Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 10.11.2008

 

À LA UNE

Les espoirs suscités par le second Bretton Woods

Les espoirs suscités par le second Bretton Woods

 

Les représentants des 20 principaux pays industrialisés et émergents (G20) se rencontreront samedi prochain à l'occasion du sommet mondial sur la finance à Washington. En référence à la conférence de 1944 qui avait défini la politique économique mondiale du 20e siècle, nombreux sont ceux qui parlent d'un second Bretton Woods. La presse européenne évoque les attentes et les espoirs que l'Europe place dans cette rencontre. » suite

Extraits des publications suivantes:
Gândul - Roumanie, Financial Times Deutschland - Allemagne, Corriere del Ticino - Suisse

Gândul - Roumanie

Le quotidien Gandul estime que les Etats européens vont non seulement être obligés de s'entendre avec les Etats-Unis mais également entre eux : "Il existe des divergences de points de vue entre les Etats-Unis et l'UE, mais aussi au sein de l'UE elle-même. Les 27 sont d'accord sur les grandes lignes pour demander à ce que le contrôle du marché, dont les faiblesses se sont clairement fait sentir au cours de la crise actuelle, soit nettement renforcé, mais les avis divergent toutefois sur des points de détail. L'un de ces détails sur lesquels les 27 doivent notamment s'entendre est le rôle que devra jouer le FMI [Fonds monétaire international] dans la nouvelle architecture du système financier mondial. Contrairement aux communiqués officiels selon lesquels il existerait une position commune sur ce point, les pays libéraux (la Grande-Bretagne, la Suède) s'inquiètent des très grands risques liés à une surréglementation. … Le sommet du G20 n'est que la première étape sur le long chemin d'une réforme internationale du système financier." (10.11.2008)

Financial Times Deutschland - Allemagne

Le journal économique Financial Times Deutschland pense que l'Europe devrait camper sur ses positions lors du sommet du G20 : "Les Européens se rendent à ce sommet avec une grande confiance en eux et des attentes encore plus grandes. … Les Etats de l'UE ne doivent pas craindre les conflits dans les négociations avec les Américains et les pays émergents. L'idée européenne, issue de la crise, d'exiger un capitalisme financier réglementé et surveillé, est la seule réponse convaincante à la situation actuelle. Si à Washington les Européens sont unis derrière leur projet, alors la force de leurs arguments pourrait marquer de façon décisive la réforme des marchés financiers mondiaux. Plus le temps passe et le choc de la crise diminue, plus il sera difficile de mobiliser des énergies politiques dans le monde entier en vue d'une telle réforme." (10.11.2008)

Corriere del Ticino - Suisse

Le quotidien suisse Corriere del Ticino considère le programme de relance de l'économie d'un montant de 460 milliards d'euros décidé par la Chine comme exemplaire : "La réponse appropriée du G20 est une décision commune de paquets de mesure visant à soutenir la conjoncture selon le modèle chinois. Mais l'argent manque dans ce projet. Pourtant, on est en droit d'espérer qu'une réponse commune soit trouvée à Washington qui obligera les participants à prendre des mesures pour relancer l'économie et à continuer à travailler ensemble afin d'éviter l'implosion du système bancaire. C'est en tout cas un résultat positif car cela montre la volonté de chacun d'agir ensemble et non pas de façon isolée et par conséquent de se mettre mutuellement des bâtons dans les roues. Cette volonté de coopérer sera encore renforcée si les vingt s'engagent à mettre en place un processus permettant d'instituer un nouvel ordre mondial. Il est possible de réaliser un second Bretton Woods, mais il se heurtera à la résistance du monde de la finance qui n'a pas encore abandonné l'espoir de répéter les actes des dernières années." (10.11.2008)

POLITIQUE

Magyar Nemzet - Hongrie

Où est l'Obama rom ?

Le journal conservateur Magyar Nemzet réfléchit à la signification que revêt l'élection de Barack Obama pour la minorité rom en Hongrie : "Un institut de sondage hongrois a demandé, non sans provocation, si, après l'élection d'Obama à la présidence des Etats-Unis, les Hongrois aimeraient voir un Rom devenir Premier ministre. La question est mal posée. Elle ne propose aucune porte de sortie à la majorité. Cette dernière voit en effet uniquement que, depuis le tournant politique de 1989/90, la politique concernant les Roms a aggravé leur situation, a rendu la criminalité dans le pays insupportable et a rendu pratiquement impossible la cohabitation entre la société majoritaire et la minorité rom. Et de la même façon, parmi les Roms, cette politique n'a pas favorisé des personnes de la trempe d'un Attila Lakato [le 'chef de tribu rom' du comitat Borsod-Abaúj-Zemplén dans le nord-est de la Hongrie], mais a renforcé des politiciens opportunistes et corrompus." (10.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Die Presse - Autriche

Obama et les minorités

Derrière l'enthousiasme de nombreux Européens pour la victoire de Barack Obama aux élections américaines se cache le malaise de l'Europe sur sa propre façon de considérer les minorités et les immigrants, écrit le quotidien Die Presse : "La victoire électorale de Barack Obama inspire de façon de plus en plus catastrophique, tant ceux qui critiquent son élection que ceux qui la saluent. D'un côté, un racisme à peine dissimulé est exprimé dans certaines réactions (Klaus Emmerich [journaliste à la télévision autrichienne]) ou une bêtise faussement drôle (Silvio Berlusconi [Premier ministre italien]). D'un autre côté, l'enthousiasme de nombreux Européens pour sa victoire, qui pour certains est poussé jusqu'à l'hystérie, dissimule la gêne sur leur propre façon de considérer les minorités, les immigrants et les déclassés. L'océan atlantique fait ici office de soupape de décompression morale. ... Les plus jeunes d'entre nous verront peut-être un homme d'origine turque devenir chancelier. Mais cela se fera uniquement si l'on met en place une politique d'immigration ciblée et si l'on opère un changement radical dans la politique d'intégration." (08.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Poutine bientôt de retour ?

Lors de son premier discours à la nation, le président Dimitri Medvedev a proposé de rallonger de quatre à six ans le mandat présidentiel. Reprenant les informations du quotidien russe Vedomosti, le Neue Zürcher Zeitung estime que cela pourrait signifier le prochain retour de l'actuel Premier ministre Vladimir Poutine au sommet de l'Etat : "Etonnamment, tout cela arrive en même temps que la proposition cryptique de Medvedev de rallonger le mandat présidentiel de quatre à six ans. On peut lire désormais dans le journal Vedomosti ce que cela pourrait signifier concrètement. Le journal interprète cette offensive en affirmant qu'un allongement du mandat nécessite une réforme de la constitution qui, à son tour, entraînerait une nouvelle élection en 2009. Le candidat ayant le plus de chances de l'emporter serait Vladimir Poutine. Son porte-parole a froidement laissé entendre qu'il ne voyait aucune raison pour que Poutine revienne au pouvoir l'année prochaine. On a déjà entendu meilleur démenti." (09.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Politis - Chypre

Le problème de Chypre doit devenir l'un des thèmes de la campagne électorale

Le problème de Chypre et l'occupation de la partie nord de l'île par l'armée turque devraient occuper une place centrale dans les élections européennes à venir, écrit Andreas Agelides, député du Parti démocratique (DIKO). "C'est une nécessité qui va conduire à ce que nos droits soient mieux compris, puisque cela [le problème de Chypre] fournira à l'opinion publique un sujet de discussion et d'évaluation. … Les Grecs chypriotes et les Grecs qui font leurs études dans un Etat de l'UE, qui y travaillent ou ont là-bas leur domicile permanent, … peuvent exercer cette pression en adressant leurs demandes écrites au Parlement européen … ou en engageant les mesures nécessaires, par intérêt personnel ou par l'intermédiaire d'un mouvement collectif." (09.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Dnevnik - Slovénie

Désaccord entre la Slovénie et l'UE à propos de vignettes

La mise en place cette année de vignettes semestrielles et annuelles en Slovénie pour toutes les voitures a surtout mis en colère les conducteurs étrangers. Aujourd'hui, les fonds d'aide européens pour la construction d'autoroutes slovènes sont provisoirement gelés car Bruxelles exige que ces vignettes soient utilisées pour une période plus courte. Primož Cirman explique dans le quotidien Dnevnik les raisons pour lesquelles la Slovénie ne peut l'emporter contre Bruxelles. "Premièrement parce que la Slovénie n'était pas prête lorsqu'elle s'est engagée dans le 'conflit'. Le système des vignettes a été mis en place très rapidement et sans qu'aucune étude n'ait été faite quant aux conséquences sur les finances publiques mais également sans soutien du lobby à Bruxelles qui, dans le pire des cas, aurait 'acheté' un à deux ans. ... Deuxièmement, les expériences des Etats membres de l'UE montrent que la Commission européenne n'a pas pour habitude de lâcher prise sur les questions de péages. Troisièmement, cela pourrait causer beaucoup de tort à la Slovénie d'ici à la fin d'une possible procédure devant la Cour de justice des Communautés européennes. Que doit donc faire le nouveau gouvernement ? A long terme, il devrait adopter une stratégie valable pendant plus d'un semestre pour les droits de péage." (10.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

De Morgen - Belgique

Marc Hooghe sur la commémoration de la Première Guerre mondiale

Voici 90 ans, un armistice, signé en Belgique, mettait fin à la Première Guerre mondiale. L'historien Marc Hooghe plaide dans le quotidien De Morgen pour que cet évènement soit commémoré avec dignité et encourage les Flamands et les Wallons à abandonner leurs arguments nationalistes : "Chaque société élabore et utilise des rituels pour maintenir les morts partiellement en vie. L'un des passages de la Guerre de Troie, qui déclenche la plupart du temps des désirs de vengeance, est celui qui évoque les sévices infligés au cadavre d'Hector. Nos conflits nationalistes et politiques expliquent que nous manifestions aussi peu de respect à nos morts d'autrefois. Et c'est d'autant plus indignant que c'est justement l'attaque allemande sur la Belgique neutre en août 1914 qui a déclenché une vague de solidarité internationale. L'indignation suscitée par les crimes de guerre allemands commis sur le sol belge, entre autres à Aarchot, Löwen et Dinan, a encouragé des milliers de Britanniques à s'enrôler volontairement dans l'armée. Ils sont nombreux à ne pas avoir survécu. Nous avons témoigné bien peu de gratitude à l'égard de la solidarité internationale parce que nous étions manifestement trop occupés par le règlement de nos propres conflits nationalistes. … Pourtant l'humanité ne devient possible que si nous nous souvenons des victimes des deux guerres comme ce qu'elles ont été : des êtres normaux impliqués, parfois contre leur volonté, dans un conflit meurtrier. Et cela n'a réellement pas d'importance de savoir s'ils parlaient français ou néerlandais." (10.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

La Vanguardia - Espagne

Albert Florensa et José Sols sur une économie sociale de marché mondiale

Face à un éventuel nouvel ordre économique mondial, Albert Florensa et José Sols plaident dans le quotidien espagnol La Vanguardia pour une économie sociale de marché internationale selon le modèle allemand. "C'est pour surmonter les inconvénients d'un système ou d'un autre qu'est née, en Allemagne, après la deuxième guerre mondiale (en s'inspirant du modèle du New Deal aux Etats-Unis), l'économie sociale de marché qui a permis à la société occidentale de connaître l'une des meilleures périodes de son histoire économique et sociale, tant sur le plan des droits que de la croissance. … Faisons revivre l'économie sociale de marché, en l'adaptant à la réalité mondiale, ce qui suppose d'édifier une structure politique mondiale, démocratique, représentative de toute l'humanité, respectueuse des Etats et qui établisse des normes mondiales auxquelles ceux-ci (les Etats) ne pourraient pas s'opposer. L'économie sociale de marché se base sur deux principes : 1) La liberté individuelle, source de subsidiarité et 2) la sensibilité sociale, source de solidarité. On mise sur la liberté de marché, mais aussi sur un certain rôle de l'Etat dans l'économie, entièrement au service des personnes qui constituent la société. Il sera difficile de surmonter la crise dans laquelle nous sommes plongés. Mais en nous efforçant de le faire, commençons dès à présent à poser les fondements qui nous permettront d'éviter une énième crise. Le chemin qui y mène est celui de l'économie sociale de marché. A l'échelle mondiale toutefois." (10.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Göteborgs-Posten - Suède

Augmenter l'âge de la retraite ?

Nous sommes toujours plus âgés et en meilleure santé, constate le quotidien Göteborgs-Posten. Etant donné que l'UE comptera bientôt deux actifs pour un retraité, ce rapport était jusqu'à présent de quatre pour un, il faut mener une nouvelle réflexion : "Evidemment, ça ne peut pas fonctionner comme cela. Quand l'espérance de vie moyenne augmente et que nous vieillissons en meilleure santé et avec plus de vitalité, il est tout à fait naturel d'augmenter l'âge de la retraite - mais cela ne se fait pas sans problèmes. Nos emplois sont adaptés aux personnes de 35 ans sans enfants. Tant que l'on remplit ces exigences, tout va bien. Quand cela ne va plus, dans le meilleur des cas on part en retraite anticipée. Les statistiques sur l'âge de la retraite réel montrent que nous n'avons pas toujours 35 ans. Le départ à la retraite se situe actuellement autour de 61,9 ans, ce qui constitue une amélioration dont on peut se réjouir. Il y a quelques années, la majorité des actifs prenait leur retraite à 59 ans. Il faut s'attendre à ce que l'on nous propose d'augmenter l'âge de la retraite à 70 ans. Cette décision peut cependant attendre jusqu'à ce que l'âge de la retraite réel atteigne 65 ans. Pour y arriver, cela suppose des améliorations dans l'environnement de travail et une organisation qui ne se base pas sur les personnes de 35 ans sans enfants." (10.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Postimees - Estonie

Manque de concurrence sur le marché énergétique estonien

L'entreprise énergétique estonienne publique, Eesti Energia, a présenté un programme d'investissement complet qui est en outre subventionné par le gouvernement. Le quotidien Postimees considère ce programme comme une entrave au marché libre : "En l'espace de cinq ans, l'Estonie doit ouvrir son économie énergétique qui était strictement régulée jusqu'alors et les tarifs ne seront plus établis par les autorités estoniennes mais par les bourses de l'électricité, par exemple la bourse scandinave Nord Pool. En outre, la question est de savoir si dans ce cas, d'autres prestataires énergétiques viendront sur le marché estonien. Eesti Energia a demandé l'aide de l'Etat et l'a obtenue. Mais pourquoi ces subventions vont-elles justement à cette entreprise ? En tout cas, on ne peut aucunement parler de libre concurrence en Estonie. Et tant qu'il n'y en a pas, la Finlande, par exemple, ne sera pas disposée à installer un autre câble électrique dans le fond marin pour relier l'Estonie." (10.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Respekt - République tchèque

Pas de traitement de faveur pour Kundera

L'hebdomadaire libéral Respekt qui avait lancé le débat sur l'écrivain tchèque mondialement connu Milan Kundera et sa présumée trahison d'un opposant, voit d'un œil critique la déclaration de solidarité que des auteurs internationaux ont signée pour Kundera : "Ce qui leur importe ce ne sont pas les faits, mais la réputation [de Kundera]. ... Des règles différentes vaudraient pour un écrivain célèbre mais pas pour le commun des mortels ? Même si l'on retrouve dans les livres de Kundera des traces du destin de Miroslav Dvořáček [il a fait 14 ans de travaux forcés dans un camp d'internement], on n'en trouve pas de preuves. Mais il ne s'agit pas de ce que Kundera a écrit mais bien de ce qui s'est passé : il s'agit d'un protocole de police [à charge contre Kundera] et du destin de Dvořáček. Dans un pays où des centaines de milliers d'innocents ont atterri dans des camps et dans des prisons, nous avons aujourd'hui le devoir d'enquêter sur les circonstances qui ont rendu cela possible." (10.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

taz - Allemagne

Le podium en Occident

Le revenu moyen de la plupart des Serbes se situe entre 300 et 400 euros par mois. C'est pour cette raison que les collections présentées lors de la Semaine de la mode à Belgrade sont pour beaucoup inabordables, estime le journal die tageszeitung :"Cela bouge aussi à Belgrade... Bien que l'on ne rencontre que rarement des jeunes Serbes à Paris, Berlin ou Cracovie. Si ce n'est pas le cas c'est tout simplement parce qu'elles ne peuvent pas partir sur un coup de tête car elles ont besoin d'un visa. ... La situation est bien différente de l'époque de Tito lorsque la Yougoslavie était le seul pays du 'bloc de l'Est' où les Yougoslaves disposaient de passeports. ... Il y a suffisamment de jeunes talents ici, mais ils n'ont en principe aucune chance. .... Les 'paysans' ne voient pas cela d'un bon œil. Ils ne comprennent pas grand chose à la mode actuelle de la jeune mode avant-gardiste. .... Les jeunes serbes ... ne peuvent de toute façon... pas s'offrir cette mode. Elles sont déjà bien contentes qu'entre-temps un magasin de la chaîne espagnole Zara proposant des vêtements mode à bas prix ait été ouvert. C'est une mode jeune, actuelle, européenne, à des prix abordables et conçue en s'inspirant discrètement des défilés de Paris ou de Belgrade. Ce n'est qu'une fois que l'on est copié, qu'on a réussit." (10.11.2008)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu