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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 29.10.2008

 

À LA UNE

Aide financière pour la Hongrie et l'Ukraine

Aide financière pour la Hongrie et l'Ukraine

 

Le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un crédit de plusieurs milliards à la Hongrie et à l'Ukraine afin que l'économie des deux pays se stabilise dans la crise financière qui se poursuit. La presse européenne se demande quelles seront les conséquences de cette aide sur ces jeunes démocraties d'Europe centrale et orientale. » suite

Extraits des publications suivantes:
Magyar Nemzet - Hongrie, Der Standard - Autriche, The Independent - Royaume-Uni, Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Magyar Nemzet - Hongrie

Le journal conservateur Magyar Nemzet craint que le FMI ne reprenne à l'avenir les affaires du gouvernement hongrois. "Le Fonds monétaire international préside désormais au destin du pays. Le gouvernement [du Premier ministre Ferenc] Gyurcsány continuera à diriger l'Etat tel une marionnette. ... Notre véritable Premier ministre sera à l'avenir Dominique Strauss-Kahn, lequel a récemment manqué de se faire évincer de la direction du FMI en raison d'une histoire amoureuse. Cette aventure pourrait même tourner à notre avantage. La maîtresse du président du FMI étant en effet d'origine hongroise, celui-ci a certainement dû apprendre des choses sur notre pays par son intermédiaire. ... Nos pires cauchemars [deviennent toutefois] réalité. Nous avons en tout cas perdu notre indépendance économique, comme l'a récemment indiqué le chef de l'opposition, Viktor Orbán. Et si nous devions entendre à l'avenir qu'il nous faut entreprendre toujours plus de mesures de restrictions en raison de l'aide du FMI, il faudra se rappeler de cette curiosité historique : le fait que la Hongrie est le seul pays de l'UE à être une colonie du Fonds monétaire international." (29.10.2008)

Der Standard - Autriche

La Hongrie réduit massivement ses dépenses sociales pour obtenir un crédit auprès du FMI. Le quotidien Der Standard s'étonne de cette mesure inhabituelle pour sortir de la crise financière : "Tandis que des gouvernements élaborent partout dans le monde d'importants paquets de mesures conjoncturelles, la Hongrie prend le chemin inverse. Des mesures de restriction ont été proposées, avec comme devise "moins d'Etat". La dette publique élevée est accusée de tous les maux. Le problème, c'est que seuls les économistes prennent la parole. ... La question de savoir si le social est justifié n'est pas vraiment posée. Qui veut bloquer un crédit du FMI en période de crise ? Dans la crise actuelle, en Hongrie comme ailleurs, ce qui semblait impossible auparavant peut se produire en l'espace de quelques jours, et presque sans débats politiques. Et cela mérite au moins autant de considération que la crise financière elle-même." (29.10.2008)

The Independent - Royaume-Uni

Après son intervention dans la crise financière, l'Union européenne doit désormais mettre un terme à la crise de confiance dans les économies nationales de ses plus petits Etats membres, écrit le quotidien progressiste The Independent. "La Hongrie pourrait être le premier pays d'une longue série à être confronté à une telle crise. Les emprunts roumains sont en baisse et les Etats baltes semblent vulnérables. Le FMI va définir les conditions d'un plan de sauvetage mais l'UE devra également jouer un rôle important. Il faudra probablement augmenter les transferts financiers grâce au budget de développement et assouplir les règles pour les déficits budgétaires. Il faudrait également envisager un abaissement du taux d'intérêt par la Banque centrale européenne. A court terme, le principal défi sera d'empêcher que les Etats membres ne courent à la faillite. Mais à long terme, l'UE doit leur demander de rééquilibrer leur économie et d'être moins dépendants des crédits pour financer la croissance." (29.10.2008)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le quotidien Süddeutsche Zeitung craint que la crise financière ne mette en péril les jeunes démocraties d'Europe de l'Est. "Les pessimistes parlent déjà de la menace d'une faillite de l'Etat en Ukraine ou en Hongrie qu'il conviendrait d'éviter. … Depuis la chute du Mur [de Berlin] et l'ouverture de l'UE à l'Est, l'évolution de l'Europe centrale et orientale était considérée comme une réussite. … Car de faibles taux d'intérêt, des taux d'investissement élevés et un niveau de vie en hausse contribuaient dans cette région à un essor qui s'effectuait quasi de lui-même. Il apparaît désormais que cette réussite, du mois dans certains Etats, était bâtie sur du sable – une vie à crédit entretenue par de mauvais prêts. Il manque des réformes, des banques centrales fortes et des bureaucraties efficaces. Dans de nombreuses jeunes démocraties, les électeurs ont de toute façon perdu leurs illusions. Si les coupes nécessaires et une politique de restriction radicale étaient aujourd'hui imposées, cela pourrait favoriser un essor d'un tout autre type: la progression du nombre des populistes et des anti-européens." (29.10.2008)

POLITIQUE

Diário de Notícias - Portugal

Les ministres de la Pêche sur la bonne voie

Après la rencontre des ministres européens de la Pêche au Luxembourg, le quotidien Diário de Notícias estime que l'établissement de quotas de pêche est un pas dans la bonne direction pour parvenir à une gestion responsable des ressources : "La terre ne dispose pas de ressources inépuisables. C'est pourquoi les hommes sont contraints d'utiliser moins de ressources et de mieux partager celles existantes. Le défi pour la société réside dans le besoin de remplacer l'ivresse consumériste par une vie plus simple, dans laquelle on traite de manière plus réfléchie l'environnement que nous laisserons aux générations futures. Les individus ne sont pas encore complètement conscients de l'urgente nécessité de ce changement. Mais en ce qui concerne les mers et les océans, nous sommes sur la bonne voie. Les quotas de pêche établis au niveau international ont déjà permis d'empêcher la disparition de certaines espèces, d'adapter la consommation aux ressources disponibles et de faire comprendre aux gens que la relation de l'homme à son environnement nécessitait une gestion plus intelligente." (29.10.2008)

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Delo - Slovénie

Vague de violence en Croatie

La Croatie est secouée par une vague d'attentats. La dernière victime pour le moment est l'éditeur du magazine Nacional, Ivo Pukanić. Dans une tribune parue dans le quotidien Delo, le politologue croate indépendant Davor Gjenero craint que ces meurtres n'aient des répercussions négatives sur le processus d'adhésion de la Croatie. "Si le Premier ministre croate, Ivo Sanader, parvient à persuader les citoyens que lui et son nouveau ministre de la Justice sont à même d'assurer la sécurité, il sortira vainqueur de cette crise. La Croatie aura la possibilité de mener à terme les négociations avec l'UE dans les délais. ... Mais si la peur l'emporte, alors l'image de la Croatie que donnent actuellement les médias rendra utopique le souhait d'instaurer de l'ordre dans cet Etat et de le voir intégrer l'Union. ... Une amputation des ambitions européennes de la Croatie aurait sûrement pour conséquence la défaite des partisans de la 'normalisation' dans l'Etat croate, et la victoire de ceux qui sont à l'origine de cette vague de violence, leur permettant ainsi de protéger leurs intérêts." (29.10.2008)

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Turun Sanomat - Finlande

Le Conseil nordique et la crise financière

Lors de la réunion annuelle du Conseil nordique, les Premiers ministres norvégien, suédois, danois et finlandais ont promis d'apporter une aide financière à leur homologue islandais pour aider son pays ébranlé par la crise financière. Le quotidien Turun Sanomat estime que la politique et la collaboration des pays nordiques a plus de chances d'aboutir sous l'égide de l'UE et avec l'aide de l'euro. "L'Islande ne pourra pas se remettre sur pied avec la seule aide de ses pays voisins et le prêt d'urgence accordé par le Fonds monétaire international (FMI). ... Avec la crise financière, les Islandais ont adopté une nouvelle attitude à l'égard de l'Union européenne et de la monnaie commune. Si les turbulences économiques internationales se poursuivent ou s'accélèrent, la Suède se montrera elle aussi progressivement favorable à l'euro. ... La crise économique exige des formes de collaboration plus concrètes et plus fortes de la part des Etats nordiques. Le meilleur résultat serait d'aboutir à cette collaboration dans le cadre de la politique de l'Union européenne ... Le Conseil nordique est peut-être même une relique de l'histoire. Mais l'échange basé sur des valeurs communes est toujours important." (29.10.2008)

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De Volkskrant - Pays-Bas

L'Italie raciste n'a rien à faire dans l'UE

Au regard de sa politique d'immigration draconienne et de ses tendances racistes, l'Italie na rien à faire dans l'UE, estime une chroniqueuse d'origine marocaine du quotidien De Volkskrant : "Un pays où les partis au gouvernement flirtent ouvertement avec le fascisme et où l'on vend des calendriers à l'effigie de Mussolini à chaque coin de rue, ne correspond pas à l'image civilisée, développée et progressiste dont l'Europe est si fière. ... L'Italie fait pourtant l'objet de peu de critiques au niveau international. ... L'hypocrisie avec laquelle l'UE entend imposer ses valeurs et ses normes en menaçant de son index un Etat comme la Turquie, alors qu'elle compte en son sein une pomme pourrie comme l'Italie, rend cette même UE peu crédible. Le fait que l'Italie soit un cofondateur de l'UE tandis qu'elle ressemble de plus en plus dans ses valeurs et dans ses normes à une république bananière, est un paradoxe et devrait au moins pousser à réfléchir aux valeurs et aux normes européennes, voire à l'appartenance de l'Italie à l'UE." (29.10.2008)

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RÉFLEXIONS

Les Echos - France

L'agence écologiste Utopies sur la responsabilité environnementale des entreprises

Dans le quotidien économique Les Echos, la fondatrice du cabinet de conseil français Utopies, Elisabeth Laville, et son directeur général, Stanislas Dupré, se penchent sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises pendant la crise économique mondiale : "Les démarches de responsabilité sociale et environnementale (RSE) ont connu ces dernières années un essor important dans les entreprises. Avec la récession qui s'annonce, beaucoup d'observateurs s'interrogent sur leur sort : seront-elles mises entre parenthèses ou au contraire intégrées plus en profondeur dans la stratégie des entreprises ? Dans un contexte de maîtrise des charges, la tentation sera forte de modérer les ambitions en la matière. ... La première réponse est la traçabilité. Demain, investisseurs et épargnants devront savoir quelles activités sont financées avec leur argent, quel niveau de risque social ou environnemental ces activités entraînent, comment ce risque est géré. ... La seconde réponse consiste à s'assurer que les risques sociaux ou environnementaux les plus importants sont effectivement gérés, même s'ils semblent a priori sans conséquence financière, de façon à éviter les effets boomerang non anticipés. ... Ces acteurs font aujourd'hui face à un énorme chantier : reconstruire une relation équilibrée avec leurs clients, mériter leur confiance par des services à forte valeur ajoutée, et financer l'économie de demain (énergies renouvelables, technologies vertes, habitat écologique, etc.) qui a des besoins considérables à court terme." (29.10.2008)

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Eleftherotypia - Grèce

Fanos Kakouriotis sur la renaissance du Demos

Dans le quotidien Elefterotipia, le linguiste Fanos Kakouriotis invite la gauche à protéger les victimes de la cupidité capitaliste et à jouer un rôle contestataire dans le système des deux partis grecs dominants, les conservateurs de Nea Demokratia et les socialistes du PASOK. "Les partis de gauche pourraient redonner vie à la commune [grec moderne : Dimos, grec ancien : Demos] … en faisant de celle-ci une institution politique active intervenant dans l'intérêt des citoyens. Pour attribuer ce rôle aux communes, il faut s'assurer que l'électeur grec ne s'étonne pas de ne plus voir seulement deux partis donner le ton. Dans certains scandales politiques, ce bipartisme a été la cause visible d'une mauvaise gestion. Personne n'attend … de solutions miracles de la gauche. … Mais [avec la gauche] on peut espérer une approche plus honnête et plus efficace dans la crise économique que celle à laquelle les partis au pouvoir nous ont habitués. " (27.10.2008)

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ÉCONOMIE

taz - Allemagne

Volkswagen dans le casino boursier

Après son rachat par Porsche, le constructeur automobile allemand Volkswagen (VW) est actuellement l'entreprise la plus chère du monde. Le quotidien de gauche die tageszeitung commente le rapport disproportionné entre une industrie automobile affaiblie et les cours de la Bourse : "Ces nouvelles extrêmement contradictoires montrent à quel point la Bourse peut parfois être déconnectée de l'économie réelle. Que la valeur des actions vendues n'ait souvent rien à voir avec la valeur réelle de l'entreprise correspondante est certes bien connu – et pas seulement depuis l'éclatement de la bulle des nouvelles technologies. Mais il n'y a jamais eu de rapport aussi disproportionné que dans le cas de Volkswagen. … L'exigence de règles strictes pour les hedge fonds, d'une interdiction des ventes à découvert spéculatives et de plus de transparence sur les marchés financiers acquiert ainsi une toute nouvelle pertinence. Sans de tels changements, les Bourses resteront non seulement des casinos, mais en plus des casinos dans lesquels les mêmes règles ne valent pas pour tous les joueurs. " (29.10.2008)

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Corriere del Ticino - Suisse

Le secret bancaire est en jeu

Après la demande du ministre des Finances allemand, Peer Steinbrück, de faire figurer la Suisse sur la liste noire des paradis fiscaux, l'ambassadeur de l'UE en Suisse, Michael Reiterer, a dû calmer le jeu. Le quotidien Corriere del Ticino estime que la Suisse n'appartient pas à cette liste : "Derrière les mots de l'ambassadeur de l'UE, Reiterer, se cache toutefois la volonté d'utiliser la crise financière mondiale pour renégocier les accords fiscaux en 2012. L'impôt sur les dépôts bancaires des habitants de l'UE était de 15 pour cent. Il est passé à 20 depuis le 1er juillet 2008 et doit être augmenté à 35 pour cent d'ici le 1er juillet 2011. Pour la Suisse, cette réglementation reste avantageuse car elle garantit le secret bancaire. Mais comment réagiront les alliés, l'Autriche, le Luxembourg et la Belgique, à cette pression fiscale ? Il manquait la Belgique dans la défense contre l'attaque allemande, qui pourrait changer de camp face aux 35 pour cent. Si ce front solidaire s'effrite, il sera difficile de défendre le secret bancaire." (28.10.2008)

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CULTURE

Pravda - Slovaquie

Une bonne entente entre les Tchèques et les Slovaques

La République tchèque célébrait hier le 90ème anniversaire de sa création. Le quotidien de gauche Pravda profite de cette occasion pour analyser les relations actuelles entre les Tchèques et les Slovaques : "En Slovaquie, on rencontre habituellement un grand intérêt pour les films, la littérature et la musique tchèques. Même la jeune génération n'a aucune difficulté à comprendre les textes dans cette langue. Près de dix pour cent des Slovaques regardent régulièrement les programmes de télévision tchèques. ... Des milliers de jeunes Slovaques étudient dans les universités tchèques et près de 100 000 Slovaques travaillent en République tchèque. C'est étroitement lié à l'avance économique et culturelle de leurs voisins. Selon les experts, il faudra 20 à 30 ans à la Slovaquie pour qu'elle atteigne le niveau économique de la République tchèque. Dans le domaine de la culture, ce problème ne se pose pas. Les deux cultures s'enrichissent mutuellement. Même si l'Etat commun de la Tchécoslovaquie a disparu – les liens culturels et économiques communs existent toujours et continueront d'exister. Il s'agit de peuples qui n'ont pas besoin d'interprète pour se comprendre." (29.10.2008)

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Polska - Pologne

Des films historiques sans histoire

Le quotidien polonais Polska critique la manière dont les réalisateurs polonais abordent les sujets historiques comme celui de l'Insurrection de Varsovie. "La recette est simple : on prend simplement l'histoire, on la débarrasse du pathos superflu et de la leçon de morale qui endort les spectateurs les plus jeunes, et on fait un film. C'est ainsi que le réalisateur de 27 ans Jan Komasa aborde la question du martyre national. Il vient juste de commencer à tourner un film sur l'Insurrection de Varsovie. … Depuis que le film "Katyń", d'Andrzej Wajda a été nominé aux Oscars, les producteurs misent sur le cinéma historique et les réalisateurs inventent des scénarios attractifs. … Selon Komasa, les jeunes d'aujourd'hui ne parlent plus de patriotisme. Ils suivent plutôt la maxime suivante : les héros plaisent aux filles, donc j'en suis un moi aussi." (29.10.2008)

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MÉDIAS

Corriere della Sera - Italie

Télé-Sarko en France

La télévision publique française devrait diffuser une campagne d'information quotidienne sur les activités du président Nicolas Sarkozy. Cette idée revient à Thierry Saussez, conseiller en communication du gouvernement. Le quotidien Corriere della Sera souligne le caractère périlleux d'un exercice entre information et propagande. "Selon Saussez, cela ne cacherait aucune volonté de propagande. … Il ne s'agit pas d'une émission confidentielle au service du pouvoir politique mais plutôt d'un service d'information. Le syndicat des journalistes proteste, car une telle émission reviendrait à dire que les journalistes sont incapables de remplir leur mission d'information. La télévision et la radio publiques sont de toute façon un point sensible du débat politique depuis que Sarkozy a décidé de réduire considérablement la publicité afin de renforcer le caractère informatif des médias des services [publics]. " (29.10.2008)

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