Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 24.10.2008

 

À LA UNE

Un prix décerné à un dissident chinois

Un prix décerné à un dissident chinois

 

En dépit des avertissements de Pékin, le Parlement européen a décerné le prix Sakharov de la liberté de pensée au dissident chinois Hu Jia, âgé de 35 ans et se trouvant actuellement en prison. Cet opposant au régime a été condamné à trois ans et demi de détention pour 'incitation à la subversion du pouvoir de l'Etat'. L'attribution de ce prix est également controversée en Europe. » suite

Extraits des publications suivantes:
Süddeutsche Zeitung - Allemagne, Corriere della Sera - Italie, Politiken - Danemark

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le quotidien Süddeutsche Zeitung salue la décision du Parlement européen. "Le Parlement européen justifie cette décision en déclarant que ce prix vise également à encourager les nombreux défenseurs des droits de l'homme anonymes en Chine. C'est un constat important à une époque où la Chine semble devenir aux yeux de certains intellectuels et politiques allemands une sorte de dictature appréciée en Extrême-Orient. Critiquer les violations des droits de l'homme nuirait aux intérêts allemands ou serait injuste eu égard au poids croissant de la Chine dans le monde – entend-on sans cesse dans des débats passionnés. C'est pourquoi l'UE a donné le bon signe au bon moment. Le message important à retenir, c'est que même une Chine qui réussit économiquement n'a pas le droit de porter atteinte aux droits de l'homme. Les individus comme Hu Jia méritent le respect, indépendamment de la croissance du produit intérieur brut chinois." (24.10.2008)

Corriere della Sera - Italie

Dans le cadre du sommet Asie-Europe (ASEM) entre les 27 pays de l'UE et dix pays asiatiques à Pékin, le quotidien Corriere della Sera considère la remise du prix à Hu comme un défi lancé au pays hôte. "Les droits de l'homme étaient également prévus à l'ordre du jour … mais tous ont fermé les yeux, comme s'ils voulaient oublier l'état d'urgence. L'attribution du prix à Hu Jia a perturbé ce programme. [C'est] une gifle de l'Europe à son hôte, la Chine, d'autant plus que Pékin avait déjà, à titre préventif, exprimé sa désapprobation à l'égard d'une éventuelle attribution de ce prix pour la paix à l'activiste démocrate. … Mais le porte-parole du gouvernement [chinois] Liu [Jianchao] calme désormais le jeu. … La crise mondiale impose l'urgence économique à l'agenda de l'ASEM, et la Chine trouve satisfaction dans le fait que l'Europe veuille l'impliquer. Les rencontres au sommet comme celle du G20 chez [le président américain George W.] Bush sont des tables de négociations que la Chine préfère aux questions des droits de l'homme. " (24.10.2008)

Politiken - Danemark

Le quotidien "Politiken" écrit : "Avec l'attribution du prix à Hu Jia, l'UE souligne qu'il est entièrement légitime de critiquer la direction politique [chinoise]. Espérons que cela rappelle à Pékin qu'elle doit tenir les engagements qu'elle a pris vis-à-vis des Chinois – et que Hu Jia a souligné plusieurs fois – notamment que les droits de l'homme en Chine connaîtraient une amélioration importante grâce aux Jeux olympiques de Pékin. Malheureusement il n'en a pas été ainsi : de nombreux Chinois continuent à croupir dans les camps de travail, des déplacements forcés de population ont lieu quotidiennement dans le sillage de la modernisation, et la peine de mort est toujours plus répandue que dans tout autre pays du monde. Les Jeux n'y ont rien changé. Avec l'attribution du prix à Hu Jia, l'UE ne soutient pas seulement un homme dans son combat contre un système brutal, elle fait également parvenir aux Chinois le signal que les droits de l'homme doivent être pris très au sérieux." (24.10.2008)

POLITIQUE

The Times - Royaume-Uni

Soutien financier pour les réformes politiques

Le quotidien conservateur The Times estime que lors de la conférence des donateurs pour la Géorgie, le soutien financier devrait être lié à des réformes politiques : "L'aide ne devrait être considérée ni comme une récompense pour l'envoi précipité de troupes vers l'Ossétie du Sud au mois d'août, ni comme un soutien global au gouvernement et à la politique du président [Mikheïl] Saakachvili. ... La Géorgie est manifestement plus libre qu'à l'époque soviétique. Mais ses nouvelles structures démocratiques sont fragiles et encore loin d'être complètes. Malgré sa formation juridique effectuée aux Etats-Unis, son bon niveau d'anglais et son admiration pour l'Occident, Saakachvili a montré peu d'intérêt pour le pluralisme politique et a restreint de façon inquiétante la liberté des médias. ... L'aide qui a été promise à Bruxelles ne devrait pas se faire sans conditions. ... Tbilissi doit faire preuve du même courage pour son acceptation de la démocratie que dans sa résistance face aux chars russes. Les donateurs n'en attendront pas moins." (24.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Hospodářské noviny - République tchèque

La République tchèque avant la présidence de l'UE

Un débat couve en République tchèque concernant le prolongement de la présidence française de l'Union au détriment des Tchèques, qui assumeront la présidence du Conseil de l'UE à partir de janvier 2009. "Une Europe faible, voilà ce que nous réserve le gouvernement actuel, surtout avec le plus grand des eurosceptiques, [le président Klaus] tirant depuis le château de Prague." C'est ainsi que de nombreux observateurs en Europe verraient les Tchèques pour la présidence de l'UE du premier semestre 2009, écrit le journal économique Hospodářské noviny. "Peur des Tchèques ? Evidemment, répondent les politologues. En ce moment, l'Europe aurait besoin d'un gouvernement fort. Et personne ne croit que les Tchèques seront à la hauteur. ... Paradoxalement, la situation actuelle a cependant aussi des avantages pour les Tchèques. Ils ont d'ores et déjà l'assurance que leur présidence ne passera pas inaperçue et ne disparaîtra pas dans le chapitre de l'histoire à oublier, comme cela a été le cas pour de nombreux pays avant eux. Et surtout, ils ne pourront que surprendre positivement." (24.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Les Etats-Unis au Kosovo

Les Etats-Unis doivent participer à la mission de l'UE au Kosovo (EULEX). La Russie et la Serbie ne leur facilitent pas la tâche, écrit le quotidien Neue Zürcher Zeitung : "Le chef de l'EULEX, le Français Yves de Kermabon, a récemment proclamé un 'relaunch' et fait savoir que la mission devait commencer à se mettre en place début décembre. ... Toutefois, il n'y a pour l'instant aucun signe tangible d'une éventuelle concession des Russes au Conseil de sécurité, et la politique d'obstruction de la Serbie ne faiblit pas. Sur ordre de Belgrade, les Serbes vivant au Kosovo ont non seulement refusé toute collaboration avec l'EULEX, mais ils contestent en principe la légitimité de l'intervention de l'UE. Etant donné que la Serbie envisage à moyen terme d'adhérer à l'Union européenne, elle ne pourra pas maintenir longtemps une opposition fondamentale au Kosovo sans être en contradiction avec son objectif stratégique d'adhésion." (23.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Elsevier - Pays-Bas

Qu'Allah me vienne en aide ?

Les fonctionnaires musulmans doivent-ils invoquer Allah quand ils prêtent serment et ainsi disposer du même droit que les Chrétiens ? L'hebdomadaire Elsevier pense que l'Etat devrait se montrer neutre : "Les politiques néerlandais sont face à un choix fondamental. Ils peuvent accorder aux musulmans les mêmes droits qu'aux autres croyants. Les croyants bénéficient ainsi de toutes les subventions possibles, ont davantage de liberté d'expression quand ils se rapportent à une écriture sainte et sont mieux protégés juridiquement de par l'interdiction du blasphème. Ils peuvent sinon décider de traiter les musulmans de la même façon que les non-croyants, auquel cas les privilèges religieux sont supprimés. Cela signifie, en ce qui concerne l'administration publique, que chacun peut prononcer un serment neutre, quelle que soit sa conception du monde. Si la société néerlandaise considère sérieusement le principe de séparation de l'Etat et de l'Eglise, la seconde alternative est à privilégier. ... [Il] n'est pas du devoir de l'Etat d'accorder une tribune aux professions de foi." (24.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

Respekt - République tchèque

Václav Havel sur l'affaire Kundera

L'ex-président tchèque Václav Havel s'exprime dans une tribune parue dans la revue Respekt sur l'affaire Kundera. Respekt, en collaboration avec l'Institut de Prague pour le travail de mémoire sur le totalitarisme, avait reproché à l'écrivain tchèque vivant à Paris d'avoir dénoncé un agent occidental aux dirigeants stalinistes en 1950. Kundera conteste ces faits et demande à Respekt des excuses en une de l'hebdomadaire tchèque. Havel écrit entre autres : "Même si Kundera avait vraiment signalé à la police - ce que je ne crois pas - qu'un espion se cachait, il convient de replacer cela dans le contexte de l'époque. Un individu n'avait pas besoin d'être un communiste fanatique et passionné pour œuvrer pour un monde meilleur en toute bonne foi. Il lui suffisait de redouter qu'on tende un piège, à lui ou à l'un de ses proches. … Chers jeunes historiens, soyez prudents dans votre appréciation de l'histoire. Vous vous exposez sinon, malgré votre bonne volonté, à plus de dommages que de profits, à l'instar de vos prédécesseurs (communistes). Milan, restez au-dessus de tout ça ! Comme vous le savez sûrement, il arrive à l'homme dans sa vie des choses plus graves que des diffamations dans un journal." (24.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Adevărul - Roumanie

La Roumanie s'intéresse à South-Stream

Le ministre roumain de l'Economie, Varujan Vosganian, a déclaré que la Roumanie examinait actuellement la possibilité de participer au projet de gazoduc russo-italien South-Stream. South-Stream est considéré comme le projet concurrent au projet de gazoduc européen Nabucco. Le journal Adevarul spécule sur les raisons de la déclaration de Vosganian. "Nos voisins, les Bulgares et les Serbes, ont conclu une affaire avec Moscou, mais les choses prennent du retard. Il y a apparemment des exigences russes que Sofia et Belgrade ont estimées exagérées. … Dans une déclaration, Vladimir Socor, l'un des plus éminents observateurs de l'espace géopolitique postsoviétique, a indiqué que Moscou menace les Bulgares et les Serbes de modifier l'itinéraire de South-Stream au profit de la Roumanie. Ceux-ci pourraient se plier aux conditions s'ils étaient convaincus qu'ils pourraient perdre le projet à la faveur de la Roumanie. Il est difficile de dire si la Roumanie envisage d'adhérer au projet South-Stream ou si elle souhaite pour son propre intérêt contraindre les Bulgares et les Serbes dans une orientation spécifique. Pourtant, cela contribue en même temps à 'enterrer' l'alternative Nabucco. " (24.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

La Pologne a-t-elle besoin de l'euro ?

Dans le quotidien Dziennik, le politique conservateur Jan Rokita se déclare en faveur d'une introduction rapide de l'euro en Pologne car la monnaie nationale, le złoty, a perdu de la valeur : "L'effondrement fulgurant du złoty a atteint fortement notre confiance nationale. … Le psychisme de notre société a subi un changement radical : d'une confiance immodérée dans le dollar, qui à la différence du złoty était considérée comme du 'véritable argent', notre société a [développé] un rapport particulièrement méprisant à l'égard de cette monnaie étrangère. … On a profité de ses faiblesses pour obtenir année après année des crédits bon marché. … La croissance de notre capacité nous a impressionnés. … C'était un sentiment agréable d'acheter un légendaire dollar pour deux złoty. … Mais la chute effrénée du złoty nous fait ressentir pour la première fois les effets réels de la crise. … Qu'est-ce que j'attends du gouvernement ? Qu'… il conçoive un programme harmonieux pour savoir comment la Pologne pourrait adopter la monnaie de l'Union européenne et que le président présente celui-ci en toute confiance mais avec insistance." (24.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Helsingin Sanomat - Finlande

Abou Dhabi investit en Finlande

L'initiative Masdar d'Abou Dhabi a investi 120 millions d'euros en parts dans l'entreprise d'énergie éolienne finlandaise WinWinD. Mari Luomi, de l'Institut pour les affaires internationales, analyse dans le quotidien Helsingin Sanomat pourquoi les Etats pétroliers s'intéressent aux énergies renouvelables. "Pour WinWinD, cette affaire signifie [entre autres] … l'extension de ses activités au Proche et au Moyen-Orient. Mais pourquoi la septième plus grosse réserve de pétrole au monde souhaite-elle donc favoriser les énergies renouvelables ? Pour la simple et bonne raison qu'Abou Dhabi peut se le permettre. … Dans les pays [du Golfe persique]… on sait depuis longtemps que le pétrole ne constitue pas une solution budgétaire durable et que l'on doit pouvoir se défaire de la dépendance au pétrole. … Abou Dhabi a désormais décidé de devenir un pionnier des énergies alternatives et de transformer le Proche-Orient en une Silicon Valley pour les technologies vertes. … Le changement climatique est une activité qui représente plusieurs millions. Le potentiel de croissance dans des régions où les questions environnementales attiraient peu l'attention jusque-là, est par conséquent énorme." (24.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Expansión - Espagne

Cherche immigrés hautement qualifiés

Le journal économique Expansion demande un tournant dans la politique d'immigration espagnole : "C'est la raison pour laquelle l'Espagne doit cesser de s'obstiner à importer du capital humain bon marché dont elle est saturée, et au lieu de cela commencer à attirer une main d'œuvre hautement qualifiée, si elle veut faire le poids dans la course engagée avec la majorité des pays européens et dans laquelle les Etats-Unis, un exemple en la matière, ont des décennies d'avance. Et pour cela, nous avons besoin de changer de mentalité et d'adapter la législation aux exigences du marché. Cela commence par les universités qui doivent attirer les chercheurs et par les autorités qui doivent réduire les obstacles bureaucratiques rencontrés par les entreprises multinationales souhaitant embaucher des cadres étrangers, des techniciens et des scientifiques." (24.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Die Zeit - Allemagne

La culture en temps de crise

Eu égard à la crise financière, l'hebdomadaire Die Zeit se réjouit de la libération de l'art des carcans de l'économie. "Il se peut que la crise bancaire signe la fin de tel ou tel projet culturel. L'argent de la publicité, qui cherchait des chemins de traverse du côté de la culture, pourrait se raréfier. Mais la culture elle-même, les arts et les sciences dans un sens plus étroit, vont profiter de la crise. Pour une fois, iIs sont libérés des contraintes de l'économie, apparaissent dans leur souveraineté originelle, et ne doivent plus souffrir du fait que les représentants de l'économie invités à la fête ne viennent entacher leur corps nu de leurs doigts couverts de restes de petits fours. … Il sera certes toujours douloureux qu'un livre ne se vende pas ; mais on ne prendra plus la caisse du magasin comme un indicateur de qualité. … Cela va en revanche accroître considérablement l'attractivité des arts et de la recherche car leur qualité ne peut en aucun cas être détériorée par la crise économique. Reconnaissance et beauté ne sont pas soumises à la loi de l'offre et de la demande : une vérité reste vraie même si elle n'est pas adaptée à la marchandise, voire même lorsqu'elle est mise hors circuit. … Le vent a donc tourné : ce n'est pas l'art qui doit apprendre de l'économie, mais l'économie qui doit apprendre de l'art." (23.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

COULEURS LOCALES

Svenska Dagbladet - Suède

Home sweet home

D'après des sondages d'opinion, de plus en plus de Suédois aimeraient habiter dans des zones résidentielles isolées du monde extérieur par des clôtures. 41 pour cent des jeunes célibataires sont intéressés par le modèle américain de ce que l'on nomme les "gated communities", et seuls 22 pour cent d'entre eux souhaiteraient habiter dans des zones d'habitation caractérisées par une "diversité culturelle, ethnique et sociale". "Est-ce un problème", se demande le quotidien Svenska Dagbladet. "Oui et non. Il n'est pas forcément étonnant que l'on se sente attiré par ses 'semblables' dans une société multiculturelle. Les choses ont toujours été ainsi. Il devient par contre problématique que les oppositions entre culture de la minorité et culture de la majorité grandissent. La combinaison de l'aspiration à la sécurité et de conception négative envers les zones résidentielles multiculturelles montre malheureusement que ces oppositions existent et que beaucoup voient de manière critique l'isolement qui caractérise essentiellement la banlieue et les quartiers nouveaux. Cette tendance est préoccupante et doit être combattue – mais de préférence sans clôtures." (24.10.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu