralibéral. L'ultralibéralisme ne fait pas non plus partie de la tradition démocrate chrétienne qui souligne les corrections sociales sur l'économie de marché. Et en ce qui concerne Nicolas Sarkozy, c'est comme s'il était prédestiné à jouer le rôle du président français et du président du Conseil de l'UE dans cette crise. Les Français sont éduqués dès l'enfance à croire profondément en la main directrice de l'Etat et à la prééminence de la politique sur l'économie. … Ce que tous ces dirigeants européens ont en commun avec Barack Obama, c'est qu'ils ne veulent pas vider le marché libre de son contenu, mais exigent des règles afin que le marché fonctionne mieux. Le néo-marxisme en revanche ne trouve pas d'acheteurs." (23.10.2008)

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ÉCONOMIE

El Mundo - Espagne

L'Espagne n'est pas invitée

Les Etats-Unis ont annoncé qu'un sommet mondial sur la crise financière se tiendra le 15 novembre. Ce sommet sera l'occasion de débattre de la réforme du système financier international. L'Espagne n'est pas invitée puisqu'elle ne fait pas partie du groupe des G20 composé des principales nations industrialisées et des pays émergeants. Le quotidien El Mundo aborde ce sujet : "L'annonce de Bush a fait sans conteste l'effet d'un seau d'eau glacé à Zapatero qui a décidé sur le champ de se rendre immédiatement en Chine pour assister au sommet qui réunit l'UE et l'Asie et auquel assistent les principaux dirigeants européens. … Les arguments pouvant être avancés par Zapatero sont évidents : l'Espagne fait partie des dix premiers pays au monde en matière de PIB et d'investissements à l'étranger. C'est l'un des principaux contribuables de l'ONU et elle dispose de banques de dimension internationale. Mais il semble difficile que Zapatero obtienne de nouveaux soutiens et que Bush change d'avis parce que le chef du gouvernement a commis une série d'erreurs pour lesquelles il paye maintenant l'addition. La plus récente d'entre elles a été d'affirmer que l'Europe nous [Espagne] envie pour la stabilité de notre système financier. " (23.10.2008)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

Petites retraites en Pologne

Pour la première fois l'année prochaine, des salariés prenant leur retraite toucheront de l'argent issu d'un fonds d'investissement. Il est certain que la valeur de ces retraites est aujourd'hui déjà moindre du fait que les marchés d'actions ont fortement chuté. Dans ce contexte, Gazeta Wyborcza critique sévèrement la politique des retraites menée par les précédents gouvernements. "Dès l'année prochaine, les premières personnes toucheront une retraite dont seule une petite partie proviendra au début de ce fonds. Leur retraite sera au minimum inférieur de dix złoty [monnaie polonaise] à ce qu'elle semblait être il y a encore quelques mois. Ce n'est pas beaucoup, certes, mais pour les pauvres, chaque sou compte. Et pour nous tous, il est important de savoir que les retraites sont sûres. ... Or leur volume a diminué pour tomber à zéro ! La faute aux trois derniers gouvernements du SLD [postcommunistes], du PiS [conservateurs nationaux] et du PO [libéraux] : en effet, à ce jour il n'existe aucune loi sur des fonds sûrs dans lesquels les sociétés investissent notre argent s'il ne nous reste plus beaucoup de temps d'ici la retraite." (23.10.2008)

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CULTURE

Blog O Caderno de Saramago - Portugal

Baltasar Garzón et les portes de la vérité

L'écrivain portugais et prix Nobel José Saramago soutient dans son blog l'intention du juge d'instruction espagnol Baltasar Garzón de rouvrir le dossier des crimes de la guerre civile espagnole et de la dictature franquiste qui lui a succédé : "Garzón est le juge d'instruction qui a jusque-là procuré le plus de joie à ceux qui croient encore à la justice. … Suite à des plaintes qui lui ont été remises, il s'est immiscé dans une affaire plus grande que lui et que toutes les institutions judiciaires : … il sait qu'il devra peut-être abandonner [à tout moment], mais les portes de la vérité sont désormais ouvertes. … Garzón a contribué à cela. Jamais auparavant les victimes de la guerre civile n'avaient ressenti une telle joie. … Pour Garzón, toutes les affaires liées aux droits de l'homme sont siennes. Il se mêle à des affaires qu'il estime criminelles car il dispose pour cela de la force de loi nécessaire." (22.10.2008)

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Kapital - Bulgarie

Les traces de l'époque communiste

L'hebdomadaire Kapital commente le nouveau projet bulgare "Sleda" (trace) pour les monuments historiques datant de l'époque communiste : "Tous les monuments historiques se ressemblent dans le sens où, indépendamment de leur époque, tous visaient à entretenir la fierté nationale. On a par la suite tenté de les 'gommer' par embarras – [soit] de façon bruyante et visible, comme dans le cas du mausolée de Georgi Dimitrov [secrétaire général de l'Internationale communiste et Premier ministre bulgare], soit en les ignorant et en les condamnant ainsi à l'oubli et à la destruction. Les monuments historiques sont des lieux de mémoire. Ils établissent des liens, positifs mais aussi négatifs, entre les êtres humains et leur passé. La destruction de monuments historiques est une tentative ratée d'évacuer des complexes du passé et ne constitue pas une solution. Mais si on les conserve, en apposant une plaque indiquant pourquoi ils ont été érigés, avec quelles ressources et à quelle période politique, les monuments contribuent alors à nous faire prendre conscience d'une partie de notre passé, qui se distingue du présent sans pour autant faire de l'ombre à notre futur." (23.10.2008)

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MÉDIAS

La Vanguardia - Espagne

Pas de publicité sur les chaînes de télévision publiques

Le quotidien espagnol La Vanguardia salue la politique française en matière de télévision, visant à faire disparaître progressivement la publicité des chaînes publiques : "Ce changement drastique et audacieux des règles du jeu audiovisuel libérera la télévision publique de la pression de l'audience et des contraintes commerciales. En même temps, étant donné que les chaînes privées bénéficieront de financements plus importants, cette mesure encouragera la constitution de grands groupes privés de communication en mesure de faire face à la concurrence sur le marché mondial. C'est exactement ce dont ont besoin les grands pays de l'Union européenne, y compris l'Espagne. La loi française est un grand pas en avant pour le panorama audiovisuel européen. Il est en effet évident que le modèle du double financement des médias publics par la publicité et les aides publiques (provenant soit de taxes, soit du budget de l'Etat, comme c'est le cas en Espagne), est anachronique. Les fonds publics sont faits pour financer des services et non pour concurrencer les entreprises privées." (23.10.2008)

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