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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 06.11.2008

 

À LA UNE

Des attentes élevées

Des attentes élevées

 

Après la liesse qui a salué l'élection du 44ème président des Etats-Unis, la presse européenne attend beaucoup de Barack Obama. Il doit sortir les Etats-Unis de la crise financière et surtout améliorer les relations de son pays avec l'Europe et le monde. Mais les médias mettent aussi en garde contre une trop grande euphorie. » suite

Extraits des publications suivantes:
Jyllands-Posten - Danemark, Postimees - Estonie, Kathimerini - Grèce, Népszabadság - Hongrie, Lidové noviny - République tchèque, NRC Handelsblad - Pays-Bas

Jyllands-Posten - Danemark

Des tâches énormes attendent Obama, écrit le quotidien Jyllands-Posten : "Le président nouvellement élu n'a pas encore officiellement pris ses fonctions qu'il doit déjà prendre l'économie en main. Il doit mener un retrait responsable d'Irak et respecter les droits civiques. En même temps, les Etats-Unis doivent maintenir leur leadership et justifier leur statut de super puissance. Le monde attend une nouvelle politique énergétique et une ligne politique responsable pour lutter contre le réchauffement climatique. Les Américains demandent à être tous pris en charge par le système de sécurité sociale et que les trous dans le réseau social soit comblés. La liste des problèmes est encore longue et nul ne peut les résoudre seul. Il est pour cela bon d'entendre que son adversaire battu, John McCain, lui tend la main en vue d'une collaboration." (06.11.2008)

Postimees - Estonie

Le quotidien Postimees se demande quelle sera la politique étrangère : "Pour nous, en Estonie, et dans toute l'Europe, il est particulièrement important de savoir quelle sera à présent la ligne politique des Etats-Unis. Les erreurs d'appréciation de George W. Bush par rapport au Proche et au Moyen-Orient ont englouti des centaines de milliards d'argent public pour finalement nuire dangereusement à la crédibilité des Etats-Unis. L'une des premières tâches du nouveau capitaine sera de rétablir la confiance perdue. Après la fin de la guerre froide, le monde devient encore plus multipolaire, même si, pour beaucoup aux Etats-Unis, la perte de la position hégémonique sera douloureuse." (06.11.2008)

Kathimerini - Grèce

Le quotidien Kathimerini estime qu'Obama doit commencer par l'économie : " On a finalement pu constater que c'est l'économie qui a donné la victoire à Obama. … En 1992, Bill Clinton a été élu grâce au slogan 'It's the economy stupid'. Pour la deuxième fois en 16 ans, un candidat démocrate a été élu parce que son message économique a été accepté. … Obama doit désormais appliquer la politique économique qu'il a promise. Une politique qui favorisera la classe ouvrière ainsi que la classe moyenne, et préservera en même temps la confiance des marchés. … 62 pour cent des électeurs ont indiqué dans un sondage que la situation économique était le facteur principal de leur décision. Seuls dix pour cent ont mentionné le terrorisme ou d'autres domaines." (06.11.2008)

Népszabadság - Hongrie

Le président de la commission des Affaires étrangères au Parlement hongrois, Zsolt Németh, écrit dans le quotidien progressiste de gauche Népszabadság : "Nous avons besoin des Etats-Unis, surtout à un moment où la politique étrangère de la Russie est de nouveau définie par une répartition en sphère d'intérêts. La fragilité des relations transatlantiques représente aujourd'hui le véritable risque en matière de sécurité pour l'Europe de l'Est. … La victoire électorale de Barack Obama nous donne l'espoir de surmonter cette fragilité dans les relations entre les Etats-Unis et l'Europe. … Le bouclier anti-missile tchèque, polonais et américain par exemple … dissimule un message politique : les Etats-Unis restent dans la région. … Il reste à espérer que l'opinion favorable à un retrait progressif des Etats-Unis dans notre région ne l'emporte pas sur les questions de sécurité dans le cercle des démocrates, mais plutôt que les spécialistes des questions de politique étrangère de l'ère Clinton se montrent déterminants. Ce sont eux qui nous ont ouvert la voie de l'OTAN." (06.11.2008)

Lidové noviny - République tchèque

"Le changement arrive avec Obama. C'est ce que savent aussi les Tchèques depuis au moins un an", écrit le quotidien conservateur Lidové noviny. "Mais ce tournant aura-t-il des répercussions sur la participation de la République tchèque au bouclier antimissile américain ? Quelle sera son influence sur la présidence tchèque de l'UE ? Obama va-t-il considérer l'Europe comme un tout uni, ou va-t-il faire une différence entre vieille et nouvelle Europe ? Nous aurons une réponse directe en janvier quand Prague occupera la présidence de l'UE et sera ainsi le partenaire d'Obama pour toute l'Europe. … Tous projettent actuellement leurs attentes sur Obama. Obama est leur Winnetou, et ils correspondent eux-mêmes au personnege d'Old Shatterhand. On peut négocier avec un tel 'gentleman rouge', on peut faire reposer nos espoirs sur lui. Bienvenue, frère de sang Obama !" (06.11.2008)

NRC Handelsblad - Pays-Bas

Le journal économique NRC Handelsblad met en garde contre de faux espoirs : "Les attentes sont ... élevées. C'est aussi le cas en Europe. Ici, le résultat a été accueilli avec un soulagement non dissimulé, même si le programme d'Obama fera aussi des victimes, par exemple en Afghanistan. Outre l'espoir, il est désormais nécessaire d'avoir le sens des réalités. La présidence d'Obama doit créer partout de nouvelles alliances." (06.11.2008)

POLITIQUE

La Stampa - Italie

Des paroles dures de Moscou

Dans son premier discours à la nation, le président russe Dmitri Medvedev a annoncé le déploiement de missiles sol-sol en réaction au dispositif de défense antimissile américain. Le quotidien italien La Stampa y voit un nouvel isolement de la Russie. "Même les ennemis du Venezuela et de l'Iran espèrent un changement. Le seul à ne pas partager cet espoir est Dmitri Medvedev. De la même génération que Barack Obama, il aurait pourtant pu être un partenaire adéquat. C'est justement le jour de la victoire électorale d'Obama qu'il a choisi de proférer de nouvelles menaces militaires devant le parlement. … Les Russes considèrent le bouclier anti-missile américain en Pologne comme dangereux et Medvedev promet de répondre à cette menace par un arsenal [militaire]. … Pour Medvedev, l'Amérique est en outre responsable de la crise financière et de la crise en Géorgie. Les paroles de Medvedev sont parfaitement explicites. Ce sont des menaces proférées par un cadre dirigeant dont les intentions restent pour l'instant incertaines." (06.11.2008)

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Berliner Zeitung - Allemagne

Poursuivre l'élargissement de l'UE

Après la présentation du rapport d'avancement pour l'élargissement de l'UE, le quotidien Berliner Zeitung estime que l'accueil de nouveaux Etats dans l'UE ne doit pas dépendre de la ratification du traité de Lisbonne : "Le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, a rappelé aux Européens avec des mots clairs que l'importance de la Turquie pour la Communauté croissait rapidement. Et il a assuré que la Croatie devait être acceptée dans l'UE aussi vite que possible." Pour le journal, "la question irrésolue du traité ne doit pas être un prétexte pour mettre en suspens l'élargissement. Il en va de la crédibilité de l'UE. La prévision d'une adhésion future est à elle seule un facteur de stabilité dans de nombreux pays. Dans d'autres, elle permet des réformes qui seraient sinon impensables." (06.11.2008)

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Le Monde - France

Naissance difficile pour l'Union pour la Méditerranée

Suite à la rencontre des pays de l'Union pour la Méditerranée à Marseille, le quotidien Le Monde décrit la naissance difficile de cette institution : "L'Union pour la Méditerranée (UPM) chère à Nicolas Sarkozy avait eu une gestation difficile et une naissance grandiose avec le sommet de quarante-quatre chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Paris à la veille de [la fête nationale française du] 14-Juillet [2008]. Ses premiers pas auront été chancelants. Mais les ministres des affaires étrangères des pays participants ont réussi, ... à surmonter les obstacles. ... Le siège du secrétariat général, d'abord. Bruxelles, La Valette, Tunis ou Barcelone ? Les Français voulaient faire plaisir à leur ami le président tunisien Ben Ali. Les Espagnols tenaient à Barcelone parce que c'est là qu'avait été lancé en 1995 le processus du même nom détrôné par l'UPM. …L'autre obstacle, plus sérieux, concernait les relations entre les Israéliens et les pays arabes. Les premiers ne voulaient pas que la Ligue arabe participe à part entière à l'UPM. Ils ont fini par accepter contre la promesse d'un poste de secrétaire général adjoint." (05.11.2008)

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Dnevnik - Bulgarie

Obama et le Premier ministre bulgare

Le quotidien Dnevnik répond de manière ironique à un commentaire du Premier ministre Sergueï Stanichev du Parti socialiste bulgare (BSP). Suite à la victoire électorale de Barack Obama, celui-ci a en effet déclaré que sa politique correspondait en grande partie à celle du futur président américain : "Le vainqueur des Démocrates, Barack Obama, se révèle donc être le nouvel ami politique de Stanichev. Ensemble, ils devraient donner une chance aux idées de 'gauche sociales et progressistes'. On attend aussi d'Obama qu'il se consacre 'au combat historique contre le capitalisme' comme le Parti socialiste avant son congrès. Et le BSP insistera sur le fait que ce n'est pas le marché, mais 'nous' – quoi que cela puisse vouloir dire - qui devons décidons de l'avenir de l'avenir de l'Europe, dans le cas où Obama serait désireux de s'occuper de la même chose. … Pas de doutes, les élections de l'année prochaine entraineront de nombreuses absurdités semblables." (06.11.2008)

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RÉFLEXIONS

Dilema Veche - Roumanie

Adrian Cioroianu sur une nouvelle guerre froide

Dans le quotidien Dilema veche, Adrian Cioroianu constate l'existence de nombreuses différences entre la Russie et l'Occident qui témoignent d'une nouvelle guerre froide : "La Russie ne construit pas de capitalisme national indépendant, mais plutôt une suprématie (voir le géant Gazprom), dans laquelle les ressources naturelles restent sous le contrôle de l'Etat. Cela s'oppose aux principes capitalistes classiques (de l'Occident) du libre marché et de la décentralisation. … De plus, beaucoup lorgnent avec nostalgie vers l'ancien empire soviétique. Cette nostalgie n'est pas l'apanage d'une génération particulière (l'ancienne, comme on pourrait le supposer), elle fait plutôt partie du programme scolaire et elle est transmise aux jeunes par le biais de manuels scolaires contrôlés par l'Etat. S'ajoute à cela un blocage psychologique en ce qui concerne l'Ukraine et la Géorgie : le Russe moyen accepte difficilement que celles-ci ne soient plus des provinces russes. … Je pense qu'il existe une profonde différence idéologique entre la Russie et l'Occident et que celle-ci pourrait s'aggraver dans les prochaines années – pour la simple raison que ces deux entités interprètent la réalité de manière différente. A la suite des années 1990, la Russie a mis sur pied une véritable idéologie de la revanche et rassemble tout ce qui distingue la Russie de l'Occident. Celui-ci est de nouveau présenté comme un adversaire. Il se peut que l'Occident ne se considère pas lui-même dans une situation de guerre froide avec la Russie. Mais la Russie agit comme s'il en était ainsi." (06.11.2008)

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Le Quotidien - Luxembourg

Jean Rhein sur des théories économiques alternatives

Jean Rhein analyse dans le journal Le Quotidien les théories économiques alternatives qui pourraient apporter une solution à la crise économique et financière : "Expérimentons autrement! En mettant en œuvre les autres théories économiques et sociales qui ne conduisent pas dans un libéralisme effréné.Il y a des alternatives - et pas seulement celles des altermondialistes - à la science économique dominante. Il y a des théories économiques étrangères à tout capitalisme de casino qui propagent un développement durable des ressources matérielles et humaines. ... Il y a le Keynésianisme, qui demeure malheureusement une notion inconnue par la plupart des acteurs économiques. ... Qui a peur de dire la vérité, que les crises économiques sont inhérentes au système des finances mondiales. Que la production industrielle passe nécessairement par des cycles conjoncturels et structurels. ... L'enseignement de la crise financière consiste à empêcher tout retour dans le système de la recherche insensée de profits financiers n'ayant aucune contrepartie dans le monde de l'économie réelle. Enfin, on s'est rendu compte qu'il y a une économie réelle." (05.11.2008)

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ÉCONOMIE

Financial Times - Royaume-Uni

La crise de l'aviation

Face à la crise actuelle de l'industrie de l'aviation, le journal économique Financial Times demande un assouplissement des règles de participation dans les compagnies aériennes. "Pour l'instant, les compagnies aériennes de l'UE ne sont plus considérées comme européennes dès lors que des investisseurs extra-européens détiennent plus de 49 pour cent des parts de la société. Et les investisseurs non-américains ne sont plus autorisés à détenir plus de 25 pour cent des droits de vote dans les compagnies aériennes américaines. … L'Union européenne a demandé, à juste titre, la suppression de ces restrictions dans le cadre du second cycle des négociations entre l'UE et les Etats-Unis sur [l'aviation] à 'ciel ouvert' qui doivent se terminer en 2010. Les Etats-Unis ne sont toutefois pas disposés à céder sur ce point. Ils ont tort. Il ne devrait y avoir aucune tolérance à l'égard du protectionnisme que ce soit par le biais d'aides publiques ou de régulation. " (06.11.2008)

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The Irish Times - Irlande

Une politique fiscale laxiste en Irlande

Dan O'Brien, de l'Institut de recherche économique Economist Intelligence Unit, estime dans le quotidien The Irish Times que le gouvernement irlandais n'a pas respecté les directives de l'UE sur la discipline budgétaire : "L'évaluation de la Commission [européenne] des finances gouvernementales a dans son rapport de 2007, 'Les finances publiques dans l'UEM', relégué l'Irlande à la dernière place parmi les 18 pays examinés. Pire encore : elle n'a pas trouvé la moindre mesure qui pourrait protéger les finances publiques en cas de choc économique (et ce malgré les avertissements du marché de l'immobilier depuis au moins 2005). Cela ne va pas plaire aux autres Etats membres de la zone euro. Tous les gouvernements se sont efforcés de respecter les règles sur le plan politique. … Il faut s'attendre à ce qu'ils demandent au gouvernement de faire de véritables efforts pour remettre de l'ordre dans les finances publiques. Cela devrait être salué." (06.11.2008)

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CULTURE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La fin du facteur Wow !

La branche automobile a fortement contribué à établir les architectures du logo [une architecture sans pareil] en Allemagne. A présent la construction iconique des stars de l'architecture pourrait bien être une des victimes collatérales de la crise financière, déclare Gerhard Matzig dans le Süddeutsche Zeitung. "Le problème du déclin du rendement, des peurs de l'avenir, de l'ambiance de crise et de la crise identitaire ne concerne pas uniquement BMW [le constructeur automobile fortement touché] qui s'est justement construit autour de son identité. … Cela vaut naturellement aussi pour toutes les autres secteurs – dans l'ordre exact où la crise économique agit comme une crise systémique. … Les architectes, en tant à la fois que producteurs naturels de représentations spatiales efficaces et d'alliés naturels non-fictionnels de l'économie réelle, se voient attribuer, dans cette ronde, le rôle de l'aspect symbolique. L'architecture des marques agit avec le système des signes et avec les moyens de la rhétorique : dans le futur, elle ne sera pas touchée uniquement par des moyens financiers manquants – mais aussi en tant que secteur de fourniture de la symbolique elle-même." (06.11.2008)

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SPORT

Pravda - Slovaquie

Jeu musclé en Slovaquie

L'intervention massive de la police contre des extrémistes de droite venus de Hongrie lors d'un match de première division slovaque, a aggravé les tensions latentes entre les deux pays voisins. Le drapeau slovaque a été brûlé devant l'ambassade slovaque à Budapest. Le quotidien progressiste de gauche Pravda fait part de ses inquiétudes : "Rien de pire n'aurait pu arriver : l'étincelle [qui a déclenché les tensions] est passée de la politique à la société. Les extrémistes [hongrois] sur Internet appellent au soulèvement et gagnent soutien et sympathie dans leur combat délirant. Ce sont précisément ces radicaux qui ont provoqué lors du match de foot en Slovaquie. Ils comptent dans leurs rangs ceux qui réclament un renouvellement de la Grande Hongrie … et qui tentent une expansion dans le Sud de la Slovaquie [habité par la minorité hongroise]. L'intervention de la police n'a fait que les encourager. De même que les mots durs des politiques slovaques. Ceux-ci n'ont pas compris que leur jeu musclé était malvenu devant les caméras." (06.11.2008)

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